
Sexe, drogue, bidonnages : journal d'un auteur du Lonely Planet
» Est-ce que les écrivains de voyage vont en enfer ? » La semaine prochaine, l'Américain Thomas Kohnstamm publie un livre ( » Do travel writers go to hell ? » ) dans lequel il raconte ses misères et mini-bidonnages à l'époque où il travaillait pour les guides de voyage Lonely Planet. Il y a deux ans, le journaliste français Baudouin Eschapasse fouillait les coulisses du Guide du Routard dans un livre, » Enquête sur un guide de voyages dont on doit taire le nom » , pour lequel il dit avoir rencontré une quarantaine d'enquêteurs du fameux guide. Nous lui avons demandé de réagir à plusieurs éléments déjà connus du livre de Thomas Kohnstamm.

Thomas Konstamm dit qu'il n'est pas allé en Colombie parce qu'il n'avait pas assez de budget et qu'il a recueilli ses informations d'une stagiaire du consulat avec qui il sortait, et qu'il a écrit ce guide de San Francisco. (Le Lonely Planet a depuis répondu que Konstamm participait à la partie histoire du guide et n'était pas supposé aller sur place).
Au Routard, ce ne serait pas envisageable, dans la mesure où le voyage
de chaque enquêteur est organisé par la direction des guides qui
réserve, elle-même, les billets d'avion. Au Lonely Planet, ce n'est pas
pareil, chaque enquêteur se débrouille par lui-même pour organiser son
trip. On lui donne juste une somme forfaitaire (d'ailleurs supérieure à
celle du routard) et on lui dit de se débrouiller. Au Routard, il y a
moins de place pour l'improvisation. Tout est planifié. Ce qui
n'empêche pas, cependant, les guides de cette collection d'écrire
parfois sur des établissements qu'ils n'ont pas testés. Un exemple ? Au
Maroc, ils avaient dit qu'un hôtel avait une super belle piscine alors
que les travaux n'avaient jamais été finis…
Avant de se plaindre d'avoir été cité hors-contexte, Thomas Konstamm a dit en interview avoir repris des informations d'autres publications.
C'est exactement ce que fait le Routard. Ils ont pour leur travail un document, la bible des enquêteurs, qui résume les techniques d'enquête et d'écriture. C'est écrit noir sur blanc ; le premier conseil qu'on donne c'est d'acheter tous les guides sur la destination.
Thomas Konstamm dit qu'il était tellement pauvre qu'il partageait son appart avec une prostituée brésilienne, qu'il devait dealer de l'ectasy parce que l'argent qu'il avait reçu du Lonely Planet couvrait juste son billet d'avion.
A mon avis, il faut faire la part du côté romanesque du bonhomme. C'est
un écrivain Thomas Kohnstamm… Mais les auteurs de guide sont pauvres,
c'est sûr. Et ils sont moins bien payés au Routard qu'au Lonely Planet
d'après ceux qui ont bossé pour les deux. Au Routard, ils sont payés à
la journée d'enquête, pour des missions de quinze jours : c'est pour ça
qu'ils ne peuvent pas tester toutes les adresses. Alors qu'au Lonely
les missions durent deux mois.
D'après le communiqué de presse, il raconte qu'une serveuse de restau lui a proposé de revenir après minuit et qu'il a couché avec elle sur une table du restau. Sa critique décrivait le restaurant comme une » heureuse surprise » et complimentait » le sympathique service à table » .
Je n'ai pas entendu d'exemples aussi salaces au Routard. Mais un des traits qui a fait leur réputation c'est l'humour. Ils aiment mettre des blagues et ils ont aussi des enquêteurs super dragueurs. Certains se vantent aussi de leurs exploits. Là-dessus, j'imagine que c'est Routard, Lonely Planet, même combat.
