30/12/2010 à 18h12

Stéphane Hessel (1/2) : « Aubry serait ma candidate préférée »


Hessel, auteur du best-seller « Indignez-vous ! » évoque la gauche, un XXIe siècle qui a mal débuté, et... l’indispensable indignation.


Résistant et ancien ambassadeur, Stéphane Hessel, auteur du mini-livre et best-seller titré « Indignez-vous ! », nous a reçus chez lui, mercredi en fin d’après-midi. A la lumière d’une lampe, assis dans un fauteuil contre un paravent vénitien, armé d’une grosse loupe, il nous attendait en apprenant par cœur des vers de Rilke, un de ses passe-temps favoris.

Selon son éditeur, « Indignez-vous ! », un cri poussé contre l’indifférence, est parti pour dépasser les 500 000 exemplaires. Entretien.


Rue89 : Comment expliquez vous le succès de « Indignez-vous ! » ?

Stéphane Hessel : Je ne sais plus où on en est : 200, 300, 400, 500 000 ? Je ne suis pas cela de très près, et d’ailleurs je n’ai pas de droits d’auteur.

Mais je suis épaté par le nombre de gens qui ont envie d’acheter ce petit bouquin. Un des facteurs du succès, c’est sûrement le titre. Les gens en ont marre, ils ont le sentiment de ne pas comprendre ce qui se passe, ils ont envie de changement.

Il y a toujours eu des raisons de s’indigner, mais ce besoin est plus fort aujourd’hui. Avec la présidence de Sarkozy, il y a de plus en plus de gens qui sentent que certains problèmes ne sont pas résolus et qu’il y a quelque chose qui ne marche pas bien dans le système, que ce soit en France ou au plan mondial.

La première décennie du XXIe siècle a mal tourné. La dernière décennie du XXe siècle, elle, avait été une période faste, entre la chute du mur de Berlin et la mise en place par les Nations unies des objectifs du millénaire pour le développement.

Il y a eu des grandes conférences : Rio sur l’environnement, Pékin sur les femmes, Vienne sur les droits de l’homme et le droit au développement, Copenhague sur l’intégration sociale... Ces conférences disaient : il y a des choses à faire !

Et puis, en 2001, après la chute des tours, on a vécu le rejet de ces initiatives. Ce fut la guerre en Afghanistan, la guerre en Irak. Aux Etats-Unis, c’est la décennie de George Bush. En France, ce fut l’élection d’un Sarkozy sur lequel on comptait pour régler un certain nombre de problèmes qu’il n’a finalement pas réglés...

Tout cela justifie que quand l’on reçoit en pleine figure un petit livre de 25 pages qui dit : « Faut s’indigner, faut résister, y en a marre ! », cela a cet étonnant effet.

« Indignez-vous » n’aurait jamais eu ce succès si c’était un gros livre, je pense par exemple au livre de Susan George [« Leurs crises, nos solutions », ndlr], que vous voyez sur cette table : cet excellent livre qui dit beaucoup mieux ce que j’essaye de dire... mais qui fait 350 pages.

Sartre, que vous citez dans votre petit livre, disait : « On a toujours raison de se révolter ». Y a-t-il une différence entre la révolte qu’il appelait de ses vœux et l’indignation que vous prônez ?

Il y a une nuance importante. Le « révoltez-vous » de Sartre rappelle la révolution d’Octobre, peut-être aussi Mai 68 [c’est aussi un slogan de Mao Zedong, nldr] ; des moments forts, importants, mais qui n’ont pas donné lieu à un vrai changement en termes de justice et de démocratie.

La dignité est un terme intéressant. Il figure dans l’article premier de la Déclaration universelle des droits de l’homme [à la rédaction de laquelle Hessel a assisté, ndlr] :

« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. »

La dignité, plus que la révolte, est quelque chose qui marque l’individu humain. Le citoyen est fier de sa dignité d’homme et quand elle lui semble attaquée, il est normal qu’il s’indigne.

Pensez-vous qu’on ait besoin aujourd’hui de révolte « individuelle » plus que que collective ?

On a avant tout besoin de changement et de réformes radicales. En France, par exemple, il nous faut une autre république que la Ve, plus démocratique. Ces changements majeurs peuvent être obtenus par une action à laquelle peuvent participer tous les citoyens conscients, prêts à s’indigner et résister à ce qui risque de les entraîner vers « j’y peux rien », « c’est comme ça », « y a rien à faire »...

Est-ce que cela va ensuite se traduire par une révolte ? Peut-être, mais j’imagine plutôt quelque chose de non-violent.

Ce que je demande aux gens, c’est de sortir de leur indifférence et de leur découragement, de mobiliser leurs énergies pour se dire : il y a à faire, à condition de résister comme nous avons résisté du temps de l’Occupation allemande. J’évoque d’ailleurs dans le petit livre le programme du Conseil national de la résistance qui disait : voilà des valeurs fortes sur lesquelles il faut s’appuyer pour que les choses aillent dans le bon sens.

