06/02/2011 à 12h16

« La Maison de l'histoire ne participe pas du sarkozysme »

Agents d'entretiens"
Cyril Bousquet | Journaliste


Jean-Pierre Rioux (DR)

L’historien Jean-Pierre Rioux a été nommé le mois dernier à la tête du comité d’orientation scientifique de la Maison de l’histoire de France. Voulu par Nicolas Sarkozy, ce projet a fait l’objet de vives polémiques.

Dans cette interview donnée à nos partenaires Agents d’entretiens, Jean-Pierre Rioux, qui a soutenu François Bayrou lors de la dernière présidentielle, répond aux critiques.

Pourquoi avez-vous accepté de prendre la tête du comité d’orientation scientifique de la future Maison de l’histoire de France ?

Je trouve que cette initiative opportune. Elle vient à un moment où dans ce pays, tous, Français, étrangers, immigrés et visiteurs mêlés se posent des questions sur le rapport qu’ils ont avec le passé, l’histoire, la mémoire, la langue, le patrimoine.

L’idée étant d’y voir plus loin. Pourquoi ne pourrions-nous pas bâtir un lieu où on questionnerait le mot France et son histoire, sans a priori d’histoire officielle, sans vision téléologique d’une France qui, par définition aurait depuis la nuit des temps une identité ou une vocations constantes ?

Il ne s’agit pas de survaloriser le mot France, mais de l’interroger. Et de comprendre comment et pourquoi il a vécu de siècle en siècle.

En quoi cette Maison sera-t-elle différente d’un musée ?

Si on dit « maison », on ne réduit pas à « musée », qui a pour vocation première d’exposer, de montrer des œuvres, de puiser dans des collections. Et cela aurait de plus laissé penser qu’on pouvait enfermer l’histoire de la France dans un musée ce qui a été très mal perçu par certains, et à juste raison. Maison, c’est plus que musée.

Que va-t-on faire ou trouver dans cette « maison » ?

A l’instar des musées, il y aura bien sûr des expositions temporaires. Et nous devrons inventer. Que faut-il montrer pour toucher l’intelligence et la sensibilité d’un très large public ?

Les musée des beaux arts ou les musées alliant art et société -celui du quai Branly, par exemple- enseignent qu’il y a un fétichisme de l’objet.

Chez nous, il y a une obsession pour la trace. Les Français raffolent de tout ce qui sort du sol. La moindre trouvaille archéologique est commentée. Il y a une espèce d’entêtement archéologique, raison pour laquelle j’ai tenu à ce que cette matière soit représentée dans notre communauté, en l’occurrence par Laurent Olivier, spécialiste du monde celtique.

Il est un de ceux qui expliquent très bien cette approche spontanée et curieuse pour la trace, depuis le caillou préhistorique jusqu’au bouton de l’uniforme d’un poilu de 14-18 qu’on exhume d’un bois.

Des œuvres, des traces, des reconstitutions monumentales, des documents, des archives évidemment, nous devrons donc mettre tout cela en synergie. Il y aura aussi une galerie chronologique, qui fait déjà l’objet d’utiles discussions, qui sera constamment évolutive et qui devrait mettre en œuvre les moyens les plus sophistiqués.

La maison sera aussi le théâtre de rencontres multiples et de manifestations inédites. Elle sera au centre d’un réseau des musées. Elle créera un grand portail documentaire numérique à vocation européenne et mondiale.

Quels sont les publics visés ?

L’idée de la maison est de dire une histoire portes et fenêtres ouvertes sur tous les publics. Donner à voir, à réfléchir, à instruire dans un lieu ouvert à tous, à toutes les générations et, pour ce qui est de la plus jeune, dépasser la notion de public scolaire.

La réflexion à mener est vaste au regard de ce qu’est aujourd’hui la culture jeune, une jeunesse plongée dans un pessimisme profond sur l’avenir. Cette incertitude générale est évidemment à prendre en compte : il va falloir inventer.

Dans le même temps, cette maison veut accueillir à bras ouvert toutes celles et ceux, très nombreux, que mobilise la lecture d’histoire, l’histoire locale, la généalogie, les cercles que l’on appelait naguère société savantes, sans parler des derniers médecins architectes ou autres qui se disent fous d’histoire.

Bref, tout les publics des acteurs et amateurs d’histoire. Car c’est un fait : si nous sommes très pessimistes quant à l’avenir, notre pays reste très demandeur d’histoire, de livres, d’émissions, d’expositions.

Autre public visé, bien sûr, les touristes, tant il est étonnant que l’on ne trouve pas en France de lieu où l’on puisse faire le tour de l’histoire de France telle que la perçoivent les Français.

Cette maison, avant d’être bâtie a déjà fait l’objet de nombreuses polémiques... à commencer par le fait qu’elle ait été initiée par Nicolas Sarkozy...

Oui, le baptême sarkozyste... Certains persistent à dire, Pierre Nora en tête, que ce sera indélébile. La réponse viendra du public.

Moi, j’estime que si elle vient du Président, elle ne participe pas d’un sarkozysme attaché à l’histoire -même s’il y a eu des initiatives liées à l’histoire qui ont été discutées et critiquées à très juste titre, comme la lettre de Guy Mocquet, ou l’accompagnement par tout enfant de CM2 d’un enfant mort en déportation.

Je pense toutefois que l’annonce d’une Maison de l’histoire de France voit plus loin, et bien mieux. Quoi qu’on pense de Nicolas Sarkozy, il est Président de la République, et cette initiative, à mon sens, s’inscrit sans aucune doute dans une volonté typiquement présidentielle, sous notre Ve République, de marquer culturellement son passage, comme l’ont fait ses prédécesseurs avant lui.

Mais je pense que cette initiative vient à son heure dans un contexte national et culturel que j’ai étudié notamment dans un ouvrage comme La France perd la mémoire.

Je pense que nous sommes à un moment où nous risquons de basculer dans un autre monde, dans un autre « régime d’historicité », pour parler comme François Hartog. Nous entrons dans un temps où l’instantané s’est installé, ou le fil du temps se dénoue, où le présent accable le passé et dénie l’avenir.

Moi, je suis un vieux prof et un grand-père, et je ne peux que noter cet envahissement du présent, cette rupture du fil du temps.

Ajoutons à cela les questions d’immigrations rendues beaucoup plus visibles qu’il y a une cinquantaine d’année pour la simple raison que les hommes se sont mis à bouger sur la planète et que notre passé colonial, aujourd’hui, prend le métro.