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De psyche
Agitateur d'inconscience | 19H03 | 14/04/2008 |
Bonsoir à tous,
Vous croyez qu'ils ont aussi « pompé » des infos bidons auprès de « Malko Linge » ou de « son père » G de Villiers ! ?
http://www.sasmalko.com/
De jicece
19H33 | 14/04/2008 |
le meilleur guide de voyage que j'ai jamais lu est sur « La Molvanie, le pays que s'il existait pas, il faudrait l'inventer ». Toutes les informations y semblent crédibles et ses auteurs n'hésitent pas à donner des infos, même négatives parfois… c'est à dire presque tout le temps ; -)
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 20H12 | 14/04/2008 |
Ah la Norvège et ses corridas ,son peuple accueillant qui danse si bien la bourrée auvergnate !
Comment ne pas se sentir dépaysé à partager un canard laqué dans la chaleur d'une yourte après une chasse au gnou !
Traverser le désert de sable noir coralien, et regarder le soleil s'endormir derrière le pain de sucre .
Que de souvenirs ….
à Charles Mouloud
De jac le rat
aventurier | 22H14 | 14/04/2008 |
Et les crêpes farcies au ket-chup, à San-Francisco !
Et les Mac-do-sardines, à la Pointe du Raz !
Nostalgie, Charles, nostalgie ! Ah, le voyage !
à jac le rat
De MAGENTA
Pesteux génétique | 22H39 | 14/04/2008 |
Passé 21 H ,ils devraient faire des test d'alcoolémies sur rue 89 pour certains riverains ,je ne cite pas de nom pour ne pas dire du mal du Rat et du Mouloud .
à MAGENTA
De jac le rat
aventurier | 22H53 | 14/04/2008 |
Rien que d'la tisane et du yaourt, MAGENTA !
à jac le rat
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 06H39 | 15/04/2008 |
..et des gateaux ..le Guide du Routard donne toujours les adresses ou on peut trouver les meilleurs gateaux ..
10 ans d » age mental , le GRD ..
à jac le rat
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 06H42 | 15/04/2008 |
Attention , les gars . le Guide du Routard ,la Police et votre maman vous le disent : la drogue c'est mal ..
Et un joint vous mènera toujours en prison pour 33 ans avec des chaines au pied ..
Meme dans l » Orissa , état de l » Inde ou le haschisch est autorisé , quand on lit le guide du Routard …
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 20H30 | 14/04/2008 |
Recette pour faire un guide (Lonely ou Routard, selon que vous préférez rencontrer des franchouillards ou des californiens - allez, au hasard puisque Charles Mouloud nous fait rêver avec un pain de sucre assaisoné aux banderilles de Séville, Rio) : lisez les autres guides, allez à l'office du tourisme, prenez toutes les brochures, faites une synthèse, un mojito et bingo !
On va pas s'en plaindre, ça permet au berger de bien garder ses hordes de photographes. Et puis, c'est quand même utile d'avoir les horaires d'ouverture des musées, quand on veut faire un peu de tourisme, du vrai, vous savez, celui qui ne se contente pas d'aller boire des coups dans des tavernes infectes et joyeuses !
De le nouveau courageux anonyme
21H25 | 14/04/2008 |
Je voyage énormément depuis près de trente ans : des régions parfois difficiles d'accès et pourtant je ne me suis jamais trouvé en rade en utilisant le Lonely Planet. Moins d'humour mais des renseignements efficaces, tant sur le moyens de transport, les coûts, parfois même les horaires dans des régions aussi reculées que le Xingjang il y a dix ans où la traversée des himalayas à partir du Pakistan en passant par les zones tribales.
En comparaison, je considère le routard comme une catastrophe : non seulement il manque cruellement de précision mais, de plus, il « pourrit » tout ce qu'il touche : maintenant, à l'étranger, il me suffit de voir la fameuse étiquette sur une devanture pour savoir que je n'y mettrai jamais les pieds : pour autant que l'information date de l'année dernière, il y a de grandes chances que ce soit devenu une infâme gargotte.
