Fini le divan, la nouvelle thérapie se fait en marchant
(De New York) A 150 dollars les 50 minutes, un lacet défait et c’est trois dollars foutus. C’est ce qu’on se dit en écoutant Clay Cockrell, un psychothérapeute new-yorkais qui fait parler ses patients tout en vadrouillant dans Central Park.
La méthode a le vent en poupe aux Etats-Unis où de plus en plus de psys marchent ou courent avec leurs patients. Clay Cockrell s’y est mis un peu par hasard: un patient n’arrivait pas à trouver le temps de venir à son cabinet, il lui a donné rendez-vous dehors, les deux ont discuté en avançant. Depuis, trente à quarante fois par semaine, il part en balade avec ses patients. "Pour les hommes en particulier, c’est moins intimidant: ils ont souvent du mal à parler d’eux en regardant quelqu’un dans les yeux."
"Vous n’avez pas remarqué que les gens pensent mieux debout " Professeur de psychologie, Keith Johnsgard est un vétéran de la méthode qu’il pratique depuis les années 1970, emmenant ses patients marcher dans les parcs proches de son université. Il y a consacré un livre et se dit aussi convaincu par l’argument du côte à côte qui pousse aux confidences, comme lors des longs trajets en voiture ou des parties de pêche: "En regardant dans la même direction, les patients sont moins sur la défensive, ils se sentent moins scrutés." L’exercice physique permettrait surtout aux patients d’avoir "un meilleur accès à leurs émotions et sentiments". La marche les met selon lui "en état d’excitation mentale, un peu comme lors d’une colère ou de relations sexuelles extraordinaires", qui les aiderait à plonger dans leurs émotions. Il a déjà été prouvé, ajoute-t-il, que l’exercice permet de lutter contre la déprime. "A la fin de la session, les gens se sentent mieux, sans trop savoir s’ils doivent l’associer à l’entretien avec le psy ou à l’exercice". D’ailleurs, il déplore la concurrence sauvage: "les coachs des salles de sport font facilement de la psychologie de comptoir avec leurs patients".
Et on fait quoi quand on croise des copains avec son psy à Central Park? « Coucou, je vous présente Docteur Maboule »? "Il n’y a aucune raison de révéler que vous êtes avec votre thérapeute", assure Clay Cockrell. Ça lui est arrivé une fois. "Un de mes patients est tombé sur un de ses amis. Il m’a présenté comme un associé de travail, ce qui finalement n’était pas faux…" A une autre occasion, un de ses patients et lui ont vu une femme se faire braquer dans Central Park. "On a hurlé et fait fuir le voleur. Ça nous a conduit à consacrer le reste de la session à l’affirmation de soi."
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J’ai écrit trois livres, « Je ne suis pas Karla, Les femmes dans les couloirs de la mort aux Etats-Unis », publié en 2002 aux éditions du Serpent à Plumes, et « La France Made in 
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La nouveauté attire le fric. Plus que l’efficacité, à la limite. Puis si ça date des 70’s, ça a un arrière goût de nostalgie hippie pas déplaisant, j’imagine !
Il a rien inventé ce Cockrell ! Déjà, en 350 avant JC, Aristote déambulait avec ses disciples dans les jardins.
On les appelait « péripatéticiens » du grec peri-patein = marcher autour.
De nos jour,ce terme féminisé, désigne les dames qui arpentent nos trottoirs et pratiquent une psychothérapie particulière : la love thérapie ! !
j’ai au moins rigolé quelques instants en lisant votre prose.je sais maintenant que mon patron me faisait parfois « marcher autour d’un probléme » mais on était loin d’une séance de spychanalyse
Voilà enfin une forme de psychothérapie qui va permettre aux patients de mieux se situer.
Entre ceux qui disent qu’ils » se font suivre », et ceux qui disent qu’ils » vont voir quelqu’un »,si ils marchent à coté de leurs pompes, ils seront au moins accompagnés !!!
En grande forme Bonobo aujourd’hui !
Belle et bonne idée ……
J’essaie d’écrire …
…ce message en marchant…
Pas fastoche !
Claude P.
N’importe quoi, (pas Guillemette Faure) , ni l’article en lui même, mais les réactions de ces pseudos psychos américains , de mes « trois » et oui, qui croient avoir inventé quelque chose. Ils vont vraiment arriver à me rendre américanophobe, me faire penser qu’il y a pire que Gerard Miller, (Je rigole). Comme le dit Courageux anonyme 20H34, avec « Aristote déambulant avec ses disciples dans les jardins », c’est vieux commes mes robes.
Plus sérieusement, tous les jours, depuis des années, je pratique cette discipline avec « moi même ».
