
Comment reconnaître un homo (sans son disque de Dalida) ?
Aux Etats-Unis, au Canada, en Europe, des chercheurs travaillent à identifier des types de caractéristiques communes aux gays.
Vous pensiez qu'un homosexuel se reconnaissait à sa collection de disques de Dalida et à son goût pour les comédies musicales ? Aux Etats-Unis, au Canada, en Europe, des chercheurs travaillent à identifier d'autres types de caractéristiques communes des gays (à part les relations sexuelles avec des gens de leur sexe, bien entendu).
Le point sur ces travaux, en s'appuyant sur ce qu'en ont publié le Los Angeles Times, New York Magazine, et Slate :
- Avoir beaucoup de grands frères
Plusieurs études (citées ici dans les compte-rendus de l'Académie américaine des sciences) montrent que les homosexuels ont plus de grands frères que les hétéros (la tendance reste valable qu'ils aient été ou non élevés avec leurs grands frères). Chaque grand frère en plus, selon les chercheurs canadiens Anthony Bogaert de l'université Brock d'Ontario et Ray Blanchard de l'université de Toronto, augmente la probabilité d'être gay de 33%. La corrélation ne s'observe pas avec des frères adoptés.
- Etre gaucher
En compilant les résultats de plusieurs études effectuées en Amérique du nord et en Europe totalisant plus de 23 000 personnes, des chercheurs ont estimé qu'être gaucher accroît la probabilité qu'on homme soit gay de 34%, et qu'une femme soit lesbienne de 90%. (Attention, ça veut dire qu'il y a plus de gays chez les gauchers, la majorité des gays restent droitiers).
- Avoir une implantation capillaire qui donne aux cheveux un mouvement dans le sens inverse des aiguilles d'une montre (voir croquis ici).
Le mouvement d'implantation des cheveux va dans le sens des aiguilles d'une montre, sauf chez 8% des hétéros et 23% des gays.
(Réserve méthodologique : l'auteur de la recherche s'est appuyé sur des observations de deux plages, gay et, disons, » généralistes » . D'autres chercheurs veulent la reconduire dans des conditions plus sérieuses.)
- Un gros zizi
Anthony Bogaert (le Canadien qui comptait les grands frères) de Brock University a utilisé les données récoltées par le sexologue Alfred Kinsey auprès de 5000 personnes entre 1930 et 1960. D'où il ressort que les zizis gays en érection mesurent en moyennne 16,5 cm et 12,6 de circonférence contre en moyenne 15,5 et 12,2 pour les hétéros. (Réserve méthodologique : Kinsley leur avait demandé de se mesurer et d'envoyer leurs résultats. Difficile de savoir si les résultats nous renseignent sur leur morphologie ou sur leur honnêteté.)
D'autres recherches ont été menées sur les empreintes digitales, la taille des doigts, le sens de l'orientation, les réactions à des odeurs…
Où cela nous mène t-il ?
Cela pourra sembler étrange, mais ces pistes d'études ont d'abord été bien accueillies par les mouvements gay américains (David France dans New York Magazine mentionne dès le début de son article qu'il est homosexuel). D'abord parce qu'elles marquaient une nouvelle direction après des années à tenter d'expliquer l'homosexualité par le conditionnement social (environnement masculin, place de la mère, etc…).
On trouve d'ailleurs une caricature de cette façon de voir tout-culturel dans un excellent épisode des Simpsons, où Homer inquiet de voir Bart porter une chemise hawaïenne et se lier d'amitié avec l'antiquaire, emmène son fils visiter une usine de métallurgie puis à la chasse ( » tu me remercieras le soir de ta nuit de noces » ).
L'accent sur l'inné
Les recherches actuelles préfèrent écarter les facteurs cognitifs. Comme celles-ci menées par des chercheurs suédois et reprises dans les compte-rendus de l'académie américaine des sciences, montrant que les cerveaux des hommes homosexuels et des femmes hétérosexuelles présentent des similitudes.
