
Pourquoi en pince-t-on pour la 2CV… verte ?

« Deux-chevaux verte ! » Si vous êtes né avant le Rubik's cube, vous vous souvenez peut-être des pinçons sur le bras quand on croisait une 2CV verte (une enquête au sein de la rédaction de Rue89 et sur le web m'indique que d'autres ajoutaient » sans retouche » , » sans retour » ou même » porte-moi chance » …). La Deuche est pleine de souvenirs : l'inconfort de la place du milieu (à cause de la barre) quand vous êtes à trois à l'arrière, le bruit en claquement de langue du clignotant, la demi-vitre avant qui se repliait et retombait parfois au mauvais moment, les galères pour refermer le toit… Et le pinçon sur le bras.
Un modèle de culture populaire
C'était probablement en misant sur nos valises nostalgiques que la Cité des sciences et de l'industrie a organisé son expo sur les soixante ans de la 2CV en partenariat avec Citroën. Les cinquante ans de la DS ont fait un carton il y a deux ans. Et comme on l'entendait à la soirée d'inauguration, » la 2CV était moins chère, il y en a eu beaucoup plus » . Plus de souvenirs égale plus d'entrées attendues pour l'expo.
Il y a bien une 2CV verte exposée à la Cité des sciences, mais c'est un vert amande, celui de la 2CV Azam de 1966, la plus luxueuse de l'époque. Ça ne justifie pas de se pincer. Sachez-le, il y a moins de voitures (17) à l'expo 2CV que de zizis au Zizi sexuel sur le même pallier. Des modèles superbes, en parfait état, qui plairont aux collecteurs. Mais pas grand chose sur l'icône, la culture populaire. Et rien sur le pinçon.
On a profité de la soirée d'inauguration pour interroger des experts. D'abord la responsable de la communication de Citroën. On l'avait repérée, après un discours dans lequel elle avait expliqué, que la 2CV » permettait de transporter plusieurs personnes » avant de faire, au milieu de macarons décorés de sucre glace, la promo de la concept-c-car-cactus, nouvelle voiture de Citroën (on vous avait dit que c'était une expo » en partenariat avec » ? ).
« Nous, petits, on comptait les barbus »
Si elle sait pourquoi il faut se pincer quand on croise une 2CV verte ? » Le vert est la couleur maudite au théâtre » , nous dit-elle. Sérieusement ? C'était ça l'explication ? » Non, je ne sais pas, je disais ça comme ça. » Denis Huille, directeur du patrimoine de la marque aux chevrons n'était pas plus au courant. » Mais où est-ce que vous avez entendu ça ? » » Nous, quand j'étais petit, on comptait les barbus » dit un homme à côté. L'enquête piétine.
Plus loin dans l'expo, un châssis et un moteur de 2CV désossée sont exposés. Alexandre Ikhef dont le T-shirt est imprimé de deux 2CV, l'une carrossée, l'autre non, les a récupérés chez Pierre à Arcueil, garagiste connu du monde des collectionneurs de deuches, qui, quand il part en voyage à l'autre bout du monde, laisse sa 2CV sur place à des gens à qui ça pourrait faire plaisir. A la Cité des sciences, le châssis de la deuche évoque l'accident du « Corniaud » et son célèbre » elle va marcher beaucoup moins bien » . On discute avec Alexandre Ikhef de la 2CV au cinéma. Avec sa bonne soeur dans « Le Gendarme à Saint-Tropez ». (Voir la vidéo)
On croise Antoine Demetz, historien de la 2CV et rédacteur en chef de 2CV mag. Lui n'est pas surpris par la question. Le jeu a commencé au début des années 1970. Le vert en question, qui marque le début du jeu, c'est le » vert Palmeraie » (qui fut ensuite suivi du vert Tuilerie). Il est apparu fin 1973, après le raid Afrique, nous apprend t-il. L'intérieur de la voiture était une mosaïque psychédélique de violet, vert et jaune fluo. Quid du premier pinçon ? Il ne sait pas. » Ça fait partie des légendes. »
Le bleu sur le bras disparaîtra-t-il avec les dernières 2CV ? Seulement sur ce continent. Aux Etats-Unis, c'est quand on voit une coccinelle Volkswagen qu'il faut se pincer. C'est le punch buggy. (Voir la vidéo.)