Je rame le matin dans une salle de sport, une demi heure, je ferme les yeux, et m’introspecte, me parle, sans me regarder en face, pense à tout, au cul, à la bouffe que je vais faire à midi, a ce que je vais écrire, ou peindre cet après midi, maintenant à rue 89, depuis qu’elle existe et quelles conneries je vais dire, qui ? va m’énerver, et je lui parle à l’autre, je suis insatiable, sent que je le met en « tranche », l’autre, qui ne me regarde pas, et que j’emmerde finalement.
Mais qu’est ce que vous croyez !
« Fini le divan, la nouvelle thérapie se fait en marchant ! » et vous marchez vous ?
Moi je vais me coucher.
Adaunis, du calme, du calme, où avez-vous lu qu’ils pensaient avoir inventé quelque chose ?
Adaunis, n’avez-vous pas envie de mettre votre photo en ligne? « Je rame le matin dans une salle de sport » whaaaaaaaaaaaa
Les psychanalystes sont des charlatans cupides, qui sont là pour entendre les états d’âme de névrosés friqués.
Ceux qui souffrent vraiment ne s’adressent pas à eux :
d’abord parce que ces « thérapeutes » ne peuvent rien pour eux, ensuite parce qu’ils pratiquent des tarifs inabordables (rarement déclarés d’ailleurs).
Que nenni, my dear !
il y a un bon nombre de psychanalystes qui sont avant tout médecins psychiatres…donc conventionnés.et il existe des centres de consultation psy .
Bien sur , il y a des charlatans et les guéguerres entre les écoles des divers courants de psychostroumphs sont légions.
Un manque de transparence dans les diplomes et habilitations à exercer,laissent encore trop de places aux gourous de toutes sortes.
Mais une réforme est en cours, je crois , non ?
en attendant, méfions nous du Lacan dira t’on !
J’éspère que vous avez bien comprit qu’il me fallait unne colère au départ, pour mettre en forme mon idée. A plush Ginette et bravo.
Qu’est-ce qui vous permet de parler de la sorte ?
Comme dans chaque profession il y a peut-être ce que vous appelez des charlatans, mais il n’est pas convenable de faire des généralités et il vaudrait mieux être attentif à vos propos quand vous attaquez quelqu’un.
23h37, vous deviez être fatigué, voire nerveusement épuisé.
charlatan cupide, mais néanmoins conventionné.
tentative de plagiat de Toktomi:
tout petit je suis aller voir un pepsicologue pour décapsuler mes fantasmes à gorilles !
« zallé » pas « aller », grrr , fôte de tografff !
Pas si tôt Bonobo, l’anévrisme te guette, de bon matin, et aucun psy, diplomé ou pas n’y pourra rien.
Souffle, respire, la France est sous le soleil enfin. Marche, trottine, regarde toi, écoute toi, ou prend un coach, met lui des « rennes », tient le bien en laisse si tu peux, et parle lui.
Reste toi même. C’est un divain chauve sorti du divan qui te dit ça.
J’aime bien le commentaire d’Adaunis au sujet de ce qui lui passe dans la tête pendant sa gym du matin, c’est marrant cette capacité que nous avons de nous parler, cette réflexion qui devient souvent dialogue.
Cela me fait penser aux regards des gens lorsqu’ils sont perdus dans leurs pensées, totalement coupés de leur environnement, et pourtant en train de marcher, faire du sport ou leurs courses - étonnant.
J’aimerais quand même remarquer que le titre prête un peu à confusion, je l’aime bien pourtant!
Car bien que ce psy ne semble pas user d’une approche psychanalytique lors de ces promenades thérapeutiques - je suis content que cela soit en effet fini avec le divan, aux états-unis comme en France, et même si la plupart des journalistes « psy » ont encore du mal à trouver des articles intéressants maintenant qu’ils ne choisissent plus exclusivement des trucs freudiens, je pense que dans pas longtemps on pourra enfin lire la crême de l’actualité en Psychologie (ex: les neurons-miroirs et l’empathie, la psychologie positive et l’anti-DSM, la psycholinguistique appliquée etc…)
Bonne journée à tous!
Le névrosé batit des chateaux en espagne
Le psychotique les habite
Le psy encaisse les loyers
C.M.(bddlvdm)
Les pratiques décrites dans ce texte n’ont rien à voir avec la psychanalyse ni avec le « divan » comme support du dispositif analytique. De fait, et depuis le début de la psychanalyse, l’analyste et l’analysant en fonction dans une relation de transfert peuvent mener une séance à une terrasse de café, en marchant côte à côte, ou selon une autre disposition des corps (séparés) envisageable dans la situation matérielle du moment, pour autant que le dispositif analytique de la parole et de l’écoute agit.
Quant à cet article…
Coaching? Gestion courante des ressources humaines? Transhumance? Prêtrise? Fluidification post-cool du confessionnal chrétien?
