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Professeur d’économie à Paris-XIII

Les ventes de CD baissent de 6% et le Net ne prend pas le relais

Un chien policier portugais cherche de la drogue à l'école de police (Jose Manuel Ribeiro/Reuters)

Le marché du disque ne va pas bien, décidément. Les données publiées par l'Observatoire de la musique sont franchement mauvaises. Les données de septembre, les dernières disponibles, montrent que les ventes en France sont de 6% moindres qu'en septembre de l'année précédente.

2009_11_10_Musique_CD.jpgCe sont les ventes de singles qui souffrent le plus, avec une baisse de 45% par rapport à septembre 2008. Quant aux variétés françaises, elles plongent de 20%. Bref, l'heure continue d'être grave.

Notons que, dans le Top 10, un seul album est produit par un indépendant. Il s'agit du dernier Manu Chao, Baionarena, enregistré live dans les arènes de Bayonne durant l'été 2008, et produit par l'indépendant Because Music. Les indépendants sont à la peine.

Si l'on ajoute à ce tableau la baisse du nombre de nouvelles signatures d'artistes (moins 30% en 2008) et le fait que pour la première fois le nombre de contrats « rendus » est supérieur à celui des nouveaux contrats, on voit que le marasme continue.

Face à cette crise, il est frappant de noter la faiblesse de la part des ventes sur Internet, qui ne représentent, grosso modo, que 6% du marché. Les disques se vendent le plus souvent en grande surface spécialisée, et dans une moindre mesure, dans les grandes surfaces alimentaires.

Le marché de la musique digitale encore loin du compte

Près de la moitié des ventes de musique digitale se fait aux Etats-Unis. Atlantic Records est le premier label important à annoncer que ses ventes de musique digitale dépassent les ventes de disques en chiffre d'affaires.

Pourtant, au niveau mondial, le dernier rapport de l'IFPI fait état, pour ce qui est non pas du disque, mais de la seule musique numérisée, vendue sur des sites dédiés, d'une part de l'ordre de 20% du chiffre d'affaires total du secteur musical.

Or 20% c'est très peu. En effet, Internet est entré dans les vies quotidiennes, les taux d'équipement ont explosé, et l'offre commence à être de grande qualité. Les ventes destinées au téléphone n'ont jamais été aussi élevées.

Il existe environ 500 services de musique numérique dans le monde qui proposent plus de 6 millions de titres, soit 4 fois plus que ce que l'on peut trouver dans un megastore de musique. Mais les revenus générés demeurent faibles en regard des pertes supportées par le secteur durant de nombreuses années.

L'industrie musicale à la recherche d'un modèle

L'industrie musicale travaille à la combinaison de différents modèles d'affaires. Musique à la carte achetée dans des magasins numériques comme iTunes et Amazon, MP3, abonnements, royalties liées à la musique de films et de jeux vidéos, merchandising, sites d'écoute en streaming avec financement publicitaire, comme avec YouTube et MySpace, revenus des passages radio et du spectacle vivant.

Une voie de recherche réside autour de la vente de musique associée à des services, avec accès illimité à un catalogue à partir d'un abonnement initial. Telle l'initiative de Nokia avec son service de divertissement numérique Comes With Music.

Les clients qui achètent un téléphone associé au système Comes With Music peuvent profiter d'un catalogue étendu comprenant des millions de titres (6 millions dit-on) réalisées par des artistes internationaux et locaux, avec un accès illimité pendant un an.

Des offres qui ne trouvent pas leur public

Ces offres payantes ne marchent que très inégalement. Cette plateforme de téléchargement de Nokia a été lancée en Angleterre il y a un an. Selon le site Internet Music Ally, un peu plus de 100 000 utilisateurs de mobile Nokia, dans le monde, y ont adhéré, dont seulement 33000 en Angleterre et 2700 en Allemagne. Quant on connait le nombre de Nokia vendus par an (470 920 unités en 2008, soit une part de marché de 38,6 %), c'est très peu.

