
Pour le logement, le marché fera plus que le plan Boutin
Selon les Français, le problème du logement arrive en deuxième ou en troisième position des problèmes auxquels ils sont confrontés dans leur vie quotidienne. D'après un sondage TNS-Sofres pour Nexity de septembre 2006, 86% des Français estiment qu'il est difficile d'obtenir un logement, ils sont une proportion comparable à estimer que les loyers (le prix du logement) sont trop élevés.
Pourtant, cela fait quarante ans ou plus que l'Etat intervient fortement dans la relation entre le bailleur-propriétaire et le locataire : les textes législatifs et réglementaires se succèdent, le code du logement et de l'urbanisme empile les contraintes, le code de procédure civile garantit les droits des locataires en cas de contentieux. On peut être fier, légitimement, d'avoir de grandes lois pour réguler le fonctionnement du marché d'un bien essentiel. Mais, hélas, le succès n'est pas au rendez-vous.
Pour être provocateur, on pourrait prendre une comparaison. La France est un paradis pour les mangeurs de yaourt : il est vraisemblable que seule une toute petite fraction des Français estime qu'il est difficile de trouver un yaourt bio, et sans doute une fraction légèrement plus importante estime qu'ils sont un peu trop chers. Pourtant, à part l'instauration de normes de santé concernant la fermentation ou le nombre de bactéries par centimètre cube, le marché du yaourt est assez libre et la concurrence joue bien.
Est-il donc raisonnable de penser que la solution miracle au problème du logement est un nouvel enchevêtrement de textes ? Alors, lorsqu'on découvre le texte ambitieux de 46 pages et de 26 articles nouveaux présenté sur le site du ministère du Logement, on se dit qu'on est reparti pour un nouveau tour de piste : proposition de loi avec tapage médiatique (PLTM), moyens financiers limités par la crise (MFLC), complexité accrue qui perd au passage les ménages et les experts (CAPPME), et à la fin rien n'aura vraiment changé. Mais soyons justes, il est difficile d'être ministre du Logement en France : c'est un peu comme être entre le marteau (les associations) et l'enclume (Bercy, la réalité du marché).
Laisser les ménages pauvres décider ou pas d'accéder au logement
Examinons quand même d'un peu plus près les grands thèmes du projet de Mme Boutin. Sur le projet phare, la maison à 15 euros, on peut se féliciter de l'accession à la propriété d'une partie des classes populaires. Qui irait argumenter contre le fait qu'il est préférable d'être propriétaire plutôt que de payer un loyer toute sa vie ? Pourtant, cette opposition rhétorique ne tient pas très longtemps. D'une part, un accédant paie des intérêts d'emprunt, d'un montant qui peut être comparable aux loyers : inférieur certes aux loyers du secteur privé, mais supérieur aux loyers d'un logement HLM. Pas sûr que tout le monde y gagne ! Ensuite, acquérir un logement dans le VIIe arrondissement de Paris, c'est prendre un risque financier limité : il est peu probable que les hooligans du Champs de Mars viennent à faire en sorte que le quartier devienne un ghetto où la police n'intervient plus. Pour un quartier de 200 maisons à 15 euros, on peut être plus circonspect.
Si c'était un si merveilleux placement financier qu'on veuille à tout prix inciter les ménages défavorisés à y investir leur maigre épargne, alors il suffirait créer des fonds spéciaux d'investissement, des sortes de SCI, et de les mettre en vente dans les banques. On collecterait ainsi une épargne privée qui co-financerait ces investissements. Mais y croit-on vraiment, à la rentabilité de ces investissements, si les quartiers se dégradent ? Tout cela pour dire qu'il n'est pas du tout garanti que dans quinze ans, les ménages ayant accédé à la propriété de cette façon ne le regrettent pas.
Enfin, le montage d'un tel dossier est opaque financièrement : quels seront les impôts collectés pour financer le plan, dans les poches de quels acteurs privés finiront une partie de ces impôts ? En bonne logique socio-économique, il vaudrait mieux aider les ménages modestes par des politiques du revenu ambitieuses en ponctionnant sur les 35 milliards de budget consacrés spécifiquement au logement, et laisser ces ménages pauvres décider ou pas d'accéder au logement.
Là, une nouvelle fois, c'est une usine à gaz à la française, qui sert un objectif médiatique (on a fait quelque chose de visible même si cela rajoute une couche de complexité au système et nuit à la transparence démocratique globale du système).
