Président de l'Europe : pourquoi la France n'a pas de candidat

Pour un peu, le casting des candidats au poste de Président du Conseil européen rappellerait presque cette vieille pub pour une marque de fromage industriel chère à Franck Tapiro : trop fédéraliste, trop à gauche, trop charismatique, trop terne, trop masculin, trop scandinave…
La difficulté à trouver une personnalité qui satisfasse tout le monde promet d'intenses tractations au sommet dans les semaines à venir. Ceci n'est guère étonnant quand on considère la nécessité de compromis permanent qui rend le fonctionnement de l'Union européenne si exotique aux yeux d'un Français.
Chirac médiocre européen, VGE trop vieux
Une chose me frappe cependant dans le bal des prétendants auquel on assiste en ce moment : parmi toutes les personnalités citées, aucune n'est française. Non pas que cela écorche mon orgueil national, mais c'est tout de même un peu troublant pour un pays qui s'enorgueillit de produire à la chaîne des dirigeants de classe mondiale.
Ce phénomène ne peut pas être lié au fait que la France est un « grand pays », puisqu'on évoque depuis des mois la candidature de Tony Blair, ressortissant d'une des trois grandes puissances européennes. Le problème ne tiendrait donc pas à la qualité de Français, encore que la presse tabloïd britannique, jamais avare de références à Napoléon, ferait certainement ses choux gras d'un potentiel French President. A mon sens, il est davantage lié à l'absence cruelle de personnalités crédibles pour le job.
Qui, parmi les anciens chefs d'Etat encore en vie, pourrait prétendre au poste ? Oublions tout de suite Jacques Chirac, dont le bilan européen est probablement l'un des plus calamiteux de l'histoire de la Ve République.
Giscard, alors ? S'il a contribué à forger la fonction à l'époque où il présidait la Convention européenne, et s'il aurait certainement jugé digne de sa stature historique l'idée de devenir le premier « Président de l'Europe », VGE est aujourd'hui trop âgé pour incarner autre chose qu'un continent à la démographie chancelante.
Villepin et Juppé et Raffarin plombés, Jospin, Baladur et Rocard à la retraite
Du côté des anciens Premiers ministres, ce n'est guère plus enthousiasmant : Villepin et Juppé sont plombés par les affaires, Raffarin par le référendum de 2005, Jospin, Balladur et Rocard à la retraite ou presque.
Quant à Edith Cresson (oui, rappelez vous, elle a été Premier ministre entre 1991 et 1992), si on se souvient encore d'elle à Bruxelles, c'est parce qu'elle précipité à elle toute seule la chute de la Commission Santer en accordant à son dentiste un emploi supposé fictif.
Il y a bien évidemment les grandes figures françaises de la construction européenne que sont Jacques Delors et Simone Veil, mais, sauf leur respect, elles appartiennent désormais au manuel d'histoire franco-allemande.
Lamy pas assez politique, Barnier pas assez charismatique
Mais au fait, pourquoi se limiter à d'anciens chefs d'Etat ou ministres ? Après tout, rien dans le Traité de Lisbonne ne précise que le poste doit revenir à quelqu'un qui présenterait de tels états de service.
Pour Hugo Brady, analyste au Centre for European Reform, « dans un monde idéal, le candidat le plus prometteur n'appartenant pas à la catégorie des dirigeants politiques serait probablement Pascal Lamy ». Cocorico ! L'ancien directeur de cabinet de Jacques Delors, qui fut également Commissaire européen de 1999 à 2004, a effectivement laissé le souvenir d'une personnalité brillante sur le plan intellectuel, doublée d'un négociateur hors pair.
Mais accepterait-il de quitter la tête de l'OMC, si tant est qu'on fasse appel à lui ? En outre, Lamy est davantage un technicien qu'un politique, ce qui limite considérablement sa légitimité dès lors qu'il s'agit d'incarner l'Europe aux yeux de ses 500 millions de citoyens.