PL
Oui, d’ailleurs Lacan faisait bien des séances (ultra courtes) dans la rue, le taxi, en marchant, donc rien de nouveau chez les Psychanalystes, en effet, mais est-ce une surprise?
Quand à taxer ce qui n’est pas de la psychanalyse, de « Gestion courante des ressources humaines, Transhumance, Prêtrise, Fluidification post-cool du confessionnal chrétien », c’est vraiment trop 20ème siècle… warf warf warf
J’ai lu quelque part que dans ses premières années, Freud allait se promener dans Vienne avec ses patients.
Et il prescrivait aussi des applications de cocaine sur les parties intimes à ses patientes frigides.
C’était le bon temps , Sniff !
qu’est ce que tu sniffes?
c’était dans un article de The Wall Street Journal qu’on retrouve sur le Blog de Clay.
Alors divan,du vent?
C’est vrai qu’en marchant,c’est bien mieux pour se faire rouler!
Bonjour tout le monde (désolée les gars, j’arrive en retard, mais j’ai eu du mal à trouver un place pour garer mon camion dans la rue, parce qu’il y avait un scooter avec un autocollant « Quimper for ever » à cheval sur deux emplacements!!)
J’ai suivi le lien proposé par Guillemette Faure. Alors…quand on lit le Blog du (photogénique)Clay Cockrell on a quand même bien l’impression qu’envoyer se balader les personnes qu’il suit psychothérapeutiquement, c’est un truc assez révolutionnaire…et qui marche incroyablement! Il suffit d’ailleurs de lire les nombreux (3) témoignages de ses « patients » pour en être convaincu!
Bon ceci dit, si marcher tout en parlant (à moins que ce ne soit parler tout en marchant??), permet à ceux qui le consultent d’aller mieux, why not…
Ce qui me gène un peu, c’est que sa pratique ne semble reposer sur aucun postulat théorique particulier : tout ce qu’il arrive à nous expliquer c’est que c’est super pratique pour ses clients parce qu’ils peuvent consulter durant leur pause déjeuner, sur le chemin qui les mène de leur lieu de travail à leur domicile… En résumé, sa pratique elle est pratique, et puis c’est tout.
Les choix thérapeutiques,d’un Psy correctement et normalement formé, sont orientés par le choix qu’il fait du modèle théorique qui de son point de vue, décrit le mieux notre « fonctionnement psychique ».
Et là franchement, je n’ai pas le sentiment que Cockrell sache vraiment pourquoi il fait ce qu’il fait… il constate juste que ça marche.
PS: Bisou M.C Bonobo.
Adaunis, j’aimerais moi aussi avoir une idée un peu plus précise de ce qu’est la Ramothérapie que vous pratiquez avec vous même : pourriez-vous diffuser quelques photos (ou nous faire parvenir des posters)qui nous permettraient de mieux comprendre comment se déroulent ces séances matinales??
Courageux anonyme 15H39 31/07/2007
«Adaunis, j’aimerais moi aussi avoir une idée un peu plus précise de ce qu’est la Ramothérapie que vous pratiquez avec vous même : pourriez-vous diffuser quelques photos (ou nous faire parvenir des posters)qui nous permettraient de mieux comprendre comment se déroulent ces séances matinales?»
Fini le divan, la nouvelle thérapie se fait en marchant.
Puisque tel est le titre et le sujet traité par Guillemette, n’est ce pas mademoiselle ou madame, car je suppute que vous avez un chromosome X, pour faire des bisous à Bonobo !
Déduction pas évidente ni sûre, mon cher Watson !
Donc la Ramothérapie, a laquelle je pourrai ajouter, vélothérapie, la skatingthérapie, enfin tous les appareils de torture que l’on trouve dans une salle de Gym, du moins en cardio, comme ils disent.
Le plus drôle de l’histoire, est qu’en rédigeant ce «post», je voulais le faire sur le ton de l’humour, mais que finalement ce que je décrit en somme, est pour moi le reflet de la vérité.
Car c’est vrais que j’ai besoin de ces moment là, en suant en n’écoutant pas les patati et patata, des bourgeoises dépouillées de tout le temps de leur effort à elles.
Bourgeoise et bourgeois, car telle est la clientèle de cette salle à La Rochelle, assez dépourvue d’équipement en la matière.
Donc, je réfléchis, pense, me regarde intérieurement, m’insulte, plus souvent que je m’accorde avec moi-même.
C’est vrais que je met en ordre le contenu de ma journée, mes repas, (passionné par la cuisine), gourmet, et non pas gourmand.
Il y a des lustres, j’ai consulté grâce à un ami à Paname, un réputé psychanalyste Maitre Bailly Salin, qui après quelques séances a demandé grâce.
