Evaluation des ministres : bonne idée, mais qui la conduira ?

Sur le coup, à la lecture de l'article du Monde, la réaction était : fantastique, cela va faire bouger les administrations et les ministres, qui vont devoir faire des efforts pour lutter contre leurs pesanteurs, les acceptations de situations quasi-scandaleuses que tout le monde dénonce mais auxquelles tout le monde finit par s'habituer (exemple l'échec en premier cycle, un des indicateurs retenus pour le ministère de l'enseignement supérieur), la démission des cadres des ministères face au courroux des syndicats, etc. Bravo, rien de tel qu'un aiguillon de ce type pour motiver tout le monde, du haut en bas.

Deuxième réaction : les producteurs de statistiques resteront en grande partie les ministères eux-mêmes. Car ce n'est pas un cabinet privé qui est en mesure de collecter des données nationales. Au mieux pourrait il descendre dans un établissement d'enseignement supérieur et vérifier que les statistiques du ministère correspondent à la réalité. Mais si cela n'est pas le cas, il ne pourra que le signaler, faire des recommandations, proposer même une estimation des vrais chiffres. Si c'est rendu public, cela pourrait avoir un poids politique. Mais cela restera un chiffre parmi d'autre, différent du ministère donc entretenant la confusion.

Pourquoi insister sur cet aspect ? J'ai eu l'occasion de travailler il y a de nombreuses années sur le calcul du taux d'échec en premier cycle par le ministère. Sans entrer dans le détail, la base du calcul était celle qui était la plus favorable pour le ministère : on comptait à l'époque des succès quand le Deug était obtenu en trois, quatre voire cinq ans, on sortait du calcul des taux d'échec les gens qui sortaient du système la première année car c'étaient « la plupart du temps » des gens inscrits en classe prépa, etc. A la fin, le taux de succès en Deug était de 75%. Et cela faisait plaisir au ministre, un homme charmant.

Les polémiques récentes sur les chiffres du chômage, celles sur l'écart entre la criminalité mesurée dans les enquêtes ou par la police, celles sur les mains courantes pour éviter le dépots de plainte, tout cela a été de plus en plus dévoyé à mesure que la culture du résultat s'imposait aux ministres et ses administrations. La théorie des incitations, si elle s'applique aux ministres dans l'exercice de leurs fonctions, doit logiquement les conduire à présenter des statistiques complexes sous le jour le plus favorable, voire pire. Et la complexité des phénomènes sociaux rend cela facile, et nous conduira à une plus grande perte de confiance encore dans les statistiques.

Qu'on se comprenne bien. Il faut évidemment une culture du résultat. Mais si elle est purement quantitative, alors il faut immédiatement en tirer les leçons et externaliser les collectes de données. L'Insee est un bon exemple d'institut indépendant, malgré la tourmente sur le nouveau calcul du chômage de l'enquête emploi. Il faut pousser la logique jusqu'au bout : si des indicateurs chiffrés sont utilisés politiquement pour juger de l'action des ministres, il faut leur retirer leurs appareils statistiques, c'est-à-dire confier les organes de collectes à une direction indépendante ou, tiens, tiens, au secrétaire d'Etat à l'Evaluation, par exemple, ou à Matignon. Cela, ce serait une vraie révolution de l'Etat.

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Portrait de Bon Scott

De Bon Scott

13H40 | 05/01/2008 | Permalien

Sarko V.R.P. chez « air liquide » ses résultats, premier vendeur à brasser de l'air !

Une pure démagogie, faire croire encore aux Français que lui et son gouvernement sont dans l'action pour le bien de tous.

Depuis 7 mois , ce sont les plus faibles et les moyens revenus, qui trinquent d'une politique « rouleau compresseur » et que seul le MEDEF se félicite.

Pour les résultats qui suit : le pauvre est de plus en plus pauvre, le riche de plus en plus riche, Sarko = 20/20.

Portrait de léo solo

De léo solo

14H14 | 05/01/2008 | Permalien

Evaluation des ministres : bonne idée, mais qui la conduira ?

- les citoyens, quand ils deviennent électeurs.

Pour faire court, le reste n'étant même pas de la littérature.

Portrait de Numerosix

De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 14H40 | 05/01/2008 | Permalien

BASSE-TERRE (AFP) - François Fillon a profité vendredi de son premier déplacement en 2008 pour réaffirmer son autorité sur le gouvernement, au lendemain de l'annonce de l'évaluation des ministres.
« Il ne s'agit évidemment pas de noter les ministres, on n'est pas à l'école », a-t-il expliqué : « Il s'agit d'évaluer les politiques pour, le cas échéant, redresser la situation quand un engagement n'est pas tenu ».