Si l'on reste dans la catégorie des Commissaires français, le tableau est plus nuancé, c'est le moins qu'on puisse dire. L'actuel titulaire du portefeuille, Jacques Barrot, 72 ans, est considéré à Bruxelles comme une relique du chiraquisme. Lorsqu'il est arrivé au Berlaymont en 2004, tout le monde s'est moqué de lui parce qu'il ne parlait pas un mot d'anglais. S'il a pu faire des progrès depuis, son niveau doit être encore un peu limité pour un poste à dimension internationale…
Reste donc son prédécesseur Michel Barnier. Personnage sympathique, habitué des cénacles européens (il a été Commissaire entre 1999 et 2004, puis Ministre des Affaires étrangères et siège aujourd'hui au Parlement) il reste jusqu'à nouvel ordre le candidat de la France à un poste dans la Commission Barroso 2, même si le nom de Christine Lagarde ressort de plus en plus.
Le gros problème de Barnier, qui lui avait également été reproché quand il conduisait la dernière campagne européenne de l'UMP, c'est son total manque de charisme. Certains diront que c'est un avantage au niveau européen.
Mais le correspondant bruxellois de l'influent Economist a tout de même insinué qu'il n'était pas doté d'un « unlimited intellectual firepower » (je laisse la traduction à Jacques Barrot si jamais il venait à lire ce billet), ce qui montre le prestige dont il jouit ici.
On touche là du doigt les limites d'une pratique bien française qui consiste à envoyer à Bruxelles des personnalités de moindre envergure, au lieu d'y nommer des poids lourds de la vie politique nationale.
L'ombre de Sarkozy
La conclusion assez déprimante de ce rapide passage en revue, c'est qu'il n'existe aujourd'hui en France aucune personnalité qui ait la légitimité politique, la jeunesse, la compétence et l'expérience européenne nécessaires pour prétendre se porter candidat à la Présidence du Conseil européen. Sauf bien sûr Nicolas Sarkozy.
Ne s'est-il pas démené comme un beau diable pendant les six mois de la Présidence française pour montrer à nos partenaires que la France était « de retour en Europe » ? Malheureusement pour lui - et heureusement pour nous, diront ses détracteurs - le Traité de Lisbonne interdit expressément au Président du Conseil européen d'exercer en même temps un mandat national.
Finalement, le fait que la France ne dispose d'aucun homme ou aucune femme en position de briguer un tel poste n'est peut-être pas plus mal. Cela nous évite de nous poser cette question fort embarrassante : un Président de la République, quel qu'il soit, accepterait-il qu'un autre que lui même accède à la fonction prestigieuse de « Président de l'Europe » ?
Photo : Giscard et Chirac en 2003 en Grèce (Fabrizio Bensch/Reuters)
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De Green-Sky
Citoyen social-démocrate à Paris | 11H51 | 29/10/2009 |
On pourrait aussi regarder du côté des anciens ministres des affaires européennes. Le seul qui aurait assez de carrure (et encore...) serait Moscovici. Mais il est socialiste, donc pas du meilleur bord pour être nommé à un tel poste (pour mémoire: plus de 20 des 27 Etats membres de l'UE sont gouvernés par des conservateurs).
Mon impression est que la France serait mieux placée pour le poste de Haut-représentant pour les affaires étrangères - un poste tout aussi, voire plus important que celui de Président.
à Green-Sky
De Eric L Helgoualc h
(auteur)
Journaliste | 12H46 | 29/10/2009 |
Pas sûr en ce qui concerne les chances socialistes. Il est justement question que le poste de Haut-représentant soit confié à un social-démocrate afin de respecter l'équilibre politique au sein des institutions, ce qui est un souci constant dans l'UE. Le groupe PSE au Parlement européen a proposé une liste de 6 noms, dans laquelle figure... Elisabeth Guigou.
http://blogs.ft.com/brusselsblog/2009/10/a-sensational-socialist-shortli...
à Eric L Helgoualc h
De Green-Sky
Citoyen social-démocrate à Paris | 16H57 | 29/10/2009 |
En effet, l'hypothèse de la nomination d'une personne de gauche circule - et si Blair n'est pas choisi au poste de Président, ce serait sans doute pour le poste de Haut-représentant.
