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Professeur d’économie à Paris-XIII

Ce que l'enquête sur les « Pratiques culturelles des Français » ne dit pas

Beaucoup a déjà été dit à propose de l'enquête sur les pratiques culturelles des Français. Elle nous rappelle que plus de la moitié des Français disposent chez eux d'une connexion à haut débit et que plus d'un tiers utilise Internet à des fins personnelles.

D'emblée, la corrélation est supposée entre le recul de certaines pratiques culturelles et l'usage des technologies numériques. Les appareils sont désormais nomades et multifonctionnels ; ils ont permis aux écrans de devenir (je cite) « le support privilégié de nos rapports à la culture ».

Quelques résultats sans surprise

Internet concerne prioritairement les catégories de la population les plus investies dans le domaine culturel, y compris, ce qui peut sembler paradoxal, dans les sorties culturelles.

A côté d'Internet, demeure notre bonne vieille télévision. Le temps qui lui est consacré a cessé d'augmenter et décline chez les jeunes. La radio attire elle aussi de moins en moins, même si on prend en compte la radio écoutée en direct ou en décalé sur un ordinateur.

La musique est en revanche de plus en plus écoutée ; plus on est jeune, plus on aime la musique anglo-saxonne. Et ce qui vaut pour la radio vaut aussi pour les films : la culture américaine est plus que jamais du goût du public jeune.

Reste la lecture. Celle de la presse payante, qu'elle soit nationale ou régionale, recule nettement. Quant à la baisse du nombre des forts et des moyens lecteurs de livres, elle se prolonge au fil de ces grandes enquêtes (qui sont menées tous les 10 ans par le ministère), et ne s'accompagne plus d'une hausse du nombre des petits lecteurs.

A l'opposé de ces tendances, se dessine enfin une grande stabilité des sorties et des visites culturelles, quel qu'en soit l'objet.

Une enquête a minima

Il faut lire cette enquête avec circonspection. Deux exemples : s'agissant de la presse payante, on en souligne le recul. Ce n'est pas un scoop. Ce qui serait bien plus intéressant, c'est de connaître la fréquence et le temps passé à consulter la presse sur Internet, ainsi que le rapport à l'information qui se dégage. Or rien n'est dit ni de la presse payante, ni de la consultation de la presse via Internet.

De même, la recrudescence du goût pour les sorties a déjà été mise en évidence depuis dix ans par des chercheurs américains. Celle-ci est elle le fait d'un transfert de dépenses lié à la gratuité (légale ou illégale) du téléchargement ? Traduit-elle un réflexe plus profond de recherche de socialisation là où Internet pousse à l'individualisation des pratiques ?

Les chiffres bruts confirment ce que l'on sait, ce qui est utile, mais apportent bien peu de réponses ou d'hypothèses, faute d'enquête plus qualitative.

Deux lectures complémentaires d'une enquête inachevée

La lecture de cette enquête appelle au moins deux niveaux d'analyse qui se complètent.

Au plan de la politique du ministère de la Culture, incontestablement, s'impose un constat d'échec, ou plutôt d'impasse. Même Internet ne produit pas la démocratisation espérée. Internet demeure un média mal partagé, plus et mieux utilisé par les classes moyennes supérieures.

Un vrai plan d'équipement, ainsi qu'un plan apprentissage scolaire des usages de l'Internet, doivent être adoptés de façon urgente. Pour le dire de manière simple : seule une politique éducative atténue les barrières culturelles.

Au plan économique, ces évolutions incitent à repenser les modèles économiques qui ont prévalu jusqu'alors. On peut faire l'hypothèse que les gros et moyens lecteurs, déjà de moins en moins nombreux, seront les plus enclins à adopter le livre numérique.

Peut-on raisonnablement espérer les mêmes profits qu'avec le papier ? Sans doute que non, et cela pour deux raisons. Il va falloir composer avec les libraires en ligne qui seront sans pitié en matière de négociation de leurs remises.

On va peut être pouvoir mieux exploiter les fonds de catalogue, mais le domaine public échappera sans doute aux éditeurs pour relever du téléchargement gratuit et légal sur Internet. Une source de profits disparait alors.