Comme le note le rapport de l'IFPI, les revenus de l'industrie musicale devraient provenir de plus en plus de partenariats avec les fabricants de matériels d'un côté et les fournisseurs d'accès de l'autre côté. Et sur ce terrain là, celui du partage des revenus, les négociations seront serrées, et pas nécessairement à l'avantage des pans les plus innovants de la création musicale.

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118 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de LeBonObO

à yeager Portrait de yeager De LeBonObO

00H26 | 13/11/2009 | Permalien

"on doit pouvoir avoir des chiffres assez précis de qui fait quoi avec une bonne informatique de nos jours"

Ah oui...
Tracer tout ce que tout le monde télécharge, ça c'est une idée qui va plaire à beaucoup de monde :o)

Portrait de IanPhantom

De IanPhantom

Beat inconverti | 14H00 | 10/11/2009 | Permalien

Il serait peut-être temps d'en finir avec le schéma stupide "les majors c'est du caca, qu'elles crèvent". Dans une certaine mesure, les indépendants c'est du caca aussi. Foi de teenage fan d'indie-poprockelectrogarage.

Il serait intéressant de noter qu'il existe des gens passionnés qui travaillent pour universal et consorts. Pas seulement des agents marketing. Ceux-là sont les premiers à perdre leur place quand les ventes chutent.
Préciser que les majors offrent aux artistes des conditions de création parfois plus appréciables aux artistes. Je ne compte pas les propos que j'ai recueilli, de groupes "indie" qui sont passé sur des plateformes type BMG et qui m'ont dit que "putain y'a moins de pression avec eux", les indépendants sont tellement dans la dèche, ont tellement peur que ça foire que la liberté des artistes s'en trouve considérablement réduite. Il faut rappeler que tous ceux qui travaillent dans les indépendants frôlent actuellement le bénévolat.
Oui, j'écoute en majorité de la musique éditée par de petits labels, et je l'achète beaucoup plus volontiers, parce qu'ils ont besoin d'argent.
Mais les majors ne sont pas le diable. C'est le modèle qu'il faut déplorer. L'art et le capitalisme ont rarement fait bon ménage. Quand on te dit qu'il faut "trois Britney Spears pour se permettre un Alister", je crois que la conclusion est assez simple.
Les disques ne se vendent plus, contrairement aux billets de concert. La musique revient vers l'humain, comme au siècle dernier avant l'arrivée des méthodes d'enregistrement.

Doit-on le déplorer, à l'heure où n'importe quel gamin peut enregistrer sa musique à la maison moyennant une centaine d'euros ?

Portrait de Mishka

De Mishka

(cadre) | 14H09 | 10/11/2009 | Permalien

1,8% de baisse seulement, en valeur, c'est pas si fou que ça pour une industrie soit disant en crise.

Il aurait été interessant de corréler cela avec les chiffres concernant les support numériques (disques durs, clés usb, etc.) pour se rendre compte du réel impact du piratage sur l'évolution des ventes d'originaux.

Vient ensuite le pb de la qualité intrinsèque des produits vendus, mais surtout produits par les grosses majors.

Il existe un collectif qui s'appelle "Vinyl kills MP3" : au delà du sens, je pense que cela peut donner des pistes de réflexion quant à l'avenir des supports musicaux existants.

Portrait de sefero49

De sefero49

Soldat mugissant | 14H09 | 10/11/2009 | Permalien

Peut être serait il temps pour l'industrie musicale de demander une aide au président de la république. Je suis sur que celui ci, pour ne pas décevoir sa chère épouse et ses amis, ne la lui refuserait pas...

Portrait de ayebee

à sefero49 Portrait de sefero49 De ayebee

n'aime plus la France, ne s'est pas... | 20H27 | 10/11/2009 | Permalien

N'allez pas lui donner des idées, il en serait capable...

Portrait de Hisoka

De Hisoka

nananère! | 14H16 | 10/11/2009 | Permalien

Question conne:Pourquoi cette photo pour illustrer cette article?un chien?