Concrètement, quand vous parlez de mobilisation des énergies, quel type d’engagements conseillez-vous ?

Il y a énormément de choses à faire, et elles sont à portée de main de chacun. Il faut par exemple lutter contre une économie entièrement dominée par le profit, et on peut le faire en s’engageant par exemple dans l’économie sociale et solidaire. On peut le faire par des organisations citoyennes, il en existe un certain nombre, et sortir du carcan de l’économie néolibérale et financiarisée...

Vous parlez d’organisations, vous citez même dans le livre Attac, Amnesty international, la FIDH, mais vous n’appelez pas à militer dans des partis politiques...

S’inscrire dans un parti, voter pour un parti, c’est très bien. Mais mon petit livre incite ses lecteurs à aller au-delà, à devenir des citoyens dynamiques, à investir leur énergie dans l’environnement, la lutte contre l’injustice, la défense des immigrés... Toutes choses dont les partis devraient certes s’occuper, mais le font-ils assez ? S’ils ne le font pas, il faut les y pousser !

Je ne sous-estime pas le rôle des partis politiques. Un Etat démocratique ne peut pas fonctionner sans eux. J’ai même une affection personnelle pour deux d’entre eux :

  • le Parti socialiste d’une part (et je défends de tout mon cœur Martine Aubry, qui fait un remarquable travail) ;

  • Europe Ecologie d’autre part, sur une liste duquel je me suis laissé inscrire, aux dernières élections régionales.

Je souhaite qu’aux législatives qui vont suivre l’élection présidentielle de 2012, plusieurs partis de gauche travaillent ensemble : communistes, verts, socialistes, et même des candidats du centre républicain. Mais attention : il ne faut pas qu’ils présentent quatre candidats différents à l’élection présidentielle. Je ne vois que deux candidats possibles en l’état actuel : Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn.

Mais Dominique Strauss-Kahn dirige le FMI, qui fait partie des institutions que vous dénoncez...

DSK a pris le FMI à un moment où il fallait le dénoncer, mais il est en train de le transformer assez utilement. On ne sait pas encore bien tout ce que DSK a fait. Par exemple, le FMI ne fait plus d’ajustements structurels, c’est un progrès.

Personnellement, je préfèrerais Martine Aubry : je la considère comme plus énergiquement de gauche ; mais je sais, pour le connaître, que Strauss-Kahn est aussi un homme de gauche. S’il devient Président, il réformera l’économie française selon les même lignes que celles qu’il a soutenues du temps de Jospin ou de Rocard.

Il y a eu en France une gauche qui a fait des choses, je pense au RMI, à la couverture médicale universelle... Et elle peut en faire demain davantage.

Avec ce petit ouvrage, vous devenez une icône pour une gauche infiniment plus radicale que ceux qui soutiennent DSK ou Martine Aubry. Comment le vivez-vous ?

Je n’ai jamais été sensible à l’extrême gauche. Quand je défendais les sans-papiers, des gens me disaient : « Il faut les légaliser tous ! » Moi je leur répondais : « Non, il faut avoir une politique intelligente. Si on décide de régulariser tout le monde, on débouche sur des catastrophes. »

Le discours d’extrême gauche, même dans la bouche d’un homme comme Mélenchon, qui a des côtés très sympathiques, ne me paraît pas la réponse. La réponse, c’est la social-démocratie.

Ça a l’air d’être un vieux mot, mais il est très moderne. Ce n’est pas en se donnant à une idéologie qu’on fera progresser la société : on le fera par une réforme équilibrée et démocratique. Les idéologies ont fait beaucoup de mal, l’idéologie communiste comme l’idéologie néolibérale. Il faut écouter les gens, savoir ce qui les indigne, comprendre sur quoi on peut travailler avec eux, et non pas leur dire, comme le font les idéologues : voilà ce que tu dois faire.


A l’issue de l’entretien, nous avons demandé à Stéphane Hessel de donner son conseil d’indignation aux jeunes. (Voir la vidéo)

► Deuxième partie de l’interview à venir

Photo : Stéphane Hessel dans son salon, le 29 décembre 2010 (Audrey Cerdan/Rue89).

