
Poitiers : faut-il refuser un candidat promu à l'agrégation ?
La polémique bat son plein sur le Net et à Poitiers : en cause la nomination de Benoît Fleury. Pour la comprendre, il faut lire le bon article de Rue89 et le point de vue de Pierre Bilger, notamment ce passage qui résume l'histoire :
» D'après le site 20Minutes.fr et Le Monde, des étudiants de la faculté de Poitiers, soutenus par la présidence de celle-ci, des professeurs et des politiques, se sont mobilisés contre l'affectation d'un professeur d'histoire du droit, en raison de son passé au sein du mouvement d'extrême droite le GUD. Cet enseignant, Benoît Fleury, parce qu'il a été reçu premier à l'agrégation, avait le droit de choisir librement la faculté où il désirait exercer. C'est la règle universitaire, elle s'impose à tous et elle doit bénéficier à quiconque se trouve en statut de pouvoir réclamer son application. A Benoît Fleury comme à tout autre, partout ailleurs en France. Ce n'est pas la conception qui prévaut à Poitiers. D'abord, une pétition réunissant quelque deux cent cinquante signatures, dont celles de trois députés socialistes de la Vienne et du doyen de la faculté des sciences humaines et arts, prétend s'opposer à la venue de ce nouvel agrégé parce que son passé ne plait pas. Ensuite, le président de l'université Jean-Pierre Gesson s'est fendu d'une déclaration qui constitue une merveille sur le plan de l'hypocrisie et de la défausse. Jugez-en : » Les affectations, la plupart du temps, ne posent pas de problèmes mais la venue de ce juriste et nouvel agrégé d'histoire du droit est une source de trouble. » Le conseil d'administration, en suite logique de cet admirable courage, a fait part de » sa plus vive inquiétude » et a demandé au président de la République (qu'on accuse, par ailleurs, de se mêler de tout ! ) de ne pas procéder » à la nomination et à l'affectation à Poitiers de Benoît Fleury… compte tenu de l'opposition de la communauté universitaire et afin d'apaiser les tensions. »
Rejeter quiconque ne correspond pas aux valeurs de l'université : un droit voire un devoir
Alors, que penser ? Il y a quelques réflexions qui peuvent dissiper le malaise que ressentent certains, qui pourrait s'exprimer de la façon suivante : un ancien dirigeant du GUD, mouvement fort nauséabond s'il en est, mais amnistié, se voit contesté par un mouvement de rejet massif lors de sa nomination qui est totalement légale, mais un ancien terroriste des brigades rouges, professeur à Paris VIII, extradé après condamnation pour participation à un assassinat, voit le soutien d'une autre partie de l'intelligentsia (pas forcément les mêmes pour dire vrai).
Pour répondre à la question, d'abord, le président d'une université et la communauté universitaire ont non seulement le droit mais même le devoir de rejeter quiconque ne correspond pas aux valeurs de l'université en question. Et c'est le passage en gras souligné qui est important et qui permet de dénouer le fil de ce problème. Car en l'espèce, si on me demande si la personne en question mérite d'être un professeur d'université, sauf à soupçonner un total dysfonctionnement de la procédure de concours, ce qui est possible mais devrait encore être prouvé par les opposants -les recours sont possibles-, la réponse est, en l'absence de plus amples informations, bien évidemment oui. A la question : faut-il l'admettre à Poitiers ? La réponse est que Poitiers a la plus grande légitimité pour choisir ses professeurs, ce qui devrait être la prérogative de toutes les universités du monde, c'est même un enjeu démocratique vital, mais qu'il lui est impossible de le faire en raison de l'absurdité de ce système d'attribution des postes à l'agrégation du supérieur.
Le candidat pourrait enseigner dans une université qui voudrait bien le recruter
De quoi s'agit-il ? C'est un triste privilège des juristes, économistes et médecins, un système qui contourne totalement les universités, produit des dégats pédagogiques et grève le développement de la recherche dans les universités de province. Dans ce système, le premier du concours choisit parmi les universités ayant ouvert un poste au concours, le second choisit parmi celles restantes, le dernier du concours est choisi par l'université qui reste disponible à la fin du processus. L'université ne choisissant donc pas ses professeurs dans ces disciplines (or ce sont les cadre A+ du système) et n'étant en général pas choisie non plus par le candidat ou par défaut le plus souvent, le système produit à la fois le turbotage (un jour ou deux de présence par semaine) et minimalisme pédagogique, en même temps il est vrai qu'un brassage régional permettant d'éviter l'éclatement de la France (hem, avantage faible au regard des difficultés induites par ce système).