Informer les citoyens sur les finances des caisses HLM
Deuxième aspect du plan, ponctionner les ressources financières excédentaires des organismes HLM qui accumulent plutôt que de construire. La logique est simple : l'Etat jacobin se méfie maladivement de toute source de pouvoir décentralisé : des milliards qui dorment dans les caisses, cela ne peut être que dû à l'incompétence et au dévoiement des ressources de la collectivité. Peut-être est-ce en partie vrai dans certains cas. Mais dans un autre domaine que je connais, celui de l'Université, c'est cette même réticence primaire à faire confiance aux acteurs pour savoir ce qui est bon ou moins bon, possible ou infaisable, qui a conduit une administration sans autorité autre que celle de mettre des bâtons dans les roues à intervenir de façon maladroite.
Si ces organismes HLM sont excédentaires et n'investissent pas, et si les citoyens ne sanctionnent pas cela dans les urnes, c'est soit que les HLM ont raison et on peut rendre l'argent aux municipalités pour investir dans des crèches ou des lis d'hôpitaux, soit que la démocratie locale fonctionne mal. L'Etat pourrait dans un premier temps faire en sorte que les citoyens soient bien informés des masses financières présentes dans les caisses, en publiant l'information financière des comptes des sociétés HLM, localité par localité.
Quand les locataires HLM viendront se plaindre de ne pas avoir de coup de peinture dans la cage d'escalier, ou quand les demandeurs de logement social entendront qu'il y a dix-huit mois de liste d'attente en HLM, ils sauront aussi qu'il existe un fonds de 200 millions d'euros dans la caisse locale.
Troisième aspect, la rénovation des quartiers avec un financement en apparence ambitieux (2,5 milliards mais répartis sur sept ans). La logique économique ne trouve là rien à redire : il est légitime d'aider à la rénovation de quartiers car le marché seul ne fonctionne pas bien en présence d'externalités.
Pourquoi est-ce à l'Etat de fixer le montant de ces aides et de les financer, et pas aux Régions ? Cela reste un mystère, mais on peut supposer qu'une administration centralisée peut presqu'aussi facilement repérer les besoins qu'une administration régionale car les critères sont faciles à quantifier.
Une limite dans l'arbitraire de l'attribution de HLM
Quatrième aspect, l'assouplissement de la loi sur les 20% de logements sociaux, en élargissant le cadre définissant les logements entrant dans le calcul. L'idée d'assouplissement est intéressante (les besoins ne peuvent pas être identiques dans les 36 000 communes de France ! ). Pourtant, les associations regrettent beaucoup que cela soit un renoncement et une diminution des contraintes imposées aux communes. Sans doute eût il-été de bonne politique de mener conjointement l'élargissement du cadre de définition et une légère augmentation du seuil de 20% (par exemple 24%), mais on ne se rend pas toujours compte à quel point il est difficile d'être ministre du Logement en France.
Cinquième aspect, l'abaissement du seuil de revenu pour l'éligibilité au logement social (il est actuellement tel que 80% de la population est éligible alors que le parc représente moins de la moitié du parc locatif, privé et public confondu). Là, pas de remarque, c'est assez consensuel, et limitera un peu l'arbitraire dans l'attribution des logements sociaux, qui ne garantit pas l'équité.
Sixième aspect, ce qui est appelé pudiquement la dynamisation du parc HLM, le fait que le maintien dans les lieux ne soit plus garanti pour les populations excédant largement les seuils. Cela fait polémique, mais c'est aussi une question de justice.
Enfin, ce qui probablement est une des grandes causes de dysfonctionnement du locatif et qui conduit les propriétaires à sélectionner durement leurs locataires, excluant les plus démunis et les minorités de façon insidieuse du logement : la durée des procédures de contentieux et le délai avant de recouvrer son logement en cas d'impayé. Le problème est traité à la marge, avec une diminution du délai maximum que le juge peut imposer (ce délai passe de trois ans à un an dans l'article 19 du projet de loi). C'est de la poudre aux yeux et cela ne rassurera pas les propriétaires. Il faut une vraie simplification du droit en la matière.
La conclusion : cette proposition de loi ne changera pas grand chose, et les forces économiques (l'offre de crédit des banques, les fluctuations des taux d'intérêts) affecteront plus l'accès au logement que les strates nouvelles de dispositifs qui ne simplifie en rien ce qui pré-existait. Rappelons encore qu'au Québec où personne ne se plaint du logement, le droit relatif au logement est un sous-chapitre du droit des contrats, il tient sur une vingtaine de pages (et en anglais et en français) et n'a presque pas changé depuis 1991.
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à Pierrrrre
De compte supprimé 22 janvier
11H07 | 04/08/2008 |
De toute façon, si un bailleur ne peut plus payer son loyer, il ne pourra certainement pas acquérir son logement. Et aujourd'hui se greffe sur cette problèmatique celle de la chute de l'immobilier qui fait qu'on n'est plus assuré de revendre son logmeent en cas de pépin financier.
Mais comme nos peopolitiques qui n'ont pas le souci de la France moyenne, ont toujours un train de retard et qu'il faut livrer de soi-disant résultats aux médias, on ne fait plus rien de sensé, mais seulement dans le bougisme.