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  • Le Yéti
    Le Yéti
    voyageur à domicile
    • Posté à 18h31 le 30/12/2010
    • Internaute 6095
      voyageur à domicile

    LES VOEUX DE STEPHANE HESSEL (sur Mediapart)

    Lienenvoyé par Lien. - Lien

  • camilio
    camilio
    efhaejhaekaeui
    • Posté à 18h40 le 30/12/2010
    • Internaute 126983
      efhaejhaekaeui

    J’aime beaucoup Stephane Hessel mais je suis en déssacord avec lui sur plusieurs points. D’abord il y a une confusion dans les mots.
    Il ne faut pas caricaturer l’extrême gauche et chanter les louanges de ceux qui se réclament sociaux-démocrates. Ces derniers sont ceux avec la droite qui ruinent les peuples et imposent des cures d’austérité, allez voir en Espagne, au Portugual et en Grèce. Diminuer de moitié les dépenses en éducation et en santé, c’est pas très social démocrate tout ca.

    Ceux qui par contre veulent clairement de réguler le marché, stopper la folie des marchés financiers, mieux répartir les richesses (dans les actes, pas dans les paroles dans les plateaux TV alors que dans le même temps on vote des lois libérales au parlement européen) sont à « l’extrême » gauche (qui n’a d’extrême que le nom et est plus proche du concept de la sociale démocratie que les sociaux démocrates eux mêmes)

    Enfin pour les deux candidats qu’il propose, DSK déclare se lever chaque jour pour défendre Israel, Aubry a vivement condamné le boycott des produits israeliens. Etrange tout ca venant de sa part. Le PS est le seul parti de « gauche » qui n’est pas engagé dans la campagne BDS.

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 18h43 le 30/12/2010
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Excellente interview qui permet de recadrer Stéphane Hessel dans le paysage politique. Ses réflexions sont frappées du bon sens quand il aborde la répartition des pouvoirs, appel de ses vœux une VI ème République et qu’il enjoint les forces des gauches à s’unir pour revenir vers une socièté solidaire.

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 18h55 le 30/12/2010
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Beaucoup de jeunes et moins jeunes n’ont pas attendu M. Hessel pour s’indigner, par ex tous ceux qui s’élèvent contre la chasse aux sans paps et aux Roms, tous ceux qui ont défilé contre la réforme des retraites etc etc etc
    Ils se sont indignés ... pour quel résultat ? aucun
    L’indignation, c’est bien, ça fait prendre conscience de l’indignité de ceux qui nous gouvernent. Et puis ? attendre gentiment les élections de 2012 quand il n’y aura plus de services publics, des milliers de chômeurs de plus, des milliers de sans abris de plus ...
    Dites, M. Hessel, les résistants indignés se battaient contre l’occupant, que prônez-vous pour les indignés du XXIe ? comment traduire l’indignation en faits ?

  • Le Yéti
    Le Yéti répond à camilio
    voyageur à domicile
    • Posté à 18h59 le 30/12/2010
    • Internaute 6095
      voyageur à domicile

    @ Camilio

    Tout à fait d’accord avec vous, cad en désaccord avec certaines solutions avancées par Hessel. Ce qui prouve qu’on peut toujours trouver une immense valeur à quelqu’un sans forcément partager toutes ses vues.

    @ ma petite Rue

    Là, désolé, ma vieille, ton titre ne vaut vraiment pas tripette ; -) Il illustre sans doute l’état d’esprit de la rédaction qui l’a choisi. Mais :

    1/ il ne correspond pas vraiment au ton général du billet ;
    2/ il en dénature la véritable portée en limitant les propos de Hessel à une simple question de personnes ;
    3/ tout aussi vrai et plus juste aurait pu être le titre : « entre le Parti socialiste et Europe écologie, mon coeur balance ».

  • fromage
    fromage
    rien
    • Posté à 19h23 le 30/12/2010
    • Internaute 84364
      rien

    Bonsoir,
    Quelque temps que je n’avais pas déambulé dans la rue.
    Ce soir, plaisir, un article sur Stéphane Hessel.
    J’ai acheté son livre et l’ai apprécié à la manière d’un baume cicatrisant.
    Les réactions des riverains sont pour la plupart étranges , mais finalement, si on y regarde d’un peu plus près, elles ressemblent à notre vie quotidienne « je râle, j’insulte, je vomis, je hais “ mais par contre je ne propose rien et je ne m’engage dans rien .
    ‘Tous pourris’ ou presque est un discours porteur, n’est-ce pas ! ...
    Merci Monsieur Stéphane Hessel de nous rappeler que nous devons aussi être des acteurs et non uniquement des ré-acteurs aigris et virtuels.
    Bien à vous

  • Charles Mouloud
    Charles Mouloud
    Bras gauche de la Vénus de (...)
    • Posté à 20h30 le 30/12/2010
    • Internaute 12542
      Bras gauche de la Vénus de (...)

    Mr Hessel, je connais votre humanisme et vos engagements.J’ai travaillé qqs années pour / avec une association qui vous est chère,et dont je partageai les valeurs...( Fondée avec vos « amis » en 1962)
    Demain dès l’aube , au leurre où fleurit la campagne..je partirai...

    Ce système est pourri jusqu’au fond de ses métastases.

