
Où va le prix du billet d'entrée au cinéma ?
2008 fut une année faste pour la fréquentation des cinémas. Les premiers mois de l'année 2009 le sont moins. On a compté bien moins d'entrées qu'au mois de mars 2008, mais sans doute est-ce l'effet inversé des Ch'tis, qui avaient rempli les salles de façon tout à fait exceptionnelle. Près de 52 millions d'entrées au premier trimestre, c'est nettement moins que sur la même période de 2008, mais ce n'est pas si mal.
On s'interroge souvent sur ce que devient l'argent du billet d'entrée dans les salles de cinéma. Sur chaque billet vendu, mais aussi sur l'ensemble des entrées relevant des abonnements ou des cartes illimitées, est prélevée une taxe, nommée taxe spéciale additionnelle, qui permet d'abonder les caisses du Centre national de la cinématographie (le CNC).
C'est cet argent, ainsi que quelques autres recettes, qui permet au CNC de soutenir les nouveaux films, les exploitants de salles, dans le cadre d'une politique qui allie les aides automatiques et les aides sélectives, versées en fonction de la qualité des projets. Quant au taux de TVA appliqué sur les billets, c'est un taux réduit. Il s'ajoute à la taxe spéciale additionnelle.
Les prix des entrées en salle ont augmenté de 2,3% en 2008 par rapport à 2007, un tout petit peu plus que l'indice général des prix. L'éventail des prix est très large, et le distributeur récupère une partie de ce prix.
La recette par entrée pour les distributeurs en 2007 s'élève à près de 6 euros. C'est la recette perçue aux guichets des salles de cinéma, sur la base de laquelle le distributeur récupère en moyenne 2,42 euros. La somme ainsi perçue varie en fonction de l'âge du film : le distributeur reçoit plus si le film est récent ; de même le distributeur reçoit légèrement plus, en moyenne, lorsque le film est américain.
Il faut aussi savoir que le distributeur encaisse plus par entrée si le film sort sur un nombre plus élevé d'écrans, et que cet encaissement décroît de semaine en semaine.
Dans le fond, le système de rémunération du distributeur favorise les penchants de l'exploitation du cinéma : prime à l'invasion des salles par un même film, prime au film américain, incitation au raccourcissement de la durée de vie des films en salles. En effet, le distributeur gagne plus lorsque le film bénéficie de plus de copies, ou lorsqu'il est nouveau.
Or une des difficultés qui affecte la vie du cinéma, comme celle de toutes les industries culturelles, c'est justement la tendance à la surproduction en regard des capacités de diffusion : beaucoup de films, un nombre conséquent de salles, mais une sorte de file d'attente qui conduit à écourter la vie des films pour laisser la place au suivant.
Certes, quelques uns conservent assez les faveurs du public pour voir leur exploitation en salles se prolonger durant quelques semaines, voire plus en des cas tout à fait rares, mais la plupart sont voués à des carrières courtes et à des courbes de fréquentation qui très vite se retournent, de sorte qu'ils ne peuvent espérer qu'une seconde carrière en vidéo, à la télévision ou sur le Net.
Une étude du CNC, datant de l'an passé, montrait qu'en moyenne, pour les films sortis entre 2000 et 2005, 86 % des entrées sont réalisées au cours des 5 premières semaines d'exploitation. Elle faisait état d'une réduction régulière de la durée de vie des films depuis plusieurs années, et d'une concentration croissante de leur exploitation sur quelques semaines.
C'est là une tendance longue, qui montre que l'économie du cinéma doit composer avec un climat d'incertitude sur l'accueil des films dès leur sortie qui ne facilite pas le parcours des œuvres les plus innovantes ou les moins insérées dans le star system.
- 7156 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque




























25
(Pour réagir, connectez-vous)
De Renal
Citoyen | 15H55 | 12/04/2009 |
Informations intéressantes, mais l'article ne tient cependant pas les promesses de son titre : en cette période de débat sur la protection du droit des auteurs et surtout des intermédiaires, il aurait été utile de décomposer totalement le chiffre d'affaires.
à Renal
De Tita
oiseau | 17H21 | 13/04/2009 |
Certes, j'attendais cela aussi. Cependant, à la décharge de l'auteure, je crois savoir que c'est Rue89 qui fait le choix du titre, non l'auteur…
De franc parleur
anarchieevangelique.wordpress.com | 16H44 | 12/04/2009 |
Il en va des films comme des livres ; et comme de cet article ; et de ma réaction :
tout apparaît certes, mais frappé d'usure accélérée, déjà oublié, le mauvais comme le bon, le pire comme le meilleur.