Proposer Elizabeth Guigou est astucieux, car (pour ce que je sais de la logique des institutions européennes) il devrait y avoir une exigence de parité dans les nominations. La Commission est dirigée par un homme, si le Président est aussi un homme alors le Haut-représentant serait sans doute une femme.
Sinon, au titre des personnalités françaises (au poste de Haut-représentant), il y aurait encore Védrine - comme l'a mentionné un des résidents de Rue89 ci-dessous - à ceci près que l'on dit que le poste ne l'intéresserait pas. On pourrait encore penser à Barnier.
Force est quand même de reconnaître qu'aucun candidat français n'est très emballant...
à Green-Sky
De iFFLYG
13H35 | 29/10/2009 |
"Mon impression est que la France serait mieux placée pour le poste de Haut-représentant pour les affaires étrangères" sauf que si on regarde du côté des anciens ministres des affaires étrangères de ces dernières années, le seul qui ait de l'envergure s'appelle Dominique de Villepin.
à Green-Sky
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 03H15 | 30/10/2009 |
Si on parlait d'une véritable élection au suffrage universel, Villepin gagnerait, je crois, dans une lutte qui finalement l'opposerait à Blair dans deux visions d'Europe, continentale ou atlantiste. Mais qui peut penser qu'on accepterait un vote populaire qui donnerait une extraordinaire légitimité a ce poste. Sans cette légitimité, un président de l'Europe inaugurera les chrysanthèmes
http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/06/03/les-elections-europeenne...
http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/06/04/une-democratie-en-tutell...
Pierre JC Allard.
De Anastaze
☺ | 11H55 | 29/10/2009 |
Il y aurait bien Jean Sarkozy, mais...
à Anastaze
De ecor1
sur le fil | 12H02 | 29/10/2009 |
Ne serait il pas un peu surdiplomé pour ce poste?
à ecor1
De supprimé à la deande du riverain 14.01.10
.... | 13H16 | 29/10/2009 |
c'est clair !
à Anastaze
De zénon denon 84
Bonne | 12H26 | 29/10/2009 |
Et pourquoi la vache qui rit ne pleure jamais ? hein ...
De pablico
12H14 | 29/10/2009 |
cet article-tableau nous montre, nous démontre et nous prouve, que la classe politique française, est pauvre..très pauvre en personnalités brillantes, en meneurs d'hommes, en charismatiques.....
ce n'est pas réjouissant pour la suite.. ni nationalement ni européennement..
la grande dèche...
on peut se poser les questions :
Pourquoi??
pourquoi l'émergence de ce genre de personne est bloquée?
qui bloque?
pourquoi cela bloque?
les médiocres "people" qui ont les pouvoirs, bloquent-il le processus?
le népotisme latent à tous les étages n'en est-il pas la cause?
nous avons pourtant la même courbe de gausse que tous les autres pays, sur l'intelligence, la compétence, l'éducation etc...
à pablico
De vizuel
Graphiste | 00H26 | 30/10/2009 |
"népotisme latent" ? pourquoi latent ?
De Lugi
12H08 | 29/10/2009 |
Villepin président de la commission européenne, rien que d'imaginer ce que ça donnerait ça me fait rigoler. J'imagine bien des personnalités comme Merkel le soutenir rien que pour pourrir Sarkozy.
Ca promettrait des années hautes en couleurs.
Sinon pour vous j'ai un candidat, jeune, intelligent, énergique, opiniâtre et charismatique.
Vous voulez pas de mon Besancenot ?
Sinon on pourrait leur fourguer Daniel Cohn-Bendit avant qu'il ne se grille en France comme il l'a fait en Allemagne.
De Compte supprimé le 30 octobre
essayiste | 12H09 | 29/10/2009 |
A Eric L'Helgoualc'h
On nous sert sur les bontés de l'union provient d'organismes financés à cette fin, même lorsqu'ils n'ont a priori rien d'officiel... j'aimerais savoir combien ils vous payent pour faire votre propagande ....mielleuse que vous nous servez ...
