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Professeur d’économie à Paris-XIII

Chez lui comme à l'étranger, le cinéma américain se porte bien

On le sait, le cinéma américain a bâti sa force à l'international. Ou plutôt dans les salles du monde entier. Et il est vrai que les exploitants de salles ont une propension, dans la plupart des pays, à programmer soit des films nationaux soit des films américains, de sorte que le cinéma mondial, celui qu'on retrouve aussi bien en Europe que dans le Maghreb, en Asie et ailleurs, c'est le cinéma américain.

Le dernier rapport de Global Media Intelligence, consultant new yorkais pour l'audiovisuel et le cinéma, nous rappelle que les recettes de Hollywood qui proviennent des salles américaines sont plus faibles que celles qui résultent de la projection des films américains à l'international.

Mieux encore, les recettes américaines à l'international progressent plus vite que les recettes nationales. En d'autres termes, l'écart s'accroît entre les revenus que le cinéma de Hollywood génère aux Etats-Unis (4,6 milliards de dollars) et les revenus qui résultent de l'exploitation des films en dehors des Etats-Unis (5 milliards de dollars).

Ajoutons que la salle, qu'elle soit nationale ou non, ne représente que le quart des revenus du cinéma de Hollywood. Le deuxième quart provient de la télévision. Et, de même que pour les salles, l'écart entre les recettes issues des télévisions nationales (qu'elles soient gratuites ou payantes) et les recettes provenant des télévisions non américaines s'accentue. Les deux-tiers des recettes proviennent de l'international.

On pourrait en déduire que le cinéma américain dépend très fortement de l'étranger ; ce n'est que partiellement vérifié. En effet, les recettes du cinéma américain proviennent pour un quart des salles, et pour les trois quarts des exploitations dérivées, télévision et vidéo.

Or, pour la vidéo, qui rapporte plus de la moitié des recettes du cinéma américain, le rapport entre les sommes récoltées sur le sol américain et les autres recettes s'inverse. C'est des Etats-Unis que proviennent l'essentiel des recettes vidéo du cinéma américain.

Du coup, si l'on rassemble toutes les formes d'exploitation, salle, télévision et vidéo, le montant des recettes nationales est finalement presque égal au montant des recettes obtenues à l'international.

Qu'en est-il de la santé de ce cinéma là ? Non seulement le cinéma va plutôt bien, malgré les cassandres qui nous annoncent sa mort sous les coups du téléchargement illégal, mais les différentes formes d'exploitation semblent plus se compléter que se concurrencer. C'est ainsi que le rapport de Global Media Intelligence est bien plus optimiste que ce que l'on entend d'ordinaire sur l'avenir du cinéma.

On avait prédit la fin des cassettes vidéo et des DVD au profit du pay-per-view et du téléchargement légal des films. Les DVD résistent, la possession de l'objet physique conservant une valeur sans substitut (ce qui, soit dit au passage, devrait rassurer les éditeurs de livres).

On avait craint que les supports de lecture que sont la télévision et l'ordinateur, ainsi que le téléphone portable, ne concurrencent gravement les salles ; il n'en est rien, la sortie en salle demeurant une pratique culturelle assez stable depuis quelques années, même si elle a un peu baissé aux Etats-Unis en 2008, pour atteindre les 1,36 milliard d'entrées, ce qui n'est pas si mal !

Si des nuages proviennent des perspectives de production, de plus en plus malthusiennes et des difficultés rencontrées du côté des crédits bancaires, les nouvelles ne sont donc pas mauvaises, pour la fréquentation du cinéma américain, malgré la crise et les inquiétudes de la profession.

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De RBWL

Cineaste | 15H50 | 20/04/2009 | Permalien

Pour rééquilibrer les parts de marché entre cinéma américain et cinéma national, il faudrait interdire purement et simplement le doublage. Le doublage est une claque, une gifle au travail des auteurs et surtout des acteurs.
Ce qui est paradoxal, c'est que la américains, chez eux ne doublent aucun film. Ils savent bien comment se prémunir de la concurrence. Alors pourquoi pas nous ?
Les pertes causées à la filière doublage seraient très largement compensé par une reprise en main du marché par les cinéma nationaux.