Incontrôlable étais-je, sans doutes, mais je crois qu’il sentait que ( et cela ne concerne que moi) je suspectais une escroquerie dans tout cela.
Voilà, mais quand aux photos, ou (merci l’humour) posters, ne rêvez pas, car ma pudeur, et un soupçon d’introversion probablement m’interdisent d’accepter, une telle requête.
Et puis vous me voyez, en train de ramer, me prendre en photo, les yeux fermés, car il faut fermer les yeux pour voir «l’autre», ou pire, demander à une de ces «mégères», de me prendre sur le vif !
Le vif façon de parler.
Non madame, ou mademoiselle, car je suis sûr, maintenant que vous avez un chromosome X, vous ne m’aurait pas !
Bon assez déconné, quand vous verrez Bonobo, que j’aimerai rencontrer, donnez lui, de mes nouvelles.
A plush….
Bon ben temps pis, j’aurai essayé…
Ceci dit sachez que je n’ai pas un mais 2 X.
Et puis si vous voulez rencontrer Bonobo ailleurs que dans cette rue, demandez le lui directement…vous êtes un grand garçon!
Et si aujourd’hui, j’en ai profité pour lui poster un « Bisou » typiquement XX, c’est juste parce que l’autre jour, il m’a posté des « bises » typiquement XY..
Dire quelque chose de gauche, comme disait l’autre (ah ah). Et ce bras gauche vous démange encore? Enfin je me comprends, hein.
Anonyme
Bien idiots les pauvres imbécils heureux qui tombent à pieds joints dans les stéréotypes et qui associent la psychanalyse avec la charlatanisme. En effet les psychanalystes sont bien souvent des psychiatres ou psy. cliniques à côté. De plus on ne deviens pas facilement psychanalystes (approuvé par la socièté psychanalytique), très loin de là puisque c’est bien plus fastidieux et lon que pour devenir psychologues.
Donc je demeure assez outragés de commentaires s’attaquent ainsi sottement à la psychanalyse, et sans aucun connaissance de ce dont ils traitent. Malheureusement, je sais par expérience, que c’est un stéréotype qui a du mal à quitter les esprits.
Enfin pour ce qui est de l’article : rien de bien innovant, mais comme toujours les américains (psychologues ou non) toujours aussi nombrillisme pense toujours être les seuls à savoir penser. Et c’est comme ça qu’on se retrouve submergés par des courant tels que les Théories cognitivo-comportementalistes qui traite l’homme comme un robot, et sont incapables d’aller au bout de leurs démarches visant à soigner le patient de son mal latent…
Correction, cher courageux anonyme, c’est un « stéréotype » qui COMMENCE à gagner les esprits :-)
…Ne soyez donc pas si outragé que ça, car la psychanalyse a déjà eu son temps de gloire en France!
Mais maintenant… c’est le début de la fin; les gens, les patients et le gouvernement en ont marre de la psychanalyse, cette pseudo-médecine.
La plupart la voient à la place qui lui revient: une science humaine, un art (pour les plus doués), une pratique réservé à une clientèle fortunée et bien portante (comme Freud les aimait!)
Les disciplines de psychologie scientifique prennent l’être humain dans son ensemble, corps, affect, vécu, présent, social etc… ce qui n’est pas réducteur comme les théories Freudiennes qui elles, ramènent -tout- à la sexualité. Les TCC en revanche, pour en parler vu que vous ne pouvez citer qu’elles, ne cessent d’évoluer, et tentent donc de s’améliorer sans cesse grâce à une méthode d’autocritique et d’évaluation qui vous horrible: la méthode scientifique. Je comprends donc votre réaction face à cette chose inconnue: l’agression, les insultes etc.. je la remarque surtout chez les gens moins éduqués, ce qui nous fait revenir à votre commentaire sur l’éducation des psychanalystes!
Voyons donc… comparé aux Bac+5 pour les approches qui marchent (suspense): Nada, youpi! il suffit d’avoir été en analyse et de « passer » devant un comités de psy… et c’est tout.
Donc en bref, rien de bien reluisant à défendre n’est-ce pas? mais bon, on est tous libre de croire ce que l’on veut, moi par exemple, je crois au Monstre de Spaghetti Volant, warf warf warf!!
Si vous tenez tant que ça à combattre les stéréotypes qui associent pychanalyse et charlatanisme, vous devriez vous abstenir de réduire les théories cognitivo-comportementalistes à des modèles qui considèraient l’homme comme un robot : c’est un peu juste comme définition. Et puis vous devriez vous empécher aussi de dire des grosses bétises du genre « comme toujours les américains (psychologues ou non) toujours aussi nombrillisme pense toujours être les seuls à savoir penser. »
Votre commentaire est l’exacte représentation de ce que vous dénoncez : une succession de stéréotypes. Visiblement vous fonctionnez sur un mode projectif cher courageux anonyme!