Bref, l'enquête et son analyse, d'une certaine façon, demeurent encore à faire.

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Portrait de k-i

De k-i

30 Rock | 11H30 | 21/10/2009 | Permalien

Quel est l'intérêt de commenter une enquête sans intérêt ?

Le monde de la culture va-t-il si bien que ses analystes ont le temps de gloser sur des enquêtes bidon par définition ?

Pourquoi ne pas envoyer plutôt votre CV à la DRH de Mitterrand directement ?

Votre point de vue "à la normande" a plus sa place dans un rapport ministériel qu'à l'université qui crève de la soumission de ses chercheurs à la doxa qui veut leur fin.

Pourquoi commenter un article sans intérêt qui commente une enquête sans intérêt ?
Parce qu'à la première ligne de l'article, une coquille "à propose" m'a rappelé les ineffables qualités de son auteure. Fossoyeurs de l'intelligence, suivez le guide !

Portrait de Jess Feuillie

à k-i Portrait de k-i De Jess Feuillie

liberté et vérité | 16H35 | 21/10/2009 | Permalien

Quelle méchanceté gratuite !!!

=> Mais je voudrais vous poser une question : pourquoi commentez vous donc un article sans intérêt qui commente lui même une enquête sans intérêt ?

Portrait de k-i

à Jess Feuillie Portrait de Jess Feuillie De k-i

30 Rock | 19H33 | 21/10/2009 | Permalien

Professer, analyser, chroniquer, ce n'est pas gratuit.

Ecrire un commentaire sur Rue 89, ça l'est.

La méchanceté comme le reste n'a de valeur que si elle n'a pas pas de prix.

Allez donc expliquer ça à un économiste... autant lui demander ce que c'est que la culture !

Portrait de pipolino

à k-i Portrait de k-i De pipolino

. | 19H55 | 21/10/2009 | Permalien

"La méchanceté comme le reste n'a de valeur que si elle n'a pas pas de prix."

Je ne comprends pas ce que vous voulez dire. Vous parlez de la méchanceté gratuite ?

Portrait de k-i

à pipolino Portrait de pipolino De k-i

30 Rock | 20H26 | 21/10/2009 | Permalien

oui, je réponds à la personne précédente.

La vraie valeur, ne se mesure pas en argent, ce qui laisse forcément les économistes sur leur faim. Ma méchanceté n'a pas d'autre intention que de me libérer, c'est ce qui en fait la valeur à mes yeux, même si elle est gratuite, comme ces commentaires anonymes.

Portrait de Lain

à k-i Portrait de k-i De Lain

étudiante | 18H10 | 21/10/2009 | Permalien

Justement... l'intérêt est sans doute d'éclairer sur une enquête mal construite et qui une fois de plus ne pose pas les bonnes questions.

Portrait de k-i

à Lain Portrait de Lain De k-i

30 Rock | 19H49 | 21/10/2009 | Permalien

Pourquoi un ministère fait-il une étude sans intérêt ?
Parce qu'il ne veut pas se poser de question.
Droite dans ses bottes, la culture du pouvoir n'a jamais eu cette fonction.

Je lis ces colonnes avec chaque fois un vrai intérêt pour l'accroche, y cherchant un début de quelque chose qui m'aide à agir ce qui m'agite : le bien commun culturel. Et chaque fois, je suis déçu par le verbiage sans fond au relent de champagne éventé. Je ne le dis pas à chaque fois. Là c'est la coquille dans la première phrase qui m'a fait craquer...

Portrait de leo s

De leo s

noyaudecondensationdanslanébuleused... | 11H42 | 21/10/2009 | Permalien

"Les pratiques culturelles des Français
à l’ère numérique"

est le titre exact de l'étude

ce qui réduit énormément le champ de référence.

Portrait de k-i

à leo s Portrait de leo s De k-i

30 Rock | 12H06 | 21/10/2009 | Permalien

???

ce titre ne réduit rien du tout, il est plus que vague et ne pose évidemment aucune question... "l'ère numérique" ou la culture du chiffre !