Les travaux sur les caractéristiques innées, montrent que contrairement à ce que prêche une partie de la droite chrétienne, les gays ne sont pas des pêcheurs à remettre dans le droit chemin à coups de séminaires. Mais l'hypothèse d'origines biologiques ne signifie pas qu'elle soient exclusivement génétiques (si l'homosexualité était génétique, elle aurait disparu, remarque finement William Saletan dans Slate) : les pistes privilégiées actuellement consistent à s'intéresser aux réactions hormonales et immunologiques -de toutes origines- dans l'utérus. (Ainsi pour l'influence du nombre de grands frères, la mère au fur et à mesure des grossesses ne fabriquerait plus le mêmes anticorps).
Inquiétudes
Le risque soulevé par l'avancement de ces recherches, explique David France, est que si on arrive effectivement à isoler des réactions hormonales dans l'utérus à l'origine de l'orientation sexuelle, on peut imaginer qu'on pourra, par des manipulations prénatales, chercher à » corriger » les grossesses. Des chercheurs d'Oregon ont déjà tenté (sans succès), par des injections hormonales, de voir s'ils pouvaient rendre des moutons gays… Pourrait-on imaginer, dans l'autre sens, que l'on s'assure de naissance d'hétérosexuels ? Albert Mohler, évangéliste américain, explique déjà que, s'il est opposé à l'avortement d'embryons dont on a identifié l'orientation sexuelle, en revanche,
» si une base biologique est découverte et si un test prénatal est ensuite développé, et si un traitement pour renverser l'orientation sexuelle est développé, nous encouragerons son usage parce que nous devons soutenir avec conviction le recours à tous les moyens appropriés permettant d'éviter la tentation sexuelle et les conséquences inévitables du péché » .
Ça passe l'envie de chercher…
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à glaurent
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 15H18 | 29/06/2008 |
Ce que montre le lien que vous avez mis vers Roughgarden, biologiste de Stanford, transexuelle et chrétienne (tout un personnage ; -), est précisément que l'homosexualité n'est pas génétique, mais culturelle, puisque la distinction binaire hétéro/homo est produite par notre culture :
« In our culture, we assume that there is a straight-gay binary, and that you are either one or the other. But if you look at vertebrates, that just isn't the case.
You will almost never find animals or primates that are exclusively gay. Other human cultures show the same thing.(…)
“I'm convinced that in 50 years, the gay-straight dichotomy will dissolve. I think it just takes too much social energy to preserve. ‘
L'exemple célèbre des Grecs anciens, où les comportements homosexuels avaient une fonction pédagogique (voir Le Banquet de Platon), mais n'étaient jamais exclusifs de comportements hétérosexuels, tendrait à accréditer Roughgarden.
Roughgarden tente principalement de mettre en doute la théorie darwinienne de la sélection sexuelle, qui semblerait aujourd'hui prendre l'eau de toute parts.
De manière générale, vous prétendez (contre Roughgarden, donc) qu'il semble à peu près certain’ qu'il y ait ‘une origine génétique à l'homosexualité’.
Vous semblez ainsi vous inscrire dans le paradigme du ‘gène égoïste’ de Dawkins et de la sociobiologie, qui prétend que la lutte darwinienne pour la vie ne se passerait pas entre organismes, mais entre gènes, qui utiliseraient les organismes à leurs fins propres.
Cette théorie a pour le moins été remise en cause (par Richard Lewontin, Stephen Jay Gould, etc.), bien qu'elle bénéficie toujours d'un certain crédit dans plusieurs milieux.