Portrait de nopseud

à Hisoka Portrait de Hisoka De nopseud 90272

administateur systemes | 14H45 | 10/11/2009 | Permalien

hello,
"La voix de son maitre", ca te dit quelque chose?

Portrait de Un vieux

De Un vieux

retraité | 17H41 | 10/11/2009 | Permalien

Les industriels du disque touchent les taxes sur TOUS les supports numériques ou analogiques..., même vos Emails à votre tante Germaine sont taxés; ils ont arraché la loi HADOPI, donc, ils ne peuvent plus incriminer le "piratage", et maintenant, ils veulent taxer les FAI's et constructeurs de matériel...

A quand une taxe sur les boules Quiès pour tirer du fric même de ceux qui ne veulent pas écouter les nanars qu'ils nous refilent ???

Pour ceux qui veulent entendre, ils vont demander une part du chiffre d'affaire à Audika...

Industrie du disque ?? Non...!!! Lobby de pompeurs de fric...

Portrait de Yvon le Zébulon

De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 14H29 | 10/11/2009 | Permalien

¤ Je vais ressortir mon vieux Teppaz à pétrôle des cartons !....
...même si les 45 et 78 tours qui vont avec sont tout rayés...

- Comme ça, je ne paierai que la TIPP.

• Mar - P46

Portrait de tweesty

De tweesty

Né 1jour ferié | 14H35 | 10/11/2009 | Permalien

Le plus affreux reste la manière dont les maisons de disques vendent leurs produits (souvent de mauvaise qualité). Les directeurs artistiques se sont changés en directeurs-marketing et vendent de la musique comme ils vendraient des nouilles ou des assouplissants.
Les majors restent accrochées au CD, qui les a fait prospérer, comme des moules à un rocher breton.
Le MP3 pourrait paraître une alternative viable mais il est trop volatile (pas de DRM, une protection juridique impossible à mettre en place...).
Et puis, les grosses boites sont devenues extrèmement frileuses alors qu'elles ont une marge de manoeuvre supérieure aux indés. Je vous mets au défi de citer un artiste francophone "majeur" (pas selon la définition de F.Mitterrand) qui aurait éclos lors des 3 dernières années.

Portrait de panik

De panik

14H35 | 10/11/2009 | Permalien

1) Quel est le lien exact entre le toutou qui cherche de la drogue et la vente de CD ? Les majors feraient courir la rumeur qu'on peut se défoncer en cramant des CD ?

2) On ne voit pas trop comment un objet trop cher, parfois impossible à utiliser (grâce aux gentils DRM), pas sexy, et pas du tout adapté aux moins de 40 ans pourrait se vendre indéfiniment. Quand avez-vous acheté un fixe-chaussettes pour la dernière fois (Non, pas vous, les fétichistes SM!!!) ?

Portrait de pimafonk

De pimafonk

graphiste | 14H35 | 10/11/2009 | Permalien

Je n'aime pas l'industrie de la musique. Je l'ai vue du côté artistique il y a quelques années, elle ne m'apparaissait que sous les traits de directeurs artistiques plus ou moins inspirés, du type sympa qui demande quand même quand son poulain va devenir "bankable" à celui qui, en session de studio, nous parle des prostituées qu'il va aller rejoindre une fois que le titre sera mixé tout en retirant son alliance (c'est du vécu, et ce type est toujours dans le milieu).

J'aime les artistes, ceux qui se passent d'artifices pour faire leur musique, qui demandent peu mais donnent beaucoup, sur scène, sur disque, dans des interviews, des shows improvisés... Qui ont quelque chose à dire, à jouer, qui l'ont dans le sang et pas dans un prévisionnel de solde bancaire. Parfois ils passent d'une catégorie à l'autre, parfois ils restent intègres à mes yeux et à mes oreilles.