Portrait de leo s

à k-i Portrait de k-i De leo s

noyaudecondensationdanslanébuleused... | 12H14 | 21/10/2009 | Permalien

bon
ce que je voulais signifier
l'est bien mieux ainsi

en effet

c'est un article binaire [ 0/1 ]
qui exclut la (les) Lettre(s)

Portrait de Anthropia

De Anthropia

13H05 | 21/10/2009 | Permalien

Merci pour votre papier très éclairant, Françoise Benhamou, on a vraiment le sentiment que la fracture culturelle se conjugue avec la fracture numérique d'un côté, et que par ailleurs, les bienfaits du numérique ne sont pas pris en compte.

Je pense que les catégories culturelles sont explosées depuis le développement d'internet et que l'enquête quali permettrait de les restructurer de manière à avoir un outil quanti plus fiable : savoir quoi compter avant de compter.

Enfin, je pense qu'une catégorie culturelle n'est pas encore prise en compte dans ce média, c'est l'art de la conversation en ligne, nulle part on ne parle de cette nouvelle pratique, de ce qu'elle apporte d'inconnu jusqu'alors, en termes d'information, de culture et de mode de socialisation, débouchant sur des rencontres réelles.

http://anthropia.blogg.org

Portrait de Albufera

De Albufera

Observateur. | 13H40 | 21/10/2009 | Permalien

Là où vous parlez de profits (terme péjoratif) en matière d' édition électronique, il vaudrait mieux parler d' équilibres (qui renvoie à un modèle économique). Ce ne sont pas les éditeurs qui ont le plus à craindre du numérique mais le reste de la chaîne du livre (l' impression, la distribution et la librairie) qui coûte très chers et dont l' avenir dépend des choix stratégiques des maisons d' édition: un livre vendu 9 , 99 dollars en ligne rapporte certainement plus à l' éditeur que le même livre vendu 20 euros en librairie une fois les frais de fabrication et de distribution retranchés. On va peut-être se trouver dans la situation paradoxale où l' éditeur qui souhaite s' enrichir aura tout intérêt à laisser l' imprimerie la librairie -maillon faible et dispendieux devenu inutile- mourir de sa belle mort avant de réapparaître comme produit de luxe. Une visite dans les grandes librairies américaines incite au pessimisme, ces librairies n' exposant et ne vendant que ce qui "se vend" -les succès de librairie- les livres de fonds ayant totalement disparus des rayons: ils sont désormais disponibles uniquement sur catalogue ou sur le net à des prix prohibitifs (notamment la "littérature d' érudition" dont le prix n' à rien à envier -par exemple- à ceux d' Honoré Champion en France dont le moindre livre coûte 60 euros).

Portrait de Jess Feuillie

De Jess Feuillie

liberté et vérité | 16H30 | 21/10/2009 | Permalien

- Croire qu'internet servirait la démocratisation fut une illusion contre laquelle les sociologues avertirent très rapidement. Internet est utilisé différemment selon le prisme du capital culturel. On ne change pas l'habitus des gens avec des machines.

Portrait de Jess Feuillie

De Jess Feuillie

liberté et vérité | 16H31 | 21/10/2009 | Permalien

- Croire qu'internet servirait la démocratisation fut une illusion contre laquelle les sociologues avertirent très rapidement. Internet est utilisé différemment selon le prisme du capital culturel. On ne change pas l'habitus des gens avec des machines.

Portrait de dechambenoy

De dechambenoy

createur de vitraux d art | 19H05 | 21/10/2009 | Permalien

la mort du marché de l art , oui , mais à qui la faute ?
je suis artiste en creation de vitraux et tableaux en vitrail d art, agé de 63 ans, depuis deux années je subis un controle fiscal acharné, j ai tout perdu , ils m ont detruit completement, allant jusqu à me critiquer aupres de mes clients , à travers le monde entier, merci à cette fameuse politique !!!!!!!!!!!!!