à Pierrrrre
De balala
12H08 | 04/08/2008 |
Votre solution comporte un certain nombre de failles, le semble-t-il :
« La fiscalité qui détourne l'investisseur (le rendement du locatif, actuellement est de moins 2 à plus 2 % ) » Je ne sais pas d'où vous tirez ces chiffres, mais les statistiques donnent des chiffres plus près de 6%.
Sur la prévarication généralisée que vous évoquez dans votre présentation, je coris que vous vous montez la tête et le fait qu'il y ait ici où là des problèmes ne permet pas de généraliser.
L'attibution de l'APL à tous n'est malheureusement pas une solution : on l'a vu avec l'aide sociale au logement étudiant qui a eu pour seul résultat d'augmenter du juor au lendemain les loyers du montant de l'aide : l'effort des familles restant identique.
D'accord en revanche avec vous sur les difficultés anormales à se débarrasser d'un locataire qui ne paye pas ou détruit tout ainsi que sur la complexité des textes.
Les loueurs ne sont pas tous des marchands de sommeil, mais ceux-ci existent néanmoins.
Les HLM ne créent pas nécessairement de ghettos, j'habite dans une ville de la proche banlieue parisienne qui compte 24% de HLM, mais en trèa grande majorité (une exception : une cité très ancienne de 200 habitants) il s'agit d'immeubles dispersés dans la ville et que rien ne distingue des immeubles du secteur privé qui les jouxtent.
Pour ce qui est de l'impossibilité de déménager, ce n'est certes pas plus facile lorsqu'on est propriétaire !
Mais pour revenir à l'article principal je dirais que la comparaison du yaourt et du logement pour expliquer la supériorité du marche, me paraît pour le moins farfelue : non pas pour la différence de valeur entre les deux biens, mais pour le problème de la rareté.
On peut fabriquer autant de yaourts que nécessaire, mais pour le logement, en particulier dans des grandes villes, historiques de surcroît, le problème de la pénurie se pose.
Pénurie de foncier, et sauf à raser tout le centre et y construire des tours de 140 étages, je ne vois pas comment remédier à cette pénurie.
Concurrence financière également, si le logement parisien est peu cher, il est acheté par des fonds, ou des fortunes privées, soit pour spéculer, soit parce qu'après tout, ce n'est pas désagréable d'avoir un pied-à-terre dans une ville comme Paris si on en a les moyens.
à balala
De Pierrrrre
13H22 | 04/08/2008 |
de moins 2 à plus 2 % ) » Je ne sais pas d'où vous tirez ces chiffres, mais les statistiques donnent des chiffres plus près de 6%.
►► Un F3 sur Paris, 60 m2 acheté 240 000 euros loué 1000 euros par mois + charges
Rentabilité 5%
moins les frais agence, syndic, travaux
reste 4%
moins CSG, reste 3,5%
moins Taxes foncières, IR, reste 1,7%
moins ISF reste pas grand chose….
D'autres type de calcul peuvent amener à une perte d'argent.
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» le fait qu'il y ait ici où là des problèmes ne permet pas de généraliser. »
►► ces problèmes locatifs d'impayés, de dégradation, et d'impossibilité pour le bailleur de récupérer son bien sont très nombreux, notamment pour les locations à petits loyers.
Résultat, les bailleurs vendent et ne veulent plus entendre parler de louer (notamment dans le logement de basse et moyenne gamme)
---------------
»….L'attribution de l'APL à tous n'est malheureusement pas une solution : on l'a vu avec l'aide sociale au logement étudiant qui a eu pour seul résultat d'augmenter du jour au lendemain les loyers du montant de l'aide : l'effort des familles restant identique….. »
►► cet automatisme n'est pas démontré, même s'il est plausible.
La solution APL existe, elle est satisfaisante, plus équitable, souple et dépourvue de toute magouille que la solution HLM.
Mais la baisse des loyers ne pourra évidemment s'obtenir que par l'augmentation de l'offre.
Et cette augmentation, par un attrait à l'investissement immobilier.
Alors qu'aujourd'hui, il n'existe que révulsif à cet investissement.
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»…Les loueurs ne sont pas tous des marchands de sommeil, mais ceux-ci existent néanmoins…. »
►► à Paris, ces marchands de sommeil sont alimentés en locataires par la Mairie de Paris.
Toujours un manque de logements par la fuite de l'investissement privé..
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»…Les HLM ne créent pas nécessairement de ghettos, j'habite dans une ville de la proche banlieue parisienne qui compte 24% de HLM, mais en très grande majorité (une exception : une cité très ancienne de 200 habitants) il s'agit d'immeubles dispersés dans la ville et que rien ne distingue des immeubles du secteur privé qui les jouxtent…. »
►► exact, sachant que les ghettos connus sont issus du système HLM.