De MèreEvé
témoin | 22H27 | 14/04/2008 |
En attendant, pour les destinations « non-touristiques », comme les deux Congo, par exemple, j'ai beaucoup cherché et trouvé… chez Jeune Afrique ! Enfin, aux Editions du Jaguar, c'est-à-dire la section livres. Magnifiques publi-rédactionnels, richement illustrés, je les ai trouvés seulement après mon voyage ; ça donne si envie d'explorer les pays, mais comment faire quand les routes ne sont pas praticables ? et les vols intérieurs en Antonov des 70s vous font croire que vous êtes dans un épisode de Star Trek !
Mais bon, ces guides ont au moins le mérite d'exister.
De magic.marmelade
22H46 | 14/04/2008 |
Ne pas oublier que ces guides peuvent aussi très bien servir en les utilisant en négatif. Aucune mention sur cette ville là, allez, il y aura peut être une chance de ne pas croiser des hordes de randonneurs équipes tout « quechua ». Et ça marche ! Je remercie les guides de tracer des autoroutes du tourisme, qui sont très faciles a éviter, souvent une seule rencontre avec quelqu'un de la région vous en apprend beaucoup sur ce que les guides ne disent pas.
Ces guides sont un combat perdu pour moi, faire de la publicité pour des endroits recules et tellement typiques, imprimes a plusieurs milliers d'exemplaires, c'est signe leur arrêt de mort.
Alors, que ceux qui écrivent les guides ne soient en rien objectifs, ni compétents, cela est d'autant mieux pour tous ces endroits incroyables sur la planète qu'ils ne tient qu'a vous, avec un peu de temps et de patience de trouver…
De compte supprimé 24
| 00H12 | 15/04/2008 |
Histoire vécue¹ :
Début des années 80, je suis dans l'avion vers Katmandou via Delhi avec un groupe de trek. Sur le siège d'à-côté, y a un type qui me dit quelque chose. C'est Philippe Gloaguen du Routard, qui n'était pas encore usine à gaz. On sympathise et il me demande ce que je pense de son guide sur l'Inde. Je lui dis que c'est n'importe quoi (ils recommandaient chaudement la pension de madame Colaço, le pire nid de junkies du sous-continent, par exemple, d'un bout à l'autre, avec un commentaire d'une connerie insultante pour les Indiens). Il fait gloup mais embraye en me demandant si ça me brancherait pas de lui filer des tuyaux sur les treks au Népal. J'y dis que oui, combien tu payes ?
Rien. La gloire de voir mon nom au générique, et puis si tu dis que c'est pour le Routard, tu payeras pas ta piaule ni tes repas. Je l'ai envoyé se faire mettre ; il m'a tiré la gueule jusqu'au bout. On s'est jamais revus.
L'an dernier, j'ai lu l'édition 2006 sur place. C'est nettement mieux fichu, mais c'est toujours aussi affligeant dans l'esprit. Le Lonely Planet est cent mille fois meilleur. Après, pour le coup du bouquin, je comprends le gars : j'aurais fait nettement pire, si j'avais pu. C'est des chacals.
Pour les agences de voyages, c'est pareil : quand t'es accompagnateur et que tu fais une « reconnaissance » pour un nouveau circuit, c'est tout juste si tu es défrayé. Pas de fiche de paye, que dalle. Après, ils font leur blé sur ton dos. Faut s'estimer heureux de voyager à l'œil.
Exercer un métier-passion, c'est se prendre tout le ressentiment des « rampants » en pleine gueule, tout le temps.
Hôtesse de l'air, métier de rêve…
***
1 : Et vous criez en chœur : Oh non ! Pas ça ! : -(
De lenain
00H38 | 15/04/2008 |
J'ai pas mal voyage,y compris dans des coins pas forcement « faciles », et j'ai eu l'occasion d'etablir un petit comparatif des guides de voyages :
- je prefere tres nettement les Lonely Planet aux Routards : je trouve les routards moins fouilles, moins precis, et je n'apprecie pas du tout leur humour (bien evidemment, c'est un element tout a fait personnel). Les LP sont de maniere generale assez precis (sauf les plans, frequemment faux, mais peu utiles de toute facon dans 98% des villes hors pays developpes), et les aspects pratiques tres bien traites.