Donc, pour résumer : Poitiers a bien raison de vouloir choisir ses professeurs de droit, et devrait refuser ce système d'agrégation à toute force car on en voit une nouvelle fois les limites. Elle a eu tort d'ouvrir un poste à ce concours car il paraît difficile légalement de s'opposer à ce candidat. En revanche, ce candidat pourrait tout à fait devenir professeur dans une université qui voudrait bien le recruter. S'il commet des actes illégaux, violents ou racistes, il sera toujours possible de le sanctionner durement par la suite. En l'absence de ce type de comportement, Poitiers a l'air un peu, comment dire, cocufiée par ce système.
Un temps existait une pétition pour la suppression de l'agrégation du supérieur en économie. A l'époque, bien qu'entièrement d'accord sur l'idée que l'agrégation est absurde, je ne voulais pas signer la pétition sans qu'on aborde la question de la mise en place d'un système alternatif de recrutement des professeurs dans lequel les candidats locaux ne seraient pas automatiquement promus, donc au détriment des extérieurs : l'agrégation permettait en économie de faire revenir des chercheurs en poste à l'étranger -j'en ai moi-même bénéficié- en particulier des gens issus des grandes écoles qui n'avaient pas fait le cursus universitaire thèse française-ATER-maître de conférence. Avec la loi d'autonomie, ce sytème de recrutement direct est désormais possible, il me semble donc qu'on peut relancer la demande de suppression de l'agrégation du supérieur que je signerai avec plaisir (Franck, si tu m'entends…).
Dernière chose qui a peu et beaucoup à voir : l'encre de la loi d'autonomie des universités à peine sèche, Mme Pécresse rappelle qu'il est interdit à Dauphine (qui a le statut de grand établissement) de faire progresser significativement ses droits de scolarité par quelque » combinazione » . Pour le ministère, l'autonomie c'est un peu rallonger la laisse de cinq centimètres et resserrer le collier.
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De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 14H57 | 02/03/2008 |
S'il fallait refuser tout le monde, que deviendraient les amis de M. Bolloré ou de M. Sarkozy, que deviendraient des Longuet, des Coasguen ou des Madelin, comment le groupe Jalons nous ferait-il (parfois) rire… et comment Giscard aurait-il pu commettre autant de gaffes ?
Un procès d'intention n'est peut-être pas la meilleure des choses.
Et si ce M. Fleury n'avait pas son affectation à Poitiers, on pourrait entendre crier au complot… ou entendre dans la fac où il atterrirait que l'on y met les « indésirables »…
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
De Enguerrand
poubellier au Zimbabwe | 15H35 | 02/03/2008 |
Bonjour Fabien de Ménilmuche, quand tu sors de ton placard, ça me plaît.
à Enguerrand
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 17H05 | 02/03/2008 |
@Enguerrand,
c'est gentil. tu fais bien partie des rares à faire ce genre de remarques ! et e plus en public…
j'ai ajouté 15 € dans le nourrain (c'est mieux qu'à la poubelle… puisque les porcs mangent tout)
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
De Saheyus
Rêveur invétéré | 16H44 | 02/03/2008 |
Le réel problème est que les turpitudes de Fleury ne datent pas d'il y a trente ans (il a abandonné tout engagement politique voila moins de 8 ans), et que ses regrets publics sont vieux d'à peine quelques jours. Dans ces conditions, comment savoir si ses regrets sont sincères ? Comment savoir s'il ne va pas « récidiver » ?
Je suis contre le fait de refuser quelqu'un pour son passé s'il a des regrets vifs et sincères, s'il renie son passé.
Qu'on lui ferme à vie certaines portes, ce serait injuste, mais qu'on le fasse donc poireauter un petit peu, ce sera un prix bien léger à payer pour ses erreurs passées. En outre, cela aura l'avantage de lui permettre de se faire oublier un petit peu de ses anciens « camarades ».
à Saheyus
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 17H14 | 02/03/2008 |
@Saheyus,
bien entendu que, vu sous cet angle, on peut se méfier. les Français ont voté pour un homme qui a déclaré « j'ai changé » et qui s'est (auto bling-bling Velsatis) proclamé « candidat de la rupture »…
mais on en revient à la problématique que je soulève plus haut ! si le Poitou ne prend pas Fleury et qu'il se trouve ailleurs, là on est certain que ce sera la révolte ailleurs. on pourra parler -et à juste titre- de fac poubelle ou d'enseignement à deux vitesses ou de tout ce que tu veux…
je ne suis pas enseignant (je ne suis que fils de…) ; je ne suis plus étudiant depuis près d'un quart de siècle ; je suis ce que l'on appelle dans le milieu un « observateur »…
peut-être observe-je mal, après tout. je n'ai pas mis les pieds sur le campus de Poitiers depuis 1995. mais ma fille, qui est arrivée en France et qui a atterri là-bas en septembre n'a rien dit. comme elle est bien noire, elle doit savoir ce qu'est le racisme, je présume !