Les entretiens à Matignon avec chaque ministre serviront à identifier des « blocages » éventuels, voire à « apporter aux ministres des instruments, des outils pour les aider à réaliser leurs objectifs ».

Il a oublié de parler des « synergie » et de « kits » pour accompagner les « outils » .

C'est du langage de Chef des ventes . Le pire de la betise manageriale sans imagination qu'on subit dans le privé ! On se croirait dans « Camera Café »

Ils accomplissent les reves de Raffarin ..

Portrait de GRASSET

De GRASSET

actif | 15H15 | 05/01/2008 | Permalien

Et pourquoi pas un bulletin scolaire sur Sarkosy ?
N'aurons - nous le droit de porter appréciation que dans 5 ans ?
A tout le moins, on pourrait s'offrir une bonne tranche de rire, surtout s'il y a une case comportement…

Portrait de Euphrasie

De Euphrasie

15H43 | 05/01/2008 | Permalien

Moi, ce qui me choque le plus, c'est de penser qu'un ministre comme Brice Hortefeux, ministre de l'INTEGRATION, obtiendra une meilleure note s'il expluse plus. Preuve incontestée que le quantitatif ne pourra absolument pas suffire à l'évalutation du gouvernement.

Portrait de xedos9

à Euphrasie Portrait de Euphrasie De xedos9

22H57 | 05/01/2008 | Permalien

hortefeux un ancien de l'extreme droite de la bande a devedjian il jouie sur les chiffres de renvoie c'est plutot lui qui devrait etre renvoye …

Portrait de C. Creseveur

De C. Creseveur

Ca pourrait bien être ça! | 17H33 | 05/01/2008 | Permalien

Dire que l'évaluation des ministres est une bonne chose revient à se féliciter de la découverte de l'eau tiède !

Les ministres ont toujours été évalués dans leur action, que ce soit d'une part par le parlement devant lequel ils doivent répondre, ou d'autre part par le chef du gouvernement et le chef de l'Etat.
Si un ministre déraille il est normalement démis de ses fonctions.

Aussi dire qu'il « faut évidemment une culture du résultat » est aussi un non sens parfait pour ce qui concerne la chose publique. Cette idée issue du medef et que l'on répand allègrement est d'une totale démagogie.
Car comment pouvez-vous quantifier efficacement, par exemple, le résultat d'un ministre de la culture ?
On nous propose le nombre d'entrée en salle ! Formidable ! Cela signifierait donc une nationalisation de la production et de la distribution afin de se garantir une efficacité du résultat (parce que certains producteurs sournois seraient fichus de réaliser des mauvais films afin de faire chuter le gouvernement, non ? ).

Pour le ministre de l'intérieur on nous propose le nombre d'expulsion ! Formidable ! La police nationale va donc expulser à tour de bras (mais là il ne s'agit plus de spéculation ! D'ailleurs ne devrait-on pas songer à le renommer « ministre de l'épuration » puisqu'on prétend désormais à la franchise ? ).

Enfin je voudrais signaler que le privé dont vient cette « culture du résultat », pourrait commencer par se l'appliquer à soi-même : il est plus que choquant de voir des grands patrons, dont la gestion piètre conduit à des licenciements massifs etc., bénéficier de splendides conditions financières tels que MM. Lagardère et Forgeard, et j'en passe.

Portrait de Avril

De Avril

17H43 | 05/01/2008 | Permalien

- Dans cette nouvelle disposition des rôles à la tête de l'Etat, cela ne dé-responsabilise t-il pas le Président de la République, qui, on le constate, prend les décisions ?
- les ministres ne sont-il pas déjà jugé sur leurs résultats ?
- pourquoi confier l'évaluation à une agence d'audit ?
- les critères d'évaluation ne doivent-ils pas être soumis à un contrôle parlementaire ?
- un Etat doit-il être une entreprise ?
- cela ne permet-il pas uniquement le court-terme, comme dans toute logique boursière ?
- cela ne professionnalise t-il pas les ministres ? est-ce un métier ?
- cela ne change t-il pas le statut d'un ministre : employé plutôt que serviteur de l'Etat ?
etc etc

C'est de la poudre aux yeux. Un gimmick libéral de plus, un message moral pour une doctrine qui en manque beaucoup, à destination du troupeau pour lui faire croire que les règles sont les mêmes pour tous.