► 2 CV Expo Show à la Cité des sciences et de l'industrie, 30, avenue Corentin-Cariou, Paris XIXe - Jusqu'en novembre 2008 - Ouvert du mardi au samedi de 10h à 18h, le dimanche de 10h à 19h - 6€/8€.
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De nono le simplet
dilétante adèle | 17H18 | 16/04/2008 |
je me pince , j'ai eu du mal à rentrer dans la rue
des warnings de 2CV partout
la rue est en travaux
j'ai eu une deudeuche grise) et moi on se pinçait que quand c'était un barbu au volant dans la deudeuche verte.
à nono le simplet
De nono le simplet
dilétante adèle | 17H34 | 16/04/2008 |
je rajoute que c'était le temps ou je reconnaissais les marques de voitures
aujourd'hui je les trouve toutes pareilles et même la mienne j'ai du mal à la reconnaitre
à nono le simplet
De zénon denon 84
Bonne | 19H38 | 16/04/2008 |
eh ben oui,
c'est comme tout le reste
Tout ce ressemble ,
CULTIVEZ VOTRE DIFFERENCE ? MES AMIS
allez au travail à pieds par exemple …
Bon vous me direz tout le monde ne peut
pas le faire ;
Alors que faire ?
Bonne question .
à nono le simplet
De bubu45
20H32 | 18/04/2008 |
ha oui oui c'est sûr ! ils étaient un peut plus horiginaux avant ! Entre la deuch, la 4L la 304 … la R12 … Mais avouons que la C3 pluriel …
à nono le simplet
De PIFOU2
Glopeur/Pas Glopeur | 20H15 | 16/04/2008 |
La 2CV…..GLOP ! GLOP !
De JULIA34
08H55 | 18/04/2008 |
j'avais une 2CV beige. C'était ma première voiture et, un après, on me demandait si c'était un prototype.
Quand nous voyions une deudeuche verte, on se pinçait et la première disait : je me marierai avant toi.
Dès qu'il faisait beau, je la décapotais. Mais malheur à moi si un orage survenait à l'improviste. J'étais incapable de la recapoter. Je ne vous dis pas les insultes que j'entendais quand je trimballais mes grands-parents à ce moment là.
C'était une époque géniale ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
De Francois Toulouse
17H26 | 16/04/2008 |
« C'était probablement en misant sur nos valises nostalgiques que la Cité des sciences et de l'industrie a organisé son expo sur les soixante ans de la 2CV en partenariat avec Citroën. Les cinquante ans de la DS ont fait un carton il y a deux ans »
Et l'an prochain les soixante-dix ans ; -)
De Seccotine
17H30 | 16/04/2008 |
Ma première voiture fut une 2CV (gris/bleu). Il pleuvait dedans. Il fallait se tenir tout près derrière les camions afin d'être aspiré pour pouvoir doubler dans la descente.. mais quel délice (vu de maintenant ! ).
Pourquoi on en pince pur la 2CV (verte ou autre), parce qu'on n'en pince pas pour les 4x4 (pour reprendre l'article précédent).
à Seccotine
De solstice
pigiste | 17H32 | 16/04/2008 |
Certes, l'amoureux de deuche doit être à des années lumière du fan de 4x4 qui tue les mouches avec son pare-buffle !
à solstice
De nono le simplet
dilétante adèle | 17H45 | 16/04/2008 |
plutot mourir que d'avoir un 4x4
je rajoute que je suis artisan
quand je les vois, les collégues en 4x4 , je suis partagé entre le rire et la tristesse
le 4x4 avec la Mercedes symboles de la réussite de l'artisan, pour moi le sommet de la vulgarité.
si j'avais les moyens et si ça existait , j'aimerais avoir une Ferrari fourgonnette , rien que pour les voir baver
à nono le simplet
De Tophee
en haut a gauche | 18H13 | 16/04/2008 |
Il y as un peu plus de 10 ans, je travaillait place de marche saint honore a Paris, Il y avait sur la place un marchand de fringue qui transportait son stock dans une rolls recarosee en fourgonnette.