Certains historiens pensent que l’objet d’étude « histoire de France » est trop étriqué aujourd’hui, trop réducteur, qu’en pensez-vous ?

C’est une vraie question. Sans aller jusqu’à des argumentaires comme ceux d’Alain Finkielkraut, on peut se demander si l’on ne serait pas près, aujourd’hui, de considérer que le mot France n’est plus qu’une sorte de contenant dans lequel on peut déverser des éléments recherchés, trouvés dans le passé et dont au fond, le sens et le contenu importeraient peu, l’essentiel étant que tout soit varié, pluriel, brassé dans l’air du temps, soumis à l’actuel...

Du coup, l’enveloppe « France » devient poreuse. Je ne dis pas qu’il existe de toute éternité un objet « France » qui serait une sorte de « Madone aux fresques des murs », comme disait de Gaulle, mais il y a une question de fond, vitale pour l’avenir : sous ce mot « France » peu à peu ont été lues et admises la nation et la République, et sous ce mot-là nous avons appris, depuis le Moyen-Age, à cohabiter - plus ou moins bien, c’est entendu - ensemble.

Là est la question. Il y a toujours eu des contenus divers versés dans l’enveloppe, mais celle-ci a été déchirée, sans cesse reconstitué et toujours nommée « France ».

Dans la Maison de l’histoire de France, « histoire » est essentiel, mais « France » l’est tout autant. Vincent Duclert, excellent historien, a proposé le terme de Maison de l’histoire « en France ».

Reste qu’il y a un objet sans cesse construit, déconstruit et reconstruit, « Histoire de France », que la Maison de l’histoire de France aura pour tâche de rendre intelligible, compréhensible, sans pour autant songer, bien entendu, à refaire du « roman national » comme au temps d’Ernest Lavisse.

Elle devra nous instruire tous, Français ou non, sur le rapport multi-séculaire entre un contenu et un contenant. Si bien que la France comme objet d’histoire ne peut pas être ignorée ou déniée au nom des impératifs d’histoire globale et mondialisée.

Dénier un peu vite que « France » puisse être délesté au profit d’une histoire a-nationale conduit à s’accorder dangereusement, à mon sens, avec le pessimisme actuel sur l’avenir que nous évoquions. Et, au passage, revient à poser négativement, ou par le silence, la question du devenir de l’Etat- Nation.

Que répondez-vous à ceux qui estiment que ce projet va de pair avec le débat sur l’identité nationale ?

Je dis que c’est mal formulé mais que ce n’est pas faux, qu’on accepte ou non le terme d’ « identité ». Les historiens, à raison, ne l’acceptent généralement pas, parce que c’est un terme trop récent. En revanche, la notion de « nationale » l’est.

Ce fut toute l’ambiguïté de ce médiocre et souvent si misérable débat sur l’identité nationale. Tous ceux d’entre nous qui y ont participé ont refusé de parler d’identité, mais sont allés y parler de « France » et de « nation ».

Reste que si l’on pose une identité comme quelque chose qui n’est pas partagé, qui ne va pas à la rencontre de l’Autre, si c’est une identité d’exclusion, on ne trouvera jamais ce qu’est l’Un. Or, tous les historiens savent qu’aucune identité ne se construit sans rapport actif entre l’Un et l’Autre. C’est élémentaire, c’est anthropologique.

Je comprends donc bien l’émoi qu’a pu susciter l’initiative de lancer une Maison de l’histoire de France dans la conjonction chronologique de refus dudit débat nouée pendant l’hiver 200-2010, même si l’idée est antérieure à celle de M. Besson, puisqu’elle était déjà dans la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, et que le débat sur la nation était déjà très présent tant chez Ségolène Royal que chez François Bayrou.

Quoi qu’on pense du débat lancé par Eric Besson, auquel nombre de gens ont participé en déniant son utilité et en signalant son danger, une question demeure, elle n’est pas anodine et elle questionne aussi le passé de ce pays : celle du devenir de l’Etat-Nation et de sa capacité à répondre à nos difficultés, nos angoisses et, pour beaucoup, nos désespérances.

Quels sont les gages d’indépendance de votre comité ?

Ils sont inscrits dans sa lettre de mission ministérielle. Ce « Comité d’orientation scientifique » part avec une charte écrite et négociée qui la charge de « garantir la rigueur scientifique » de la Maison et de « se prononcer sur l’ensemble des composantes du projet et sur la politique culturelle de la Maison » .

Par rapport à d’autres institutions où les comités scientifiques n’ont pas de marges de manœuvre, nous avons des garanties, nous sommes consultés et nous nous prononçons tout au long du processus.

Je pense que peu d’établissement publics ont un comité scientifique jouissant d’une aussi grande indépendance et je remercie le ministre de la Culture et de la Communication d’avoir jugé que c’est bien ainsi .

Un historien contemporain comme vous a-t-il plus vocation qu’un autre à s’engager dans la vie de la cité ?

Probablement. Si j’ai fait de l’histoire contemporaine, et pas médiévale, c’est parce qu’à l’époque où j’ai débuté ma carrière d’historien nous vivions une tension historique très forte, la décolonisation et la guerre d’Algérie, et que se posait même pour notre génération cette question : qu’est-ce que résister autant que nos pères sous l’Occupation ? Comment s’engager ?

Quand on fait de l’histoire très contemporaine, comme moi, on a sans doute autant sinon plus envie que d’autre de s’engager. Mais ce n’est pas exclusif, loin de là. J’ajoute que depuis que s’est constituée notre discipline, à la fin du XIXe siècle, les historiens de toute « période » et de toute obédience scientifique n’ont jamais été les derniers à s’engager.

Votre dernier ouvrage parle du centre, est-il lié à votre engagement ?

Il y a deux raisons à ce livre. D’abord, il n’y avait pas d’histoire générale sur cette question et les centristes m’intéressaient : cet aspect « ni droite, ni gauche », que vous retrouvez dans nombre de mes travaux, sur les ligues ou les associations par exemple, méritait d’être creusé.

Mais il est sûr que mes engagements personnels (Jean-Pierre Rioux est engagé au MoDem) ont joué un rôle. Mais vous connaissez beaucoup d’historiens qui ne raccrochent jamais leurs travaux à eux-mêmes ?

Le centre peut-il exister en 2012 ?