Quel « art » nous fera retrouver le chemin non des salles de représentation, où l'on nous sert nos rôles, mais celui de l'existence créatrice ?
A mon avis, quand on aime la vie,
on arrête de « faire du cinéma ».
D'autant que c'est gratuit !
De sup. à la demande du riverain 29 juin
bye bye ... | 16H44 | 12/04/2009 |
bon alors la recette du distributeur est de 6 euros sur laquelle il récupère 2,42… il y a une taxe additionnelle (à quoi ? )
l'exploitant ?
le producteur ?
le réalisateur ?
mais où va donc le prix du billet d'entrée ?
à sup. à la demande du riverain 29 juin
De alaixih
16H32 | 13/04/2009 |
6 Euros ?
Disons 9 €.
à alaixih
De the cat
étudiant | 15H19 | 14/04/2009 |
Oui, 9 voire même 10 euros.
Mais c'est en moyenne, il faut donc tenir compte des tarifs réduits et des promotions.
Par exemple, à Nantes, les grands complexes proposent un tarif à 3.50 pour les jeunes de moins de 25 ans, et ce depuis quelques mois. Ce qui fait diminuer substantiellement la moyenne des recettes par ticket.
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 16H49 | 12/04/2009 |
A la programmation du Festival hors pistes n°4 :
http://www.cnac-gp.fr/Pompidou/Manifs.nsf/AllCycle/Hors%20pistes%202009 ? …
on trouve par exemple ce soir à 20heures
Le Grand détournement/La Classe américaine
à 4€ l'entée (3€ TR), par exemple.
en avez-vous tenu compte pour vos calculs ?
à FabiendeMénilmontant
De TARPON
22H28 | 12/04/2009 |
Sur ce montage « film » la warner avait abandonné ses droits
à TARPON
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 22H50 | 12/04/2009 |
Mais le circuit de distribution étant en France et les prix des places quasiment le même quel que soit le film pendant huit jours, la question que je pose pour UN film à quatre euros est en fait valable pour tous. Comme elle l'est pour les festivals à 3,50 aussi…
De freddysun
17H45 | 12/04/2009 |
Source l'internaute
En France, les bénéfices de votre billet se répartissent comme suit :
Distributeur et producteur (41,64 %), salles de cinéma (40,90 %) et taxes (17,47 %). Sur un ticket plein tarif à 9 €, distributeur et producteur se partagent environ 3,75 €, votre cinéma 3,70 € et l'Etat 1,60 €. J'en entends déjà s'offusquer de ce scandaleux racket des fonds public qui grève le prix de la place de ciné. Sauf que la réalité est bien plus complexe…
Système redistributif
Trois taxes pèsent sur le billet : la SACEM (1,27 % du prix total), la TVA (5,5 %) et la TSA (10,7 %). Cette dernière, appelée aussi taxe spéciale sur le cinéma, est versée au CNC (Centre National de la Cinématographie) et permet de soutenir l'ensemble du cinéma français (production et salles) sous forme d'aides publiques. 55 % de cette taxe est d'ailleurs reversé aux exploitants (les salles) pour les aider à moderniser leurs équipements et améliorer le confort. Sans ce système autofinancé, notre paysage cinématographique ne serait pas le même et la France ne jouirait pas de sa réputation de capitale du cinéma (premier parc de salles d'Europe).
à freddysun
De alonzanfan
19H03 | 13/04/2009 |
sauf que le cinema français (et la culture et l'audiovisuel et la musique)n'est français que de nom car il est plutot parisien ou tout ce decide a paris avec une minorité de nantis qui ce guave je suis pour ma part pour le piratage de tout pour que tout puisse mourir et renaitre au profit de vrais artistes …..
De unouveaucompte
18H23 | 12/04/2009 |
connaissez-vous aussi le minimum garanti par les producteurs ?
si vous avez une petite salle et comme louez une copie d'un film
les producteurs font des enchères entre les petites salles et donc demandent un minimum à plusieurs échelles :
- une somme forfaitaire minimum limitant un éventuel « total bide » sur les entrées
- une somme forfaitaire plus une taxe supplémentaire sur les bénéfices faits sur le film.
et des engagements sur de futurs films
c'est pourquoi malgré les aides, subventions des cinémas ne peuvent pas diffuser certains fims
---------
ancien président de cinéma art et essai, nous adhérons à l'association regionale des cinémas art et essai, nous pouvions peser plus lourd face aux distributeurs..
à 5 euros le billet jeunes, nous avions 0,20 euros de résultat positif une fois tout déduit ! dont près de 65% en taxes diverses
De parousnik
19H03 | 12/04/2009 |
Sur 52 millions combien de billets pris avec les cartes « illimitées » ? Les films étrangers ne sont plus distribué en VF a Paris, pourquoi ? Pour « assister » la production française ?