- Voyager avec un LP/Rough Guide en anglais permet de l'echanger/revendre facilement, et de ne pas passer tout son temps avec des francais (qui vous reperent au guide).
- Je trouve les Rough Guides peu lisibles (meme defaut que les routards), mais on parvient parfois a echapper aux endroits listes dans le LP.
Malgre tout cela, le plus important a mon avis est qu'au sein d'une meme collection, il y a une tres grande variabilite : un guide sera « bon », un autre « mauvais », ca depend des auteurs et du public vise (et si vous faites partie de ce public). Par exemple, un Lonely Planet Thailande (vacances en famille ou fete/drogue - il y a meme le prix d'un policier sur une des iles-), un Lonely Planet Turquie(vous voyagez nantis, les solutions moins cheres ne sont meme pas mentionnees) et un Lonely Planet Pakistan (votre budget est de 3 euros par jour max) n'ont absolument rien a voir.
De la meme maniere, la « bible jaune » (South East Asia on a Shoestring/Lonely Planet) est de mon point de vue un excellent bouquin (il y a le strict minimum, les passages de frontieres (important ca) et apres on se debrouille, on parle, on pose des questions), que j'ai entendu se faire descendre en flamme par d'autres touristes parce que tres insuffisant (« meme pas un restaurant n'est liste »)
En bref, avant d'acheter tel ou tel guide a cause de la collection, feuilletez le, et comparez…
à lenain
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 11H30 | 15/04/2008 |
Ca me rappelle le LP « South America », pour Brasilia la pension la moins chère devait être dans les 40 dollars. Heureusement que les taxis de la gare en connaissent des moins chères (c'est pas compliqués, à Brasilia tous les hôtels sont dans le même quartier) !
Mais comme le dit un riverain, ces guides sont très utiles, en négatif !
De peps
04H24 | 15/04/2008 |
Pour mieux l'achever…
Directeur d'un établissement au Brésil à Belém, j'attendais impatiemment que le nom de l'un de mes prédécesseurs disparaisse des éditions du Routard.
ça sera chose faite en 2009 car l'un de leurs correspondants vient de repasser en coup de vent, 9 ans après !
Et on ose encore appeler ça un guide de voyage ?
Alors surtout n'hésitez pas, en France ou à l'étranger, à passer votre chemin si vous croisez ce petit livre, car il n'y a rien à voir.
De borneo oui-europe.over-blog.com
07H50 | 15/04/2008 |
après avoir constaté la sélection assez naze du routard, j'ai repéré que des établissements de même gamme mais bien supérieurs portaient le logo d'un guide allemand.
C'est désormais à celui-çi que je fais confiance malgré une langue que je ne maitrise guére !
à borneo oui-europe.over-blog.com
De Photine
15H59 | 15/04/2008 |
Et c'est quoi, le nom de ces guides ? ? ? ?
De le soudanais
ici et là | 08H09 | 15/04/2008 |
Je rejoins un grand nombre de commentaires, l'article est un peu léger, et le titre un peu trop raccoleur à mon goût. Le monde des guides de voyage est suffisamment intriguant pour donner matière à un papier de fond en se servant de l'histoire bidon de ce mec qui n'a guère d'amour propre ni de crédibilité d'ailleurs.
J'ai bossé pour un guide français qui n'est pas le routard, mais ayant pas mal bourlingué j'ai croisé pas mal de monde qui à un moment ou un autre de leur vie ont bossé pour une des principales compagnies du secteur : LP, le routard, le petit futé, the rough guide, LP et let's go principalement.
