
Pourquoi s'embrasse-t-on ? Pas parce que c'est bon
Une étude tout ce qu'il y a de plus sérieuse explore les motivations cachées de cette pratique commune à 90% de l'humanité. 
OK, je vous ai déjà parlé des 237 raisons de faire l'amour répertoriées par l'université du Texas. Mais d'autres universitaires ont, eux, cherché à comprendre les baisers. Un domaine de recherche encore peu exploré, regrette une de ses trois co-auteurs, Susan M. Hughes, du département de psychologie du Albright College dont l'étude comprend pourtant une cinquantaine de références à d'autres recherches sur des thèmes environnant.
Le résultat, publié dans Evolutionary Psychology en octobre dernier, a été repris lundi dans le Washington Post (aux alentours du 14 février, la presse américaine fait le plein d'études scientifico-romantiques : la recherche sur l'orgasme dans le Los Angeles Times, celle sur le colmatage des vieux couples dans le New York Times). Les auteurs de l'étude ont interrogé plus d'un millier d'étudiants de l'université d'Albany (capitale de l'Etat de New York). C'est un biais, concèdent-ils. Vu l'âge de la population de référence, leur travail ne prend pas en compte la fonction du baiser chez les couples mariés. Par ailleurs, préviennent les auteurs, les travaux s'appuient sur du déclaratif plutôt que sur » des observations directes et des manipulations expérimentales » (quel dommage).
En découvrant leurs conclusions, on apprend qu'on s'embrasse dans 90% des cultures humaines. (Les autres ? Ils se soufflent dans la figure, se frottent le visage…) Et que les animaux, au moins les bonobos, s'embrassent aussi avec la langue.
Pourquoi donc s'embrasser ?
Les auteurs de l'étude ont répertorié trois types de raisons pour lesquelles on embrasse.
- 1. Parce que c'est bon.
Non, ça c'est pas vrai, on l'a rajouté pour rire.
- 2. Pour sélectionner son partenaire.
» Au moment d'un baiser, se produit un échange incroyablement riche d'informations, venant de l'attitude, du toucher, ou d'indices chimiques » qui peuvent aider à évaluer le partenaire potentiel. Or la bouche est l'endroit parfait pour une détection maximale d'informations, approuve une chercheuse extérieure à l'étude interrogée par le Washington Post :
» Des gens se sont fait poignarder sans s'en rendre compte, mais le plus léger passage d'une plume sur vos lèvres et vous le sentez intensément. »
Les femmes percevraient mieux ces informations (goût, odeur, informations sur notre état de santé). L'homme pourrait inconsciemment repérer la fertilité de la femme en embrassant. Car, dit l'étude, pendant l'ovulation, la salive de la femme contient des molécules particulières, indicateur de fertilité que les hommes pourraient détecter en embrassant (beaucoup). Mais parce que les hommes détectent toutes ces informations moins bien que les femmes, ils doivent augmenter leur capacité de détection. Ce serait la raison pour laquelle ils sont plus nombreux à dire préférer les baisers » plus » (bouche plus ouverte, plus de salive, plus de langue…).
- 3. Pour » établir un lien »
» Si vous acceptez un baiser, vous prenez le risque d'attraper une maladie » , autrement dit vous vous exposez et vous créez un lien avec la personne. Cette fonction tiendrait, » consciemment ou non » , un rôle d'indicateur de l'état de la relation en quelque sorte et de l'implication ou non du partenaire. Toujours selon la même étude, les hommes éviteraient d'embrasser pendant des relations courtes pour éviter de développer ces liens. Le baiser est aussi un outil de résolution de conflit : « Embrasser en geste de réconciliation s'observe chez d'autres primates. »
- 4. Une stratégie pour augmenter ses chances d'avoir des relations sexuelles.
Les hommes sont plus nombreux (plus de la moitié) que les femmes (15%) à envisager d'avoir des relations sexuelles sans avoir embrassé d'abord. Mais ils le feront probablement parce que, plus que les femmes, ils croient qu'un baiser débouchera sur une relation sexuelle.
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De loller
01H12 | 14/02/2008 |
Digne du 13H de Pernaut ! Manque une approche terroir, pour parachever l'oeuvre.