Le centre comme troisième voie ou troisième force est improbable depuis la Révolution Française, et n’a jamais réussi à s’imposer. En revanche, il y a toujours eu un centrisme de fait : pour gérer la démocratie et la République, pour lancer et relancer des majorités, il a toujours fallu mettre des centristes à la manoeuvre.

Ce centrisme de dégagement de nouvelles majorités, d’idées, de rassemblement parlementaire, existe de fait. Mon ami Serge Berstein a expliqué qu’au fond, même sous la Ve République, les cohabitations c’était du centrisme.

Cette famille politique a trois sources. D’abord les libéraux, depuis Guizot ou Benjamin Constant : des gens du « juste milieu » qui voulaient l’épanouissement de toutes les libertés car ils avaient beaucoup trinqué sous la Révolution Française.

Ils voulaient éviter le hiatus entre 1789 et 1793, entre Droits de l’homme et Terreur, ils refusaient la solution bonapartiste, la marche vers la démocratie incarnée par un seul homme.

Il y a une autre famille, petite mais qui est loin d’être éteinte et que représente aujourd’hui Borloo. Ce sont des gens de la mouvance radicale, ou issus d’une social-démocratie à la frange de la SFIO ou du PS. C’est une mouvance laïque soucieuse de la question sociale, de solidarités et de solidarisme. Pour elle, la République doit rendre les gens plus libres et plus solidaires.

Enfin, s’est imposée au centre la famille démocrate chrétienne issue de la doctrine sociale de l’Église, convertie à la démocratie, à la République et à la laïcité, et qui est devenue la famille régnante pratiquement jusqu’à nos jours.

Ce mélange familial, divers mais toujours prospectif, a fabriqué des centristes, et aujourd’hui encore. En 2007, Bayrou est arrivé à la croisée des chemins du centrisme en lançant : « Le centre ne doit plus jamais être une force d’appoint ». La solution pour lui : passer par la présidentielle.

Sur les agitations actuelles, l’historien peut porter un regard amusé. Il y a quelque chose qui est tranché chez Bayrou, et pas chez les autres. Que veulent-ils ? Se réunir pour ressusciter feu l’UDF ? La conjonction des centres s’est faites dans l’UDF sur l’initiative de Giscard qui n’était pas centriste, mais de droite libérale, orléaniste !

C’est lui qui fait la proposition aux centristes, qui ont répondu favorablement, comme ils avaient déjà répondu partiellement « oui » à Pompidou en 1969. Pourquoi refaire aujourd’hui un centrisme uni si on ne tranche pas le débat ? Pourquoi faire semblant d’afficher une ambition présidentielle qu’on ne tiendra pas ? Sauf si on veut vraiment gagner, comme le veut Bayrou.

Il se peut que ni les uns ni l’autre n’aient d’avenir, d’autant que ces centristes depuis longtemps sont en panne de projet. Aujourd’hui, ce qui n’arrange rien à leurs affaires, l’idée européenne est à la peine : ils doivent à tout prix repenser leur vieil enthousiasme pour l’Europe, y intégrer davantage le jeu des nations.

Autre problème : les difficultés qu’ont ces centristes, souvent grands élus locaux, qui savent certes soigner les circonscriptions mais qui ne parviennent pas à définir exactement les contours de leur électorat.

C’est une question politique constante : les états-majors, les grandes figures sont toujours moins à droite que leur électorat moyen. En outre, dans cet électorat, avec la sécularisation profonde de notre société, la souche chrétienne se tarit. Il faudra donc inventer des formes de recrutement, de formation et d’engagements.

Il y a peut-être des liens à tisser avec l’écologie, si tant est que celle-ci ne se sente pas trop vite des obligations et des appétits à droite ou à gauche.

L’historien, grand-père, démocrate, craint-il un nouveau 21 avril, en 2012 ?

L’hypothèse n’est pas exclue si les candidats pressentis sont effectivement candidats. Dans l’absolu, un deuxième tour Marine Le Pen-Nicolas Sarkozy n’est pas inenvisageable. Le FN de Marine Le Pen peut balayer très large. Surtout en l’état de non-réponse du système politique à quantités de questions.

Quand on voit les taux d’abstention et la volatilité de l’électorat, toutes les aventures, toutes les mésaventures sont possibles. Mais aussi tous les sursauts. Et l’historien sait bien que le pire n’est pas toujours au rendez-vous.

Publié initialement sur
Agents d'entretiens
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  • flixp
    flixp
    Aboyeur
    • Posté à 12h28 le 06/02/2011
    • Internaute 34063
      Aboyeur

    Je ne vois pas l’utilité à sanctuariser un lieu pour en faire une fenêtre sur notre histoire.

    C’est la tâche de l’école. Et de notre république d’être sa propre histoire.

    Muséifier l’histoire pour mieux la museler. Merci.

    • pablico
      pablico répond à flixp
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 12h49 le 06/02/2011
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      tout le monde a conscience que l’histoire apprise à l’école, a été plus ou moins arrangée et présentée pour faire naitre en nous les citoyens que nous sommes devenus....avec les bons paradigmes qui vont bien... et qui arrangent tout le monde..

      même l’histoire est manipulable.. on se pose la question pour la géographie...

      (ironie)

      • monOpinion-
        monOpinion- répond à pablico
        Coon & Friends
        • Posté à 14h24 le 06/02/2011
        • Internaute 22434
          Coon & Friends

        avec les bons paradigmes qui vont bien... et qui arrangent tout le monde..

        Et c’est quoi ces fameux paradigmes ? Je suis curieux, pardon.

         
        • pablico
          pablico répond à monOpinion-
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 14h32 le 06/02/2011
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          le patriotisme, l’esprit d’équipe français, la langue unique, pouvoir unique, mourir pour la patrie (grosse démonstration du travail éducatif en 1914).. alors que si l’on regarde bien, la France a été presque finie (surface + pouvoir) sous louis XIV. fignolée sous la révolution par les girondins, finalisée sous Napoléon 1er, lustrée sous napoléon III (hier..)

          • monOpinion-
            monOpinion- répond à pablico
            Coon & Friends
            • Posté à 14h33 le 06/02/2011
            • Internaute 22434
              Coon & Friends

            Et bien, c’est ce qu’il semblerait être de bons paradigmes, où est le problème ?