De toute façon, Sarkozy gardera et jettera au final ceux qu'il souhaite. En doutez-vous ?

Portrait de G_Remy

De G_Remy

18H46 | 05/01/2008 | Permalien

Article très intéréssant, et pourtant… Je suis totalement en désaccord !
Cette pratique est fortement inspiré de ce qui s'est passé en Angleterre sous Le gouvernement travailliste.
L'angleterre de Tony Blair fait l'admiration de la droite française. Nous avons vu Monsieur Nicolas Sarkozy rendre visite au premier ministre de Grande Bretagne pendant la campagne éléctorale , et nous savons qu'il y plus d'atomes crochus entre ces deux personnes qu'avec les socialistes français.
La décision de Monsieur Nicolas Sarkozy de noter les ministres de sont gouvernement, même si elle rompt avec la gouvernance à la française, n'est donc pas totalement une surprise.
Certains, comme la député Nadine Morano, se sont empressé de justifié l'utilisation de ce type de méthode en employant des arguments vulgaires et de prétendu bon sens : « Pourquoi les ministres seraient-ils les seuls à ne pas faire l'objet d'évaluation ? ».
Puisque l'Angleterre de Tony Blair, est un « modèle » bien réel, et que nous avons suffisament de recul, pourquoi ne pas l'examiner de plus près, et tirer des conclusions intéressantes pour la politique française ?
Les média ont traité cette question de manière anecdotique, mais les conséquences d'une telle politique sont, je trouve, potentiellement graves.
En Angleterre c'est toute les administration publiques et pas seulement le gouvernement qui fait l'objet d'une évaluation, et a des ojectifs à remplir (« targets »).
Ce type de politique débute avec John Major, mais ne prend réellement son essor que sous la présidence de Tony Blair, et sera appliqué à tous les secteurs du service public. Le but de ces réformes, étaient de remettre l'administration au service du public et non plus des bureaucrates, améliorer l'efficacité des services publics, diminuer les coûts en réduisant la bureaucratie inutile, remotiver les fonctionnaires, qui ne seront plus des exécutants serviles, mais des individus responsables.
La méthode ? les fameux « tagets » (objectifs).
Les fonctionnaires négocient en début de période des objectifs chiffrés avec leur direction, puis utilisent librement tous les moyens nécessaires pour réaliser ces objectifs.
Ce type de réforme débute dans le « National Health Service » (NHS), pour s'étendre ensuite à l'ensemble des services de l'Etat Britannique.
Et le résultat fut absolument dramatique.
Etant absolument obligé de remplir leurs objectifs sous peine de sanctions, les différentes administrations sont passés maître dans l'art de truquer, détourner, fausser l'évaluation des « targets », avec pour résultat de rendres ces statistiques totalement vide de sens. En retour, plus de contrôles ont été institués, et un temps plus grand est consacré aux tâches administratives liées à la collectes de données, au détriment du service public.
Cette experience est pour moi une illustration parfaite de la « loi de Goodhart » : chaque fois qu'un gouvernement utilise un indicateur comme objectif , celui-ci perd toute utilité.
Ce qui s'est passé en Grande-Bretagne a lieu en France même à une échelle réduite et ne manquera pas de se reproduire avec plus de force si le gouvernement institutionnalise ce type de pratique.
Quand le gouvernement instaure un quota de reconduction à la frontière, et n'arrive pas à atteindre ses objectifs, il expulse des roms (pourtant citoyens européens), qui reviennent en France pour être à nouveau expulsé, comptant ainsi deux fois dans les statistiques.
Quand le gouvernement veut diminuer le chômage, l'ANPE et les ASSEDICS utilisent toutes les formes de pression pour décourager les chômeurs de rester inscrits.
La ministre de la culture sera noté sur la fréquentation des musées, dit-on. Gageons que demain, on embrigadera les enfants des écoles pour augmenter artificiellement le nombre de visiteurs.
Sous peine d'être sactionné, l'Administration française utilisera toute son ingéniosité pour remplir ses « targets », et le gouvernement exposera triomphalement, comme preuve de l'efficacité de sa politique des chiffres qui n'auront pas plus de sens que ceux du GOSPLAN.