à loller
De PonG
rationaliste fondamentaliste à Pari... | 09H51 | 14/02/2008 |
Pourquoi, c'est MAL de parler de ça ? Il faut pas ?
à PonG
De loller
16H33 | 14/02/2008 |
Je vois pas l'intérêt, c'est tout.
Parlez-moi de la vache limousine au 13h, ok, mais sur Rue89 je cherche du pertinent, pas des conneries pour midinette.
à loller
De angie
00H16 | 15/02/2008 |
@Ioller bonsoir
d'accord avec Ioller : je ne vois aucun interêt à cet article-j'aurais préféré un bel article sur Henri Salvador qui ne sera passé que 2 jours, et pas en 1er, sur rue 89…
paix à son ame …
à angie
De Claude-le-breton
| 10H17 | 15/02/2008 |
L'un n'empêche pas l'autre. Des artistes de la classe de Henri Salvador ne courent pas les rues, même la Rue89 semble-t-il ! .
Ne boudons pas notre plaisir pour les rares fois que certains commentaires de Rue89 parlent d'amour, ça nous change des commentaires haineux nettement plus fréquents !
De janmach1
01H16 | 14/02/2008 |
c'est quoi ce délire ? on embrasse pour sélectionner l'autre, prendre des risques ou augmenter ses chances de faire l'amour ?
ah, ces américains ! ils connaissent rien à l'érotisme ! ^^ il semble évident que le baiser a pour fonction de produire du plaisir pour soi-même et pour l'autre. certes, on va préférer un partenaire qui embrasse bien, et donc en ce sens on peut dire que le baiser à une fonction de sélection ou de préparation à l'acte sexuel. mais la sélection n'a rien a voir avec la fertilité, c'est avant tout une question d'imaginaire sensitif, je dirais de sensibilité esthétique, si ce n'était pas un pléonasme !
le baiser est un rapport sexuel miniature. il s'agit de tester la capacité de l'autre à nous donner du plaisir, et de tester notre propre capacité à donner du plaisir à l'autre. il s'agit d'exciter, de s'exciter, c'est un préliminaire pour mettre en condition érotique. Mais évidemment il ne suffit pas d'embrasser pour exciter ! il faut embrasser bien. et là est toute la subtilité et tout l'intérêt de la question…
quant à l'idée de prendre un risque, mouais, mais le risque n'est pas tant sanitaire qu'affectif. offrir sa bouche, comme offrir son sexe, c'est révéler à l'autre qu'il vous attire, et c'est donc lui accorder du pouvoir sur vous.
embrasser est aussi dans notre société le « déclic » qui scelle de début d'une relation sentimentale, et voila pourquoi traditionnellement une prostituée n'embrasse pas, et un homme qui cherche une relation de passage sans sentiment y sera réticent.
bref, les études pseudo-scientifiques américaines sur les moeurs font bien rire, en s'imaginant comprendre le comportement humain en faisant abstraction de… l'imaginaire !
à janmach1
De PonG
rationaliste fondamentaliste à Pari... | 09H54 | 14/02/2008 |
>« bref, les études pseudo-scientifiques américaines “
Vous êtes bien sûr de vous. Il faut croire que vos études à vous sont beaucoup, beaucoup plus scientifiques puisqu'elles vous permettent de tirer des conclusions sur lesquelles vous n'avez manifestement aucun doute. Mais je vous avoue que si votre protocole se résume à ‘il semble évident que’, je reste un peu sceptique quant à la scientificité de votre démarche à vous.
Et puisque celles de ces chercheurs américains sont si peu scientifiques, je serais curieux de savoir comment vous le savez, et que vous expliquiez leurs défauts méthodologiques, histoire que tout le monde en profite.
Merci à vous.
De Mancks
journaliste précaire | 10H01 | 14/02/2008 |
cher étudiant en philosophie tu n'es pas sans savoir que la chimie en matière de rapport sociaux et amoureux est très importante, sauf si tu n'as pas lu « biologie des passions » de Jean-Didier Vincent.
En gros on peut y apprendre qu'une femme choisi en général un partenaire compatible avec son système immunitaire, par l'odeur qu'il dégage, en général cela serait l'odeur du père.