Déjà il faut différencier l'écriture ex-nihilo d'un guide et une simple mise à jour. En général un guide est écrit une fois (si, si), mais il est mis à jour tous les ans. Le tarif pour l'auteur n'est pas le même fatalement. En gros de plusieurs dizaines de milliers d'euros pour une création et de 6 mois à 1 an de travail et quelques milliers d'euros, plus billet d'avion (mais pas de défraiement une fois sur place ! ) pour une simple mise à jour qui va demander de 2 à 3 mois de boulot (rédaction inclue) selon le degré d'investissement du rédacteur.
Une mise à jour dépend donc essentiellement de la connaissance et de la motivation du présent rédacteur quant à la destination couverte, comme souvent les guides envoient un mec en Bulgarie parce qu'il connait un peu de russe (véridique ! ), il ne faut pas s'attendre à du grand niveau. J'ai remis à jour le guide d'une ville que je connaissais extrêmement bien, et depuis d'ailleurs les multiples rédacteurs qui se suivent gardent plus de 80% de mon boulot… Ça m'amuse de le feuilleter chaque année lors de sa réédition. Bien souvent les mises à jour sont confiées à des étudiants qui voient là un bon moyen de partir en vacances à moindre cout. Qui pourrait les blâmer ? Un des rares avantages du Petit Futé, c'est l'échange marchandise ou barter, comme y'a de la pub dedans (contrairement à d'autres guides), en tant que rédacteur on est habilité à échanger des espaces contre non de l'argent mais des nuitées ou des repas. Hop un encart à 500 euros, 5 nuits dans votre hôtel, contrat et tout à l'appui c'est une pratique courante dans le monde la publicité. Et tous les guides ont un résumé des techniques d'enquête et d'écriture, vu qu'un grand nombre de rédacteurs ne font ça qu'une seule fois, ça aide.
Je ne connais pas les salaires du routard mais bon vu le système ça doit pas trop payer, alors normal que la qualité en souffre. Bein oui, les droits d'auteurs sont touchés par… les directeurs de publication, pas les auteurs qui ne reçoivent qu'une somme forfaitaire. Gloaguen pour ne pas le nommer touche les droits de TOUS les routards vendus en France, et comme le routard appartient à Hachette, très bon placement à la FNAC, les relais H (oui H pour achette) et tutti quanti… Pour info le même Gloaguen est propriétaire d'une chaine d'hôtels de luxe à Maurice (si ma mémoire est bonne), et bien entendu ces hôtels sont chaudement recommandés par ses guides. Ils oublient juste de mentionner le lien…
Franchement le LP est bien en général, pas d'humour a 2 balles qui navre plus qu'autre chose, des faits et quelques anecdotes, le let's go est fait par des étudiants de Harvard et c'est en général assez sérieux, le rough guide est anglais mais peu être un peu fouilli parfois, le routard c'est le meilleur moyen de tomber sur des français qui ne lisent ni ne parlent l'anglais et qui apprécient l'humour et le ton condescendant du guide…
Le mieux c'est encore de voyager sans guide, parce qu'a force de suivre les recommandations de tous ces guides, on finit avec tous leurs lecteurs à partager la même guesthouse ou casa particulares si typique et loin des sentiers battus !
Et je rejoins un des commentaires, refourguer un Routard ou un petit futé sur la route c'est pas évident vu que les français voyagent très peu, ils partent surtout en vacances.
Un conseil d'article, l'empire du petit futé, totalement méconnu mais leader sur le marché des guides de voyage en Chine et en Russie par exemple…
De JoTak
08H34 | 15/04/2008 |
Après plusieurs voyages en Amérique du sud, j'ai aussi acquis une nette préférence pour LP, qui contient beaucoup moins d'erreurs et qui est plus agréable à lire, avis perso. Ça n'empêche pas que des erreurs, il en contient un petit paquet notamment pour ce qui concerne les régions peu touristiques (on se demande pourquoi ! ). Bref, ayant lu les petites notes en fin de livre, qui encouragent à leur faire part des erreurs que l'on relève lors de nos voyages en échange de recevoir gratuitement un autre livre, plein de bonne volonté et de naïveté je décide de noter scrupuleusement une dizaine d'erreurs factuelles que je relève lors de mon passage dans certains villages andins peu visités. Mais par la suite, strictement aucune réponse au courrier que je leur envoie, pas même un merci, sympa les gars !