Pas seulement parce qu'on sait qu'il n'y a pas de ‘gène de l'agressivité’ ou de ‘gène de l'homosexualité’, puisque d'abord, les gènes fonctionnent par complexes. Ou, comme vous dites, ‘complexe d'influences d'origines génétiques’, expression qui semble souligner votre difficulté à maintenir plusieurs affirmations contradictoires :
- d'abord, cela découlerait des gènes (‘origines génétiques’)
- ensuite, ce ‘complexe génétique’ (quoique cela veuille dire au niveau biologique) ‘influerait’ nos comportements. Que veut dire cette influence d'ordre génétique ? Il semble que vous voulez dire que nos comportements sont déterminés par nos gènes, sans l'être de manière directe et unilatérale ; mais alors pourquoi parler d'influence ? Qu'est-ce que veut dire cette notion si on admet que le déterminisme n'est pas strict ?
Donc, ces gènes, qui ne fonctionnent jamais de manière individualiste et atomiste, comme le prétendait Dawkins, mais ensemble, ne suffisent pas à expliquer un comportement, quel qu'il soit : tout simplement parce que le même ‘complexe génétique’ (disons, celui de ‘l'agressivité’) peut donner lieu à des comportements contradictoires (agressivité violence, courir très vite, faire beaucoup de maths, etc.).
Bref, la théorie de la sociobiologie selon laquelle nos gènes détermineraient nos comportements a été plus ou moins battue en brèche.
La biologiste d'Harvard, Ruth Hubbard, n'est pas la seule à dénoncer ce ‘mythe du gène’ (http://gender.eserver.org/exploding-the-gene-myth.html).
Elle écrit aussi, soulignant le fait qu'il y aurait plus de gays qui prétendraient ‘être nés comme ça’ que de lesbiennes par la raison qu'il serait plus facile de dire : ‘c'est pas de ma faute’ que d'assumer consciemment un choix plus ou moins volontaire (la distinction aristotélicienne - livre III, 1-3, Ethique à Nicomaque , http://pedagogie.ac-montpellier.fr/Disciplines/philosophie/ressources/et… - entre non-volontaire et involontaire, un acte non-volontaire étant en fait un acte assumé consciemment donc dont nous sommes responsables, étant utile ici).
” I've come to the point where I now think that it is an embracing of helplessness to say “I was born this way'. It's nurturing that helpless position.
I can't see it as anything other than psychological helplessness. And the opposite is true if you say ‘I've chosen to lead this lifestyle’ for rational reasons. If now, today, you can say ‘there are very good reasons for my living this lifestyle…here are the benefits of it…here's what it does for me…here's what it allows me to do’ -- that's empowering, that's not helpless at all.
And I think there's something going on there…the psychology and the dichotomy between men…lesbians and gay men that's very interesting.(…)
I've seen that with Dean Hamer, the ‘gay gene’ scientist at the NIH. He made an absolutely virulent attack on Paul Billings at the AAAS Conference for using the term ‘sexual preference’ because that implies choice and Hamer thought it was politically retrograde for Billings to imply that there was a choice.”
Or, c'est précisément ce que j'ai voulu souligner en disant que, quoique nous apprenne la biologie - et je nie pas qu'elle peut nous apprendre des trucs, je suis pas obscurantiste -, elle ne pourra jamais nous donner la réponse à la question : pourquoi classons-nous les gens en “hétéros”, “homos”, “gays”, “lesbiennes”, “transexuelles”, “butchs”, “dragqueens”, etc. Pourquoi refusons-nous d'admettre la transexualité et obligeons-nous les transexuels à choisir entre le masculin et le féminin ?
La réaction de Dean Hamer montre clairement les enjeux politiques sous-jacents : il ne s'agit plus d'un débat scientifique, mais de motivations politiques. Or, un argument peut toujours être utilisé de plusieurs manières, une étude peut être utilisée pour dire tout et son contraire : les racistes “modernes” ont parfaitement intégré le discours relativiste de Claude Lévi-Strauss, ça les empêche pas de prôner la suprématie ou, à tout le moins, le séparatisme, de leur culture vis-à-vis des autres cultures.