            • pablico
              pablico répond à monOpinion-
              À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
              • Posté à 14h46 le 06/02/2011
              • Internaute 14278
                À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

              on aurait pu par l’éducation en fabriquer d’autres...
              .
              on a créé la France de toute pièce à partir de Clovis.. alors que son royaume s’arrêtait poussivement à la Loire..sans Bretagne ni normandie alors que cela a été finalisé sous louis XIV..(artois - alsace - flandres - roussillon - franche-comté), la corse sous louis XV, à la révolution Avignon (papal), sous napoléon III Nice et la Savoie.

              • monOpinion-
                monOpinion- répond à pablico
                Coon & Friends
                • Posté à 15h05 le 06/02/2011
                • Internaute 22434
                  Coon & Friends

                Je ne vois pas trop où vous voulez en venir. Si c’est pour dire que la notion de patriotisme est artificielle, à ce moment là c’est valable pour n’importe quel pays dans le monde. L’Italie a été terminée au milieu du 19ème siècle, la Chine est constituée de plusieurs provinces, la Russie n’en parlons même pas..

                on aurait pu par l’éducation en fabriquer d’autres...
                Oui ? je suis tout ouï.

                • pablico
                  pablico répond à monOpinion-
                  À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
                  • Posté à 15h18 le 06/02/2011
                  • Internaute 14278
                    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

                  oui.. on peut tout faire.. par l’éducation bien faite et orientée..

                  comment naissent les paradigmes :
                  Lien

                  (c’est un pps)

                  • monOpinion-
                    monOpinion- répond à pablico
                    Coon & Friends
                    • Posté à 15h27 le 06/02/2011
                    • Internaute 22434
                      Coon & Friends

                    Donc en fait vous n’avez pas de réponse. Vous parlez juste pour parler, comme on pourrait dire « Tout fou l’camp » ou « C’est toujours les même qui paient à la fin ».

                    Quand au pps, ça m’a fait doucement rigoler.. vous n’êtes pas sérieux...

                    • pablico
                      pablico répond à monOpinion-
                      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
                      • Posté à 15h32 le 06/02/2011
                      • Internaute 14278
                        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

                      c’est vrai, le sérieux à beaucoup de niveaux.. encore faut-il en avoir conscience...

                    • Raph33
                      Raph33 répond à monOpinion-
                      • Posté à 16h29 le 06/02/2011
                      • Internaute 38935

                      Etes-vous sérieux ?

                      L’Histoire, c’est comme les statistiques, on peut en tirer des conclusions différentes selon les détails retenus pour présenter les faits, l’angle d’analyse, la partialité ou l’impartialité de ,celui qui les présente.

                      Selon les archives dépouillées, les conclusions divergent, changent, évoluent avec le temps.

                      Si on prend un exemple, la défaite de 1940 s’explique différemment aujourd’hui qu’il y a 15 ans, ou 30 ans, etc... parce que certaines archives indisponibles à l’époque se sont ouvertes depuis, parce que certains historiens ont dépouillé des archives peu utilisées auparavant, ou parce que leur intuition les pousse à creuser des pistes inexplorées jusqu’alors.
                      Certaines découvertes font parfois scandale ou dérangent les certitudes habituelles et ont parfois du mal à percer.

                      Le danger, c’est que la vision des évènements soit figée, et que les découvertes qui dérangent un peu trop l’ordre établi ne puissent être connues ouvertement.

                      Donc la question est :
                      qui va décider de ce qui est présenté ?
                      Sous quels critères ?
                      Aura-t-on accès a des angles d’analyse divers voire non-consensuels ?

                      A l’école, c’est le même problème. Ce qui est enseigné ne porte pas nécessaire à questionner les certitudes ambiantes.
                      Particulièrement sur des sujets délicats tenant à la « fierté nationale ». Il y a des icônes qu’il n’est pas de bon ton de remettre en question.
                      Les choses sont parfois simplifiées au point de s’éloigner de la vérité, sans même que ce soit le but recherché, mais quand on simplifie trop un problème complexe, on peu perdre de vue la réalité du problème.

                      • monOpinion-
                        monOpinion- répond à Raph33
                        Coon & Friends
                        • Posté à 16h39 le 06/02/2011
                        • Internaute 22434
                          Coon & Friends

                        Mais enfin.. qu’est-ce que c’est que ce discours.. La plupart des profs (a fortiori d’histoire) sont de gauche, alors bon, si vous avez peur qu’on parle un peu trop de Jeanne d’arc ou de nos ancêtres les Gaulois, vous vous mettez le doigt dans l’oeil.

                        • Raph33
                          Raph33 répond à monOpinion-
                          • Posté à 17h39 le 06/02/2011
                          • Internaute 38935

                          Comment ça, qu’est-ce que c’est que ce discours ?
                          Il faut vous calmer un peu cher monsieur.
                          Je ne pense pas avoir dit quoi que ce soit de terriblement insupportable.

                          Je sais bien que beaucoup de profs sont de gauche, encore que je ne suis pas certain que la nouvelle génération soit aussi politisée, mais bon...

                          Je parlais des manuels scolaires et de la façon simplifiée de présenter les faits à nos gamins.

                          Ensuite, je ne vois pas trop le rapport entre parler de Jeanne d’Arc et le fait d’être de gauche.

                          • monOpinion-
                            monOpinion- répond à Raph33
                            Coon & Friends
                            • Posté à 20h36 le 06/02/2011
                            • Internaute 22434
                              Coon & Friends

                            Je parlais des manuels scolaires et de la façon simplifiée de présenter les faits à nos gamins.

                            Bah.. c’est un peu le but aussi, il y a un travail de vulgarisation, sinon autant refiler les ouvrages de référence...

                            A moins que vous ayez un exemple précis en tête, je ne vois pas comment on pourrait faire autrement ! Peut-être qu’il faudrait un peu moins simplifier ? Ou beaucoup plus détailler ? Ça existe ça, une échelle de simplification ?

                            Le cours doit être dispensé avant tout par le professeur, et non pas par les manuels.

                            Ensuite, je ne vois pas trop le rapport entre parler de Jeanne d’Arc et le fait d’être de gauche.
                            Cherchez un peu.. je vous assure c’est facile.

                            • Raph33
                              Raph33 répond à monOpinion-
                              • Posté à 23h00 le 06/02/2011
                              • Internaute 38935

                              La vulgarisation va de soi évidemment, donc pas de malentendu là-dessus.

                              Je faisais allusion au fait que certains détails sont laissés de coté pour faire plus simple, mais ces détails changent parfois complètement la vision du problème.
                              Et il peut s’agir « d’oublis » plus ou moins orientés.