Portrait de Arnaud Aubron

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Rue89 | 15H59 | 20/04/2009 | Permalien

On ne prend pas vraiment ce chemin. Un producteur télé nous disait récemment qu'en matière de documentaires, les chaînes de télé, y compris Arte, refusaient désormais les sous-titrages pour privilégier le doublage.

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Cineaste | 16H43 | 20/04/2009 | Permalien

Je le sais bien. Pourtant dans le pays de l'exception culturelle(sic), on pourrait donner l'exemple.

Portrait de Lemmy_Nothor

à Arnaud Aubron Portrait de Arnaud Aubron De Lemmy_Nothor

Pssssssstttt...t'as pas une brique ... | 18H33 | 20/04/2009 | Permalien

Dans le cas d'un documentaire, le doublage est pas si genant. Ça le deviens dans un film de fiction. Les 7 Samourais avec des voix de Parisiens, ça fait un peu zarbi, non ?

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(par ici, par là) | 16H14 | 20/04/2009 | Permalien

euh j'ai déjà vu beaucoup de films étrangers doublés en américain hein….

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Cineaste | 16H44 | 20/04/2009 | Permalien

J'ai vécu un certain temps à Los Angeles. Je n'ai jamais vu de films étrangers doublés en anglais, jamais.
Les rares films étrangers qui pénètrent aux Etats-unis, sont sous-titrés.

Portrait de Tyb

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(par ici, par là) | 16H50 | 20/04/2009 | Permalien

au cinéma peut-être, pas en vidéo / DVD

et vu la taille du marché des salles destinées aux films étrangers aux US, on peut difficilement déduire que le sous-titrage est beaucoup plus présent là bas qu'ici… (où il se cantonne à la capitale et quelques cinémas épars)

maintenant l'abandon du sous-titrage par Arte est un vraie problème, mais moins que la médiocrité sans cesse renouvelé des doublages français.

Portrait de Lemmy_Nothor

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Pssssssstttt...t'as pas une brique ... | 18H21 | 20/04/2009 | Permalien

Question de sous…..ils ne veulent pas payer. Si on regarde les recettes générées par les films étrangers sur le sol américain, a part quelques rares exceptions, c'est très peu.

Portrait de Keldan

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Polytoxicomane à temps partiel | 17H09 | 20/04/2009 | Permalien

Je ne vois pas en quoi cela rétablit l'équilibre…
A Paris, la moitié des films sont sans doublage puisque diffusés en VOST. Et je suis bien d'accord pour dire que c'est bien mieux.

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à Keldan Portrait de Keldan De RBWL

Cineaste | 17H26 | 20/04/2009 | Permalien

Les bons films américains sont vus par une partie infime de la population en VOST. Ce sont les mauvais films américains qui phagocytent les salles et ces films là sont doublés.
Combien de films français ne trouvent pas de salles à cause de ces navets américains ? Beaucoup.
Combien de films français (ou européens) de qualité n'ont pas le temps de s'installer sur plusieurs semaines, car les navets américains poussent derrière et éjectent des films qui font pourtant des scores honorable en première semaine.
Est ce que le spectateur adepte de ces nanards américains ira encore les voir s'ils ne sont pas doublés ? Sachant que ce type de spectateur est rarement anglophone, je ne crois pas.
Je pense que ces films n'aurait plus le succès qu'ils ont de nos jours et l'industrie française et européenne pourrait petit à petit regrignoter des parts de marché.

Portrait de Keldan

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Polytoxicomane à temps partiel | 14H47 | 21/04/2009 | Permalien

Quitte à choisir entre un navet américain avec son action à deux balles et un navet français avec son histoire de cul à deux balles, je préfère nettement la première catégorie…

Mais à chaque fois que je vais au ciné à Paris, tous les films sont en VOST, même les films chinois ou brésiliens. Et je ne parle pas des petits cinés qui se la jouent puriste, mais des multiplex d'UGC. Et les salles sont pleines.

Quant à la place du cinéma français, il est largement sureprésenté, puisqu'au moins 30% des films à l'affiche sont français alors qu'ils représentent à peine 10% des bons films.