Vous me parlez de logement que rien ne distingue des autres.. mais en quoi peut-en se permettre de dire que ces logements seraient « sociaux ».. c'est quoi un « logement social » ? un qui n'aurait pas la même couleur que les autres ?
Ce sont les familles qui sont sociales, pas les logements.
Et pourquoi donc figer ces familles dans des logements spéciaux, alors qu'elles pourraient avec une aide aller ou cela leur convient mieux ?
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»….Pénurie de foncier, et sauf à raser tout le centre et y construire des tours de 140 étages, je ne vois pas comment remédier à cette pénurie….. »
►► ok, les problèmes se chevauchent, à Paris, il serait question de construire des tours, mais vous verrez que peu d'investisseurs se risqueront dans du locatif, sinon de standing.
Ceci dit, il faut savoir ce qu'on veut : si on veut que les gens puissent dormir sur place, il faudra bien empiler les chambres… sinon, les chambres seront fatalement rares donc chères.
Toujours cette logique du marché qui s'impose à nous, qu'on le veuille ou non
à Pierrrrre
De les_canards
15H51 | 04/08/2008 |
Je n'ai lu que le premier paragraphe faute de temps, mais je le trouve d'assez mauvaise foi : si vous prenez en compte la CSG, l'IR, l'ISF, votre exemple n'a plus rien de spécifique à l'immobilier et vous paieriez tous ces impôts en investissant dans quelque autre bien que ce soit !
Si vraiment vous trouvez ca si dur, laissez vos 240 000 euros dormir sur un compte en banque non rémunéré, vous n'aurez plus que l'ISF à payer. LA vous aurez vraiment une perte d'argent. Et si c'est encore trop, faites-en don à plus nécessiteux que vous.
En outre, vous occultez (sciemment ? ) les économies d'impôt liées aux intérêts que vous payez si vous achetez un bien pour le louer.
à les_canards
De kkadim
service public rhone alpes | 17H03 | 04/08/2008 |
ne perdez pas le temps de lui répondre, pierrrrrrrrrrre investe réguliérement la rue de sa présence.
à les_canards
De Pierrrrre
17H39 | 04/08/2008 |
»….si vous prenez en compte la CSG, l'IR, l'ISF, votre exemple n'a plus rien de spécifique à l'immobilier…. »
►► ce qui est spécifique à l'immobilier, c'est le peu de rentabilité au départ,
les taxes qui tombent 4 fois par an :
..taxes foncières.. bing…
..CSG (non pas sur les bénéfices, mais sur les loyers bruts.. bing
..Impôt sur le revenu..bing
Impôt sur la fortune..bing
Et cela, pour un logement sans problème.
Si le moindre problème d'impayé, de travaux,
les taxes seront à payer, (Foncier + CSG + ISF) mais avec un revenu négatif.
Vous me disiez que le locatif rapportait du 6%,
je me suis contenté de vous apporter un exemple chiffré qui rapportait zéro…
et un placement qui rapporte zéro et parfois moins que zéro, oui, c'est spécifique à l'immobilier locatif en France.
Des personnes âgées de mes connaissances m'ont demandé conseil sur un deux pièces qu'elles pouvaient détacher de leur logement,
je ne leur ai pas conseillé le locatif,
elles risquaient fort d'y laisser la santé et de raccourcir leur retraite.
Et je sais des personnes traumatisées à vie à cause d'un problème locatif.
-------------
»….En outre, vous occultez (sciemment ? ) les économies d'impôt liées aux intérêts que vous payez si vous achetez un bien pour le louer…. »
►► Quelles économies d'impôt ?
rien sur le foncier,
rien sur la CSG,
rien sur l'ISF
pour l'IR, effectivement que vous déduisez de vos revenus locatifs les frais de travaux et aussi interets d'emprunt… ça parait évident .
à Pierrrrre
De les_canards
18H05 | 04/08/2008 |
« Vous me disiez que le locatif rapportait du 6% »
Lisez les pseudos : *je* ne vous disais rien du tout, c'est ma première intervention.
Si vous apportez un exemple chiffré rapportant zéro exprès (au moins avez-vous le bon gré de le reconnaître), rien n'empêche d'en apporter de parfaitement lucratif (par exemple en supprimant le côté ISF de la chose, qui ne concerne quand même qu'une toute petite minorité de Français). Exception de mauvaise foi maintenue, Votre Honneur.
à les_canards
De Pierrrrre
07H58 | 05/08/2008 |
»…Lisez les pseudos : *je* ne vous disais rien du tout, c'est ma première intervention…. »
► effectivement, j'ai tendance à ne répondre qu'aux messages, pas aux personnes ; et comme votre intervention prenait la suite d'un chassé-croisé, je pensais que vous étiez le concepteur du premier« chassé ».