                              Si on parle de la guerre d’Espagne, je ne suis pas sûr que les gamins entendent souvent le fait que la banque de France a refusé de restituer une partie de l’or appartenant à l’Espagne républicaine pour nourrir sa population, entre autres, et a ainsi participé à sa chute, pour ensuite s’empresser de le restituer à Franco une fois sa victoire consommée.
                              Ces détails n’ont rien de « compliqués » à assimiler, mais leur absence change la perception du problème pour ce qui est des responsabilités et causes dans la victoire de Franco.
                              Vous vouliez un exemple concret, en voila un.

                              Pour Jeanne d’Arc, serait-ce la récupération du FN ?
                              Désolé mais je ne vois la chose qu’en termes factuels et historiques donc, honnêtement, non, je vois pas le rapport entre être de gauche et parler de Jeanne d’Arc.

                      • Danyves
                        Danyves répond à Raph33
                        Consultant
                        • Posté à 16h39 le 06/02/2011
                        • Internaute 102944
                          Consultant

                        « Le Choix de la Défaite »

                        Lien

                        • Raph33
                          Raph33 répond à Danyves
                          • Posté à 17h17 le 06/02/2011
                          • Internaute 38935

                          Bon exemple en effet !

                          Quelle que soit l’opinion qu’on peut avoir sur cette historienne et ses travaux, je doute que ce qu’elle apporte à la compréhension de la période soit pris en compte dans ce « musée », vue qu’elle n’est pas la bonne « case », puisque communiste, et ce qu’elle raconte n’est presque jamais pris au sérieux pour cette raison.

        14 autres commentaires
    • ELCHEKATZO
      ELCHEKATZO répond à flixp
      Ruminant
      • Posté à 13h46 le 06/02/2011
      • Internaute 36477
        Ruminant

      T exagère peut-être un peu ? La révision de l’histoire dans les programmes, tu la trouves sanctuarisée ? T’as de la chance ! Moi l’histoire en classe m’ennuyait à mourir tant cela sentait le renfermé et l’image d’Épinal !

      • flixp
        flixp répond à ELCHEKATZO
        Aboyeur
        • Posté à 13h59 le 06/02/2011
        • Internaute 34063
          Aboyeur

        ha ben je dis pas que c’est parfait à l’école loin de là. Mais c’est tout de même son rôle, pas celui d’un musée payant de surcroit.

        Aujourd’hui si au moins l’école pouvait donner l’envie de connaitre et les outils pour comprendre on aurait déjà gagné.

         1 autres commentaires
    • Ianeak
      Ianeak répond à flixp
      escapiste
      • Posté à 15h03 le 06/02/2011
      • Internaute 104544
        escapiste

      Pourtant ça fait envie, non ?
      La Maison de l’Histoooare de France : visite.

      Alors à l’entré donc, le vestibule : fux migratoire et histoire des gentils métèques.
      Ensuite nous avons à gauche le living : la France éternelle des gens comme vous et moi à travers les âges.
      à droite la salle de bal : frasque et pompe royale façon Sissi-Antoinette.
      Puis derrière le grand salon : histoire privée de la bourgeoisie du 18ème siècle à nos jours.
      Le grand salon ouvre sur la salle de billard : grandes épopées guerrières de la France triomphante des forces du mal. Billard lui même relié à la bibliothèque : histoire des sciences et des découvertes importantes, du pilori au passe-port biométrique.
      Sinon nous avons, de l’autre côté, le saint des saint de toute maison française : la cuisine : histoire de la gastronomie et du pinard que le monde entier nous envie : stand de dégustation « médiévale » au Sellier’s le restaurant historique de la maison de l’histoire.
      A l’office on parlera de cette France qui travaille et se lève tôt.
      la cave est consacré à l’histoire secrète de la France : ces serviteurs de l’ombre qui en tout temps ont oeuvré pour notre sécurité.
      les toilettes sont consacrées aux sujets qui fachent.
      Au premier ensuite le dressing racontera l’histoire du luxe que tout le monde il dit : à ça c’est la France.
      Tandis que la nursery parlera de la France fille aînée de l’église, quoi de plus idéale qu’une salle de jeu pour apporter à nos chers tête blonde un discours historique adapté à leur jeune âge.
      Au second nous avons les chambres à coucher, là inutile de vous faire un dessin.
      « la réserve » la boutique de la Maison de l’Histoire de France regorgera de trésors : puzzle généalogie des roi et Triangulaire, le grand jeu de plateau sur la marine marchande ravira petits et grands.
      Les combles ne sont pas autorisés au publique.

      visite de cette maison témoins du mardi au jeudi de 9 à 20h, nocturne 22h le vendredi et samedi, de 11 à 18 le dimanche (ouverture gratuite tous les premier dimanche du mois).

      • Ptit Louis
        Ptit Louis répond à Ianeak
        Ni dieu, ni maître
        • Posté à 16h09 le 06/02/2011
        • Internaute 123012
          Ni dieu, ni maître

        Pas mal du tout !
        J’aurais ajouté un nain de jardin ( !) sur la pelouse, devant la porte-fenêtre du salon...

         
        • Ianeak
          Ianeak répond à Ptit Louis
          escapiste
          • Posté à 16h20 le 06/02/2011
          • Internaute 104544
            escapiste

          tout à fait

          si tu connais les Nonnes Troppo, la Villa Monplaisir est un petit bijoux qui ressemble assez à ce que m’évoque cette future maison de l’Histoire de France

        1 autres commentaires
      • pak1ange
        pak1ange répond à Ianeak
        SDF(SansDémarcheFranche)
        • Posté à 17h47 le 06/02/2011
        • Internaute 141405
          SDF(SansDémarcheFranche)

        Excellent ! Présenté comme cela ca me parle.

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à flixp
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 16h33 le 06/02/2011
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Qui sait si ce ne sont pas les militaires qui en ces lieux, réexpliqueront l’histoire ?
      (à leur façon, bien sur - Une sorte de révision générale, de remise à plat)

      On recommencera à parler aux noirs Antillais de « leurs ancêtres les Gaulois ».

    • Rue253
      Rue253 répond à flixp
      Ligérien
      • Posté à 09h46 le 07/02/2011
      • Internaute 139120
        Ligérien

      « Quoi qu’on pense de Nicolas Sarkozy, il est Président de la République, et cette initiative, à mon sens, s’inscrit sans aucune doute dans une volonté typiquement présidentielle, sous notre Ve République, de marquer culturellement son passage, comme l’ont fait ses prédécesseurs avant lui. »

      Notre président veut se cultiver, lui qui est un vrai béotien !