    Certains en font une lutte contre l’indicible, d’autres choisissent des chemins de traverses....

    J’ai du respect pour vous et vous salue.

    Je quitte le continent...pour d’autres îles..Ni l’Eden, ou le Gd Soir certes, mais , pour construire encore, à la hauteur de mes petits moyens, des espaces de Paix......et surtout ..vivre...

    Cordialement

  • thierry reboud
    • Posté à 21h10 le 30/12/2010
    • Internaute 20923

    « Indignez-vous » n’aurait jamais eu ce succès si c’était un gros livre, je pense par exemple au livre de Susan George [« Leurs crises, nos solutions », ndlr], que vous voyez sur cette table : cet excellent livre qui dit beaucoup mieux ce que j’essaye de dire… mais qui fait 350 pages.

    Moi, ce que j’aime chez Hessel, c’est ce genre de remarque. C’est que, contrairement à ce qu’essaye de faire croire certains de ses détracteurs, il connaît les limites de son action et les siennes propres.

    En réponse à la tribune de Taguieff, Lien avait cité un passage d’un entretien qu’Hessel avait eu avec Adler (Laure, pas Alexandre) dans lequel il revenait sur sa participation à la rédaction de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme :

    « Et nous avons réussi à faire… Quand je dis nous, moi, j’étais le petit garçon qui portait les papiers, j’étais un tout jeune diplomate, mais d’avoir assisté à l’élaboration de ce texte, c’est une chance dont je me félicite encore aujourd’hui. » Lien

    Pour autant, et c’est sans doute l’un des secrets du succès d’Indignez-vous, il nous rappelle que ce n’est pas parce qu’on connaît les limites de son action qu’il ne faut rien faire.

  • Venera84
    Venera84 répond à Le Yéti
    http://vallesmarineris. (...)
    • Posté à 21h43 le 30/12/2010
    • Internaute 125864
      http://vallesmarineris. (...)

    Merci pour cette Parole de Stephane Hessel !
    La puissance de Ses Propos associée à la sagesse de Ses Paroles abreuve mon âme de Sa miséricordieuse douceur.

    J’en reste encore sans voix.

    je me permets tout de même d’intervenir car je suis justement à la recherche de toute relique de Stephane (un morceau de tissus, un enregistrement sonore/vidéo sur disquette, un crayon qu’Il aurait touché, de l’air qu’il aurait rejeté).

    Si vous êtes en possession, merci de me le faire savoir rapidement.

    Cordialement,
    FM

  • vieilanarfatigué
    vieilanarfatigué
    Changer le monde, c'est se (...)
    • Posté à 22h01 le 30/12/2010
    • Internaute 125168
      Changer le monde, c'est se (...)

    Propos intéressants sur un plan intellectuel mais qui ne fait rien avancer ! changer un système pour un autre sur lequel d’autres reviendront et ainsi de suite, ne donne le résultat que nous voyons aujourd’hui : une pagaille indescriptible dans le monde entier, dans la tête et le cœur des individus.
    Si on veut avancer, il est urgent de cesser de trouver des solutions en dehors de soi même.Faudra-t-il que je m’égosille pendant combien de temps avant d’^tre au moins , entendu ?

  • baroudeur-
    baroudeur-
    salarié
    • Posté à 22h14 le 30/12/2010
    • Internaute 132055
      salarié

    J’ai beaucoup de respect et d’estime pour ce grand Monsieur ! Ce genre d’homme ne court pas les rues ! J’étais d’accord avec lui jusqu’au moment où j’ai été surpris pour ne pas dire choqué l’entendre dire que DSK est un homme de gauche , et qui peut faire quelque chose de bien pour le pays ! ! ! cette affirmation est une douche froide pour moi ! Comment peut on faire confiance à des opportunistes qui sont près à retourner leurs vestes et d’avaler les couleuvres pour des intérêts personnels ! En plus d’être un caméléon c’est un sioniste primaire qui soutient les crimes de cet état voyou et criminel ! Il ne faut pas avoir la mémoire courte ! DSK ! Non Merci .

  • Tofraziel
    Tofraziel
    Orwellien
    • Posté à 23h42 le 30/12/2010
    • Internaute 42678
      Orwellien

    C’est assez amusant de voir la déception de certains devant les choix de Hessel concernant Aubry et surtout DSK.

    Il y en a qui ont tenté de récupérer ce grand homme pour des combats plutôt douteux, uniquement parce qu’il était un défenseur des Palestiniens, et que des gens comme Taguieff l’avaient honteusement attaqué...

    Malheureusement pour eux et heureusement tout court, Hessel est plus intelligent, plus fin, plus humaniste (lui) que tous ceux qui ont essayé de le prendre comme caution pour finalement cracher leur haine.

    Désolé, mais Hessel n’est pas Dieudonné.

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