Hubbard, comme Roughgarden, réfute l'idée que l'homosexualité serait déterminée par la biologie :
If we're simply going to say “homosexuality is'…if we were going to say homosexuality is a biological phenomenon…sexuality is a biological phenomenon…biology that means that proteins are involved…that means that hormones are involved…that means that in some way or other genes must be involved because they are involved in metabolism…so genes, are, of course, involved in some of the biological reactions that are involved with sexuality.
Now my own personal feeling is that that's not what homosexuality is about. I don't think we're talking about biology. I think we're talking about a psychosocial sexual complex of behaviors that get defined in certain ways by certain societies in certain historical moments.
Behavior that may be called homosexual at one time, or by one kind of society, will not be called that at another time or by another society.
I think we're talking about social characteristics rather than biological characteristics when we talk about homosexuality. And that biology may get into that…oh sure we're organisms…aren't we ? …
yeah and we have sex organs and yes there's biology in everything we do. So to that extent sure there are gonna be genes in it. But so what ? ”
http://gender.eserver.org/exploding-the-gene-myth.html
Je continue par cette citation du même entretien, qui nous rappelle étrangement ce que raconte Claude Lévi-Strauss sur la vocation de l'ethnologue dans Tristes tropiques , chap. 38 (“Un petit verre de rhum”) :
If I were born into a homosexual world I would probably choose to be a heterosexual. I want to be an outsider. In this society I want to be an outsider…
à Network 23
De glaurent
ingénieur info | 19H43 | 29/06/2008 |
De manière générale, vous prétendez (contre Roughgarden, donc) qu'il « semble à peu près certain » qu'il y ait « une origine génétique à l'homosexualité ».
Les deux ne sont pas contradictoires, la génétique a une influence, pas forcément déterministe mais néanmoins réelle, la société en a une autre.
Il semble que vous voulez dire que nos comportements sont déterminés par nos gènes, sans l'être de manière directe et unilatérale ; mais alors pourquoi parler d'influence ? Qu'est-ce que veut dire cette notion si on admet que le déterminisme n'est pas strict ?
La question me laisse un peu pantois… Le determinisme absolu en biologie n'existe pas, le vivant est un système bien trop complexe. Selon vous, on ne pourrait pas non plus parler de l'influence du tabac sur le cancer du poumon, puisque tous les fumeurs n'en sont pas victime.
à glaurent
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 20H08 | 29/06/2008 |
Sauf que le cancer du poumon est une maladie, tandis que « l'homosexualité » est une catégorie culturelle et non pas une catégorie biologique : les homosexuels ne forment pas une espèce différente !
à Network 23
De glaurent
ingénieur info | 22H10 | 29/06/2008 |
Euh, oui, évidemment. Mais de la même façon que le tabac a une influence non deterministe, les gènes aussi.
à Jaycib
De vakenat
23H05 | 29/06/2008 |
Qu'entendez vous exactement par « avoir sauté plusieurs générations »
ça à voir quoi avec la reproduction des homosexuels.
Dans la (le gène) y'a pas de plaisir ? ? ?
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 14H29 | 28/06/2008 |
Si l'intelligence était génétique, elle aurait elle aussi disparue - ça éviterait peut-être à l'humanité de s'auto-détruire.
Sans blagues, on peut aussi dire que l'homosexualité est un facteur d'adaptation en ce qu'il régulerait les populations. L'ennui, avec les arguments darwinistes, c'est qu'ils marchent dans tous les sens. « La vie est une erreur » disait Canguilhem, elle consiste à errer…
________
Les Américains, qui continuent à parler officiellement et couramment de « race », mêlant aspect culturel et biologique dans cette notion sans valeur scientifique, aiment beaucoup parler d » « inné » et de « biologique ». Serait-ce leur façon à eux de s'opposer au mythe du « self-made man » et de montrer que, somme toute, le « mérite individuel » n'explique pas tout ?