  • Tofraziel
    Tofraziel
    Orwellien
    • Posté à 12h31 le 06/02/2011
    • Internaute 42678
      Orwellien

    Pour ceux qui veulent débattre de ce sujet sur un forum d’histoire :

    Lien

  • fabricenord
    fabricenord
    Facteur
    • Posté à 12h34 le 06/02/2011
    • Internaute 142904
      Facteur

    ça y est maintenant sarko va refaire l’histoire......enfin bref

    • ELCHEKATZO
      ELCHEKATZO répond à fabricenord
      Ruminant
      • Posté à 13h49 le 06/02/2011
      • Internaute 36477
        Ruminant

      T’inquiète dans les programmes ça a déjà gentiment commencé, un peu comme les suppressions de prof et d’heures sont un bon début d’élision.

      • qwsxdcfv
        qwsxdcfv répond à ELCHEKATZO
        assise
        • Posté à 14h15 le 06/02/2011
        • Internaute 131602
          assise

        Effectivement, ça a commencé : on enlève une bonne partie de l’histoire romaine, une bonne partie de l’histoire catholique (dans les écoles muzz’, ça crée des « tensions »), on enlève François 1er, on parle moins de la Shoah (dans les écoles muzz’, ça crée des « tensions »), et puis on y rajoute de l’histoire de l’islam et de l’Afrique à gogo.

        L’histoire clientéliste, vous en aviez rêvé ? L’UMPS l’a fait.

        (- ;

         
        • Autist Reading -
          Autist Reading - répond à qwsxdcfv
          In enculo cum vibro
          • Posté à 14h21 le 06/02/2011
          • Internaute 73535
            In enculo cum vibro

          Le « fait religieux » est enseigné.

          Vous vous moquez du monde.

          La Commune de Paris, je ne l’ai jamais vu dans un manuel, par contre.

          • bibimbap
            bibimbap répond à Autist Reading -
            en travaux
            • Posté à 16h35 le 06/02/2011
            • Internaute 86441
              en travaux

            Tout à fait vrai, l’histoire de la Commune reste une sorte de tabou de l’histoire française (qui sait aujourd’hui que la semaine sanglante a fait autant de morts qu’il y a eu de guillotinés sous la Terreur ?).

            • pak1ange
              pak1ange répond à bibimbap
              SDF(SansDémarcheFranche)
              • Posté à 17h51 le 06/02/2011
              • Internaute 141405
                SDF(SansDémarcheFranche)

              Pas moi : o(

        • Nemed
          Nemed répond à qwsxdcfv
          • Posté à 14h29 le 06/02/2011
          • Internaute 60703

          Bonjour sympathisant FN.

          Des sources ?

          Au revoir sympathisant FN.

          • qwsxdcfv
            qwsxdcfv répond à Nemed
            assise
            • Posté à 15h22 le 06/02/2011
            • Internaute 131602
              assise

            Pour les fameuses « tensions » dans les zones occupées, vous pouvez consulter le rapport sur « les défis de l’intégration à l’école » remis le 28 janvier à François Fillon par le Haut Conseil à l’intégration. Ce rapport est téléchargeable sur : Lien

            « À tous les niveaux de la scolarité, les témoignages recueillis par le HCI font état d’obstacles croissants. Ainsi, il n’est plus rare que, dès l’école primaire, des parties du programme soient refusées : alors que le programme d’histoire en CM1 prévoit expressément “ les Gaulois, la romanisation de la Gaule et la christianisation du monde gallo-romain ”, au même titre que l’étude “ des conflits et échanges en Méditerranée au Moyen Âge : les croisades, la découverte d’une autre civilisation, l’islam ”, des enseignants se voient systématiquement opposer un refus de parents musulmans à l’étude, par leurs enfants, de la christianisation. Les mouvements migratoires, conséquences des croisades, sont remis en cause au prétexte que les chevaliers n’ont pas existé ou que, dans le meilleur des cas, ils n’ont jamais atteint le Proche-Orient !

            Qui imaginerait que l’éducation musicale soit contestée ? Pourtant, des enfants refusent de chanter dans une chorale ou de jouer de la flûte à bec au prétexte d’une interdiction religieuse. […]

            L’antisémitisme est souvent exprimé anonymement et peut se manifester lors des cours consacrés à l’enseignement du génocide des juifs : plaisanteries déplacées, refus de voir des films comme Nuit et Brouillard. Les tensions viennent souvent d’élèves qui s’affirment musulmans. L’antiaméricanisme est souvent lié à l’antisémitisme.

            La vision du monde qui semble s’opérer est binaire : d’un côté, les opprimés, victimes de l’impérialisme des Occidentaux, et ce, depuis les temps les plus reculés, et de l’autre, les oppresseurs, les Européens et Américains blancs, pilleurs des pays du tiers-monde. Cette vision fantasmée sert d’explication à l’histoire du monde et de justification aux échecs personnels. »

            (- ;

            • Nemed
              Nemed répond à qwsxdcfv
              • Posté à 16h05 le 06/02/2011
              • Internaute 60703

              Re sympathisant FN

              Vous vous êtes trompé de rapports déjà (le livret d’accueil que vous linkez ne continent pas ce que vous avez mis.

              Ce que je demandais c’était une source. Que vous montriez dans quel établissement, si effectivement les cours ont été modifié.

              C’est juste ridicule de donner autant de pouvoir à certains élèves. Comme si une jeune musulman de 13 ans allait refuser de voir Nuit et Brouillard... Si vous imaginez une seule seconde qu’un élève ait le cran à cet age d’exprimer une quelconque idée sur ce film...

              Faudrait savoir... Soit comme vous le pensez, ils sont aussi bêtes que vous, et donc n’ont pas les capacités intellectuelles pour argumenter contre la diffusion de ce film, soit ils sont particulièrement cultivés et intelligents pour leur âge et cela rentre en contradiction avec vos fantasmes.

              Encore une fois, faut redescendre sur Terre... Beaucoup des parents d’élève en difficulté sont eux-même en difficulté. Alors osez imaginer qu’ils aient un quelconque avis ou connaissances sur les croisades ou sur les rapports monde chrétiens monde musulmans au XiVieme siècle est juste un non sens total.