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à FabiendeMénilmontant
De Xiaolin
18H06 | 02/03/2008 |
Bonne chance à votre fille, Fabien. D'autant plus que le Poitou-Charentes, j'en viens, ce n'est pas spécialement une région d'ouverture. Ceci dit, pour le problème Fleury, il faut bien voir le danger (j'ai l'impression d'après vos posts que nous sommes plutôt d'accord) : si nous refusons aujourd'hui l'attribution du poste à Fleury, qui peut nous garantir que demain, dans un monde encore plus sarkozien, des nominations ne seront pas refusées sous prétexte que machin ou truc a été un infâme soixante-huitard, trotsikste, gauchiste, socialiste, etc. ? Tout le monde a eu des profs fachos. Des bons, et des mauvais. Les mauvais n'avaient pas d'élèves (à part les fachos, ça permettait de trier le bon grain de l'ivraie, n'influençait personne), les bons rassemblaient les foules, qui connaissaient leurs opinions et les traitaient de tous les noms mais respectaient le pédagogue et sa connaissance. La seule question est donc : ce monsieur est-il capable de se montrer à la hauteur du poste qui lui est attribué ? L'histoire du droit n'est pas ma spécialité, je ne saurais me prononcer, laissons -disons trois semestres- aux étudiants pour qu'ils en décident.
à Xiaolin
De sinclair
11H33 | 03/03/2008 |
Tout a fait d'accord avec vous, d'autant que faits amusant dans le GUD (le premier qui souris a mauvais esprit) on retrouve du beau monde. Comme Ms Goasguen, Alain Robert, Gerard Longuet,Mme Anne Meaux etc….
à Xiaolin
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 18H10 | 03/03/2008 |
@Xiaolin,
En 1995, j'ai passé qques jours à Poitiers chez un couple homo dont l'un des deux était enseignant en fac et n'avait pas à se plaindre. il ne se cachait aucunement de son identité et était plutôt « maniéré ». pas « folle » au sens de l'exagération, mais un peu visible.
ça a beaucoup changé depuis ?
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à FabiendeMénilmontant
De Saheyus
Rêveur invétéré | 19H36 | 02/03/2008 |
J'ai toujours été fermement opposé aux inégalités entre établissements. Il va donc de soit que si cette université le refuse (enfin, par refuser, j'entends plutôt « mise à l'épreuve »), il faut que ce soit d'un commun accord avec les autres universités. Dans l'hypothèse où des universités refuseraient ce principe, Fleury pourrait accéder sans condition au poste dans l'université de son choix (malheureusement).
Je ne vois cependant pas de raison pour qu'un tel accord puisse être établi, y compris, et avant tout, avec Fleury lui-même.
Après tout, s'il a de réels regrets, pourquoi manquerait-il une telle occasion de redorer son blason ? Qu'on l'aide, éventuellement, à obtenir un poste qui prête moins à polémique, histoire de l'occuper deux ou trois ans. Il a fait, il y a deux ans, une thèse sur « l'abdication dans le droit public européen de l'époque moderne » qu'il fasse donc une thèse sur « les déviances du droit dans les régimes autoritaires et fascistes“(non, là je déconne un peu peut-être).
D'un autre côté, quand j'y pense, il a bien été maître de conférences à Montpellier-I, je ne comprends pas pourquoi on l'y a accepté avant de le refuser comme enseignant à Poitiers. Il y a là une incohérence malheureuse. D'un autre côté, il serait bon d'analyser les cours qu'il a donné à Montpellier, si on en a gardé trace.
Je ne suis pas un fana du traitement individuel des problèmes liés à l'extrémisme (vous l'aurez compris), c'est tout ce qu'il y a à retenir de mon opinion. Je pense juste qu'il serait injuste d'imposer à l'université du Poitou quelque chose qu'elle refuse fermement, comme il serait effectivement malheureux de donner l'impression qu'il existe des ‘universités poubelles’.
A problème social, réponse sociale.
Mais ça demande un peu de bonne volonté, c'est vrai…
à Saheyus
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 16H07 | 03/03/2008 |
Ses regrets n'ont rien à faire ici, en tant que prof d'histoire du droit il peut avoir les opinions qu'il veut tant qu'il n'assène pas celles-ci en cours.
à Network 23
De Pierrot287
12H40 | 04/03/2008 |
C'est bien là le problème !
Quand on voit les débordements et provocations incessants de B.Goldnish à l'Université de Lyon, on se dit qu'il vaut mieux prévenir et ne pas prendre de risque.
Principe de précaution.
Je suis foncièrement pour la liberté de penser, mais il y des limites dès lors que les propos deviennent belliqueux, sectaires, xénophobes.