Vous nous affirmez par ailleurs, que devenir psychanalyste c’est bien plus fastidieux que de devenir Psychologue…c’est vrai que 5 années d’études, ce n’est pas grand chose (surtout lorsqu’on sait que la sélection est très rude pour accéder à une 5ème année qui seule permet d’obtenir le titre de Psychologue et d’exercer en tant que tel).
Il y a effectivement un grand nombre de Psychiatres et de Psychologues qui basent leur pratique sur les théories psychanalytiques : ces spécialistes ont choisi ce modèle plutôt que d’autres qui leur ont été proposés au cours de leur formation, ce qui signifie qu’ils savent qu’il existe des manières différentes d’aborder le fonctionnement psychique d’un individu, et lorsqu’ils ne sont pas complètement bornés, admettent qu’en fonction des troubles présentés par un sujet certaines manières sont plus adaptées que d’autres pour l’aider à aller mieux.
Je suis dans une Université où on « bouffe » du Freud et du Lacan à en être écoeuré ou, et c’est le cas pour pas mal de mes (jeunes)camarades étudiants, à n’en être jamais rassasié…Alors les théories psychanalytiques, vous dire que je les connais un peu, c’est carrément un euphémisme.
Mais moi ce qui m’intéresse ce sont plutôt les maladies neurodégénératives, ce qui m’intéresse aussi c’est l’incidence que peuvent avoir les déficits sensoriels sur le développement de ces pathologies et très franchement, les postulats sur lesquels repose la Neuropsychologie cognitive, me semblent plus pertinents pour aborder la génèse et l’évolution des troubles associés à ce type de maladie. Le modèle auquel je me réfère a ses limites.
Les théories psychanalytiques ont un champ d’application, que je trouve pour ma part, très limité. Et les psychanalystes, devenus psychanalystes parce qu’entrés en analyse etc, etc…sont encore plus limités dans leur abord des troubles psychiques, parce qu’ils méconnaissent trop souvent les théories qui sous-tendent d’autres approches de ces même troubles, et (forcément) ils en une vision très stéréotypée (et là quand je dis ça, je pense très fort à vous)
Il faut comprendre que la psychanalyse à ouvert l’esprit au contraire, et la psychologie, la psychiatrie, la neurologie la philosophie, l’ethnologie, la sociologie et bien d’autres domaines ont apprit au côté de la psychanalyse énormements de chose. La psychanalyse est le courant fondateur de la libre pensée !
C’est être bien loin de la réalité que de pensée que la sexualité est l’obsession de la psychanalyse, elle ne l’est que pour l’être humain. Mais encore aujourd’hui bien des gens sont enfermés dans leur bonne morale pour comprendre ça ou encore il ne connaissent que trop peu la psychanalyse pour être capable de la jugée telle qu’elle est et de ce fait ne trouvent que critique négative à son gard.
La méthode scientifique à montré plus que souvent son incompétence au fil des siècles. Et il n’est pas rare qu’un article scientifique soit contredit le lendemain. Ce qu’il faut comprendre, c’est que le cerveau humain n’est pas une chose arithmétique, mais au contraire quelque chose de varié qui n’a que peu de règles normée.
Vouloir à tout pris imposer le dogme scientifique tout puissant à ce qui ne peut être compris par celui-ci, est une lourde erreur.
Tandis que les scientifiques sont pour la plupart bardés d’intolérence, ce que réclame la science bien souvent, la psychanalyse prône l’ouverture et le dialogue. Elle est le souffle de l’esprit.
Que de fermeture d’esprit font actes les bourreaux qui veulent châtier la bele psychanalyse, c’est bien triste.
Ah oui j’oubliais en ce qui concerne les insultes : je rappelle que ce sont les TCC qui ont, les premiers, déclaré ouvertement la guerre aux psychanalystes et de manière aggrésive, ayant sans cesse recours aux mensonges et insultes. :D
Je ne suis en rien contre la méthode scientifique, ni contre la Cognitive en elle même (contrairement aux Cognitivistes), le problème c’est qu’elle pense pouvoir, tel un despote, dicter des lois stricts dans des domaines qui lui sont totalement étranger et qu’elle ne pourra jamais comprendre avec une telle rigidité ! La linguistique est par exemple un domaine qui repose sur la science est qui est l’un des rares à rester ouvert. Comme quoi dans certains domaine ça reste encore possible…
C’est quoi les TCC ?
Merci
GF
Je me sens obligé de corriger vos infos: C’est Jacques Alain Miller qui s’est énervé, à la sortie du rapport de L’Inserm sur les Psychotérapies, qui -d’ailleurs- ne parlait pas de la Psychanalyse.