à parousnik
De urbanfeignasse
blonde | 11H40 | 13/04/2009 |
je ne sais pas ou vous avez vu que les films étrangers en VF ne sont pas visibles à Paris… C'est même le contraire ! Et sincèrement, voir un film de johnny To doublé, …. aie aie aie : -)… je suis tombée un jour a la télé sur le palanquin des larmes en VF, c'était une catastrophe !
Mais personnellement, je pense que le pb est plus qu'en régions, cela soit de plus en plus difficile de voir un film en VO, en ile de france, l'offre de bon cinémas indépendants est riche (d'ailleurs les meilleurs sont en banlieue et pas a Paris). Par contre quand vous etes dans un coin ou un seul cinéma avec 3 salles existe a 50 km a la ronde, ben la VO, vous pouvez vous assoir dessus…
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 19H56 | 12/04/2009 |
Où va le prix du billet d'entrée au cinéma ?
- Dans la poche à biloute.
De willstephi
20H07 | 12/04/2009 |
l'article manque quelque peu de rigueur et véhicule par voie de conséquence plusieurs contre vérités.
« Il faut aussi savoir que le distributeur encaisse plus par entrée si le film sort sur un nombre plus élevé d'écrans ».
C'est totalement faux : la rémunération du distributeur et de l'exploitant sur le prix du billet résulte d'un partage de la recette une fois les 3 taxes soustraites (TVA, SACEM, TSA). Au moment de la sortie en salle, le partage est de 50/50 quelque soit le nombre d'écrans qui diffusent le film.
Ensuite, au fil des semaines où le film est programmé dans le même cinéma, le partage évolue en faveur de l'exploitant, passant à 40/60 puis 30/70…
« de même le distributeur reçoit légèrement plus, en moyenne, lorsque le film est américain. »
Ce n'est pas totalement vrai. En fait le partage entre distributeur et exploitant résultant d'une négociation entre les deux parties, les studios américains ont suffisamment de poids pour imposer aux exploitant que le partage demeure à 50/50 sur toute la durée d'exploitation du film. Il se passe la même chose pour un studio américain distribuant un film français.
Et un film américain indépendant distribué par un petit distributeur français n'aura pas ces conditions favorables.
Il n'y a donc pas de prime aux films américains, ni de prime à l'invasion des salles par un même film, du moins pas par cette explication.
Cela s'explique plutôt par la recherche toujours plus importante de crèer un événement, d'où une fuite en avant des frais de promotion et de publicité. Or ces frais, pour être rentabilisés, impliquent des sorties en nombre de salles toujours plus importants.
De plus, par ces dépenses de publicité toujours plus grandes, on assiste à une concentration toujours plus forte du public sur les quelques films ayant dépensé beaucoup en publicité. De ce fait, les exploitants, peuvent programmer 2 voire 3 salles de leur multiplexe avec le même film. Elles seront pleines ! ! !
Pour finir l'explication sur les remontées de recette :
Après avoir déduit les 3 taxes :
50% pour l'exploitant
50% pour le distributeur (2,42€ en moyenne)
Sur ces 2,42€, le distributeur va prendre une commission (entre 20 et 35% en général) pour la rémunération de son travail et le reste (entre 65 et 80%) va au producteur, qui lui-même devra reverser après sa rérmunération aux auteurs, acteurs…
Cependant, le distributeur ne reversera sa part au producteur qu'après remboursement des frais de distribution, car le distributeur ne fait qu'avancer les frais sur la part du producteur. Cela n'enlève rien au risque pris par le distributeur car si le film est un échec, le distributeur n'est pas remboursé par le producteur ! il ne peut se rembourser que sur les recettes éventuelles.
Par ailleurs, pour les festivals, il n'y a généralement pas de billeterie CNC, et donc pas de moyen de contrôler effectivement les entrées. Dans ce cas le distributeur demande une somme forfaitaire pour la location de la copie. Cette somme connaîtra le même parcours au niveau des remontées de recettes vers le producteur.
Pour les cartes illimitées, c'est le prix moyen du billet qui est retenu pour le partage des recettes comme tarif maximum : A chaque billet vendu, on retient un tarif aux alentours de 5€ max. Si le porteur de carte illimité va plus de 5 fois par mois toute l'année au cinéma, aux horaires de tarif maximum, et n'achète ni pop corn, ni coca, le cinéma perd de l'argent…
De Billyglou
culturel | 20H50 | 12/04/2009 |
cet article est nul il n'apporte rien de compréhensible à ceux qui ne sont pas au courant…
rien sur la dimension politique culturelle
rien sur la spécificité française
madame exprimez un peu plus de opinions..
et soyez plus précise
rien sur la futur passage au numérique qui va tout révolutionner !
allez faut bosse un peu quand on se dit universitaire
la ce ne sont que des discussions de comptoirs
De mamane
Ingénieur | 23H42 | 12/04/2009 |
à l'étranger le cinéma coute entre 2 et 3 euros dans des salles immenses avec un meilleur confort.