Ces études visent un objectif idéologique : celui de ne pas rendre l'homosexualité culpabilisante, puisqu'elle serait « innée » au lieu d'aboutir d'un choix, plus ou moins volontaire. Sauf que, inné ou pas, il y a toujours le choix de vivre librement son homosexualité ou de s'y opposer (qu'on la refoule ou qu'on la nie réellement, la neutralisant effectivement). La science ne peut donc nous renseigner sur cette liberté qu'ont les hétérosexuels, les homosexuels, les bi-sexuels, etc., face à leur comportement sexuel.
Aussi, on a un peu l'impression d'assister à une « guerre des sciences » entre biologistes et psychologues plus ou moins orientés idéologiquement à privilégier l'inné sur l'acquis (ou l'acquis inconscient sur l'acquis volontaire) et « gender studies » qui insistent sur le fait que le genre, à la différence du sexe, est une construction sociale sujette à mutations (elles aussi plus ou moins volontaires). Puisque l'argument du « gène homosexuel » mis en avant par la sociobiologie a été complètement détruit par les généticiens (un gène à lui seul ne peut être lié à un caractère), on cherche maintenant du côté de l'embryologie.
Quoi qu'il en soit, l'objectif de ces études risque, comme on le voit, de se retourner contre lui-même, en permettant à l'ordre moral religieux de prôner l'eugénisme, fût-il « libéral ».
Merci de montrer que les scientifiques racontent tout autant de conneries que nous-mêmes, et que même les sciences réputées scientifiques (sic), telles que l'embryologie, poursuivent des objectifs idéologiques.
De Guillemette Faure (auteur)
Eco89 | 18H35 | 28/06/2008 |
Ca me semble un peu expéditif que de prêter un seul objectif à ces études d'origines différentes et à leurs chercheurs.
En revanche, les questions inné/culturel sont particulièrement d'actualité aux Etats-Unis dans le débat sur le mariage gay.
En légalisant le mariage gay le mois dernier, la Cour Suprême de Californie a invoqué sa décision en 1948 de déclarer anticonstitutionnelle l'interdiction du mariage mixte (interracial) alors que le groupe ethnique est une caractéristique « immuable ».
Dans sa décision sur le mariage homosexuel (http://www.courtinfo.ca.gov/opinions/documents/S147999.PDF), la Cour s'interroge sur trois pages (pp 96 à 98) sur le caractère immuable de l'homosexualité et conclut que c'est tellement propre à l'identité que cela ne peut justifier une discrimination dans l'accès au mariage.
Les adversaires de la loi se battent justement en attaquant le caractère « immuable » de l'homosexualité.
à Guillemette Faure
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 18H46 | 28/06/2008 |
Vous avez raison de souligner les différents objectifs : je suis allé trop vite, en parlant des raisons plausibles qui pouvaient amener des homosexuels à soutenir celles-ci.
Le fait qu'elles puissent avoir plusieurs objectifs hétérogènes et servir différents buts devraient précisément mettre la puce à l'oreille à ceux qui entendent s'en servir pour défendre leur « droit à l'homosexualité ».
De même qu'une partie des féministes a tenté de résoudre des problèmes éthiques et politiques via la voie juridique (le débat sur la pornographie), certains homosexuels sont aujourd'hui tenté de résoudre ces problèmes politiques et éthiques en faisant appel à la science et au droit.
C'est demander beaucoup plus aux scientifiques que ce qu'ils peuvent nous apporter, et risquer de sévère coups de boomerangs.
à Network 23
De glaurent
ingénieur info | 19H50 | 29/06/2008 |
Si l'intelligence était génétique, elle aurait elle aussi disparue - ça éviterait peut-être à l'humanité de s'auto-détruire.
La structure du cerveau humain est unique dans le règne animal, je doute que la thèse comme quoi l'intelligence humaine ne serait pas d'origine génétique soit défendable : -).