Je télécharge de la musique: sites de partage spécialisés, blogs musicaux, mixes sauvages réalisés par un gamin devant l'ordi de ses parents... je prends, j'écoute, je mets ça dans mon balladeur mp3 et je regarde si une semaine plus tard, je l'ai écouté plus d'une fois ou deux. Si c'est oui, je vais sur internet pour commander le cd, d'abord sur le site de l'artiste (certains font de la vente directe, donc 10-12€ le cd, 80% dans leur poche), sinon sur un site anglais qui me propose les cds à 10-15€ sans frais de port. Dommage pour les statistiques françaises, mais 20€ en moyenne, c'est trop cher. Et je rêve un jour d'inviter tous ces artistes pour leur montrer ma collection et leur dire "La preuve que j'aime beaucoup ce que vous faites !"

Je voudrais bien un abonnement, un truc qui me coûte le prix d'un cd ou deux par mois (j'en achète de 5 à 7 par mois, oui oui !), mais personne ne me propose ça pour la musique que j'écoute, celle qui se fait surtout avec des synthés dans des petits appartements par des autistes en devenir. Je ne veux pas devoir cliquer sur Lara Fabian pour récupérer le dernier Autechre ou Squarepusher (pour les plus connus). Et comme je me connais, j'achèterai le cd ensuite (à moins que je ne le trouve en vinyl, plus grand), parce que j'aime les visuels en sus.

Alors Hadopi ne m'arrêtera probablement pas, je n'utilise pas de P2P, je suis sur des réseaux cryptés qui fatigueront les enquêteurs pendant qu'on migre encore sur une autre plateforme, un autre système. Et je n'achèterai pas mes cds dans les grandes surfaces, même spécialisées, parce que les têtes d'affiches que j'y trouve ne me concernent pas, que je lis l'espoir du vendeur dès que je lui sors un nom obscur et qu'il me dit "j'ai écouté le dernier, c'est très bien" et qu'il a droit à son moment de complicité fugace avant de retourner vendre du David Guetta.

En résumé : reparlons licence globable, abonnement à des services complets type iTunes Music Store (le plus éclectique à ce jour) ou Beatport, diminuons le prix des disques (oui, la fnac marge au moins à 40%). Moi j'achèterai toujours autant de musique.

Portrait de AllahMathematics

à pimafonk Portrait de pimafonk De AllahMathematics

Branleur et mérite | 10H06 | 11/11/2009 | Permalien

Enfin, un commentaire convenable après 3-4 pages... Je désespérais.

Bravo Monsieur !

Portrait de Nimch

De Nimch

écololibriste | 14H46 | 10/11/2009 | Permalien

Tant mieux ! Ça fera du tri et ça en fera peut-être monter/remonter certains sur scène !

Sur la vente en ligne de fichiers musicaux :

Les albums en mp3 pourris à 10-12€ pièce non merci !

On veut de la bonne musique en format libre sans perte de qualité (FLAC par exemple) à pas cher ! Genre 5€ l'album dont 3-4 reviennent aux artistes.

Merci.

Portrait de ON M RSA2012

De ON M RSA2012

Vive le tiers-état | 14H47 | 10/11/2009 | Permalien

Quand les maisons de disques arrêteront de participer au star ac et autres débilités, la musique se fera chanson.

Quand aux industriels, c'est la crise c'est comme pour tout le monde.

Portrait de Keldan

De Keldan

Polytoxicomane à temps partiel | 14H52 | 10/11/2009 | Permalien

produit par l'indépendant Because Music
Ha... indépendant ! C'est vrai que ça fait moins minable que "petit édition", moins péjoratif que "major négligeable", moins misérabiliste que "producteur sans pognon et sans artiste", moins Pernaud que "maison artisanale"
Parce qu'après tout, Universal aussi est indépendant... A moins qu'il existe une inféodation discrète à un état quelconque ?

Les ventes destinées au téléphone n'ont jamais été aussi élevées.
Il existe vraiment des gens assez désespérés pour acheter un morceau de musique juste pour leur téléphone ?
Je veux dire, à part ceux qui n'ont qu'un téléphone et pas d'ordinateur, pas de chaine hifi, pas d'ami, donc pas de choix, il existe vraiment des gens qui paient pour télécharger un morceau de musique à mettre en sonnerie ?