De Bardamu
difficile | 20H19 | 02/03/2008 |
Je crois que votre article résume parfaitement l'état de l'université française, surtout ce passage :
« Un ancien dirigeant du GUD, mouvement fort nauséabond s'il en est, mais amnistié, se voit contesté par un mouvement de rejet massif lors de sa nomination qui est totalement légale, mais un ancien terroriste des brigades rouges, professeur à Paris VIII, extradé après condamnation pour participation à un assassinat, voit le soutien d'une autre partie de l'intelligentsia (pas forcément les mêmes pour dire vrai). “
Tout est dit.
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 16H04 | 03/03/2008 |
Supprimer l'agrégation, dans toutes les matières, est prévu en raison de l'harmonisation européenne.
Ca risque d'arriver plus vite qu'on ne le croit.
En soi, pourquoi pas ?
Sauf que… l'agrégation permet une très bonne formation, et on doute qu'un simple Master, fût-il professionalisant, délivre une aussi bonne formation -- vu celle qui est délivrée par l'université de Bac+1 à Bac+4.
En gros, on va encore faire une réforme brutale, irréfléchie, sans penser à maîtriser la transition et à réfléchir sur la formation à l'université, faisant « tabula rasa » et lancez-vous dans le vide !
Avant que de signer une telle pétition qui n'a que peu d'intérêt puisque cette réforme va nous être imposée, signons donc plutôt pour la création d'Etats Généraux de la Recherche et l'Université, afin de contrôler nous-mêmes les réformes au lieu d'en laisser la maîtrise à des assoiffés de culture telle que notre cher Nicolas.
(Et conseillons-lui de lire le discours de la présidente de Harvard maintes fois cité déjà dans ces pages…)
à Network 23
De Etienne Wasmer
(auteur)
Economiste du travail | 20H44 | 03/03/2008 |
Cher Network23, juste une précision : il s'agit de l'agrégation du supérieur, qui n'a rien à voir avec l'agrégation du secondaire. C'est un concours ouvert aux personnes ayant un doctorat et enseignant déjà à l'université, en général comme maître de conférence, et qui permet à 20 à 30 personnes, tous les deux ans, de devenir professeur des universités, le grade le plus élevé de l'université.
à Etienne Wasmer
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 00H33 | 04/03/2008 |
Merci de cette précision utile. La confusion est donc levée ! Cordialement.
à Etienne Wasmer
De Bardamu
difficile | 00H47 | 04/03/2008 |
Oui, en gros, la « vraie » agrégation, c'est celle du secondaire.
Les agrégations de droit ou de médecine, c'est quand même un peu particulier, limite cooptation…
De TonyMo
fils d'immigré avec casquette | 13H42 | 06/03/2008 |
Exemple : Si un intégriste Islamiste ayant un parcoure en Égypte chez « Les Frères musulmans » revient en France mais en revanche déclare qu'il a change. Il Peut être professeur agrégé à l'université Française ? NON ! comme pour l'ex (GUD) Groupe union Droit, ils vont distillé leur haine dans leurs cours. Cependant il peut aller dans les Grandes écoles privés pour enseigner… Pour ceux qui croit que le droit c'est anodin alors les écrits de Jacques Isorni (avocat du maréchal Pétain) continue a hanté la république française.
De abcd
retraitée | 17H16 | 07/03/2008 |
Lui refuser le poste c'est ouvrir la boîte de Pandore, et dieu sait si celle-ci ces derniers temps a été entre-ouverte ou ouverte ; c'est le même débat au fond que celui de la laïcité.L'article dit bien« S'il commet des actes illégaux, violents ou racistes, il sera toujours possible de le sanctionner durement par la suite. » Il faut être intransigeant, cet homme même méprisable a le droit d'exercer, mais le devoir d'adopter profil bas ; c'est aux étudiants avertis, qui sont en grand nombre adultes de veiller au grain,et de porter sur la place publique les discours qui déraperont.Ce sera même plus efficace de pincer sur le fait ce monsieur que de le victimiser par avance.
De compte supprimé
retraité | 11H02 | 08/03/2008 |
je ne vois pas pourquoi,si on refuse ce monsieur en raison d'opinions d'autrefois, onaccepterait des anciens communistes ou des anciens maos ou des anciens admirateurs de castro ou n'importe quoi ! ! ! ! !
il y avait bien à la fac de x…. apres la chute du mur un vieux, tres vieux prof communiste qui continuait à chanter les louanges de la rda ! ! ! ! ! ce pays n'existait plus, il s'en foutait et disait comme il faisait bon y vivre ! ! ! ! ! Même des gens qui n'étaient pas étudiants venaient assister à ses cours pour se marrer.Personne, jamais,ne lui a fait la moindre remarque.