J'ai des excuses pour cela, et je les adresse en reproche à l'ergonomie de Rue89 : lorsqu'on répond à un message, il n'est pas possible d'aller chercher des informations dans les messages précédents
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»…..Si vous apportez un exemple chiffré rapportant zéro exprès (au moins avez-vous le bon gré de le reconnaître), rien n'empêche d'en apporter de parfaitement lucratif (par exemple en supprimant le côté ISF de la chose, qui ne concerne quand même qu'une toute petite minorité de Français)….. »
► dans mon exemple, la rentabilité, hors ISF est de 1,7% ! ! le livret A, en ce moment rapporte du 4%, enquiquinements en moins !
Pour l'ISF, laissez moi imaginer un autre cas de figure que celui du retraité n'ayant qu'un bien à louer afin d'arrondir une petite retraite (et générant parfois des problèmes locatifs lui pourrissant sa fin de vie)
Mais un bailleur, en général possède aussi son propre logement,
et parfois sa maison de campagne..
ça suffit largement pour atteindre l'ISF, et ça le refroidit pour qu'il n'investisse pas plus dans un immobilier « voyant »… sauf en Belgique ou au Luxembourg sans en causer au fisc français
------------
» …..Exception de mauvaise foi maintenue, Votre Honneur…… »
► Vous savez, moi, j'ai mon coté maquignon.. allez, on crache par terre et top la.
à Pierrrrre
De les_canards
09H02 | 05/08/2008 |
Voui, je vous reproche précisément d'avoir choisi un exemple où la rentabilité est fort basse. Je vais en prendre un autre, réel au demeurant : achat d'un studio avec parking et cave à paris, 185 000 euros.
Studio loué à 720 euros par mois, plus 80 pour le parking. Soit 800 euros par mois en tout. 9600 euros par an au total. Egalement 5% grosso modo, dirons-nous. La taxe d'habitation n'est pas pour moi. La foncière est d'environ 250 euros, soit - 0.1%.
Et c'est tout, je m'arrête là dans mes calculs puisque *n'importe quel autre placement* me soumettrait également à l'IR, à la CSG et à l'ISF. En fait, la déduction des intérêts d'impôt de mon IR rend même ce placement PLUS avantageux qu'un placement non immobilier. Presque 5% sans grand risque. Non, décidément, l'immobilier c'est pas si mal !
(le livret A est une exception, c'est même pour ca qu'il est plafonné : tout autre revenu d'un compte bancaire est bien soumis à la CSG et à l'IR)
à les_canards
De Pierrrrre
12H35 | 05/08/2008 |
»….achat d'un studio avec parking et cave à paris, 185 000 euros…. »
► Vous l'avez eu à la bougie ?
Parce que ce tarif m'apparaît bien être en dessous du marché.
Mais même si vous vous trouvez un studio pour pas cher,
vous aurez gagné à l'achat,
mais votre rentabilité se doit d'être calculée sur le prix du marché, sans intégrer le fait d'avoir roulé le vendeur !
-----------------
»…. Studio loué à 720 euros par mois, plus 80 pour le parking. Soit 800 euros par mois en tout. 9600 euros par an au total….. »
► Moins les frais de travaux,.. vous savez combien ça coûte quand vous ne faites pas les travaux vous même ?
Et les mois d'inoccupations ?
Un studio loué à ce prix génère un turn over important,
avec travaux à la clef à chaque changement de locataire
(ne comptez pas trop sur la caution, ils s'en servent pour payer les derniers mois de loyer,
et si loyer non payé, laissez tomber, ça vous coûterait plus cher que le loyer à récupérer.
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»…placement PLUS avantageux qu'un placement non immobilier. Presque 5% sans grand risque. Non, décidément, l'immobilier c'est pas si mal ! .. »
► Vous rêvez.. « sans risque » ! ! on croirait des arguments de vendeurs en Périssol pour gogos ne sachant plus quoi faire de leur bien situé.
. à Rodez ou Agen et inlouable aux tarifs annoncés.
»..5% sans grand risque »…
Si l'immobilier locatif était intéressant, les investisseurs s'y précipiteraient, cela augmenterait le nombre de logements proposés, et ferait baisser les prix
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»…(le livret A est une exception, c'est même pour ça qu'il est plafonné : tout autre revenu d'un compte bancaire est bien soumis à la CSG et à l'IR)… »
dans l'immobilier, c'est le loyer brut qui est soumis à la CSG, pas le bénéfice.
Ce qui génère de fait une forte CSG à payer, même quand le bénéfice est nul.
à Pierrrrre
De les_canards
13H26 | 05/08/2008 |
Non non, je l'ai eu dans le 13e. En négociant.