Portrait de dneaeade

De dneaeade

fonctionnaire | 15H02 | 10/11/2009 | Permalien

Quand les maisons de disques arrêteront de s'en mettre plein les poches aussi. Les ventes de cd-singles s'effrondrent, ouh la, quelle suprise.

Déjà il faudrait que quelqu'un m'explique pourquoi une major demande à un artiste de débourser seulement ( ? ) 500 000 euros pour la sortie d'un album et 800 000 euros pour la sortie d'un single ? Eh oui, un single coûte (soit-disant) plus cher à distribuer qu'un album.

Ce qui fait que l'on assiste à des situations absurdes du genre de Marc Lavoine qui vient de sortir un nouvel album et pas de single, et Elsa, pareil.

Hier encore, je me baladais avec une collègue de bureau (nous sommes fonctionnaires, donc pas parmi les plus pauvres) et pourtant, elle voulait s'acheter un single, mais voici ce qu'elle m'a dit "ouais en temps de crise, payer 4 euros pour une chanson, ça fait quand même cher", et j'avoue que je ne pouvais qu'être d'accord avec elle.

Surtout que dans le temps (ouais je sais, il n'y a que les vieux qui parlent comme ça mais bon), quand on achetait un 45 tours, on avait très souvent 2 chansons et non pas une chanson et sa version remixée (pour ne pas dire fichue en l'air) par un D.J. débile.

Toujours au bon vieux temps, lorsque l'on achetait un album car on aimait une chanson, ce n'était qu'après écoute que l'on se rendait compte qu'il n'y avait dans l'album qu'une chanson de bonne et que tout le reste c'était du très mauvais remplissage.

Seulement aujourd'hui, on peut écouter en toute légalité, les premières minutes, voir l'album tout entier avant de l'acheter, que ce soit au supermarché, à la Fnac ou sur Internet, donc c'est sûr que quand on voit que l'album est merdique, eh bien on n'achète que la chanson qui est bonne sur une plateforme de téléchargement légal et puis l'album dont 99 % des titres ne sont que du remplissage, eh bien, on leur laisse.

Portrait de Alright

De Alright

Ingénieur | 15H31 | 10/11/2009 | Permalien

Pour un article complet sur le sujet :

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/le-business-model-du-p...

Tout est expliqué ici !

Portrait de virgo

De virgo

Education Nationale | 15H58 | 10/11/2009 | Permalien

Pas de mystère : rien à écouter de valable, donc rien à vendre d'intéressant !! peut-être aussi le contre-coup d'Hadopi, cette loi scélérate qui joue contre son camp !!! Hi ! Hi ! Hi ! Hi !!!!!

Portrait de Yvon le Zébulon

à virgo Portrait de virgo De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 04H58 | 11/11/2009 | Permalien

¤ Effectivement, on peut perçevoir de la rancoeur après le vote de la loi Hadopi !

Les gens ont le sentiment qu'on a cherché sous de faux prétextes à leur "forcer la main" en les obligeant à acheter ce qu'ils ne souhaitaient pas forcément acheter...

...et se vengent inconsciemment de cette loi Hadopi en boycottant !

Portrait de Désabusé

De Désabusé

Contribuable à TOURS | 16H20 | 10/11/2009 | Permalien

Lorsqu'on accuse ses clients de vol et de piratage...
Lorsqu'on truffe ses produits de systèmes électroniques pour en contrôler l'usage (DRM)...
Lorsqu'on essaye de maximiser ses profits en payant le moins possible les créateurs et en maintenant des prix finaux à un niveau déraisonnable...
Lorsqu'on utilise ses moyens financiers pour soudoyer les politiques et leur faire voter des lois liberticides...
Lorsqu'on utilise les médias pour propager des contre-vérités,
Alors, il ne faut pas s'étonner que son petit commerce se casse la gueule.

Pour ma part j'applaudis des deux mains. Qu'ils crèvent la gueule ouverte.