Portrait de Lemmy_Nothor

à RBWL Portrait de RBWL De Lemmy_Nothor

Pssssssstttt...t'as pas une brique ... | 18H34 | 20/04/2009 | Permalien

Les Américains ne doublent pas les films étrangers pour la bonne raison qu'il y en a très peu ( de films étrangers ) qui accèdent aux réseaux de distribution. Et les films sous titrés ne plaisent pas au client moyen dans les salles américaines, a part dans certaine salles « Art house », et ceci dans au plus trois ou quatre villes, New York, Los Angeles, Chicago.

Au Canada ils sont obligés de doubler les films à cause du Québec qui a passé des lois dans ce sens. Et même la, le Québec refuse les films doublé en France, il refont le doublage en québécois, mais la aussi il y a de la friction entre les majors et le gouvernment québécois.

Par contre je suis bien d'accord pour dire que en général le doublage d'un film est rarement une réussite….le son y perd, ainsi que le travail des acteurs.

Portrait de RBWL

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Cineaste | 18H59 | 20/04/2009 | Permalien

Nous sommes d'accord, et je rajouterai que le spectateur est toujours arnaqué, quelque soit la qualité du doublage, car le spectacle qu'on lui propose est un organisme génétiquement modifié. Ce qui vaut pour la qualité de la tomate ou du mais vaut aussi pour la qualité d'une oeuvre culturelle.
On ne peut pas se battre, d'un côté pour l'exception culturelle et l'authenticité et accepté le doublage qui est une injure au travail artistique.

Portrait de Warung Kopi

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Jalan 89 | 19H05 | 20/04/2009 | Permalien

Doublage/sous-titrage, faux problème ! Que le doublage soit calamiteux (comme en Pologne, où un seul acteur fait la voix de tous les personnages) ou que le sous-titrage soit généralisé (comme en Indonésie depuis plus de 30 ans), le cinéma hollywoodien domine largement, partout dans le monde.

Dans le cas de l'Indonésie, les productions chinoises (de Hong Kong surtout) et indiennes sont, quant à elles, doublées. Mais elles n'ont absolument pas la capacité de concurrencer le rouleau-compresseur des films hollywoodiens, qui peuvent être joués dans 2,3 voire 4 salles d'un même multiplex lors de leur sortie. Du coup, la production nationale, pour exister, fait dans la copie servile des blockbusters américains, en creusant le filon de la grosse comédie scato, de la comédie romantique mièvre ou encore celui du film d'horreur. Seuls quelques films « de qualité » arrivent à trouver leur public et se paient même le luxe de dépasser les films américains au box-office. Quant aux oeuvres les plus exigeantes, elles sont inexorablement exclues d'un marché formaté par les productions hollywoodiennes et leurs ersatz locaux.

Bref, si le sous-titrage est considéré comme dissuasif, c'est surtout aux Etats-Unis. Or, je ne pense pas qu'en doublant les productions étrangères distribuées aux USA, on fasse remonter leur part de marché. Le grand public américain n'a aucune curiosité pour ce qui se passe hors de ses frontières. Du coup, on lui fait des remakes de ce qui a bien marché à l'étranger, que ce soient des films européens (« Funny games », « Insomnia », « Nightwatch ») ou japonais (« The Grudge », « Ring »), tout ça pour qu'il ne soit pas dépaysé. C'est aussi vrai dans le domaine de l'édition, où la part des traductions, en particulier de fictions, est absolument minable aux Etats-Unis (de même en Grande-Bretagne).