Vous pourriez écrire aux internautes combien la Turquie coûte déjà à l'Europe et notamment à la France par les crédits de pré adhésion ....ils vont apprécier du gaspillage d'argent ...
Il serait bien de lire enfin des journalistes honnêtes : enquêter et interroger sur ces fonds,
sur le fonctionnement de l'Union, et en finir avec les fadaises de votre genre sur les bienfaits de l'Union ...
eh oui ...
De jeanc_Barcha
Lecteur à Sidu | 12H19 | 29/10/2009 |
Pas réagi assez vite, Anastaze m'a dammé le pion !!!
Mais ça fait déjà 2 voix pour jeantounet !!!
Jeune, pas mal ( peut-être pas le fils de son père : voir ADN!), surdoué (bac +1,5 à 23 ans en études continues,) ambitieux, beaux discours à texte de lui, peut être, Parrains célèbres (j'entends la musique du film!) etc...
A moins qu'un fils de DE VILLEPIN ne se découvre !!!
De Lapocompris
étudiant | 12H27 | 29/10/2009 |
Je voterais pour Carla Bruni-Sarkozy.
De jula
cnrs | 12H41 | 29/10/2009 |
Je pense qu'aucun candidat français n'a une chance d'obtenir le poste de président. Tout simplement parce que tout le monde sait qu'il ne serait pas un président européen, mais un gouverneur français de l'Europe. Il se battra pour la vision française de l'Europe, mais pas pour l'Europe. L'Europe a besoin de quelqu'un qui est capable de prendre en compte des intérêts de toutes les nations européennes, et pas seulement la sienne. Il est très difficile de trouver une telle personnalité en France.
à jula
De iFFLYG
13H39 | 29/10/2009 |
Comme il est pratiquement impossible de trouver parmi le personnel politique européen, quelque soit le pays, quelqu'un capable de prendre en compte les intérêts des citoyens européens et non ceux des lobbies financiers et autres parasites.
à jula
De samivel51
Jeune insolent | 15H30 | 29/10/2009 |
Oui.
C'est pourquoi je pense que l'heureux élu viendra d'un petit pays. Un pays qu'on ne pourra pas accuser de vouloir imposer sa vision de l'UE ou de servir ses intérêts nationaux.
Il me parait également difficile que ce "Président de l'Europe" vienne d'un pays ouvertement euro-sceptique ou qui a voté "Non" à la "Constitution". (France, Pays-Bas, Irlande, Grande-Bretagne, Pologne, Rép. Tchèque)
Juncker a ses chances...
à samivel51
De iFFLYG
17H22 | 29/10/2009 |
En fait le seul pays qui ait voté "oui" à la caricature de constitution qu'était le texte Giscard fut l'Espagne avec 60% des 40% du corps électoral qui a voté, mais on n'avait fourni aux espagnols que les "bonnes feuilles", ce que Giscard a regretté qu'on n'ait pas fait aux français. Ensuite, il y a eu deux autres pays dont la population a été consultée, la France et les Pays-Bas qui ont voté "non" majoritairement avec des taux de participations élevés. Enfin, le seul pays qui ait été consulté sur le texte dit du "traité de Lisbonne" (resucée de la caricature, c'est Giscard qui l'a lui-même dit) fut l'Irlande qui a voté "non". Aucun autre pays n'a été consulté. Cela donne une idée de l'idée qu'ont nos euro-technocrates de la démocratie : "vous avez le droit de vous exprimer si et seulement si vous nous approuvez sans réserve". Quelle légitimité a cette Europe dans ces conditions et quelle légitimité ont ceux qui la défendent surtout quand on voit certains prétendus écologistes s'aplatir devant la droite et le PSE appeler à voter pour un candidat de droite et tous approuver la suprématie des droits de la finance et de la spéculation sur tous les autres droits ?
De nemo3637
Déchoukeur | 12H47 | 29/10/2009 |
Et Jean Sarkozy ?
De Counch
Citoyen en résistance en Sarkozye !... | 13H06 | 29/10/2009 |
Hubert Vedrine?