Je conseille aux lecteurs de Rue 89 qui comprennent l'anglais (Un Anglais niveau Bac me paraît suffisant) de voir le documentaire d'Adam Curtis « The Trap », qui traite entre autre de cette question. (disponible sur le net, mais je ne sais pas si c'est très légal…)

Portrait de Jean-Baptiste

à G_Remy Portrait de G_Remy De Jean-Baptiste

Projets entre marketing, éditorial ... | 22H57 | 06/01/2008 | Permalien

En meme temps on semble beaucoup être revenu de cette culture du chiffre et des « targets » au Royame Uni.
En tout cas c'est l'impression que j'ai gardé de mes trois ans passés à Londres.

On peux trouver the trap sur http://adamcurtistrap.blogspot.com/

Portrait de Christobal Colon

De Christobal Colon

Scandalisé à 999% | 19H05 | 05/01/2008 | Permalien

Poudre aux yeux et tactique : 2007-2012.

Grande Cuvée. Grand stock.
60 millions de consommateurs ciblés.

Moi j'ai marqué « Pas de pub, merci ! » sur ma boîte aux lettres…

Portrait de lioe

De lioe

berlin | 21H25 | 05/01/2008 | Permalien

A priori l idee d une evaluation des Ministre n est pas choquante je la trouve meme interressante.
Mais il est quand mem necessaire de se poser quelques questions.D abord pourquoi avoir choisi cette societe d audit dont on ne sait rien ou presque, et surtout dans quelles conditions ont ils eu ce contrat.
Ensuite de quels façon sont determines les oblectfs des ministres. ? Les citoyens auront ils acces a ces objctifs et aux « notes » ?
Comment peut on determiner des objectifs pour un ministre de la sante,des affaires sociales,affaires etrangeres etc… ?
Ce que je crois, c est que depuis l election de Sarkosy, et la quasi-disparition de la fonction de ministre son entourage a trouve la combine pour avoir ces fusibles qui lui manquait

Portrait de expat

De expat

21H29 | 05/01/2008 | Permalien

Monsieur Sarkozy n'a pas besoin de chercher ou de payer des auditeurs, il a deja les 60 ? millions d'habitants de la France (pour ce genre de chose les non-citoyens devraient voter, par contre les francais vivant a l'etranger devraient etre dispenses).

Une excellente idee, chaque annee un vote, on le garde (lui et sa politique) ou on le jette lui et sa politique.

La democratie c'est ca, le peuple decide !

Ca permettrait d'echapper aux 65 annees de cotisation pour la retraite (sauf pour les elus a tous les niveaux) et de faire baisser le train de vie et le salaire presidentiel ridicule de notre famille royale a lui tout seul ! Ca permettrait aussi d'eviter que tout le poid de la fiscalite ne finisse sur le dos des smicards !

Portrait de xedos9

De xedos9

22H49 | 05/01/2008 | Permalien

evaluation de sarko :

Il se trouve que j'étais membre du jury qui a fait passer les épreuves du bac B à notre futur président au lycée Molière (Paris XVIe) en 1973 :

les notes d'écrit du candidat n° 18917 étaient tellement médiocres (7/20 en français, 8/20 en mathématiques, 9/20 en philosophie…) qu'il lui a fallu passer l'oral pour être reçu sans mention.

Sans doute était-il déjà doué pour faire croire à son interlocuteur qu'il se levait tôt, ou qu'il était une victime de Mai 68…

Jean-Bernard Gonzalez, professeur retraité

Portrait de Pascal Riché

à xedos9 Portrait de xedos9 De Pascal Riché

Rue89 | 01H21 | 06/01/2008 | Permalien

Portrait de xedos9

De xedos9

22H52 | 05/01/2008 | Permalien

cette histoire d'evaluation ça ne vous rappel pas ce qui se passe dans la secte de la scientologie ?
sur les sites de sciento vous pouvez verifier et sur le site « deconstruire babylone sectes »

Portrait de kila

De kila

09H50 | 06/01/2008 | Permalien

Il me semble que cette mesure d évaluation du gouvernement est,comme toutes les mesures de Nicolas sarkosy : de la poudre aux yeux…
En effet,notre president a besoin de relégitimer son pouvoir (aprés les mouvements sociaux tant étoufé,les nombreux tumultes de sa vie privée tant médiatisés et sa popularité en baisse…).
Ainsi par cette grotesque accrobatie faisant appel à un cabinet plus que crapuleu,sous des critères plus que scabreux,il va nous balancer sur toutes les chaines de télés que son gouvernement est sain,concurent et encore plus productif qu auparavant… ? ! ?