Par ailleurs l'humanité ne s'auto-détruit pas, au contraire elle progresse continuellement vers une moindre violence : http://www.ted.com/index.php/talks/steven_pinker_on_the_myth_of_violence…
C'est notre intelligence qui a fait de nous l'espèce dominante de cette planète, définitivement une caractéristique favorable de notre génome.
De Escrimage
Lycéenne | 14H40 | 28/06/2008 |
& les droitiers qui ont leurs cheveux qui vont dans le ses des aiguilles d'une montre & qui sont gays , c'est quoi ? ? ? ? Des gays modifié génétiquement ? ? ?
Allez , laissez les tranquille ! !
à Escrimage
De Têtuniçois
22H16 | 28/06/2008 |
Et dire que le PENTAGONE avait imaginé des armes biologiques pour convertir les armées ennemies à l'homosexualité ….
Ces ignares n'ont sûrement jamais entendu parler de l'armée spartiate ou d'Achille et Patrocle .
à Têtuniçois
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 00H47 | 29/06/2008 |
Vous avez des sources ? Après le LSD, le gay weakness, ça serait plutôt marrant venant de Langley & co. !
à Network 23
De Pascal Riché
7
Rue89 | 07H31 | 29/06/2008 |
j'avais évoqué cette étude ici :
http://usa.blogs.liberation.fr/2005/01/bombe_sexuelle.html
à Pascal Riché
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 13H58 | 29/06/2008 |
J'adore le coup de provoquer une mauvaise haleine chez les guérilleros pour les départager de la population civile, ils ont pas perdu leur humour depuis les années 60 au Pentagone ; -) ! ! !
à Escrimage
De Alain Pacifique
01H44 | 29/06/2008 |
et les gauchers contrariés, donc devenus droitiers, ils sont quoi, bi, transexuels, ? ? ?
à Alain Pacifique
De otto didakt
citoyen en colère | 10H09 | 29/06/2008 |
et les gauchistes contrariés devenus ultra-libéro-droitiste, ils auront droit à une étude ?
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 14H43 | 28/06/2008 |
Donc, le gars qui n'a pas de grand frère, qui est droitier, qu'a des poils qui poussent dans les sens des aiguilles d'une montre, un petit zizi et qui parle sans un fort accent d'inné caractéristique de je ne sais trop quoi, a toutes les chances d'être un homophobe ?
Alors là, Guillemette, vous me la coupez !
De raleuse13
idéaliste ? oui ! j'assume ! | 14H45 | 28/06/2008 |
Merci pour l'article et surtout sa conclusion !
Tant qu'à passer du temps et de l'argent en recherches, ils pourraient trouver autre chose !
Hélas… je crains le pire : c'est souvent en recherche « pure » que les découvertes sont faites, quasiment au hasard…
Si là, des chercheurs commencent à se poser ce type de questions, il me parait évident qu'il y a autre chose derrière…
L'eugénisme, oui…
Ou des « traitements appropriés »…
Faudrait savoir qui commandite et finance ce type de « recherches » ?
Beurk ! cette société où je vis me dégoute de plus en plus !
à raleuse13
De Tinhinane
Médiatrice scientifique | 14H50 | 28/06/2008 |
J'approuve totalement votre commentaire.
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 14H46 | 28/06/2008 |
çe lui là aussi il avait de grand chercheurs
http://www.youtube.com/watch ? v=OUWzlsA7qDk&feature=related
à patrick du 14
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 14H54 | 28/06/2008 |
Merci pour le lien, Patrick.
N'oublie pas qu'il a également fait « nettoyer » les hôpitaux des malades en ALD.
De uppercut
14H52 | 28/06/2008 |
De Pierrrrre
14H55 | 28/06/2008 |
Que vous soyez homo, hétéro ou stéréo, je m'en fous ;
ce qui me gène,
c'est que vous en fassiez référence,
que vous en fassiez prosélytisme,
que cette particularité soit indispensable pour accéder à certains postes, notamment à la télé,
où l'image de l'effet-minet se tartine à plein écran, comme pour faire rentrer dans la normalité des consciences, un gesticuel vaporeux et ostentatoire.