              Ça me fera toujours halluciner les idées et les fantasmes complètement contradictoires dans la tête des sympathisants FN.

              Faites un effort...

              • qwsxdcfv
                qwsxdcfv répond à Nemed
                assise
                • Posté à 18h22 le 06/02/2011
                • Internaute 131602
                  assise

                Effectivement, je me suis trompé de lien (ça c’était pour les 7000€ de retraite pour un étranger qui arrive en France même s’il n’a pas cotisé un rond pour la retraite... ; y’a bon la Fronce).

                Vous trouverez l’article sur les pressions communautaires ici : Lienés/politique/enseignants-sous-pressions-communautaires20110203.html

                Pour Nuit et Brouillard ou pour les croisades, c’est justement leur ignorance qui les pousse à ne pas vouloir aborder ces parties du programme. Pour eux croisades = méchants chrétiens qui ont tapé sur des musulmans et c’est tout. Aucune contextualisation possible, aucune étude historique possible du moment que vous touchez à leur sacro-saint islam, rien. Par contre quand vous leurs sortez les versets du coran d’appel au meurtre des infidèles, là ils vous disent qu’il faut savoir contextualiser les évènements...

                J’ai connu des cours d’histoire où quand le professeur évoquait la guerre d’Algérie, tous les moulouds jubilaient et sortaient tout fort « on les a bien baisés », « ça leur apprendra à nous attaquer, nous les arabes ». J’ai connu également les rires pendant les films sur la Shoah, les petites réflexions du genre « ils paient pour la palestine ».

                A lire vos propos, on comprend très bien que vous avez suivi votre cursus scolaire dans des écoles très blanches et sans problèmes de communautés. Ne perdez pas de temps à dire le contraire, vous ne serez tout simplement pas crédible.

                (- ;

            • Sixpatte-
              Sixpatte- répond à qwsxdcfv
              Sur Mars
              • Posté à 16h24 le 06/02/2011
              • Internaute 77583
                Sur Mars

              « ...les opprimés, victimes de l’impérialisme des Occidentaux ».
              Qui va faire des guerres en Irak, Afghanistan, Yougoslavie, arme la Géorgie et toute l’Asie Centrale pour aller détruire l’Iran, a fabriqué des
              dictatures dans toute l’Amérique du sud et à l’instar d’un Sarkösy salit
              tout ce qu’il touche ?

              « Cette vision fantasmée » ? C’est de l’Histoire, simplement, et ceux qui
              en crèvent te le renvoient en pleine poire, minuscule révisionniste.

        8 autres commentaires
  • lothi.123
    • Posté à 12h49 le 06/02/2011
    • Internaute 131953

    Rioux ne parle pas du problème des locaux qui vont accueillir cette maison de l’Histoire de France. Les archives nationales n’ayant pas de place à consacrer à ce projet pharaonique, ne pourrait-on installer cette Maison place de la Concorde, au Ministère de la Marine, anciennement Garde-Robe royale ?

  • k-i
    k-i
    endimanché
    • Posté à 12h55 le 06/02/2011
    • Internaute 55073
      endimanché

    Méfiez-vous quand même de la « méthode Sarkozy » dont on connaît maintenant bien les mécanismes : affichage de bonnes intentions, absence de moyens pour les réaliser, mise en échec des bonnes intentions, réalisations à l’exact opposé des bonnes intentions affichées...

    Un historien contemporain pourrait quand même faire ces déductions de la RGPP, du cas France Télévision et de tant d’autres dossiers gérés ainsi par cet exécutif corrompu et être assez humble pour penser qu’il n’a pas les moyens de lutter contre cette implacable méthode...

    • Nemed
      Nemed répond à k-i
      • Posté à 14h11 le 06/02/2011
      • Internaute 60703

      Lorsque Sarkozy fait/pense/dit un truc, c’est un bide.

      • pak1ange
        pak1ange répond à Nemed
        SDF(SansDémarcheFranche)
        • Posté à 19h30 le 06/02/2011
        • Internaute 141405
          SDF(SansDémarcheFranche)

        Mouaich, j’ai un doute...

  • yabon
    yabon
    Klingon
    • Posté à 13h01 le 06/02/2011
    • Internaute 98602
      Klingon

    Question d’un enfant : Est-ce qu’on y retrouvera le crâne de Louis XVI ?

  • tutle
    tutle
    Eclairagiste
    • Posté à 13h11 le 06/02/2011
    • Internaute 68111
      Eclairagiste

    Monsieur sarkozy qui voulait instaurer une prescription de 70 ans sur les archives de police fait tout son possible pour réécrire l’histoire. Il n’y a qu’à voir l’évolution des programmes scolaires (lire à ce sujet : Lien).

    Comme par hasard, en lieu et place des archives nationales, l’occasion sûrement de procéder à un petit « nettoyage » lors du déménagement...

    Or sans histoire, plus d’avenir, le gouvernement actuel l’a bien compris en essayant, médias à l’appui, de nous enfermer dans l’instant présent.

    Un musée du fait divers et ses conséquences dramatique sur l’auto surveillance et l’auto suspicion serait plus adapté à la gouvernance actuelle.

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 13h29 le 06/02/2011
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Çà va être bien utile aux élèves de terminale dont Sarkozy a supprimé les cours d’histoire.

    « A l’heure de rendre leur copie, en cet automne 2008, les professeurs d’Histoire et de Géographie qui ont participé à la rédaction de ce livre, ne regrettent pas d’avoir, contre vents et marées, Bulletins et Instructions officiels, documents d’accompagnement des programmes, et malgré les inspections diverses…, continué à enseigner en classe de 3ème et de 1ère, “ La crise de 1929 ” pourtant rayée des programmes. Leurs élèves peuvent ainsi mieux appréhender la crise d’aujourd’hui, en comprenant comment celle de 1929 a plongé des millions d’hommes dans la misère.
    Ils pourront se souvenir aussi que “ La Grande crise ” a été un facteur décisif dans la marche à la deuxième guerre mondiale.
    Les auteurs n’ont pas suivi non plus les instructions officielles qui opposent aux “ démocraties ” les “ totalitarismes ”, dans un amalgame réducteur entre Italie fasciste - Allemagne nazie et URSS stalinienne. Ce livre aborde de nombreuses autres questions d’histoire ou de géographie et la façon dont nos gouvernants voudraient les faire enseigner ou les effacer des programmes : les Révolutions française et russe, la colonisation, le mouvement ouvrier, le “ fait religieux ”, la Vème République, la mondialisation, l’Union Européenne, la pauvreté dans le monde…
    Les auteurs ont largement cité les ouvrages pédagogiques, les instructions officielles, les manuels qui les mettent en oeuvre.
    Le nouveau projet de réforme des lycées pourrait faire de l’enseignement de l’histoire-géographie une discipline optionnelle en 1ère et terminale.
    Toutes les périodes de réaction se sont attaquées à l’histoire et à son enseignement. Celle que nous vivons ne déroge pas à la règle.
    Cet ouvrage est le produit du travail d’un groupe de professeurs de collège, lycée, IUFM, qui enseignent ou ont enseigné dans
    des milieux géographiques et sociologiques très variés. Certains sont historiens.
    Ont aussi participé à cet ouvrage : Michel Barbe, Guillaume Diaz, Muriel Jumain, Maurice Martin, Philippe Martineau, Lucien
    Perron, Serge Sebban, Jean-Marc Schiappa, André Yon, et en particulier Claudie Lescot, et Jean Jacques Marie. »