J ai envie de dire que le gouvernement nous l a met bien correcte et qu il faut ouvrir les yeux et arreter de gober toutes ces reformes ; plus encore,la facon dont le systeme essaye de nous faire legitimer des politiques à des fins purement économique ! !

Portrait de Courageux anonyme

De Alabama

11H36 | 06/01/2008 | Permalien

Comment va être évalué le ministre Laporte ? Parce que lui, il a quelques casseroles aux fesses et d'après l'hebdo Marianne, le procureur qui instruira son affaire serait Mme MONTAGNE, son nom de jeune fille, l'épouse du directeur de cabinet de notre Bernard, un certain Hugues MOUTOUH .
 » En guise de cadeau de Noël, Rachida DATI a très discrètement offert au secrétaire d'état chargé des sports, un magistrat très averti pour veiller à ce que ses ennuis judiciaires soient mis en sourdine. »
Elle est pas belle la vie ?

Nomination d'un repris de justice comme secrétaire général du ministère de l'immigration

Le conseil des ministres du 3 janvier vient de valider la nomination de Patrick Stefanini, 54 ans, comme secrétaire général du ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du codéveloppement.

Proche d'Alain Juppé, il a occupé un emploi fictif d'inspecteur général des comptes à la mairie de Paris. Poursuivi pour « recel de prise illégale d'intérêts », il a été condamné 2004 à 12 mois de prison avec sursis. Enarque, Patrick Stefanini a été en 1986 comme chef de cabinet du ministre délégué à la sécurité. De 1991 à 1997, il a été un des principaux adjoints d'Alain Juppé.

prochoix news

Portrait de sefero49

De sefero49

Soldat mugissant | 11H38 | 06/01/2008 | Permalien

Combien, cet audit ? ? ? et qui va le payer ? ? ?
Si Monsieur Sarkozy est prêt à payer de sa poche, alors je suis d'accord.
Au fait c'est peut être pour ça qu'il a demandé une augmentation….
Qu'en pensez vous ? ?

Portrait de LeGlaude

De LeGlaude

14H23 | 06/01/2008 | Permalien

Il y a une certaine coherence de la ligne dans cette idee de faire apprecier les ministres , je m'explique.

Certaines techniques regulierement employees dans les entreprises pour mobiliser les troupes ont ete utilisees pendant la campagne presidentielle :

Grands meetings avec force demonstrations, graphiques analyse concurrentielles etc etc..si bien, que bon gre malgre les troupes sortaient gonflees a bloc pretes a affronter les marches.

Une campagne presidentielle assez classique pour l'electorat americain , fraiche et nouvelle pour les Francais .. un candidat moderne ! youpii ! Enfin un changement d'air.

Les equipes a tous les echelons se voient fixer des objectifs de resultats ( forecasting) avec une verification reguliere (reporting) de la situation par rapport a ces forecasts …

Entre parenthese un des moyens de baisser les salaires et de donner des objectifs inatteignables

Donc dans cette continuite de modernite , un petit coup d'appreciation par un cabinet externe ca fait encore tres moderne , les gens trouvent ca bien .

Au passage un patron recoit aussi des objectifs de la part de ses actionnaires et se fait debarquer si ils ne sont pas atteints , tout du moins aux etats unis , en France cela reste a venir.

Pour le moment notre PDG National doit tenir ses objectifs par rapport a ses actionnaires , Bouigues , Bollore Medef etc..

les tiendra t'il encore longtemps ?

Portrait de bouyeros

De bouyeros

médecin | 14H34 | 06/01/2008 | Permalien

Qui évalue les « évaluateurs » ?
Pourquoi payer tant de gens à évaluer les autres ?
Pourquoi vouloir infantiliser la population ?
Pourquoi payer des médecins à évaluer leurs collègues alors qu'il faut plusieurs mois pour avoir un rdv ?
Athée, j'ai confiance en l'Homme et cette politique systématique d'évaluation des autres me semble une régression de la civilisation chère à notre président.

Portrait de chrisseattle

De chrisseattle

23H27 | 06/01/2008 | Permalien

Faisons des economies, supprimons le premier ministre et son gouvernement et laissons le conseil d'audits au solde du MEDEF gouverner la France. Ca ne changera pas grand chose dans l'orientation de la politique de Sarkozy et ca le rapprochera d'avantage de son ami Bush.
Desolant de voir le prive remplacer les electeurs, c'est la privatisation de la democratie, cela s'appelle l'oligarchie.

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