Un peu moins glauque que le Arold qui avait fait recarosser sa Jaguar Type E en corbilliard…
à solstice
De Tophee
en haut a gauche | 17H43 | 16/04/2008 |
Et que faite vous de ceux qui roulent en deuche 4x4 ?
à Tophee
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 18H10 | 16/04/2008 |
Ceux-là sont pétés de thune, car c'est la Saharienne ! La plus rare et donc la plus cotée !
à compte supprimé 22
De Tophee
en haut a gauche | 18H17 | 16/04/2008 |
Ouais, mais deux moteur, c'est deux fois plus de polution !
à compte supprimé 22
De miresa
23H53 | 16/04/2008 |
je connais un garage au Moulleau , (à coté du Pyla, où Sarko allait en vacances du temps de Cécilia et pas loin des campings du ministre des sports et du jambon) spécialisé dans la 22che beige, la Méhari jaune , la saharienne verte avec taud à rayures blanches et vertes, pour les pétés de thunes , comme vous dites, qui font refaire les pièces à l'unité.
savent plus quoi inventer ceux-là
à solstice
De parti
punishment park | 19H00 | 16/04/2008 |
certes, la deuche ne povait « verser » dans les virages et on pouvait la conduire assis sur le haut des sièges avec un bâton pour appuyer sur les pédales (la capote déployée il est vrai)… ahhh, île d'oléron 86, en plus tellement peu de flics qu'on pouvait le faire l'après-midi… pas mal non plus la 504 pijo dand les chemins forestiers…
à solstice
De parti
punishment park | 20H44 | 16/04/2008 |
critiquer le 4x4 alors qu'il au top et que la deuche n'est que « vintage », vous risquez de vous mettre à dos tous les aficionados de la voiture plus haute, plus « belle », plus jantalus, plus robuste contre toutes les bêtes sauvages qui traversent nos contrées de rond-points, plus carénée (peinture métallisée en option) qui luttent efficacement contre les kirikou tous nus et accessoirement les gnous (dangereux), les lions (très dangereux), les hyènes (à la sale réputations)
quant à moi, j'aime à penser que les vraies hyènes ne sont pas scotchées au pare-buffle mais derrière le volant.
De solstice
pigiste | 17H31 | 16/04/2008 |
Ahhhhhh la deuche des grands cousins avec lesquels on descendait à la plage, sur les petites routes en épingle à cheveux de Corse, asssises sur la barre de toit pour se faire des frissons. J'ai essayé de m'en offrir une il y a deux ans mais le « caprice » était prohibitif pour ma bourse. Pourtant, avec la Méhari (orange), c'est un vrai rêve de gosse !
à solstice
De pablico
18H13 | 16/04/2008 |
la meilleure voiture que j'ai eu , quand j'y repense !
Je n'ai jamais eu le moindre pépin avec. Quand les copains se moquaient de mon carrosse je répliquais :
moi pour le même prix d'essence non seulement je roule, mais je saute en même temps ; ce que vous ne pouvez pas faire.
un vrai 4X4 qui n'avait pas peur de la neige, et qui tenait la route par verglas, le coté droit sur l'herbe et en avant ! !
et l'été, j'avais une décapotable ! ! le bonheur ! !
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 17H33 | 16/04/2008 |
Ma première 2 cv était une vieille « grise “, achetée à un brave ouvrier agricole qui, cultivant avec elle la lenteur, ne lui avait fait aucun mal ; le pauvre, s'il lisait ce qui va suivre, du fond de sa tombe… Je l'appelai Jolly Jumper, pour me venger des élèves qui au temps de mon pionnicat m'avaient surnommé Lucky Luke – ma juvénile maigreur et mes chemises à carreaux, pas quelque talent aux armes que j'aurais pourtant aimé braquer sur eux – mais aussi parce qu'elle bondissait au démarrage, passait à grandes enjambées les ondulations routières et levait indécemment la croupe aux stops. Et glissons sur sa capacité à s'arrêter de traviole, née le jour où j'avais oublié de desserrer le frein à main, cramant les garnitures du côté gauche. Sa carrière fut brève : elle périt avec perte et fracas, surtout fracas, par une folle nuit qu'il me faut narrer.