Portrait de RBWL

à Warung Kopi Portrait de Warung Kopi De RBWL

Cineaste | 19H43 | 20/04/2009 | Permalien

Personne n'a jamais affirmé que le doublage des films étrangers aux Etats-Unis ferait remonter leur part de marché sur ce continent.
Par ailleurs, ce qui se passe en Indonésie ne vaut pas pour l'Inde, où le cinéma Bollywoodien dépasse largement le cinema Hollywoodien.
Il est également stérile de discuter pour savoir si le doublage est bon (comme c'est des fois le cas en Allemagne -culture plus proche de l'anglais) - médiocre, comme c'est le cas chez nous où effectivement carrément catastrophique, comme c'est le cas en Pologne.
Le problème est d'abord de conserver l'intégrité artistique de l'oeuvre (même si le film, c'est à dire les producteurs n'ont pas, au départ ce postulat - car souvent les acteurs, les auteurs et le réalisateur l'ont).
Par ailleurs, je pense que la France ne peut pas être comparé à l'Indonésie qui en matière de culture cinématographique, sans arrogance de ma part vis à vis des indonésiens, est à des années lumière de l'exigence générale des français en matière de cinéma.
Je garde la conviction qu'un cinéma américain non doublé, n'aurait plus, en Europe, la part le marché qu'il a en ce moment.

Portrait de Warung Kopi

à RBWL Portrait de RBWL De Warung Kopi

Jalan 89 | 12H29 | 21/04/2009 | Permalien

Le problème, c'est que le grand public se contrefout, malheureusement, de l'intégrité artistique des oeuvres. Doublage ou sous-titrage ou rien du tout parfois, il continuera d'aller voir des blockbusters ineptes pour se divertir… Le public français ne fait pas exception : il a assuré le succès de bon nombre de ces productions médiocres mais surmarketées (cf. le démarrage de « Fast & furious 4 ») et s'enthousiasme aussi pour leurs copies franchouillardes (la série des « Banlieue 13 » entre autres). Oui, effectivement, c'est à des années-lumière des exigences de ces pauvres Indonésiens sous-éduqués ! Mais dans les villes du moins, ils se rattrapent avec les DVD pirates : grands classiques, ciné US indépendant, art et essai européen ou asiatique.
Certes, en France, la part du public cultivé et exigeant est peut-être plus importante qu'ailleurs en Europe ou dans le monde, il n'empêche que le box-office continue d'être dominé par les grosses productions hollywoodiennes, parfois pour le meilleur mais aussi souvent pour le pire. Rendre le sous-titrage obligatoire pour ces films ferait peut-être grimper la part de marché des productions locales mais à court terme, parce que les gens vont vite s'y habituer, l'exemple indonésien le prouve (de même que les pays scandinaves, mais l'anglais est quasiment leur seconde langue officielle).
Bref, au lieu de penser à des mécanismes défensifs pour le cinéma français (le modèle actuel, même s'il est régulièrement remis en cause, a inspiré plusieurs de nos voisins et même la lointaine Corée du Sud) sur son territoire, mieux vaut réfléchir à des moyens de le faire exister ailleurs qu'en Europe et dans les salles art et essai nord-américaines ou japonaises. La concurrence US est féroce, même si elle se casse les dents en Inde et, dans une moindre mesure, en Chine (rares exceptions à l'hégémonie cinématographique hollywoodienne), mais il y a des marchés que les Français ne prennent même pas (plus ? ) la peine de prospecter…

Portrait de Moksha

à RBWL Portrait de RBWL De Moksha

Liberté chérie | 08H05 | 21/04/2009 | Permalien

Excellente idée ainsi les français vont progresser en anglais…
Vous avez remarqué que les VOST sont de plus en plus diffusées ….

Portrait de Ellington

De Ellington

16H06 | 20/04/2009 | Permalien

Comment peut-on comparer un film (souvent à effets visuels et sonores) vu dans une bonne salle et sur un téléphone ? Déjà à la télévision, sans Home cinema c'est limite …

Portrait de Tyb

à Ellington Portrait de Ellington De Tyb

(par ici, par là) | 16H15 | 20/04/2009 | Permalien

pas vraiment besoin de Home Cinema pour voir des films sans effets spéciaux tonitruants….

Portrait de Keldan

De Keldan

Polytoxicomane à temps partiel | 17H11 | 20/04/2009 | Permalien

Ceci est une bonne nouvelle, car la mort du cinéma américain serait une catastrophe pour le cinéma, vu que les bons films non américains sont une petite minorité…

Portrait de dahubahu

De dahubahu

ouvrier | 17H13 | 20/04/2009 | Permalien

si le ciné vas alors tout vas ….alors pourquoi hadopi ? ? ? ? ?