Et il me semble que vous voyez tout en noir (gros travaux à chaque changement, locataire mauvais payeur, gros turnover… vous délirez ! j'ai fait des minis travaux avant de le louer, il y a 3 ans, depuis 0 mois d'inoccupation, 0 mauvais payeur, 0 travaux, 0 problème sur 2 locataires et un 3e bientôt). Peut être que vous pourriez vous remettre un peu en question : plutôt que de vous fier à une agence qui visiblement n'est pas bonne, si vous faisiez comme moi le « sale » boulot de trouver vos locataires vous-mêmes ? les mauvais payeurs (solvables pourtant), ca existe hélas, mes parents en ont connu. Mais plus depuis qu'ils mettent eux-mêmes leur bien en location !
Sans GRAND risque, donc (un bon studio à Paris, ca trouve toujours preneur ; et dans le contexte actuel, malheureusement les proprios peuvent se permettre d'être regardants sur les locataires). Et, euh, oui, les investisseurs s'y précipitent bien, pourquoi croyez-vous que les prix à l'achat sont aussi délirants ?
D'accord pour votre remarque sur la CSG.
à Pierrrrre
De Piedo
Assis | 12H18 | 04/08/2008 |
« la France aurait intérêt à favoriser le locatif plutôt que l'accession à la propriété : ainsi les familles seraient plus réactives pour déménager afin de s'adapter au marché du travail »
Que j'aime ce type de commentaire. C'est vrai aussi, sont chiants ces faignasses de prolo à refuser de s'adapter aux contingences du marché du travail. La famille, les amis, les relations ? Mais, mon ptit gars, c'est pas avec des considérations aussi désuettes que tu deviendras un jour un winner, sur le marché du travail.
On pourrait aussi mettre en place un permis de procréer, avec autorisation d'enfanter délivrée par la préfecture, sous-réserves de répondre aux exigences du marché du travail. C'est qu'un enfant, ça tombe malade, faut s'en occuper. Pas bon pour la productivité, ça.
Ayé, j'ai vomi sur mon clavier…
à Piedo
De Pas lolo
fasciné | 12H54 | 04/08/2008 |
Pas de quoi vomir. Le monsieur, qu'a l'air d'avoir pas mal de fans ici, ne fait que pointer une contradiction de base de dirigeants néolibéraux dont la spécialité n'est pas l'économie, ni la logique d'ailleurs.
On va d'ailleurs s'en rendre compte dans les mois qui viennent, avec simultanément une recession économique et une chute des prix des logements (et surtout une contraction notable du volume de transactions). Pour la fine bouche, ajoutons un zeste d'essence à 1,5€ le litre. Ca va être d'un simple de reprendre un boulot à 80 km de chez soi, quand on ne peut pas vendre car pas d'acheteur ou, à perte et donc sans accord de la banque, et qu'on doit engouffrer 3-400€ de coco par mois dans la berline.
Un locataire voit son préavis réduit à un mois, en cas de licenciement et peut bénéficier d'aides (remboursement des frais d'agence et double loyer, prêt 0% sur 3 ans pour caution).
à Piedo
De Pierrrrre
17H41 | 04/08/2008 |
»..Ayé, j'ai vomi sur mon clavier… »
► et donc, les AZERTUYOP, en fait, ce sont des restes de la soupe en pates alphabet ?
C'est mignon, et ça se lit bien mieux…
à Pierrrrre
De sccber
18H32 | 04/08/2008 |
Vous évoquez pour la regretter « la concentration d'une population à même profil social » : je ne peut m'empêcher d'entendre dans votre bouche « profil racial », comme dans « ghetto » une ligne plus bas. Ou alors, vous êtes aussi contre la concentration à même profil social dans le XVIème à paris ou à Saint-Tropez…
Vous n'évoquez pas l'action négative que le système hors HLM génère : rassurez-vous je ne vais pas faire comme vous et tout énumérer, hors les gros possesseurs du patrimoine, tout le monde est confronté à son détriment peu ou prou à la dictature du marché.
Votre intervention est plaisante : j'ai du mal à retenir une larme quand on pense au malheur enduré par tous ceux qui n'arrivent pas assez vite à devenir encore plus riches…
à sccber
De Pierrrrre
20H16 | 04/08/2008 |
»…je ne vais pas faire comme vous et tout énumérer… »
effectivement, si vous ne dites rien, vous ne risquez pas d'être contredit.
De BobLaMouche
subversion + construction = substru... | 08H45 | 04/08/2008 |
Alors, propriété ou location ? La question me semble très mal posée à la base, sachant qu'elle conduit à éluder toute contestation de la propriété privée (ou d'état) des logements, qui conduit au genre de crise auxquelles nous sommes confrontés.