En France c'est entre 3 et 5 fois plus chère, cela me rappel cette phrase d'un responsable du groupe Zara qui nous explique que si en France on vend plus chère c'est parce que « la français ont l'habitude de payer plus chère ». Je pense que c'est la plus mauvaise excuse pour ne pas dire « en France, on nous laisse nous gaver comme des p*** ».
à mamane
De urbanfeignasse
blonde | 11H48 | 13/04/2009 |
sauf que dans la plupart des pays que vous citez, la production nationale de film a quasiment disparue, absorbée par la marée noire de films hollywoodiens (dont certains sont bons, il faut le reconnaitre).
Seule la france et la corée du sud ds le monde résistent à cela, car ils ont mis en place des dispositifs de soutien a leur cinématographie plutot très malins.
Le Pb c'est que désormais, pour en revenir au sujet sur lequel nous « dissertons », les distributeurs indépendants sont étranglés par les majors qui maitrisent désormais l'ensemble de la chaine (production, distribution, exploitation) vous avez pathé production, pathé distribution, et pathé les cinoches ou on mange du pop corn (beuark) (vous pouvez remplacer par gaumont, MK2…)
donc j'en profite pour faire une page de pub :
No Pop Corn on the Floor, réalisé par Gael Moccar, distribué par ADR Distribution, 10 copies en France. Sortie le 29 Avril.
Sur l'histoire d'un ciné indépendant et de son gérant, à Bayonne, qui tente envers et contre tous de proposer une salle différente au milieu de tous ces multiplex.
De agias77
HdA | 09H18 | 13/04/2009 |
6 euros ? ? ? Je veux bien savoir quel cinéma pratique ce tarif !
Un prix de base, sans réduction, c'est minimum entre 9 et 10 euros. (Gaumont, Ugc, etc)
à agias77
De MAGENTA
Pesteux génétique | 10H21 | 13/04/2009 |
Et oui c'est la rançon du monopole de quelques grands distributeurs qui s'entendent comme larrons en foire et il ne faut pas compter sur la DGCCRF ce ZORRO a la petite semaine que l'on va bientôt voir sur tous nos écrans cathodiques vérifier les sandwichs au soleil de la méditerranée ! !
De compte supprimé...
Sur la même Longueur d'Ondes.... | 11H27 | 13/04/2009 |
Où va le prix du billet d'entrée au cinéma ?
Ben y va vers 15 € l'entrée non ? Je connais pas les seuils de rentabilité pour un film mais à cette allure, va plus y avoir foule au cinoche…
De A-A
En perdition (comme la planète) | 11H39 | 13/04/2009 |
je sais pas où va le prix du billet de cinéma, mais il ne me convient pas.
Le dernier film que j ai vu était « mesrine » le 1er volet.
Prix de la place : 10.5 euros ((pour infos, il y a 20 ans, quand j etais adolescent, le prix etait de 22 francs - je vous laisse calculer l augmentation en 20 ans))
+ 15 minutes de pub merdiques avant le flm
+ obligation de payer via un distributeur de ticket automatique qui ne prends que la CB (et oui, fini le temps des « gentilles et jolies caissieres » : D)
Bilan :
j ai trouvé le film très moyen (vu qu on a nous bourré le mou pdt des mois comme quoi c etait le film du siecle)
15 min de pub infames qd on a payé 10 euros la place, c est inadmissible
depuis, je ne suis pas retourné au cinema, et j ai vu le volet 2 en divx, fourni par un pote. Et je ne suis pas prêt de remettre les pieds dans une salle de cinéma (sauf peut etre ds une petite salle d art et d essai parisienne, seul endroit où on respecte encore les cinéphiles)
De Terence
12H51 | 13/04/2009 |
Les propositions du Syndicat National des Techniciens de la Production Cinématographique et de Télévision :
http://www.sntpct.fr/index.php ? type=cine&menu=FONDS+DE+SOUTIEN+DE+L%92ET…
De TonyMo
Athée in Heaven | 22H40 | 14/04/2009 |
le distributeur reçoit plus si le film est récent…
C'est pour ça ! ! ! le temps qu'on décide d'aller voir un films qu'il n'est déjà plus à l'affiche.