Ça m'a un peu refroidit concernant le LP, et pour pratique qu'est ce genre de bouquin, il est rarement indispensable ; du coup, ça me fait un poids de moins dans le sac à dos, désormais.
De patrick114
psychiatre à st anne | 08H36 | 15/04/2008 |
c'est une idée que j'avais tu rentre en contact avec une personne du coin et elle t'envoie des photos et le toutim qui vat avec et rouler jeunesse
De patrick114
psychiatre à st anne | 08H37 | 15/04/2008 |
mine de rien j'voudrais bien gagner un peu de tunes via le net
De adrak
08H46 | 15/04/2008 |
Je trouve aussi que le sujet mériterait d'être plus fouillé, car ce fait divers révèle tout un système.
Je tiens une agence de voyage dans un pays asiatique et je n'ai pas fini de découvrir les dessous du tourisme, cette grande industrie : les touristes apprennent à repérer les magouilles locales, aidés par les guides de voyage, les forums de voyageurs… mais ils ne se doutent pas d'un grand nombre de pratiques habituelles côté réceptif comme côté Tour-Operateur occidental.
De temps en temps je suis contactée par des pseudo-voyageurs qui me demandent un devis pour un voyage sur mesure dans ma destination. Lorsque leurs questions me paraissent curieuses, j'essaye de me renseigner, et plusieurs fois j'avais affaire à un étudiant en tourisme ou un journaliste qui visiblement ne cherchait pas à conclure avec moi, mais juste à me faire faire leur travail, un devoir étudiant ou un pseudo récit de voyage. Ils me faisaient travailler à l'oeil…
J'ai aussi cherché à collaborer comme réceptif pour des agences de voyages françaises, mais j'y ai renoncé : les agences françaises me pousse toujours à baisser les prix que nous leur soumettons, au point de m'obliger soit à ne pas respecter mes engagements et à baisser la qualité de certaines prestations, soit à vendre le voyage presqu'à prix coûtant pour ensuite me rattraper par des commissions dans les boutiques où j'emmènerais les clients, ce que je me refuse à faire. Pourtant certaines de ces agences françaises ne connaissaient rien à la destination et je prenais tout le travail de conception et de réservation à ma charge.
Je ne cherche pas à jeter la pierre aux professionnels du tourisme, puisque j'en fais partie, mais à souligner qu'il y a un énorme malentendu entre professionnels et voyageurs. Ceux-ci attendent trop des professionnels, parce que nous avons tous une vision trop idéalisée du voyage : on est tous nostalgiques d'autrefois, avant que le pays ne devienne bétonné et ne change son ,ode de vie, on préfère tous voyager sans ces hordes de touristes, dont nous faisons pourtant partie…
La conséquence, c'est que les voyageurs exigent l'impossible de leurs voyagistes et de leurs guides de voyage, tout en poussant à la baisse des prix. De leur agence, ils exigent à la fois que tout soit planifié et que beaucoup semble authentique ou improvisé, ce qui est contradictoire. De leurs guides, ils exigent que toutes les informations listées soient parfaites et vraies en permanence, pourtant le monde du tourisme évolue trop vite, ainsi que les prix et les taux de change. Dans un secteur très concurrentiel, les professionnels promettent donc de répondre à ces attentes difficiles à transcrire dans un contrat (l'authenticité, la convivialité, l'échange avec les locaux) contrairement à d'autres exigences comme la propreté et le rapport qualité/prix.