    L’enseignement de l’histoire-géographie de l’école élémentaire au lycée.
    Vecteur de propagande ou fondement de l’esprit critique ?
    Sous la direction de :
    Odile Dauphin, Rémy Janneau, Nicole Perron …
    25,50 euros 288 pages ISBN : 978-2-296- 07586-3

  • Fernand Buron
    Fernand Buron
    touche-moi pas tu me salis !
    • Posté à 13h38 le 06/02/2011
    • Internaute 66510
      touche-moi pas tu me salis !

    Tous les sursauts sont possibles…
    Ouais, mon gars !
    Pour ceux qui n’en peuvent vraiment plus du zozo, RV le 23 février à 12h devant l’Elysée, pour le grand apéro CASSE-TOI POV’CON !

    Lien

  • Duc du Granlac
    Duc du Granlac
    Républicain
    • Posté à 13h50 le 06/02/2011
    • Internaute 86373
      Républicain

    Je trouve très intéressante cette initiative (c’est même pour l’instant la seule chose positive de sarko).

    L’histoire de France est un des piliers de la nation, il est essentiel de la sauvegarder et de la transmettre si on veut favoriser l’amour de notre pays dans les futures générations.

    Aujourd’hui plus que jamais on attaque l’État-nation , quand ce dernier aura disparut on se rendra compte que la tribu et l’UE ne sont pas des espaces viables politiquement....mais il sera trop tard.

    • Fernand Buron
      Fernand Buron répond à Duc du Granlac
      touche-moi pas tu me salis !
      • Posté à 13h57 le 06/02/2011
      • Internaute 66510
        touche-moi pas tu me salis !

      « L’histoire de France est un des piliers de la nation, il est essentiel de la sauvegarder… »
      Par exemple en demandant aux mômes de nos écoles de parrainer un enfant de la Shoah ?

      • Duc du Granlac
        Duc du Granlac répond à Fernand Buron
        Républicain
        • Posté à 15h13 le 06/02/2011
        • Internaute 86373
          Républicain

        Je pense qu’elle fait partie du Top 5 des idées les plus stupides du Sarkozysme et dieu sait qu’il en dit des conneries notre nabot.

    • ammianus
      ammianus répond à Duc du Granlac
      Guide de musée
      • Posté à 14h10 le 06/02/2011
      • Internaute 126841
        Guide de musée

      Ha un peu de bon vieux nationalisme XIXe siècle, celui là même qui a apporté 14-18. Dès le matin j’en ai un petit pincement au coeur... le souvenir de ces livres d’histoire du début du XXe siècle où on explique aux enfants qu’il faut mourir pour le drapeau et qu’il faut haïr l’Autre... Un belle preuve d’ouverture d’esprit. Ce nationalisme agressif et cette volonté forcené d’exalter la grandeur de la nation (concept du XIXe siècle) est un des ferment de l’exclusion de l’Autre, de la fermeture sur son propre pays...

      Sur monsieur Rioux qui est un centriste convaincu et ne semble donc pas une créature du président garde une orientation marquée dans ses publications très franco-français.... ça va être sympa sur la dite ouverture... :

      * Les Bonaparte, Rencontre, 1968.
      * La Révolution industrielle (1780-1880), Seuil, Paris, 1971, rééd. 1999.
      * Révolutionnaires du Front populaire, 10-18, 1973.
      * Nationalisme et conservatisme, Beauchesne, 1977.
      * La France de la Quatrième République, tome 1, « L’ardeur et la nécessité », Nouvelle histoire de la France contemporaine n°15, Seuil, Paris, 1980, rééd. 2000.
      * La France de la Quatrième République, tome 2, « L’expansion et l’impuissance », Nouvelle histoire de la France contemporaine n°16, Seuil, Paris, 1983, rééd. 2000.
      * Pierre Mendès France et le mendésisme, Fayard, 1985.
      * Erckmann-Chatrian ou le trait d’union, Gallimard, 1989.
      * La Guerre d’Algérie et les Français, Fayard, 1990.
      * Chronique d’une fin de siècle. France, 1889-1900, Seuil, 1991.
      * Fins d’empires, Plon, 1992.
      * La France de l’expansion. L’apogée Pompidou, Seuil, 1995.
      * avec Jean-François Sirinelli, Histoire culturelle de la France, 4 tomes, Seuil, Paris, 1997, rééd. 2005.
      * avec Jean-François Sirinelli (dir.), Pour une histoire culturelle, Paris, Seuil, 1997
      * Renault, Hazan, 1998.
      * avec Jean-Français Sirinelli, La France d’un siècle à l’autre 1914-2000, 2 tomes, Hachette, Paris, 1999.
      * avec Philippe Poirrier, Affaires culturelles et territoires, Paris, La Documentation française, 2000.
      * De Gaulle la France à vif, Liana Lévi, Paris, 2000.
      * avec Jean-François Sirinelli, La Culture de masse en France, Fayard, Paris, 2004.
      * Au Bonheur la France. Des Impressionnistes à de Gaulle, Perrin, Paris, 2004.
      * Jean-Jaurès, Perrin, Paris, 2005.
      * La France perd la mémoire, Perrin, Paris, 2006.
      * Les Populismes, Perrin, Paris, 2006.
      * Les Centristes : de Mirabeau à Bayrou, Fayard, Paris, 2011

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