Et que ce que nous attribuons au discours vient souvent du chimique…
N'oublie pas que nous sommes des animaux avant tout.
Nous ne séduisons pas grâce à notre beauté ou notre esprit, mais grâce à nos hormones et phéromones.
Mr JD Vincent n'est pas américain, c'est un neurobiologiste français fort sérieux…
à Mancks
De larissaD
18H18 | 14/02/2008 |
Vouloir réduire l'amour et l'érotisme à du pure biologique me gène terriblement.
Déjà, même si nous somme « des animaux avant tout » la différence entre les animaux et nous réside justement en la pensée, la capacité à construire des concepts, etc (ce qui rejoint l'approche de l'imaginaire dont nous parlai notre amis philosophe plus haut)
Et surtout, car il y a surement du vrai dans ce que dis ton « biologiste des passions », je trouve que la tendance actuelle à vouloir tout réduire à du chimique, du génétique (bref du scientifique) est plus que détestable ! !
Peu importe si on arrive à trouver « vraiment » les mécanismes qui font que A tombe amoureux de B (même si ça m'étonnerais qu'on y parvienne) mais pourquoi faut-il toujours TOUT désenchanter ? ! Toujours tout ramener à une pure logique glaciale ? Non seulement nous n'en savons rien (les connaissances dont l'homme se pâme sont somme toute très réduite ! )
mais surtout que restera-t-il à l'Homme quand les scientifiques auront tout réduit à des pures calculs mathématiques ? Car non seulement on y comprendra rien (les connaissances viendrons du « haut » et on ne pourra pas y réfléchir mais nous devront les accepter -label oblige-) mais surtout quel interêt ? !
Nous n'en seront que plus pauvre
à janmach1
De pablico
11H45 | 14/02/2008 |
Pourquoi étudier un acte qui se fait depuis le début de l'humanité, et qui est dans nos instincts ?
Va-t-on étudier les chiens qui se sentent leur parties génitales ? ?
à pablico
De Buzhidao
Carte de presse n°343-F (oui, je sa... | 12H10 | 14/02/2008 |
Je pense pouvoir affirmer sans me tromper que cela a déjà été fait. Et ce n'est pas parce que apparemment vous trouvez ce la « sale » ou au moins peu digne d'intérêt que ça l'est et que tout le monde le pense également.
Vous serez peut-être heureux le jour où vous aurez des problèmes de santé que des gens aient étudiés toutes les parties du corps humain, les maladies ou les comportements, cela pourrait vous sauver la vie.
(ex : oncologie ou proctologie ! )
à Buzhidao
De pablico
18H06 | 14/02/2008 |
je ne trouve pas cela sale, puisque je le pratique comme tout un chacun.
article sur les gorilles, surprenant
http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/zoologie/d…
De 2pil
21H04 | 14/02/2008 |
Arrêtez Jean-Marc, vous me donner envie de vous embrasser…c'est embarassant !
à janmach1
De jcb29arz
Retraité à Dijon (Bourgogne) | 21H40 | 14/02/2008 |
@janmach1 (étudiant en philo à Nanterre)…
A l'époque de la guerre froide…
Nikita Khrouchtchev et John Fitzgerald Kennedy se sont souvent roulés des pelles, lorsqu'ils s'abordaient (et non se sabordaient) !
De Gaulle y était complètement réfractaire, de plus Nikita puait du bec et sentait fort la vodka !
Aujourd'hui, plus du tout de roulage de pelle entre Poutine et Sarko, mais une grooooooosssse biture à la vodka… C'est tout aussi efficace, pour les bonnes relations Est - Ouest !
La preuve en images…
http://www.dailymotion.com/rated/search/sarkozy%2Bcuite%2Bau%2Bg8/video/…
De Alfary
Ronchon | 02H04 | 14/02/2008 |
J'hésite à reconnaitre que j'ai pris grand plaisir à lire un article aussi futile. J'hésite à reconnaitre que j'ai voulu, in petto, convoquer Bataille, Pascal et Alain, pour légitimer mon plaisir. Histoire de jeux, coutumes & costumes.