…Je jouais à l'étudiant. Mes fréquentations bien bigarrées comptaient un anarcho-syndicaliste maître d'une 403 trafiquée et un descendant d'émigrés polonais possesseur d'une 2 cv, pour l'instant normale hormis le klaxon, chipé à un autocar, qui à chaque kreukreu vidait sa batterie en lui faisant perdre 10 kmh. Voilà-t-il pas que le premier, par curiosité, propose au second ses roues avant (Figurez-vous que la fixation est possible ! Durable ? Demandez aux cardans…) Voilà-t-il pas que nous allons en ville étonner les passants et surtout entamer le périple nocturne nous conduisant habituellement du snack-bar de la Vendée (bien, le steak-frites), au Santeuil (pied-à-bière des journalistes de La Résistance de l'Ouest) et au Café des Maraîchers (qui désaltère les lève-tôt du marché couvert du Champ de Mars et les couche-jamais de la nuit comme nous). Voilà-t-il pas que, le steak fini, nous interrompons le rite pour partir faire du rappel dans les lacets de la Jonelière, tourniquet pentu bien connu des bords de l'Erdre.
A minuit, l'heure du crime, quand l'honnête citoyen ronfle ailleurs que sur les routes, ça sera mieux pour lui, nous plaçons un vigile à chaque épingle, et roulez petits bolides ! La numéro un, ses grosses roues pètent (plus exactement : dribblent, mais comment résister à un calembour aussi bassement flatulo-couillu). Elle ne fait qu'un tour de piste, et comprend que ça suffit. La numéro deux, moi-même personnellement, vrombissant comme tout un gang de guêpes, monte une première fois à fond de seconde. Essai réussi, à transformer.
Deuxième passage, mais sur le rapport supérieur (adjectif, pour une 2cv, bien optimiste). Sage précaution, la suite le prouvera, je conduis allongé bras tendus tête jetée en arrière. Personne ne me verra, heureusement, dans cette posture d'avaleur de parapluie anglais. Ligne droite, premier virage, bout droit, deuxième virage, troisième… et bang ! Braquée à fond, ma roue avant gauche mal gonflée a offert sa jante au bitume : point d'appui, culbute, et brève rencontre éclatante avec le portail métallique d'une école primaire. Votre serviteur ne doit la vie qu'à sa position style pucelle résistant aux derniers outrages et aux baleines de parapluie : la traverse métallique avant du toit fait un angle obtus vers l'intérieur, pile face à ce qui me sert encore de crâne !
Nous retournons cette pauvre crêpe (presque aussi plate) de Jolly Jumper I. Au moment où ses roues retrouvent la terre ferme, un mystérieux bruit sec jaillit de ses entrailles blessées – voilà que je m'attendris. A la remorque, elle rejoint piteusement la Cité U sous les regards moqueurs de ceux qu'avaient agacé la veille sur le parking les tournicotons du duo des deuches. Le lendemain matin, après une visite diplomatique et efficace au directeur de l'école outragée (conducteur maladroit, oui, malhonnête, non), une inspection rapide révèle, outre l'aspect globalement chiffonné de ce qui fut une conduite intérieure prétendument hermétique, deux trous dans la boite de vitesse, comme percés à la mitraillette : différentiel explosé !
J'avais un peu exagéré, non ?
à compte supprimé 22
De nono le simplet
dilétante adèle | 17H39 | 16/04/2008 |
retourner une deuche, faut le faire
chez moi y a longtemps ( j'étais gamin) des gars en offraient une à celui qui était capable d'en renverser une sur une place … personne en a eu
à nono le simplet
De Tophee
en haut a gauche | 17H49 | 16/04/2008 |
Dans mon jeune temps, en allant en boite, mon pote a reussit a coucher sa deuche sur le bas cote, a basse vitesse. La remetre sur ses roue n'a pas ete difficile.