Portrait de Morinières

De Morinières

20H54 | 20/04/2009 | Permalien

On peut faire un parallèle entre les grands studios de cinémas américains et les grandes marques de fast-food. Partout dans le monde on peut aller manger un big mac et aller se mater le dernier Tom Cruise (dans les deux cas on risque l'indigestion d'ailleurs)…
Mais il reste à chaque pays son snack et son cinéma… Si à Copenhague on se tape une saucisse aux oignons frits après avoir été voir un Lars Von Trier, on peut aussi aller se goinfrer de ramen à la sortie du dernier Naomi Kawase…
Le problème avec le cinéma comme avec tout le reste d'ailleurs, c'est cette chose bizarre qu'on peut assimiler à une espèce de paresse mentale symptomatique de notre époque et qui nous fait préférer regarder la téloche que d'aller au cinéma, télécharger à toute berzingue plutôt que de sortir, prendre le 20 minutes à la sortie du métro plutôt que d'aller acheter le diplo comme on le faisait avant…
Le cinéma américain et le macdo ont ceci de particuliers qu'ils sont le symbole tangible et palpable de notre paresse à tous.

Portrait de Vuedechezmoi

De Vuedechezmoi

utopiste | 22H55 | 20/04/2009 | Permalien

C'est dire si la propagande made in USA se porte bien !
Quant au cinéma, il va très bien, surtout le vrais cinoche (réalisés par plein de pays qui voient et pensent autrement). Le cinoche américain n'est que la répétition du même depuis l'industrialisation de la culture, transformée en divertissement primaire !

Portrait de Moksha

De Moksha

Liberté chérie | 08H12 | 21/04/2009 | Permalien

Vite vite faites lire cette article à nos parlementaires….
C'est tellement évident.
Les cinémas n'ont-ils pas davantage rempli de salles qu'après que la télé ait programmé des films récents ? Monsieur Lang réfléchissez avant de voter. Le protectionnisme de la culture, tuera un peu plus la culture et encore plus la créativité. Mais pouvez vous le comprendre ? Je crains bien que non.

Portrait de ledzepforever

De ledzepforever

curieux | 17H34 | 21/04/2009 | Permalien

Cet article est décevant à bien des égards : l'auteur parle de revenus générés par le cinéma. De quels revenus parle-t-il ? Les recettes salles par exemple se répartissent entre l'exploitant de la salle, le distributeur physique du film et le producteur, ce dernier arrivant en bout de course une fois que les deux premiers se sont payés ou ont récupéré leurs frais de sorties (qui peuvent représenter jusqu'à trois fois le budget de production du film). Les autres recettes (video, télévision, etc) ont une rentabilité pour le producteur très variable en fonction du territoire. Le cinéma américain, ce n'est pas un tout homogène. A coté des studios qui produisent, distribuent aux USA et parfois dans quelques autres territoires (pas tous, pas partout), et diffusent sur leur chaînes de télévision (pas tous les studios), il y a un tissu important de productions indépendantes où là encore la notion de recettes ou de revenus est plus compliquée à appréhender.
La santé du cinéma américain est loin de s'améliorer en ce moment et là, les chiffres sont là (voir article d'ecran total sur les montants des investissements en baisse ainsi que les revenus paru la semaine dernière). La baisse des ventes DVD est bien réelle et chiffrée, il est dommage que l'auteur ne se réfère pas aux chiffres du CNC par exemple, organisme peu suspect de manipuler les chiffres.
Enfin les cinématographies nationales françaises, allemandes, russes, japonaises voient leur part de marché (et non leurs recettes nettes ou leurs profits, ne pas confondre) progresser.
En résumé une étude plus précise, plus quantitative aurait été grandement appréciée plutôt que de lire l'habituelle ritournelle idéologique sur la puissance du cinéma américain.
Pour conclure, l'industrie cinématographique mondiale est très violemment frappée par la crise financière qui assèche le financement d'une activité très consommatrice en crédit bancaire, grands studios inclus. Qui peut s'en réjouir ? Certainement pas les auteurs.

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