Pourtant il existe une troisième voie, la « propriété d'usage », où les habitants d'un bien immobilier ne sont ni propriétaire ni locataires, mais complètement maîtres des lieux et libres de s'installer ou de s'en aller comme bon leur semble. Un bien entrant dans ce système n'est plus soumis à la spéculation immobilière ; il ne peut être revendu, les habitants ne peuvent être expulsés contre leur gré.
Un système instaurant cette propriété d'usage existe depuis près d'une quinzaine d'année en Allemagne sous le nom de Mietshäuser Syndikat (lien), né à la suite de la répression massive contre les mouvements squat. Détournant les structures capitalistes traditionnelles, il permet la création de logements sociaux autogérés.
En France, ce système a été récemment transposé par le collectif CLIP (lien, il y a une brochure de présentation sur le site).
à BobLaMouche
De yolande
12H36 | 06/08/2008 |
merci pour le lien
de plus en plus de personnes ont recours à des solutions de logement « 'alternatives' »
Sur les « 'Habitants invisibles de l'habitat hors norme' », voir l'excellent dossier du Secours Catholique : www.secours-catholique.asso.fr/dossier_22_1499.htm, et l'interview d'une chercheuse en sociologie au CNRS, www.secours-catholique.asso.fr/dossier_22_1500.htm
forte mobilisation actuelle en France et en Europe pour défendre le droit à construire, installer et habiter des logements « 'différents' » - pas chers, légers, autonomes, mobiles ou démontables et sans impact sur l'environnement.
de plus en plus de cabanes ou chalets, roulottes, yourtes, caravanes, camions aménagés…
débats, échanges et infos circulent via les associations et collectifs qui demandent la reconnaissance légale de ces habitats… ce qui passe d'abord par l'arrêt des procès et expulsions (voir par exemple www.macabane.info)
De mangetasoupe
09H34 | 04/08/2008 |
le Marché reconnaîtra les siens…
à mangetasoupe
De kkadim
service public rhone alpes | 17H04 | 04/08/2008 |
et que la force soit avec toi
à kkadim
De vieux grincheux
libre penseur | 05H44 | 05/08/2008 |
le marché reconnaitra les souchiens !
que la farce soit avec toi ! (thanks Michael Moore)
Votre dévoué Vieux Grincheux
De el Chiquito
en promenade | 10H03 | 04/08/2008 |
Ce qui me gêne dans l'article, c'est le titre « Pour le logement, le marché fera plus que le plan Boutin ».
Il me semble que l'intervention de l'état dans les relations propriétaires - locataires et vendeurs -acheteurs immobiliers est nécessaire, sinon beaucoup de gens coucheraient dehors.
Cependant je partage votre analyse sur la maison à 15 euros par jour. Cette mesure, comme celle des maisons à 100 000 euros de Borloo (tiens ! on n'en parle plus) laisse croire aux acheteurs qu'ils n'ont que le prix de la maison et du terrain à payer, et qu'à la place de payer un loyer de 15 euros par jour ils pourrons être propriétaires pour le même prix. On leur cache ainsi qu'en étant propriétaires ils auront plus d'impots à payer ainsi que l'entretien de leur maison, avec des prix aussi bas pour la construction, les matériaux et la construction doivent rendre la maison plus fragile, donc elle nécessitera davantage d'entretien qu'une maison normale. D'autre part, les prix des terrains fixés par l'état vont obliger les acheteurs à acheter très loin des villes, les obligeant à dépenser davantage en transport.
Est-ce une bonne affaire ?
Il me semble également que c'est encore un coup médiatique de ce gouvernement.
à el Chiquito
De Pierrrrre
10H58 | 04/08/2008 |
»…Il me semble que l'intervention de l'état dans les relations propriétaires - locataires et vendeurs -acheteurs immobiliers est nécessaire, sinon beaucoup de gens coucheraient dehors…. »
►► apparemment, votre conception économique est socialiste…
L'Etat qui construit des logements sociaux,
en fixe les prix,
réglementent le marché…
…et se rend compte que plus personne ne veut investir dans l'immobilier.
L'Etat doit être seulement le garant du respect du contrat.. et c'est une tâche qu'il ne remplit pas actuellement, faisant se prolonger des situations larvées de loyers impayés et générant des conséquences dramatiques dans de nombreux cas.
De toutes les façons, ce n'est pas en matraquant les bailleurs que vous les inciterez à investir dans le locatif :
Actuellement, investir dans du locatif en France est une aventure à risque.
Et sa rentabilité nette oscille entre moins 2 et plus 2 %.. pas plus.
et c'est cela, la vraie cause du marasme locatif en France.
De plus, les réglementations lourdes, contraignantes s'accumulent, rendant la gestion difficile, alors que ça devrait être une démarche naturelle.