Portrait de Procrastinator

De Procrastinator

Glandeur | 16H24 | 10/11/2009 | Permalien

« En conséquence, le téléchargement payant n'est viable qu'à deux conditions : un prix faible (correspondant en gros à ce que les éditeurs reversent aux auteurs plus les frais de gestion) et une sanction vraiment dissuasive pour les récalcitrants. Ni la rapacité des majors, ni l'état de la technique ne le permettent. »

Je m'inscris en faux devant cette malformation. Le téléchargement payant peut-être viable même si il n'y a que l'aspect « prix faible ».

De mon expérience, j'ai constaté qu'une grosse partie de la population préférait payer pour un service, si celui était perçu comme d'un prix négligeable, plutôt que d'investir du temps à chercher ou et comment il serait possible de l'avoir gratuitement. Voir même, lorsqu'ils savent, mais que ça prend un peu de temps, ils préfèrent payer peu cher, mais avoir tout, tout de suite, simplement.

Le tour de force de l'industrie du disque actuellement, c'est d'être tellement peureux à chercher des modèles de micropayement, qu'ils dégradent en fait les offres légales !
Impossibilité de passer les musiques de certains CD sur balladeurs, impossibilité de transférer certaines musiques achetés en ligne sur certains balladeurs, etc.
Au lieu de fournir du service, ils pourrissent le leur, rendant le téléchargement illégal attrayant, non pas sur des critère de prix, mais de service. Et en plus, il y a le prix.

La diffusion de musique possède des avantages qui rendent les solutions à base de micro payement crédible :
- Le cout de l'ensemble ne varie que très peu en fonction du nombre de téléchargements effectués
- Le nombre de téléchargements va lui augmenter en fonction de la baisse des prix (la consommation de musique correspond à un économie de budget, plus qu'à une économie de besoin)

En clair, en réduisant la barrière psychologique à l'acte d'achat, on peut plus facilement récupérer l'ensemble du "budget" musique.

Au lieu de cela, l'industrie du disque est actuellement en train d'habituer les gens, par une piètre qualité de service, à réduire ce budget musique. Peut-on rapprocher l'explosion du budget "jeux vidéo" ces dernières années de cela ? Je ne pense pas qu'Universal Musique ou Sony Music iront un jour reprocher à Vivendi Universal Game ou Sony entertainement d'avoir détourné l'argent du marché de la musique.

PS: Je ne peux imaginer que ces grosses ficèles commerciales ne soient pas connues des acteurs du marchés, ils ont juste peur qu'un prix trop faible casse le marché du CD, qui est encore assez élevés malgré tout. Je prédis que ces solutions exploseront tout d'un coup, dès que le marché du CD, qui ne peut que diminuer (un CD représente une capacité de stockage maintenant très faible, pour un encombrement énorme : avez vous vu un "discman" ces 15 dernières années ? Combien d'IPod avez vu ces 3 derniers mois ?), sera passé sous un certain seuil critique.

PPS: N'appréciant pas spécialement le caractère manipulateur de ces stratégies markéting, cela me fait particulièrement mal d'être celui qui les explique ici... Mais entre ces stratégies markéting, et le fait de faire voter des lois qu'il sera si simple de manipuler pour faire accuser n'importe qui d'innocent, je préfère encore les stratégies markéting.

Source : http://www.arretsurimages.net/forum/read.php?3,1007788,1007855

Rien à ajouter.

Portrait de nopseud

à Procrastinator Portrait de Procrastinator De nopseud 90272

administateur systemes | 19H08 | 10/11/2009 | Permalien

J'abonde sur le service a faible cout: les ... gens qui autour de moi sont dans l'illégalité dans leur méthode pour se procurer et écouter de la musique sont unanimes: A partir d'un seuil de prix, ils cesseraient toute activité illégale. Cela implique une réduction des marges pour les producteurs, les maisons de disques et les distributeurs. Visiblement ces acteurs ne l'entendent pas ainsi et préfèrent se suicider dans leur obstination à tenter d'extraire les plus gros bénéfices possibles. Tant pis pour eux; la guerre contre le piratage, ils l'ont voulue et ils l'ont d'ores et déjà perdue...