Les attaques les plus diffamantes ont été de ce coté à l’encontre des TCC, qui ont été taxées de « méthodes totalitaires de rééducation, lavage de cerveau, dressage », les patients qui en suivaient des « imbéciles », des « lobotomisés » etc..
Ce débat n’aurait en fait pas eu lieu si le noyau dur que représente la Cause Freudienne n’était pas monté au créneau de façon aussi vulgaire.
Leurs pressions ont fait retirer ce rapport du site de l’Inserm (merci Douste-Blazy), et du fait ça a eu l’effet contraire qu’escompté: le public a commencé à s’intéresser à ces gens qui pouvaient se permettre de défendre ce qui semble être: un monopole.
Vous connaissez la suite…
Quand à vos commentaires sur la méthode scientifique, je doute que vous sachiez de quoi vous parlez - La science ne dicte rien, c’est les religions qui s’en occupent, comme certaines sciences humaines lorsqu’elles croient avoir réponse à tout en rejetant tout autre avis que celui de leur sacro-saint Messie (Freud ou Lacan par exemple)
Encore une fois, la Psychanalyse c’est bien, mais si cela doit se faire dans le contexte d’une demande en soins, il est nécessaire qu’il puisse y avoir un choix possible et averti afin de pouvoir offrir une alternative. Laissez les patients choisir!
@ Guillemette Faure,
Ce sont les Thérapies qui fonctionnent sur les Théories Cognitivo-Comportementalistes. ;)
Bonjour,
Merci à Guillemette pour son article intéressant et aux internautes pour leurs réactions vivaces et souvent hilarantes.
Je voudrais apporter ma petite contribution au débat en me fondant sur mon expérience.
1) L’exercice physique, salle de sports (je ne rame pas aussi vigoureusement qu’adaunis, mais on pourrait se croiser), balade ou bête à deux dos, a d’incontestables vertus antidépresseures.
2) Vivant entre la France et l’Amérique, je peux témoigner de l’emprise des TCC sur la psychologie US. Il y a des exceptions, mais m’a presque constamment frappé l‘indigence théorique et l’inefficacité clinique de ces praticiens. Or, comme disait le camarade Lacan, « la psychanalyse peut aider à combattre l’ignorance, mais elle est impuissante face à la connerie ».
3) La psychologie et la psychanalyse US sont surdéterminées par le fric et l’arrivisme social. Ainsi, il n’est pas rare à New York de payer 250 dollars la séance de psychanalyse. D’un autre côté, la surmédication ressortit aux intérêts économiques des grands laboratoires pharmaceutiques, et conduit au mépris du patient, voire au plus effarant cynisme. J’ai rencontré beaucoup d’enfants et d’adolescents shootés au ritalin (prescrit pour traiter les troubles d’hyperactivité) sans que cela diminue en rien leur souffrance psychique. D’une manière générale, la souffrance psychique et sociale des jeunes (je peux témoigner de mes étudiants à la fac) est insuffisamment prise en compte, et presque pas traitée, d’où une grande déréliction.
4) On peut difficilement séparer la psychologie et la psychanalyse. D’une part, l’entreprise freudienne s’inscrit dans le champ déjà balisé de la psychologie, dans sa double dimension clinique et sociale. D’autre part, un DESS en psychologie clinique est la condition sine qua non pour devenir psychologue et/ou psychanalyste. J’ai plusieurs amis français qui partagent leur temps entre public (en tant que psychologue ou psychiatre à l’hôpital ou dans un centre dans un centre médico-social) et privé (cabinet en libéral).
5) Une psychanalyse peut rendre idiot. Il y a des nullités comme dans toute profession. Mais on peut utiliser sans jugement pour éviter de tourner en rond pendant vingt ans en délestant son compte en banque. Pour ma part, je peux témoigner d’une expérience de psychothérapie avec une clinicienne d’une humanité bouleversante, qui m’a plus appris sur moi-même en six mois que tous les livres et tous les joggings (sans gourmette). Lors de notre première rencontre, mon instinct m’a commandé de faire confiance à cette femme, la suite a prouvé qu’il ne m’avait pas trahi.
6) En résumé, j’ai la conviction intime que celui qui paye pour faire une balade est un sot, à moins que, comme le notait un internaute, cela fasse partie du cadre fixé par le clinicien. Ce nouvel avatar du capitalisme intégré pourra faire sourire, mais aussi susciter une certaine consternation. Quant aux attaques contre la psychanalyse, je me permets de recommander à tous ceux que cela intéresse le passionnant ouvrage de Pierre-Henri Castel, l’un des rares psychanalystes à s’intéresser vivement aux neurosciences. Dans A quoi résiste la psychanalyse ? (PUF, 2006), il déconstruit patiemment la doxologie antipsychanalytique, tout en donnant un sacré coup de pied dans la fourmilière psy, avec toutes ses risibles chapelles.