C'est au contraire, en
♦ allégeant la fiscalité locative
♦ rendant la réglementation plus nette, lisible et stable
♦ garantissant assistance publique en cas de non respect du bail par locataire ou bailleur
que l'Etat rendrait l'investissement locatif moins risqué,
permettrait à des logements locatifs d'être offerts sur le marché,
et par la logique concurrentielle, permettre aux prix de baisser.
Il donnerait la possibilité à un locataire mécontent, de pouvoir trouver mieux et moins cher ailleurs !
à Pierrrrre
De el Chiquito
en promenade | 11H39 | 04/08/2008 |
@Pierrrrre
Coment croyez vous qu'une personne qui gagne 800 ou 900 euros par mois puisse se loger sans l'aide de l'Etat.
Le problème c'est qu'actuellement les salaires (égaux ou inférieurs au SMIG) ne permettent plus de trouver un logement décent. L'avez vous oublié ?
à el Chiquito
De Piedo
Assis | 12H23 | 04/08/2008 |
Mais Pierrrrrrrrrrrre, il s'en bat les coucougnettes avec une pelle à gateau de ces gens pas foutu capables de gagner un gros tas de thune.
Ils ne sont, à ses yeux, que les nécessaires perdants, la variable d'ajustement du libéralisme, cette donnée naturelle. « C'est comme ça », nous dit-il. Alors, bah les losers doivent s'adapter au caractère immanent de la misère.
à Piedo
De vieux grincheux
libre penseur | 06H00 | 05/08/2008 |
et oui, il y en a qui ne peuvent même pas s » imaginer qu » on puisse préférer la misère pour garder l » estime de soi…
alors, soit ils nous prennent pour des naïfs, des rêveurs, des incapables, soit ils nous prennent pour des cons…
Pourtant, la planète n » en peut plus de ces opportunistes toujours prêts à écraser les autres et les populations affamées par notre confort de privilégiés .
Il faudrait au moins 3 planètes pour que toute la population de la terre vive comme nous le faisons…et on parle d » accession à la propriété, avec digicode, voire vigile et pourquoi pas miradors et barbelés électrifiés….
alors, les gentils actionnaires qui font travailler les autres et qui se gavent d » inspecteur Derrick à 1,5€ le litre, parce que soit disant « je le veau bien »….vous pensez qu » on va vous supporter longtemps dans votre connerie de zombies de la calculette à deux balles…comme le blaireau qui fait pousser le maïs, non pas pour nourrir la population ou les bovins du coin coin, mais bien pour toucher les subventions de la PAC, et qui se fout qu » un enfant meurt de faim toutes les 3 secondes…
Vous sentez la colère qui monte, c'est la récolte de la misère que vous avez semé…
Si tu veux être heureux, nom de dieu
pends ton propriétaire ! ! !
Votre dévoué Vieux Grincheux
à Piedo
De Pierrrrre
11H58 | 05/08/2008 |
»…il s'en bat les coucougnettes avec une pelle à gateau … »
► Vrai que j'adore jouer à la bourse, mais que je ne le fais qu'à la petite cuillère.
à el Chiquito
De Pierrrrre
12H50 | 04/08/2008 |
»…Comment croyez vous qu'une personne qui gagne 800 ou 900 euros par mois puisse se loger sans l'aide de l'Etat…. »
►► Je n'ai pas du tout contesté la nécessité d'aider les gens dans le besoin à accéder au logement.
Je conteste seulement la pertinence du système HLM qui draine magouilles, gouffres à finances, concentration de population à profil social identique, et maintien définitif des familles dans les lieux pour ne pas perdre leur avantage logement.
Quand ce n'est pas la constitution de ghettos.
Je parlais simplement de la solution Aide Personnalisée au Logement qui devrait être étendue, se substituer aux HLM, et permettre ainsi aux familles de choisir elles même leur logement, et pouvoir déménager si besoin s'en fait sentir, en emportant cette aide avec elles.
Mais surtout, arrêter de pénaliser l'investissement immobilier si on veut que des particuliers puissent proposer des logements à d'autres sans aucune crainte, et une fiscalité qui ne soit pas décourageante.
De Emmanuel1
10H04 | 04/08/2008 |
S'il y a une chose que j'ai apprise dans mon metier (l'informatique) c'est le fameux « KEEP IT SIMPLE ».
La complexite fait perdre de l'efficacite. Mais faire simple n'est pas dans la mentalite francaise, chez nous on valorise a tort les systemes complexes. Et on se retrouve avec des lois, des procedures, des financements, des aides, etc, innombrables, ou personne ne comprend plus rien. C'est un vrai frein pour la societe.
à Emmanuel1
De Pierrrrre
11H06 | 04/08/2008 |
« KEEP IT SIMPLE ».
► je vous rejoins complètement… Vous résumez parfaitement les causes des différents marasmes qu'entretient notre pays.