à Pierrrrre
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 17H07 | 28/06/2008 |
Et ton prosélytisme catho franchouille , tu en fais quoi ?
>
à Charles Mouloud
De Têtuniçois
22H19 | 28/06/2008 |
Et la religion ça se soigne ?
Existe-t-il des associations pour ceux qui veulent sortir des grandes sectes : le judaisme , le christianisme ou l'islam ?
à Têtuniçois
De zénon denon 84
Bonne | 08H14 | 29/06/2008 |
NON ! tu claques la porte et tu te barre .
De Naiel
Prof | 15H01 | 28/06/2008 |
de la debilité et dangereusite de ce vieux debat inné/acquis, où comment certains chercheurs et gays cautionnent et cherchent une preuve de la « naturalité“de l'homosexualité…Désolant ; eugeniste, attardé…Que dire de plus…qu'on s'en fout , que nous ne sommes pas des animaux de foire sur lesquelLEs on peut faire des statistiques aussi debiles, que nous n'avons pas besoin de cette soi-disant ‘Nature’ pour exister et auto proclamer nos identités….fait on les mêmes études sur les hétérosexuelLEs ? Non car c'est la fameuse ‘Nature qui nous fait heterosexuelLe , et aussi male, homme, masculin ou Female, femme, feminine…cette fameuse Nature qui n'est qu'un systeme politique monté de toutes pieces pour controler les individuEs…Fuck the Nature…We are that's all…
naïel
De aLMEREYDA
(anthropologue et cheminot pour pay... | 15H01 | 28/06/2008 |
bon j'avais déjà vu (et répondu à) ton commentaire sur les caméras de vidéosurveillance, mais là, je t'ai définitivement reconnu :
Eric ZEYMOUR, sors de Rue 89 ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
t'as un humour de merde, et pas d'arguments, alors, vas sur des sites qui te serons plus favorables, tu type forum de l'UMP.
De Phil2922
Retraite invalidité | 15H05 | 28/06/2008 |
Avant, je me méfiais de l'Eugénisme. En lisant, Michel Onfray, j'ai appris qu'il pouvait être libertaire et c'est beaucoup plus intéressant…
Ce matin, à la radio, j'entends : Cet après-midi les rues de Paris seront colorées… Au début, j'ai cru que le journaliste allait nous parler du mélange de couleur entre les jaunes et bleus (Clermont-Auvergne) et les Rouge et Noir (Toulouse). Et non, c'était pour présenter la manif gay de cet après-midi à Paris… !
http://phil195829.overblog.com
à Phil2922
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 15H45 | 28/06/2008 |
De l'eugénisme « libertaire » ?
J'ai été intrigué par ce concept étonnant, et je suis tombé sur :
« eugénisme libéral aujourd'hui - et c'est celui que je combats au nom d'un eugénisme libertaire qui consiste à penser qu'en termes d'agrégat cellulaire, mieux vaut un agrégat exempt de tares physiologiques - par exemple une trisomie profonde - qu'un autre agrégat qui débouchera sur une existence mutilée…
Un père diabétique, une mère hémophile, des parents porteurs d'une maladie orpheline peuvent légitimement demander un tri cellulaire et une fécondation in vitro pour choisir culturellement dans les milliards de potentialités naturelles la configuration existentielle la plus hédoniste pour leur progéniture.