On a reussit a la rentrer a la maison sur trois roue, la quatrieme etant a l'horizontale sous la voiture.
Un changement de bras de suspension, et c'est reparti !
Bon, la caisse avait un peu un air penche apres..
De véro232
17H35 | 16/04/2008 |
La 2CV gris-bleu de mon beau-père était rigolote lorsque l'on prenait un virage la vitre s'ouvrait toute seule. Une fois c'est un évadé de prison qui l'a volée devant la maison. Il n'est pas allé très loin avec car il y avait peu d'essence dans le réservoir. Bon souvenir…
De nono le simplet
dilétante adèle | 17H39 | 16/04/2008 |
le pire c'est quand elle se refermait toute seule et qu'on avait les mains dehors
De sefero49
Soldat mugissant | 17H54 | 17/04/2008 |
C'est même à ça qu'on reconnaissait les habitués : ils rentraient le bras à l'intérieur dès qu'il voyaient arriver un trou ou une bosse sur la route…
De Eusèbe
17H47 | 16/04/2008 |
Quand même, le vert, ça faisait déjà très écolo…
à Eusèbe
De re-belle
mère au foyer | 23H42 | 16/04/2008 |
et avec des fleurs façonées aux pinceaux avec des restants de peinture du bricolage de la maison ! ! ! …
c'était sympathique et avec ça elle avait son style et son caractère ! ! ! …
De Guillemette Faure (auteur)
Eco89 | 17H51 | 16/04/2008 |
Je suis déçue. J'espérais que quelqu'un saurait qui a inventé le pinçon face à une 2cv verte.
à Guillemette Faure
De nono le simplet
dilétante adèle | 18H01 | 16/04/2008 |
c'est mimi pinçon
à Guillemette Faure
De Sexus Empiricus
19H50 | 16/04/2008 |
Cette histoire de pinçon face à une 2 cv-verte reste une énigme. Mystère et boule de gomme.
Le premier qui, allez savoir pourquoi, ayant pincé son voisin en face d'une 2cv-verte, prétexta de celle-là pour sortir la formule magique : « 2Cv-verte-sans-retour », fut sans doute le véritable inventeur de ce gai pinçon. Sadisme ? Pervers polymorphe ? Non, c'est un coup d'esbroufe, juste pour rire. Blague, lutinage ou taquinerie.
À moins que ce soit pour le sel de cheval. Un malin plaisir de pince sans rire. Très communicatif d'ailleurs : avez-vous remarqué que le pincement provoque une réaction en chaîne ? Effet boule de neige, qui peut déclencher une avalanche (système de la mode).
Il suffit seulement d'une fois, car comme personne n'aime rester pincé, on ne va pas crier vengeance, mais on garde un chien de sa chienne - et on guette la prochaine occasion : puisque c'est comme ça, t'inquiète, je vais te rendre la monnaie de ta pièce, - et c'est ainsi qu'une saine émulation s'en suit…
On trouve dans le même style (historique) : le débilou « pince-mi et pince-moi sont dans un bâteau ; pince-mi tombe à l'eau », etc.
Qu'est-ce qui reste ? La 2 cv-verte.
*
À l'usage exclusif des philologues chevronnées, voici un cabinet de curiosités pour l'instruction du dossier.
Littré dit du pinçon que c'est un terme de maréchalerie : « Rebord de la pince d'un fer de cheval ». Fer deux-chevaux ? Moi, ça me botte, même si c'est un peu tiré par les chev…
Mais on peut lire dans le Dictionnaire historique de l'ancien langage français, ou glossaire de la langue françoise de La Curne de Sainte-Palaye (1697-1781), s.v. « Pinçon/Pinçonnant », une piste intéressante : « qui aime la couleur du pinson, le vert ».
On pourra savourer aussi la remarque de Richelet (~1631-1698), à propos du pinson dont le « croupion est verd » : cet oiseau est « fin & ne donne jamais dans le piége qu'il a découvert ».
Alors, quel génie a inventé le pinçon face à une 2cv verte : la langue ? les enfants ? la marque aux chevrons ?