
La cantoche de Google, une table réputée de New York

(De New York) Devant moi, il y a trois petites fiches. Elles décrivent les propriétés et vertus du saumon, de l'émulsion de petits pois et des pousses d'aragula, les trois ingrédients de l'assiette que je vais poser sur mon plateau à la cafétéria de Google. Cette cafétéria, ça faisait un moment que je brûlais d'y aller. Elle a la réputation d'être la meilleure de la ville, meilleure même que celle de Conde Nast, jusque-là la star des cantines de bureau à New York.
Attention à ne pas trébucher sur les trottinettes en sortant de l'ascenseur. L'immeuble dans lequel l'entreprise s'est installée à New York occupe un pâté de maison entier. Autrement dit, les étages occupés par Google s'étendent de la 8e à la 9e avenue, de la 15e à la 16e rue. Les trottinettes en accès libre, au guidon un peu bas pour ces grands ingénieurs, sont là pour circuler d'un bureau à l'autre.
En chemin vers la cafétéria, on passe devant une autre des pièces légendaires de l'entreprise : la salle de jeu. Billard, flipper, baby-foot, table de ping-pong, jeux de fléchettes… Un peu plus loin, des tables de Lego avec des chantiers de briques multicolores en construction. Pour les enfants des employés ? Non, non. Des enfants, d'ailleurs, n'auraient sans doute pas réussi à construire l'Empire State Building en Lego dont une photo est affichée. Google est d'ailleurs célèbre pour les concours de construction que l'entreprise organise sur les campus universitaires, pour faire briller sa réputation auprès de futures recrues.
Reprenons la route de la cafétéria. La grande. Pas le sushi bar où un chef coupe et roule le poisson sur commande. Dans le couloir, sont affichées les photos des « guest chefs », les toques qui ont déjà accepté de venir cuisiner pour la journée chez Google. Parfois, les cuisiniers passent de table en table, tel Alain Ducasse, pour demander si tout va bien. On peut même, dit-on, leur demander leurs recettes. Sur un immense tableau blanc sont inscrites les origines de tous les composants des plats du jour. En Californie, à Mountain View, le QG de l'entreprise, le restaurant Café 150 a pour principe de n'utiliser que des aliments qui ont poussé dans un rayon de 150 miles autour de l'entreprise. Arrivée au rayon desserts, je renonce aux cookies aux smarties (sans doute pour les joueurs de Lego), rajoute une tarte aux abricots sur mon plateau et on s'installe sur l'immense terrasse, avec pleine vue sur l'Empire State Building. Non, on ne passe pas à la caisse. Car Google nourrit ses Googlers à l'œil.
Mais ce n'est pas tant l'idée des repas gratuits pour les employés qui dépote à New York que celle d'accorder autant d'importance au plaisir de bien manger, dans un pays où 75% des salariés mangent deux à trois fois par semaine sur un coin de leur bureau –la cafétéria offre quand même des cartons pour pouvoir emporter son manger.
Je me souviens, peu après mon arrivée à New York il y a douze ans, d'un ami qui travaillait chez Morgan Stanley qui s'était fait remonter les bretelles parce que le gris de ses chaussettes anthracite n'était pas assez sombre. Avec son restaurant en terrasse, ses Lego et sa table de ping-pong, Google est maintenant l'employeur le plus convoité des étudiants en MBA.
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De Luke
10H43 | 11/06/2007 |
Mais enfin , Guillemette ? Venez-vous seulement d'arriver ? Vous devriez savoir que si la cafétéria offre quand même des cartons pour pouvoir emporter son manger, ce n'est pas, pour le manger ailleurs, mais simplement au nom du je-l'ai-payé-le-l'emporte (on appelle çà pudiquement, le doggy bag…). C'est que voyez-vous, et soit dit sans vouloir alimenter sic l'anti-américanisme primaire : ce pays a quand même un rapport très particulier, avec l'argent.
à Luke
De
13H21 | 11/06/2007 |
Le doggy bag est une conséqnce directe de la taille gargantuesque des portions dans le restaurants américains. Il n'y a que les goinfres qui réussissent à en venir à bout….
De
15H53 | 11/06/2007 |
Nonsense. The doggy bag dates back to the 1930s.
De
09H26 | 12/06/2007 |
En plus de çà, 14H21 se fourre le doigt dans l'oeil avec méthode : c'est au contraire lorsqu'il s'agit de recettes utilisant des ingrédients onéreux, et servies sous forme de portions bien plus réduites, qu'est le plus systématiquement utilisé le doggy bag.
Luke
De Luke
10H46 | 11/06/2007 |
Je sais bien qu'ici personne n'a rien eu à « payer », puisque c'est gratuit. Mais çà n'enlève rien au réflexe doggy bag (même si la plupart du temps, le contenu du bag se retrouve sans tarder au tout-à-l'égoût).
De Yann Guégan
Rue89 | 11H41 | 11/06/2007 |
Mais au fait, Guillemette, c'était bon ?
De
12H43 | 11/06/2007 |
Par DODU
LE SAUMON QUI POUSSE…ET AUTRES JOYESEUSES GOOGUELERIES
Guillemettre a du boire la même boisson ( peut-être américaine) que sarko au G8.
Elle nous dit que tout pousse dans un rayon de 150 metres. Meme le saumon ?
et les smarties des cookies ?