Au milieu d'une actualité traversée de gravité, je m'étonne de prendre plaisir au clin d'œil proposé par rue89. J'ai pensé à Actuel, quand au fil des pages, on passait allègrement du sujet historique au sujet libidineux, d'une interview de Guy Hocquenghem et la dimension subversive du FHAR à un portrait d'une communauté d'indiens d'amazonie.
Il fut un temps où disait-on que les préliminaires étaient de gauche et la pénétration de droite. A l'évidence, les résultats des élections dernières indiquent que la droite diversifie son approche du sujet. Elle aime aussi enlacer, voire bécoter, des parties adverses. M. Besson peut en attester.
En somme, pour rester dans la tonalité du papier, baiser (donner-voler-recevoir) et voter pourraient bien avoir plus de liens avec la gauche qu'avec la droite.
Oui, oui, il y a bien une forme d'ancrage libre de Rue89 dans l'esprit de mai 68. Etonnant plaisir.
Bonne continuation.
à Alfary
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 06H55 | 14/02/2008 |
Enlacé, bécoté par Besson !
Pouah ! Vous avez un côté pervers polyglotte Alfary !
à Alfary
De caroo
11H35 | 14/02/2008 |
belle analyse sur cet article ! je suis un peu dans le même état d'esprit, c'est rafraichissant !
Evidemment devant de telles études scientifiques (pourquoi pseudo ? ) on est toujours, enfin, moi, je suis toujours médusée et sceptique. Mais reconnaissons-le, quand les scientifiques découvrent un virus, un médicament, une planète … on s'émerveille, on ne cherche pas à mettre en doute les résultats de leurs recherches… Or, qu'en savons-noous vraiment ? quelle sera la réelle efficacité du médicament ? Combien de médicaments dont on sait tous par expérience qu'ils n'ont guère d'effet que placebo ?
En revanche, quand on veut nous rappeller que nous sommes avant tout des primates dont les rapports sociaux et sexuels sont d'abord régis par des équations chimiques…et bien, on a du mal a accorder du crédit à ces mêmes scientifiques, moi la première.
C'est que nous avons construit autour des rapports humains des concepts complexes, des représentations riches, et des imaginaires irremplaçables, qui FONT notre humanité. Nous sommes sans doute ( puisque les scientifiques nous le disent…) des primates … mais pas que ! Pas des primates comme les autres ! et nous aimerions bien qu'on nous laisse cette illusion !
Je suis convaincue qu'il n'existe pas de science exacte.
à caroo
De jissé
Ingé retraité | 19H18 | 14/02/2008 |
Carroo.
Avec deux zoos.
Bonsoir.
« Je suis convaincue qu'il n'existe pas de science exacte. »
Au lycée, en physique la « Loi D'Ohm » (pas d'homme) s'énonce : V=RI.
Après 40 ans d'expérience professionnelle elle s'énonce :
V=RI >>>>>>>>>>, souvent.
@plouche.
Jc
à Alfary
De bohaime
média | 11H48 | 14/02/2008 |
Quel plaisir raire de vous lire ! Un seul regret : que vous ayez hésité à reconnaître votre lecture…
De FdT
En pleine décroissance | 01H59 | 14/02/2008 |
Ouais sérieux c'est gonflant cette mode anglo-saxonne à tout ramener à l'utilitaire et réduire le vivant à une simple machinerie biologique soumise à un déterminisme implacable. Ceci nous amène gentiment au darwinisme social et à l'eugénisme. Ainsi alcoolisme, cancer, obésité, troubles comportementaux…tout ceci est expliqué par les gènes et seulement les gènes. On balaie d'un revers de la main les notions de responsabilité individuelle et les facteurs environnementaux. Cela arrange tout le monde.