Il était temps qu’on parle de « doxologie antipsychanalytique » sur ce site, merci Jérome.
A part ça, on se heurte souvent aux mêmes interrogations sur le sujet : est-ce qu’il faut tout certifier et baliser pour bloquer les charlatans, ou est-ce qu’il faut laisser les portes ouvertes aux nouvelles approches, quitte à ce que des charlatans puissent s’y glisser ?
Merci Jérome pour ce commentaire équilibré et bien informé. Un détail cependant, sur quelles informations vérifiables basez-vous le fait que les TCC sont peu efficaces, et pour quels troubles?
Je trouve que du fait de ce débat TCC-psychanalyse, on semble du coup oublier les autres approches; Hypnose Ericksonienne, Thérapies systémiques etc…
J’espère qu’un jour, lorsque les esprits seront apaisés, que l’on pourra enfin voir toutes les approches cohabiter, pour le bien des patients.
Je ne suis pas contre la psychanalyse, juste contre son hégémonie passée. les patients devraient pouvoir avoir le choix, et le gouvernement doit subvenir à ce besoin.
Bonne journée à tous!
Je ne connais pas d’étude empirique sur l’inefficacité des TCC et ne saurais m’avancer trop loin en ce qui les concerne car mon observation est surtout fondée sur les réactions de patients désappointés, et aussi quelques lectures (je me permets encore de renvoyer à l’ouvrage de castel cité dans mon précédent message).
J’apprécie votre éloge du multiple et le partage (très bonne expérience personnelle en osthéopathie crânio-sacrée et micro-kinésithérapie par exemple) mais pour un travail en profondeur sur soi rien ne vaut, à mon sens, une psychothérapie ou une psychanalyse (cette dernière ne marchant pas avec les patients qui ont besoin d’un transfert aimanté par un visage).
le logiciel de Rue89, qui a le don de me faire enrager, me demande une fois de plus « combien font 1+1 », sic. Aussi, à question claire, réponse claire : à 150 dollars les 50 minutes, le tarif de Central Park est plutôt démocratique comparé à celui de Lacan
Les patients ont largement le choix, et justement il y a tellement de choix qu’ils sont completement perdues actuellement. J’ignore ou vous avez pu voir eu telle hégémonie de la psychanalyse qui n’existe absolument pas… C’est justement un choix personnel et très approfondie qui mène à faire une thérapie psychanalytique !
Ensuite, très chère ena22, j’ai une petite idée d’où vous pouvez être en faculté si l’enseignement y est très orienté vers Freud et Lacan, quel chance à vrai dire ! :D Personnellement la mienne est équilibrée. Mais justement pour être psychanalyste, il faut non seulement faire ces 5 années d’étude dont vous avez parlé + un parcours supplémentaire dérrière. Donc oui c’est plus fastidieux et long comme je l’ai déjà précisé. Et moi aussi je sais parfaitement de quoi je parle.
Et pour finir, comme dans toutes disciplines, il y a des charlatans, on ne peut les éviter nulle part, il’y en a pas plus en Psychanalyse que dans n’importe quel autre corps de métier. De même, bien des psychanalystes se consacre à de l’humanitaire, quoi de plus noble ?!
Comme d’habitude, vérifiez vos infos! Il y a en France plus de 10 000 psychanalystes, contre moins de 600 de thérapeutes en TCC - vous appelez ça du choix?
Cela sans compter les psychiatres, les médecins et les psychologues qui sont devenus analyste pendant ou après leurs études. Ce qui aboutit à des situations cocasses comme l’histoire d’une femme qui se plaint de douleurs au genou à son docteur, ce à quoi ce dernier (probablement Lacanien) lui affirme que c’est certainement un problème avec sa famille « ah bon, comment ça? » demande-telle, « bien, c’est simple, genou c’est le je-nous… la famille ».
Mis à part cette triste mais hilarante anecdote, il faut rappeler que la Psychanalyse n’a pas sa place à l’université, tant d’un point de vue scientifique que Freudien, elle se doit en effet de rester Laique comme le voulait son fondateur. Le cursus dont vous parlez est donc une chose du passé, et disparait de nombreuses universités, comme des mentalités - si par exemple un étudiant en psychiatrie ose raconter qu’il va entamer une analyse pour devenir psychanalyste, on le traite généralement d’attardé. Et en ce qui concerne la formation de psychologues « clinique », elle se restructure afin de devenir enfin plus scientifique. Pendant ce temps-là, le milieu psychanalytique guéguerre dans tous les sens contre tous ces changements, la fin de cette hégémonie passée dont vous n’êtes visiblement pas averti. Le résultat de leurs efforts? la mise au jour de leurs dissensions à ce sujet! Et oui, car comme je l’ai dit plus haut - Freud de son temps se battait pour une Psychanalyse Laique, c’est à dire non-tachée par une « doctrine » étrangère, c’est d’ailleurs assez étrange, non?