à Counch
De tinou
13H48 | 29/10/2009 |
C'est pas idiot. Mais ça se cogne un peu à la remarque de Jula, au-dessus.
à Counch
De samivel51
Jeune insolent | 15H34 | 29/10/2009 |
Il serait compétent pour le poste de "Ministre des Affaires Etrangères" de l'UE, bien qu'il manque un peu de charisme.
Il est possible que son pragmatisme anti-moralisateurs-droits-de-l'hommistes plaise aux européens, d'autant que c'est rare venant d'un Francais.
De Marcantoines
trouveur | 13H08 | 29/10/2009 |
Aucune personnalité française n'aurait la compétence, l'expérience, la jeunesse, la légitimité politique pour se porter candidat à la présidence du Conseil Européen, déclare l'auteur.
C'est peut-être vrai.
Quelle pourrait en être la cause ? Il y a en France un nombre incroyablement élevé de gens jeune, brillant, parfaitement bi ou trilingue anglais, ayant une bonne expérience de responsabilité internationale.
Ce qui peut manquer : la légitimité politique et être connue dans la sphère médiatique.
Si c'est le cas, cela signifie que notre démocratie tend à dévaloriser les jeunes talents afin de maintenir au sommet des élites décadentes.
à Marcantoines
De samivel51
Jeune insolent | 15H42 | 29/10/2009 |
Oui, notre système politique est plein de vieux apparatchiks indéboulonnables, notamment à cause du cumul des mandats.
à samivel51
De Marcantoines
trouveur | 16H04 | 29/10/2009 |
Il n'y a pas que dans la sphère politique. On en trouve aussi dans toutes les entreprises privées ou publiques. Une hiérarchie avec des chefs qui se placent en avant en dévalorisant les autres, en dissimulant ou en piquant des informations.
De fdrebin
Dilettante doué | 13H10 | 29/10/2009 |
Cet article m'ennuie...
J'ai beaucoup de mal avec la logique selon laquelle il faudrait absolument des français partout pour je ne sais quelle raison, à mi-chemin entre l'orgueil national façon "je suis le pays qui pisse le plus loin" et l'idée reçue que les intérêts français seront ainsi mieux défendus.
C'est la même logique qui veut qu'une arabe des banlieues s'occupe des banlieues (Fadela Amara), un patron d'association s'occupant des pauvres s'occupe des pauvres (Martin Hirsch), une pharmacienne s'occupe de la Sécu (Roselyne Bachelot)...
En fait, la vraie perte d'influence française se mesure plutôt à notre représentation déclinante dans la haute fonction publique européenne, là ou se préparent réellement les décisions qui influent sur notre quotidien.
à fdrebin
De Eric L Helgoualc h
(auteur)
Journaliste | 14H27 | 29/10/2009 |
Vous avez raison : peu importe que ce soit un Français, un Grec ou un Polonais. On peut juste trouver étonnant que pour une fois la France n'ait personne de crédible à proposer pour un poste international.
à Eric L Helgoualc h
De Sylou
Etudiant | 18H33 | 30/10/2009 |
"mais c'est tout de même un peu troublant pour un pays qui s'enorgueillit de produire à la chaîne des dirigeants de classe mondiale."
Ah bon ? Si l'on met de côté les fanfarons qui disent avoir tout créé et tout réussi en moins de trois ans au pouvoir, qui peut s'étonner de la faiblesse de notre panel politique actuel ? Point d'étonnement pour moi en tous cas.
De John Poulpane
13H14 | 29/10/2009 |
Personnellement je trouve ça dommage de se demander s'il y a un possible candidat français avant de voir comment on va élire/nommer le titulaire de ce poste, certainement par un mécanisme très démocratique comme d'habitude, enfin il serait élu au suffrage universel que ça changerait pas grand chose...
surtout à quoi va-t-il bien servir ?
Rien que l'idée que Tony Blair se mette en avant pour ce poste exprime pour moi toute la réticence qu'on peut avoir devant ce genre de fabrication institutionnelle...