De
16H35 | 11/06/2007 |
Dodu, 150 miles ne sont pas égales à 150 mètres ! ! ! 1 kilomètres = 1,609 miles, je vous laisse faire le calcul….
De Guillemette Faure (auteur)
Eco89 | 12H48 | 12/06/2007 |
Ou l'inverse plutôt
De Guillemette Faure (auteur)
Eco89 | 13H00 | 11/06/2007 |
Luke, je parlais de carton non pas en doggy bag mais pour emmener directement son manger au bureau ou ailleurs.
Yann, le saumon était à tomber par terre.
Dodu, 150 miles, pas mètres… Le Cafe 150 est à Mountain View en Californie, pas à New York (je rajoute la précision de ce pas) alors que les cookies à Smarties sont à New York. Et vous ne croyez pas qu'il puisse y avoir des arbres à smarties à Central Park ?
De Luke
13H22 | 11/06/2007 |
Guillemette, merci, pour la précision, et continuez bien de nous régaler, merci d'avance.
(sur un point je me permets de répondre à votre place, à Dodu. Oui Dodu, Guillemette a bu la même boisson que sarko au G8. Et moi aussi, j'ai bu la même, quand j'y étais. Un truc maronâtre, genre Antésite. Avant de repartir j'ai demandé le nom : ils appellent çà « coffee ». En fait, c'est buvable. Mais à une condition : ne surtout faire aucune comparaison, avec ce qui s'appelle ici café)
De
13H56 | 11/06/2007 |
PAR DODU
SAUMON AND TROTINETTES
Merci pour les précisions. Dans le Pacifique, il y a beaucoup de saumons du genre transgénétiques et pas du tout transatlantiques.
La consommation de boissons ( et non de poisson) n'est pas contestée. De quoi se mêle donc luke pour répondre à la place d'icelle qui a consommé.
de même, pour sarko. Le G8 était en allemagne et non aux USA. Google Deutschland doit faire plus dans la biere que dans le café antésite.
Aussi dans la bretzel pour accompagner la bière mais j'ignore s'il y en avait au G8. Busch a failli déjà s'étrangler avec une arête de Bretzel…
Enfin, dans le petit troquet voisin, on mange très bien avec aussi visite du chef sans supplement.
Et on ne risque pas de se prendre les pieds dans des trottinettes surtout quand le danger est aggravé par des saumons « à en tomber à la renverse ».
Gaffe, Guillemette, Gaffe…Reviens nous saine et sauve
De
15H07 | 11/06/2007 |
l'expression « Google Deutschland », utilisée ci-dessus par 14H56, est un pathétique oxymore. De toutes façons il peut bien dire ce qu'il veut : dans tous les G8 de la planète on sert le même café antésite.
De
15H54 | 11/06/2007 |
…sur que les saumons sont frais et a tomber par terre…..vu qu'ils ont pris l'ascenseur de Guillemette, vous savez…les nouveaux ultrarapides qu'ils construisent dand la capitale de la verticalite ….
Bon Guillemette maintenant faut venir essayer ma cantine : meduse, ragout de chien ou langue de canard…au choix hehe ! ! !
De NicolasB
Lycéen à Paris | 15H58 | 11/06/2007 |
C'est un concept très intéressant d'installer une caféteria originale et créative. Après tout, il est vrai que manger sur un coin de son bureau n'est pas toujours très agréable et ce n'est, en aucune manière, une bonne habitude à prendre sous peine de perdre contact avec les collègues du bureau. Aller déjeuner avec des gens du travail est une bonne chose, mais aller déjeuner dans un endroit bon et sympa c'est encore mieux. J'aimerais y faire un tour… c'est ouvert à tout le monde ?
De
11H25 | 13/06/2007 |
Le cafe 150 pratique donc le acheter « local » pour manger local. Esprit écolo (à vérifier, au pays des ogm et de l'ultra industriel).
L'aspect adulescent / enfantin est là pour rassurer, sans doute. Décrisper. Aspect ludique, ouvert.
Et à côté, Big Brother… moins gai.
Divertir.. pour mieux faire passer la pilule.
De
20H14 | 29/06/2007 |
Pour le doggy bag, effectivement, une assiette de bouffe nourri largement deux personnes.
Si on a accès à un micro onde, ça fait un second repas !
Pour le « coffee », il suffit de demander un expresso, il y en a de partout, et là, c'est comme chez nous !
Leur café infect, ils en boivent des litres toute la journée et ne risquent pas d'être énervé à cause de lui !
C'est juste de l'eau tiède et du colorant….
fabien38
De
22H43 | 17/07/2007 |
C'est quoi tous ces jaaaalououououx qui parlent du doggy bag pour pas dire qu'y sont dégoûtés de l'oeuf dur-macédoine quotidien et de la semaine du goût annuelle de leur cantine, quand Guillemette s'en met plein la lampe pour pas un rond chez google !
De toktomi
, les "abderhamane, martin, david" ... | 01H34 | 24/07/2007 |
_qq a trouvé mes lunettes,jvois pa dans lmenu c est donuts-roquefort ?
_naan,tapes « smarties rokfort »,c est une idée de Ducass un froggies.
_yeah,tro cool.et 2 lit » de kaf.tiède.
J adooore les states.j adooore cette boite.