Bon OK, franchement je pense qu’il faudrait quand même garder un peu de psychanalyse à l’université, dans sa dimension sociale et humaine uniquement, bien sur. Mais pourquoi?
Mmm, car je vois qu’il existe encore quelques personnes, comme vous-même, qui devraient pouvoir l’étudier.
Je leur souhaite donc bonne chance pour entretenir et même faire avancer cette discipline, cet art, enfin bref, ce truc multiforme :-)
Ah ? Et parce que les psychanalystes sont plus nombreux, le patient n’a pas le choix ? Voilà une idée bien saugrenue. Non seulement il n’existe pas que les psychanalystes et les psychologues TCC mais il y a une pluralité conséquante de psychologues en tout genre mais en plus, je ne vois pas en quoi le nombre importe sur le libre arbitre du patient…
Et la psychanalyse doit avoir la même place que tout autre disciplines en psycho à l’université, c’est plus qu’une nécessité. Et la laïcité de la psychanalyse n’a rien avoir avec ce que vous en comprenez mais avec le détachement envers toute religion, donc rien à voir.
En revanche, je suis d’accord sur un point, la psychanalyse doit inévitablement adopter des changements pour s’accorder avec le temps, comme toute autre disciplines (encore une fois!), et n’a rien contre cette idée…
Je suis d’accord avec vous sur la plupart des points! Ouf, cela me soulage de voir que l’on peut enfin discuter, sans avoir à se faire traiter d’imbécile heureux ;-)
Juste un truc pour finir
*Baillements*
La question du choix -encore?- Oui, car en France il est toujours difficile de trouver un psychologue ou un thérapeute non-freudien. C’est un fait que les chiffres que j’ai cités ne viennent qu’illustrer.
La question du libre arbitre, elle, est sujette à l’information dont l’on dispose pour faire un choix, n’est ce pas? C’est aussi ce qui manque un peu ici, surtout quand le médecin ou le psychiatre est d’obédience Freudienne - on est d’accord?
En revanche, il est possible que depuis la médiatisation du débat TCC-psychanalyse il y ait plus de gens au courant de ces autres approches, on reconnaitra donc finalement qu’on est encore très loin d’une situation ou l’offre principale serait *enfin* plus scientifique, avec à coté les autres, dont la psychanalyse… les monsieurs qui marchent dans le parc… etc…
Bonne après-midi!
Laissons les adeptes des TCC empocher leurs dividendes des actions des laboratoires pharmaceutiques. L’accès aux agences bancaires (et aux porte-feuilles d’actions) est libre en France.
Rappelons que la laïcité de la psychanalyse désigne le fait qu’un analyste (qui s’autorise de lui-même et de quelques autres, voir la procédure inter-associative de la passe après Lacan) n’a pas à être issu de la médecine. Sa fonction d’analyste est sans rapport avec un supposé savoir universitaire. Quant à la laïcité au sens où elle s’entend depuis les Lumières (et dans la République française en particulier), cela devrait aller de soi. De Nietzsche à Badiou, en passant par l’apôtre Paul, tout le monde sait bien que dieu (sans majuscule, comme chez Lyotard) est mort depuis un bon bout de temps.
Pour la question de l’analyse profane: relire les textes de Ferenzci (soutenu par Freud contre la majorité des « freudiens » de leur époque).
Oh quelle mauvaise foi, bouh! Il est en effet très difficile de parler d‘« adepte » pour les TCC, et ça simplement au vu de la relative brièveté d’une thérapie de ce type - c’est vrai que c’est loin de l’attachement que certains « adeptes » du divan vouent pendant des années, des décennies, voire toute leur vie (et leur fortune) à leur humble psychanalyste.
Ce qui m’ennuie aussi c’est que l’on veuille associer les TCC aux labos pharmaceutiques, c’est bien le contraire du but recherché dans ces approches! Il n’y a qu’à voir la consommation Française *excessive* de médicaments psychotropes, lorsqu’on la compare à celle de tous les autres pays, ou (quel hasard…) les TCC sont largement utilisées.
Logiquement, on pourrait donc presque en conclure que ce sont les psychanalystes qui devraient être payés par l’industrie pharmaceutique - quelle ironie!
Rappelons également que la complémentarité de la psychiatrie et de la psychanalyse en France meurt du fait du démantèlement par l’État de la psychiatrie institutionnelle.