L'eugénisme libéral, lui, met la science au service du formatage d'individus qui coïncident avec la règle marchande et publicitaire : on ne peut s'interdire l'eugénisme libertaire qui augmente les potentialités de la liberté et de l'hédonisme, parce qu'il existe un eugénisme libéral déplorable…
http://www.humanite.fr/2006-11-04_Cultures_Michel-Onfray-et-le-systeme-h…
Il faut d'abord rappeler que l'expression “eugénisme libéral” vient, sauf erreur, du philosophe Habermas qui dénonçait, grosso modo, la tentative des parents d'imposer un avenir à leur enfant (non encore né) et donc de prendre des décisions à sa place, en restreignant son champ de possibilités, via la sélection eugénique. Une sorte d'hypertrophie de la responsabilité parentale, pourrait-on dire, qui conduirait à atrophier la liberté de l'enfant, devenu créature de ses parents, et achevant ainsi le vieux rêve parental de voir son enfant comme un autre soi-même poursuivant ses propres rêves inaccomplis.
A partir de là, je ne vois pas en quoi Onfray se distingue de cet eugénisme libéral. Il cite la trisomie 21, mais qui accuserait les parents d'avoir avorté d'un enfant, parce qu'on a diagnostiqué une trisomie à venir, au nom d'un certain nombre de raisons (dont, probablement, le poids de prendre en charge un lourd handicap - effectivement, il vaut peut-être mieux prendre cette responsabilité librement, comme lorsqu'on choisit de garder l'enfant, plutôt que de se la voir imposer, et de finir par détruire sa vie et celle de son enfant) ?
Confondre l'avortement avec l'eugénisme me semble une confusion conceptuelle sérieuse.
Maintenant, Onfray va plus loin, puisqu'il légitime le choix de la “configuration existentielle la plus hédoniste pour leur progéniture”, et pas seulement le refus de prendre en charge des maladies graves.
Venant d'un lecteur de Nietzsche, qui a critiqué la théorie darwinienne de l'adaptation, c'est un peu étrange.
D'abord, comment les parents peuvent-ils décider, à la place de leur progéniture , quelle “configuration existentielle” sera la plus à même de satisfaire à ce critère de l'utilité (ou du bonheur hédoniste) ?
1e impasse, puisque ce que les parents considèrent comme le bonheur n'est pas forcément, ni même souvent, la même chose que ce que les enfants entendent par là.
Ensuite, penser selon un modèle binaire de la maladie & de la santé est pour le moins réducteur. Peut-être peut-on dire, comme Nietzsche, que la santé exige la maladie. Quoi qu'il en soit, certains génies étaient malades, et, sans parler de génie, des personnes malades n'en arrivent pas moins à vivre une vie tout à fait satisfaisante. Faut-il éradiquer ceux qui sont destinés à être aveugles ou paralytiques, au risque d'empêcher l'émergence d'un Jorge L. Borgès ou d'un Stephen Hawkings ?
“Les natures dégénérescentes sont d'extrême importance partout où doit s'accomplir un progrès. Tout progrès d'ensemble doit être précédé d'un affaiblissement partiel. Les natures les plus fortes conservent le type fixe, les plus faibles contribuent à le développer.
- Quelque chose d'analogue se produit pour les hommes pris isolément ; rarement une décadence, une mutilation, même un vice, et généralement une perte corporelle ou morale, est sans profit d'un autre côté.
(…) le borgne aura un oeil plus fort, l'aveugle verra plus profond dans l'être intime et en tout cas entendra plus finement.
Dans ces conditions, la fameuse lutte pour la vie me paraît n'être pas le seul point de vue d'où peut être expliqué le progrès ou l'accroissement de force d'un homme, d'une race. (…)
Un peuple qui devient sur un point gangrené et faible, mais dans l'ensemble reste encore robuste et sain, est capable de recevoir l'infection de l'élément neuf et de se l'incorporer à son avantage. Chez l'homme pris isolément (…) le devoir de l'éducateur est de lui faire des blessures ou de mettre à profit les blessures que lui fait la destinée, et lorsque ainsi la douleur et le besoin sont nés, il peut y avoir aux endroits blessés inoculation de quelque chose de neuf et de noble.
Nietzsche, §224 de Humain, trop humain I