Portrait de dechambenoy

De dechambenoy

createur de vitraux d art | 20H00 | 21/10/2009 | Permalien

gauche ou droite, tous dans le meme sac, la france est peuplé de moutons, le français à peur des represailles , le français à la trouille de nos gouvernants, pendant ce temps, ils se remplissent les poches de notre sueur, continuez à etre des moutons , prochainement, vous irez manger dans leur main !!!!!!!!!!!!! moi je n ai plus rien mais ils n iront pas mon ame ni la haine qu ils m ont fait connaitre

Portrait de egide

De egide

Littéral | 09H10 | 22/10/2009 | Permalien

Il ferait beau voir que cette enquête soit sans intérêt !

Comme Séguéla l'a révélé vertement, comme la mesure législative Hadopi cache son objectif véritable, Internet se révèle le redoutable tueur du seul média de masse qui compte depuis des décennies et qui a tout emporté dont la culture par la stupéfaction des foules qui n'ont pas résisté aux divertissements de « l'étrange lucarne ».

Le livre est déjà « mort » depuis longtemps, supplanté par les images et les schémas animés des documentaires.

D'ailleurs McLuhan avait constaté la fin de l'ère Gutemberg dès le début des années 50 et nous y sommes maintenant.

Il est étonnant de constater que lorsque la télévision a entrepris de faire de la vie ordinaires de ses principaux regardeurs, ceux-ci, grâce à Internet et aux réseaux sociaux ont réagi en fabriquant en amateur égotiste le feuilleton de leur propre existence.
Au moins le font-ils mieux et avec plus de sensibilité que les producteurs des farces obscènes de la « réalité-spectacle. ».

Qui oserait se plaindre des baisses d'audience de la télévision ?
Sinon les professionnels, les financiers et les politiciens qui voient s'effriter l'efficacité de la communication commerciale, la baisse inéluctable des marges bénéficiaires et le déclin inexorable du contrôle de l'opinion majoritaire ?
Car, à part les vieux, qui regarde encore la télévision devant la télé ?

Télé 2 heures/jour
Net  1,66 heures/jour
Avec les jeunes générations, y compris les adultes de 18 à 35 ans, qui passent plus de temps et de loin devant l'écran d'un d'ordinateur que celui de la télévision.

Quand au livre, loin d'être menacé comme on le prétend par la numérisation généralisée des documents, c'est à une mutation des filières dépassées qu'il devra son nouveau statut de support indépassable de la lecture.

Quel livre d'art ou livre illustrée pour la jeunesse, ou album de bandes dessinées et autres volumes garnis d'images, de dessins et de gravures seront amoindris par les fichiers consultés des liseuses électroniques (e-readers) ?
Aucuns.
Même les DVD qui offrent depuis des années déjà des parcours virtuels dans les collections des musées et des collections prestigieuses n'ont pas détrôné les éditions luxueuses des beaux livres.

Et si quelque personnalité de renom édite un texte qui empêchera de réserver pendant deux ou trois ans l'exclusivité pour l'édition papier ?

Dans les décennies à venir, les livres imprimés et les fichiers numériques seront complémentaires. Malgré le prix unique du livre, les grands distributeurs se taillent la part du lion de la vente des livres papier. Mais les ouvrages disponibles en rayon n'atteind jamais, ô combien, le nombre d références qui forme ce qu'on appelle le fond d'un des simples libraires indépendants.

Ce qui menace la librairie indépendante,ce n'est pas la concurrence des grandes enseignes, celles-là se goinfrent déjà les plus grosses parts et profitent de prix d'achats considérablement moindres que les tarifs faits par les éditeurs aux libraires.
Non, la vraie plaie des petites et moyennes entreprises françaises, c'est le coût exorbitant des locaux commerciaux.
Seules, les librairies qui subsisteront, seront celles qui posséderont leurs fonds sans être alourdies d'une dette gigantesque.
A moins que le libraire ne cèdent ses locaux à une banque ou une assurance voire à un franchisé d'une enseigne de vente au détail de vêtements féminins

Mais les acteurs économiques des chaînes de valeur de la culture et du divertissement ne veulent pas renoncer à leur petit commerce très réglementé et protégé.

Vive la rente exceptionnelle de la culture française.
Vive la marge maximum garantie par le prix unique du livre !
Vivent les préjugés et les lieux communs.
Vive l'arrière-garde et ses marges du même tonneau !