Vous êtes obèse, pré-diabétique, avez de la tension artérielle ? Certainement pas la faute de l'industrie agro-alimentaire, ni même de la vôtre. Non, non c'est la faute de vos gènes ! Ne changez rien à votre mode de vie malsain, continuez à vous empiffrer de saloperies…ne vous inquiétez pas l'industrie pharmaceutique vous vendra des médicaments révolutionnaires…
Les cancers ? Bien sûr que la pollution environnementale n'y est pour rien ou si peu ! C'est dû à la prédisposition génétique ça aussi…
Vous avez de mauvaises notes alors que votre camarade de classe tout aussi fainéant que vous s'en sort honorablement en ne foutant rien ? N'essayez surtout pas de travailler d'arrache-pied afin d'améliorer vos résultats ! Vous êtes nul, vous n'y pouvez rien, c'est vos gènes ! Et ne vous inquiétez pas la société sera vous trouver un de ces job précaires abrutissant et sous-payés ne nécessitant aucune compétence particulière hormis la capacité de se soumettre (si on peut appeler ça une compétence ! ) Et puis de toute façon la citoyenneté ayant été réduite à l'acte de consommer vous n'avez pas vraiment besoin d'être éduqué, plus vous êtes ignare mieux le marché se porte.
Ce n'est pas que je sois un triste obscurantiste rejetant la recherche scientifique mais je suspecte une tendance chez certains à vouloir utiliser ce type de recherche afin de se dédouaner de leur responsabilité et d'augmenter toujours un peu plus leur emprise sur les citoyens…
à FdT
De Schtroumpf perplexe
physicien | 09H08 | 14/02/2008 |
Vous extrapolez beaucoup.
C'est normal pour un esprit scientifique de s'intéresser à tout. Si le baiser était un sujet évité par les scientifiques, on leur reprocherait d'être sectaires ou bornés.
D'autre part, vous parlez d'accusations ou d'explications déterministes (la faute aux gènes etc). L'article de Guillemette Faure n'accuse rien ni personne. Je crois que vous faites un procès d'intention, ou bien que vous parlez à propos d'autres articles (pourriez-vous dire lesquels ? )
Le Darwinisme social, l'eugénisme, sont des attitudes politiques auquelles peu de scientifiques apportent une caution (je dirais que ce genre d'idées est moins défendue chez les scientifiques que dans l'ensemble de la population). Elles reposent sur des idées politiques (simples et radicales) plus que sur la recherche scientifique (à laquelle on peut faire dire ce qu'on veut dans ce domaine, y compris l'inverse).
Bon, maintenant, je reste pour ma part persuadé que nous sommes des chasseurs-cueilleurs avec une couche (fort précieuse) de savoirs et de culture (utilitaires, artistiques, poétiques). Alors ces explications fondés sur les processus de sélection de partenaires, de détection de l'ovulation, etc ne me choquent pas, et au contraire, m'intéressent.
Cela ne nous oblige en rien à nier le précieux bagage que nous apportent par dessus tout cela nos savoirs et la civilisation.
à Schtroumpf perplexe
De PonG
rationaliste fondamentaliste à Pari... | 10H19 | 14/02/2008 |
J'ajoute en complément à votre réponse qu'accuser la recherche scientifique de privilégier les déterminismes innés est tout simplement dénué de fondement, en tout cas aujourd'hui.
Les recherches scientifiques actuelles dans les domaines psychologiques, cognitif et comportemental s'intéressent autant à l'acquis qu'à l'inné et tentent par des approches absolument passionnnantes d'ailleurs, de comprendre les relations entre l'un et l'autre (cf. épigénétique). On sait par exemple que l'environnement joue un rôle décisif dans l'activation ou l'inhibition de l'expression de certains gènes.
La science s'intéresse donc à tous les déterminismes (c'est sa raison d'être), mais pas moins aux déterminismes environnementaux et sociaux que génétiques.
C'est vraiment un mauvais procès qui lui est (souvent) fait là.
Ce qu'en font certains politiques ensuite, c'est tout autre chose.
Un lien parmi bcp d'autres :
http://francais.mcgill.ca/headway/fall2006/indepth1/
à FdT
De Mancks
journaliste précaire | 10H17 | 14/02/2008 |
Il ne faut pas confondre gênes et chimie des corps. Nous sommes plus influencés par les odeurs et émissions chimiques que par la parole l'allure ou le physique.
Une femme amoureuse aime l'odeur de la sueur de son partenaire, cela peut d'ailleurs lui rappeler son père, mais cela indique sa compatibilité immunitaire. (Voir post plus haut)si tu lis « biologie des passions » de J.D Vincent, tu découvriras les ressorts de ton corps pour attirer la femelle dans tes filets : les phéromones.