Les touristes refusent de traiter le voyage comme un simple produit de consommation, ce qui est une bonne chose. Mais dans leur critiques après-coup, ils raisonnent parfois en simples consommateurs qui se sentent floués. Ces critiques ne sont pas les plus constructives. Je pense qu'Internet (qui a déjà bouleversé le tourisme) est une excellente opportunité pour ouvrir le dialogue entre professionnels et voyageurs, avec des sites participatifs par exemple.
De GASTAUD
photographe | 10H00 | 15/04/2008 |
Inutile d'aller à l'autre bout du monde, pour prendre conscience que la réputation du Guide du Routard est largement surfaite !
J'avais acheté le Guide du Routard qui concerne Biarritz ainsi que l'autre côté de la frontière espagnole San Sebastien. A Biarritz l'hôtel avait bien changé, l'accueil du patron n'était plus du tout aussi sympathique que le guide le disait et qui nous avait appliqué le tarif pleine saison alors que nous étions fin octobre-début novembre. Quant à San Sebastien, l'office du tourisme avait changé d'adresse depuis 4-5 ans. Ce ne sont que deux exemples. La liste est plus longue.
A mon retour j'ai envoyé un courriel au Guide du Routard, j'attends encore leur réponse !
à GASTAUD
De marie 75
3563
10H10 | 15/04/2008 |
tu n'avais pas dû envcoyer un timbre pour la réponse…
Ces guides ? ? ?
Du fric à ramasser, pour les éditeurs. Pour ceux qui écrivent ? Pas grand chose !
Ce sont des produits ! ! ! ! !
à marie 75
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 10H23 | 15/04/2008 |
Ils ont lancé pour les lecteurs un concours de « bon plan », une fois et le premier prix de recompense , c'etait « avoir l » insigne honneur de visiter les locaux du Guide du Routard en compagnie du chef , philippe Gloagen et de baiser son anneau »
Je vous jure que c'est vrai ( a part le coup de l » anneau) .
Ils se prend pour qui , ce mec ? ? ? ! ! !
à Numerosix
De compte supprimé 24
| 10H53 | 15/04/2008 |
« Ils se prend pour qui , ce mec ? ? ? ! ! ! »
Il se prend pas : il prend.
De jipé71
14H09 | 15/04/2008 |
@obooble : heu, il n'y a pas de GdR sur le Costa Rica… Comment as-tu pu rencontrer un enquêteur du Routard là-bas et juger qu'il n'a pas fait son boulot ? Mystère… Y'a pas que les guides de voyage qui sont pipeau, les remarques des lecteurs de Rue 89 le sont aussi.
De patrick114
psychiatre à st anne | 14H12 | 15/04/2008 |
et pour la france bling bling c'est par là
http://www.attractiveworld.net/
De DGbelz
08H51 | 18/04/2008 |
Bon, je reviens juste de voyage (avec et pour le Routard, car oui, je suis enquêteur au GDR depuis de nombreuses années et je n'en ai pas honte, bien au contraire ! ! ! ).
On entend un peu tout et n'importe quoi sur les guides de voyage, pour la simple et bonne raison que chaque enquêteur, chaque pays, chaque période de voyage possède ses spécificités.
D'abord, ce type du Lonely Planet qui admet avoir fait un boulot de m***** et qui ensuite fait un bouquin dessus (faut bien gagner sa vie, car ça m'étonnerait qu'il ait gardé son travail ^^) ça me fait bien rigoler… On n'a pas idée de cracher dans la soupe comme ça… Si j'avais agi comme lui je me serais fait tout petit !
Ensuite, un guide est actualisé à chaque fois par une personne différente, ce qui permet d'apporter des corrections au fur et à mesure, de compléter… et puis, sans vouloir offense personne, il y a des gens qui bossent mieux que d'autres. Et comme dans toutes les entreprises il y en a qui se facilitent la tâche ou qui profitent.