Portrait de jun3853

De jun3853

Chercheur | 18H19 | 22/10/2009 | Permalien

Article peu informatif sur le contenu et la richesse de cette étude, menée depuis plus de 25 ans et qui n'a pas de véritable équivalent en Europe. Au lieu d'essayer de nous dire ce que l'enquête ne dit pas (titre inutilement racoleur), Françoise Benhamou devrait dire ce qu'on y trouve.On sent dans ce commentaire comme de la jalousie et on a l'impression que FB veut nous prouver qu'elle est le véritable expert.
Bien sûr, cette enquête a des limites et soulève des problèmes méthodologiques, comme toute enquête. Mais il est assez unique de pouvoir étudier l'évolution de pratiques culturelles sur une aussi longue période.

Françoise Benhamou "oublie" que, pour l'instant, n'ont été publiés que des résultats synthétiques (relevant pour l'essentiel de la statistique descriptive). Les données recueillies donneront lieu à des analyses statistiques beaucoup plus approfondies (regressions et autres), permettant de tester toutes les hypothèses que FB mentionne, et bien d'autres.
Pour info, les données de cette enquête seront accessibles aux autres chercheurs et FB pourra jouer avec elles et son logiciel SPSS si elle le désire.

Je précise que je n'ai aucun lien avec le Ministère de la Culture ou l'INSEE.

Portrait de pikasso02

De pikasso02

20H16 | 23/10/2009 | Permalien

Utiliser Internet à des fins personnelles, c'est bien. Ce qui est mieux, enfin je crois, c'est d'utiliser Internet pour découvrir des choses nouvelles pour celui qui est chercheur. Inventer, est possible avec ce monde qui nous est offert. Encore faut-il que chacun ne se regarde pas le nombril, vive et crève avec Internet en ayant perdu tout contact avec l'humaine pensée commune. Celui qui trouve peut donner ce qu'il trouve. J'ai trouvé, je donne. Curieusement les trouvailles des autres intéressent peu. Le nombrilisme persiste. Dommage! Pour les quelques personnes passionnées par les oeuvres de Picasso, je vous démontre qu'Internet peut porter des fruits. Pas modeste, le mec! pikasso02 sur Google, mon blog sur un Picasso INCONNU vous attend.

Portrait de Moggio

De Moggio

Internaute | 18H10 | 25/10/2009 | Permalien

En tant qu'économiste, quel est l'intérêt d’une telle enquête selon vous ? Autrement dit, au-delà de son intérêt sociologique, une telle enquête a-t-elle un intérêt pour l'économiste ? Pourquoi ?

Je me demande si vous avez lu la présentation de l'enquête faite par son auteur. Il y explique les contraintes du questionnaire d'enquête concernant l'arbitrage entre le besoin de poser un certain nombre de questions des enquêtes passées (pour pouvoir comparer), celui d'incorporer de nouvelles questions (notamment au regard des effets produits par ce qu'on appelle la "révolution numérique") et le fait que le nombre de questions doit évidemment être limité. J'ai un doute car je crois que si vous aviez lu cette présentation de l'enquête, vous n'auriez probablement pas proposé votre exemple sur la presse payante au milieu de votre billet. Même chose, plus ou moins, pour votre second exemple sur ce que vous appelez "la recrudescence du goût pour les sorties" : cette enquête ne peut évidemment pas répondre à toutes les questions et les données n'ont pas fini d'être exploitées (voir le passage pertinent du commentaire de jun3853 sur ce point).

De plus, mon doute sur votre lecture de la présentation de l'enquête par son auteur est accru lorsque vous parlez de "constat d’échec" ou "d’impasse" de "la politique du ministère de la Culture". Là encore, l'auteur de l'enquête, dans sa présentation, est clair sur ce point : les enquêtes sur les pratiques culturelles des Français ne permettent absolument pas d'évaluer, même un petit peu, l'efficacité de l'intervention publique dans le domaine culturel en France en général, et l'efficacité du ministère français de la Culture en particulier. En tant qu'économiste, je crois vous savez bien pourquoi.

Enfin, vos cinq derniers paragraphes m'apparaissent un peu hors sujet par rapport au titre et au sujet de ce billet. Non ?

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