Je racontais souvent à mes collègues de sport qu'il ne fallait pas trop qu'ils se mettent de déodorants bon marché ou non d'ailleurs , bon les bon marché puent vraiment donc quoi qu'il arrive pour attrapper…
Donc je leur disais de pas se mettre de déodorant car cela couvre les sécrétions naturelles qui permettent d'attirer la donzelle dans ses bras. Ou plutôt c'est l'inverse, c'est la femme qui attire les hommes dans ces filets et qui choisit son partenaire en fonction de ces sécrétions..
Nous sommes des animaux et fonctionnons comme des animaux ! ! ! ! Aucun eugénisme là-dedans du Darwinisme ! !
Et vive les odeurs ! ! ! (qui n'a pas rêvé de l'odeur d'une fiancée perdue )
à Mancks
De PonG
rationaliste fondamentaliste à Pari... | 10H23 | 14/02/2008 |
Ouais, je relativise quand même hein. Depuis que j'ai entendu parler de ça, je ne me lave plus. Ca fait deux ans maintenant, et j'emballe de moins en moins.
Bref, je suis perplexe.
à PonG
De Mancks
journaliste précaire | 16H32 | 14/02/2008 |
Moi c'est l'inverse le jour ou j'ai jeté déos et parfums tue-l'amour j'ai emballé grave. Comment veux-tu attirer si tu pue le chimique, c'est logique.
Ce n'est pas la raison qui gouverne notre espèce mais , l'instinct de conservation de l'espèce, et cela passe par la reproduction pour d'autres, c'est Eros et Thanatos. Ce qui revient au même.
Je défends pas l'article car il n'apprend rien que l'on ne sait déjà. Mais ce que je vois c'est que la science est quelque chose qui a du mal à passer et que a discussion d'une théorie scientifique relève encore de la croyance plus que de la connaissance.
Il y a 2 ou 3 livres à lire, comme « Les météores » de kessler ; « Gallilée, Newton vu par Einstein » de Françoise Balibar, on a aussi Karl Popper, et comme je disais précédemment sur le sujet qui nous occupe « Biologie des passions » de J.D Vincent.
L'histoire de la science ne s'est pas faite selon une pente linéaire et ascendante, elle n'obeït pas à un mouvement rectiligne et uniforme, et longtemps elle fût celle des vainqueurs. Le positivisme scientiste de Poincarré par exemple est remis en question tout le long du XX siècle. Pourtant il triomphe encore. La foi en la raison aussi, et pourtant elle s'avère si futile cette raison perçue comme un nouveau « souverain bien » ; comme un nouveau dieu (lire « les mots la mort, les sorts d'une ethnologue française, Jeanne Favret-Saada » sur les ravages du positivisme scientiste).
Toute connaissance est relative à un système donné, à un point d'origine, à une hypothèse de départ, la connaissance n'existe donc pas en soi, elle n'est pas absolue.
De jissé
Ingé retraité | 05H27 | 14/02/2008 |
Bonjour.
Resto89.
Au menu aujourd'hui :
Entrée : Bouche-à-Bouche
Plat du jour : Bouche-Trou
Ou Langue-Fourrée (pour deux)
Dessert : Bouche-à-Oreille
Vin : Bouches-du-Rhône
Café ou Trou-Normand (« Trou-du-milieu »)
Offert par la patronne.
Tickets resto acceptés.
Mauvaises langues et langues-de-bois s'abstenir.
Bon appétit.
à jissé
De PonG
rationaliste fondamentaliste à Pari... | 10H24 | 14/02/2008 |
Vous avez oublié les amuse-bouche pour bien commencer.
à PonG
De jissé
Ingé retraité | 11H04 | 14/02/2008 |
Ma bouche était à la Reine.
à jissé
De PonG
rationaliste fondamentaliste à Pari... | 15H29 | 14/02/2008 |
Oui mais vous n'en pipiez mot.
à PonG
De jissé
Ingé retraité | 18H57 | 14/02/2008 |
Impossible pendant les « Caucus » (Aux States, en France ? ) .
Signé : Bill (et Céc ? ).