Portrait de kafountine

De kafountine

En cage | 16H28 | 10/11/2009 | Permalien

Punaise, j'ai honte de l'avouer, j'ai pas acheté le dernier Grégoire. Même pas le dernier Indochine !

Portrait de nanouD

De nanouD

citoyenne | 16H46 | 10/11/2009 | Permalien

Le problème, en fait, c'est la qualité de la musique française...
Tant qu'on ne fera rien de mieux, les ventes continueront à baisser ou à stagner.

Portrait de Aitor

De Aitor

ekintzari iraultzaile | 16H55 | 10/11/2009 | Permalien

eh oui, mais les ventes d'appartements baissent aussi, les ventes de voitures baissent aussi, la consommation baisse ainsi que notre pouvoir d'achat. La solution de cette équation est trés facile

Portrait de BaronDeLaTroncheEnBiais

De BaronDeLaTroncheEnBiais

gâteau breton | 16H57 | 10/11/2009 | Permalien

La raison en est que c'est parce que les chanteuses et les chanteurs actuels sont d'une nullité affligeante!! Et que les chansons qu'on écoute à la radio, et à la télé, sont suicidaires, c'est-à-dire tristes comme c'est pas possible. Alors, avec ça, c'est pas la peine d'aller pleurnicher ici ou là à dire que la vente des disques est en baisse: c'est normal et naturel dans des conditions comme celles-là. On ne récolte pas ce qu'on n'a pas semé.

Portrait de pmithrandir

De pmithrandir

Developpeur | 17H13 | 10/11/2009 | Permalien

Encore une fois...

Le CD est une espèce en voie de disparition :
- pas assez resistant contrairement aux promesses. Se raye vite, ne peux pas passer plus d'un certain nombre de fois(j'ai déjà fondu des CD passé en boucle en colo)
- encombrant : Un disque dur = 3 CD en volume... et 250 000 chansons
- cher : un cd que l'on écoute des années ca vaut un prix, une musique jetable, ca doit couter moins cher.
- les baladeurs sont MP3 et non CD maintenant.

Pour l'offre légale sur le net, elle a 2 inconvénients majeurs :
- accès au possesseur d'une carte de crédit, donc majeur le plus souvent, qui accepte de payer en ligne.
- Accés aux possesseurs d'ordinateurs et d'une connexions internet.

Bref, d'un coté on vend un produit obsolète, de l'autre on se coupe de toute une part de la population, les plus jeunes et les plus vieux.

Et on se demande pourquoi ca ne marche pas...

Portrait de bastadeboludos

De bastadeboludos

commentjecomprendspas | 17H34 | 10/11/2009 | Permalien

Il aurait été plus juste de dire que le taux vente de disque/qualité a largement augmenté.
A l'époque on vendait plus de disque mais la musique était nettement meilleur.
Maintenant on vends un peu moins de disques mais la musique est à chier...

Portrait de Ubu Trodvers

De Ubu Trodvers

Glisseur d'instant | 17H35 | 10/11/2009 | Permalien

Toujours à ce plaindre. Ca me fait penser à certains étudiants qui gueulent parce qu'il n'y a pas de débouché dans leurs filières...
Je pensais que les artistes (et donc ceux qui gravitent autour) font (ou vendent) de la musique en premier lieu parce qu'ils aiment ça.
Depuis quand tout le monde peut vivre de sa passion?
Depuis quand un industrielle se plaind de ses clients parce qu'il n'arrive pas à écouler ses produits pourris?
Les bons artistes continueront à faire de la bonne musique, les autres peuvent finir au fin fond des catacombes à souffler dans les os; ca ne me dérangera pas.
Il fut un temps, sur une petite ile, où, dans la même journée, l'artiste chantait son tube, le tube passait à la radio et le soir même était détruit si ça n'avait pas plus aux auditeurs. Les grands noms de cette île ont réussi à vendre leur musique, les autres ont continué dans un coin de la rue. Diversité prodigieuse dans un domaine qui se doit de rester un art et non être un commerce.

Le CD est obsolète, vive sa mort.

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