
Boxe et littérature, un couple qui fait bon ménage
De g. à dr. sur la photo : Eric Sarner, Frédéric Roux, Hubert Artus (de Rue89), Eddy Muller et son traducteur.
Beau plateau pour le troisième et dernier débat de Rue89 aux Etonnants Voyageurs de Saint Malo, lundi : Boxe et littérature, deux mondes très complémentaires. Avec l'auteur américain Eddie Muller (« Mister Boxe », Fayard, 2007), avec Frédéric Roux, ancien journaliste sportif à l'Huma et auteur d'une biographie de Mike Tyson, (dernier livre paru : « L'Hiver indien », Grasset, 2008), et enfin avec le poète Eric Sarner (« Route 66, une odyssée américaine », doc. France 5, 2006).
Eddy Muller, fils d'un ancien journaliste sportif, qui a grandi de cette manière dans l'univers de la boxe, explique pourquoi la boxe était au coeur de la littérature il y a trente, et ne l'est plus aujourd'hui (pour écouter en VO en anglais, cliquez ci-dessous) :
(pour la traduction française, cliquez ci-dessous) :
Pour Eddy Muller, dont le roman se situe dans les années 1948-49, cette période est fascinante car elle marque la « fin de l'innocence de l'Amérique », et la boxe permet de la décrire pleinement (pour la VO en anglais, cliquez ci-dessous) :
(Pour la traduction française, cliquez ci-dessous)
Frédéric Roux, pour sa part, s'est intéressé à Mike Tyson, un phénomène plus récent (les années 80), mais y voit aussi un symbole de l'Amérique (pour l'écouter, cliquez ci-dessous) :
Le poète Eric Sarner, lui-même ancien boxeur amateur, lit un extrait d'un poème dédié au grand champion américain Sugar Ray Robinson (pour écouter, cliquez ci-dessous) :
Eric Sarner raconte son rapport très personnel à la boxe, ainsi que le souvenir de Sugar Ray Robinson (pour écouter, cliquez ci-dessous) :
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De Prolo du livre
10H37 | 13/05/2008 |
Night Train, de Nick Tosches chez Rivages Noir…
La vie de Sonny Liston, prédécesseur de Mohammed Ali au titre de champion du monde des poids lourds… Raté génial qui n'a perdu que deux combats dans sa vie : ceux contre Mohammed Ali, où il aurait accepté de se coucher.
When we were kings, dispo en dvd.
Bukovski parle aussi souvent de combats…
Peut être parce que la boxe a le rythme que la littérature devrait avoir tout le temps…
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 16H36 | 13/05/2008 |
Comment peut-on ne pas citer aussi et surtout Invisible Man, de Ralph Ellison, et The Human Stain (La Tache) de Philip Roth, tous deux des textes séminaux ? Le premier ancien, l'autre récent.
Tyson n'était qu'un tueur mal aimé. Il avait eu une enfance difficile. A son zénith, tous ses adversaires avaient peur, parce qu'il n'avait aucune pitié. Michael Spinks (ex-champion du monde) a été plus que content de la fin de son combat contre lui. Tyson a fini dans la caniveau des champions dispendieux et vieillissants.
Sugar Ray Robinson était un grand boxeur et un gentleman, un homme d'exception.
Quant à Liston, il avait une réputation de chat de gouttière en plus gros. Il n'a plongé face à Muhammad Ali que lors d'un seul combat, le second me semble-t-il. Ce n'était plus alors qu'un homme du passé et un nécessiteux de la boxe comme il y en a tant. Vous avez entendu parler Fabrice Bénichou récemment ? Je ne sais même pas s'il touche le RMI.
De parti
punishment park | 21H13 | 14/05/2008 |
boxe, litérature et cinéma (rip robert wise)
De batila
entrepreneur international | 11H35 | 15/05/2008 |
So give me a stage where like a bull I can rage