Je peux vous dire que je fais des journées de 12 à 15 heures tous les jours sur des périodes de 2 à 3 semaines, et que les 3/4 du texte passent à la moulinette à chaque fois. Je vois TOUTES les adresses sauf celles qui sont fermées ou en vacances etc. Je peux encore vous dire que je ne me suis JAMAIS fait inviter à dormir et que je n'ai jamais écrit autrement qu'en mon âme et conscience. Nous avons le budget suffisant pour payer toutes nos factures, et je peux le prouver sans souci, d'ailleurs je me préparais à rédiger ma note de frais avant de tomber sur cet article ; -)
Ensuite, je n'ai jamais mis une nouvelle adresse sans la tester, sauf - dans des cas très rares - si elle m'avait été conseillée par plusieurs personnes différentes du coin ET qu'il s'agissait d'un petit resto, gargote ou bar sans prétention (genre sandwicherie, pub). Oui, parfois le temps presse. Pas chez vous ?
Enfin, pour répondre à tous ceux qui dénigrent le GDR je peux vous dire que dans plusieurs pays on me dit : vos textes sont bien meilleurs et plus compréhensifs que la plupart des guides anglo-saxons (cela est vrai surtout sur l'Afrique, le Moyen-Orient et l'Europe). Je n'ai rien contre le Lonely Planet et je le trouve assez bon sur l'Asie du sud-est, ou certains pays d'Amérique - en effet, on emmène d'autres guides pour voir ce qu'ils font mais JAMAIS on ne copie quoi que ce soit, d'autant qu'en toute sincérité je pense que notre sélection d'adresses est largement meilleure (surtout en Europe) et plus drastique (le LP indique quasiment toutes les adresses sans trop faire de distinction). Par ailleurs, hier à l'aéroport je feuilletais le Lonely sur la France, où l'on peut lire à peu près tous les stéréotypes les plus débiles et grossiers sur ce que sont censés être les Français (vus par les Anglo-saxons) et ça m'a foutu les nerfs en pelote. Je vous conseille aussi la rubrique Sports où l'on apprend que les 3 clubs les + populaires de rugby actuellement sont Toulouse (OK), Montauban et St-Gaudens. Et ce, je cite, depuis que le Paris St-Germain a déposé le bilan ! ! ! Bon, c'est juste un exemple de fan de rugby mais il y a pire, croyez-moi ! Je vous parle pas de ce que j'ai entendu des enquêteurs du Lonely, qui oeuvrent souvent dans des conditions difficiles et sont forcément obligés de trouver des combines, vu le mode de voyage qu'ils sont contraints d'adopter…
Donc vous voyez, le job peut être bien fait, mais il peut aussi être mal fait. Car il est fait par des HUMAINS.
Pour ma part je crois que je le fais bien et j'y mets beaucoup d'énergie, alors SVP ne schématisez pas et comparez plusieurs guides sur un même pays pour juger sur pièces et ne pas condamner arbitrairement une collection entière. Achetez les bouquins que vous voulez mais sachez qu'il en faut pour tous les goûts, et si le style ne vous plaît pas > un ptit tour chez les grecs ça vous dit ? J'ai dû annuler des voyages (encore récemment pour cause de soubresauts politiques dans le pays en question) et parfois l'actualisation ne peut pas se faire, ou alors dans de mauvaises conditions, alors soyez compréhensifs, je le répète on est humains et - je parle pour beaucoup d'entre nous - on fait de notre mieux pour faire un job propre et utile ! Maintenant pour les dérives de certains, je sais que ça existe, ça me rend dingue, mais c'est à la personne de voir avec sa propre conscience, perso je veux encore pouvoir me regarder dans le miroir alors je mets la gomme et je me peux me vanter d'être 100 % incorruptible, ne serait-ce que par orgueil et amour de l'indépendance.
Allez, j'ai trop parlé, amusez-vous bien… ; -)