
Livre numérique : ne pas répéter les erreurs de la musique en ligne
Le lancement du livre numérique en France est un micro-évènement. Petit marché encore, faible visibilité, arrivée dans un contexte plus que défavorable. Le ralentissement de la conjoncture se prête mal en effet à l'arrivée d'une innovation de produit qui deviendra majeure, une innovation qu'il faudrait plutôt qualifier d'innovation de processus tant elle emporte avec elle de changements économiques et culturels.
Il est intéressant de regarder, avec le recul du temps, ce qui s'est passé pour le secteur musical lorsque le numérique a fait intrusion dans le marché, afin de repérer les erreurs à ne pas commettre pour le développement du livre numérique. Certes, le livre n'est pas le disque : le basculement du monde physique vers le monde des réseaux promet d'être tout à la fois moins massif, moins rapide et moins radical pour l'écrit que pour la musique. Mais il n'empêche : les diagnostics tirés de l'expérience des uns devraient servir aux autres.
Des erreurs furent commises du côté de la musique enregistrée. Certaines leçons simples peuvent en être tirées.
Dans le secteur musical, la volonté farouche de sauver un modèle, celui du disque, a conduit à tarifer le téléchargement sur la base du manque à gagner de la distribution physique. Trop cher, le téléchargement était peu attractif. Le tarif annoncé par Hachette -le prix du livre moins 10 à 15% pour télécharger le texte- est élevé. Une jolie part des coûts est en effet économisée ; l'acheteur devrait pouvoir en profiter.
Second élément : rien ne sert de lancer un nouvel équipement en l'absence de la masse critique de titres à télécharger. Les éditeurs y travaillent ; on peut toutefois s'étonner de l'accord passé entre la Fnac, Hachette et Sony qui conduit les premiers e-books à ne proposer que des titres édités par des maisons du groupe Hachette. Cet accord est pour le moins surprenant, et sans doute contre-productif.
L'enjeu d'un bon lancement, c'est aussi de convaincre assez d'acheteurs de matériels pour qu'ils servent en quelque sorte de relai de diffusion, qu'ils amorcent un mouvement et suscitent le désir d'autres consommateurs d'acquérir un reader. Le prix annoncé pour le reader de Sony -autour de 300 euros- semble élevé.
Ajoutons qu'une fois le matériel acquis, nul ne souhaite en changer ; il faut donc aussi convaincre de la stabilité des standards et de la qualité des premiers matériels vendus sur le marché. Le bouche à oreille jouera un rôle crucial ; il faut enclencher un cercle vertueux de la réputation grâce à la satisfaction des premiers acheteurs.
Autre enjeu, celui de l'interopérabilité. La non-réponse à l'exigence d'interopérabilité fut à l'origine de bien des déboires des industriels de la musique en ligne. L'interopérabilité, c'est la capacité du produit –en l'occurrence le texte téléchargé- à fonctionner avec d'autres matériels, sans qu'une restriction d'accès ait été imposée par le constructeur. Le titre une fois acheté, il faut qu'on puisse le télécharger non seulement sur son e-book, mais encore sur son ordinateur. Tel n'est pas le cas à l'heure actuelle.
Dernier point : on ne consomme pas sur Internet comme sur les réseaux de distribution physique. L'abonnement, la possibilité d'acheter des services liés sont des arguments centraux de vente sur les réseaux. Travailler sur la seule vente à l'unité serait une erreur majeure. L'éditeur attirera avec un abonnement aux titres d'une collection, avec des produits annexes ou dérivés, tels les bonus de l'industrie du DVD.
Toutes ces questions sont d'autant plus cruciales que le livre est un véhicule d'apprentissage, un outil de diffusion des idées et des savoirs. On peut s'attendre à ce que la pression en faveur de la gratuité se nourrisse de cet argument. La réponse sera d'autant plus appropriée qu'elle intègrera cette dimension.
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De la panthère verte
11H21 | 15/10/2008 |
peu importe la stratégie qui sera adoptée pour nous vendre le e-book, cela restera dans tout les cas un objet gadget complètement inutile et bien inférieur au livre papier :
-moins écologique, fonctionnant sur une batterie de plus à recharger, totalement impersonnel au toucher, fragile…
-les livres seront quand à eux achetés pour la durée de vie de leur support, on ne pourra pas les revendre, ni les troquer, encore moins les prêter ou les donner (cela va de soi, faut payer à tout les étages).
-ça signera l'arrêt de mort des bibliothèques.
bref, un attrape gogo-techno-gadget de plus qui fera la joie des imbéciles qui font semblant de lire…
à la panthère verte
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 12H56 | 15/10/2008 |
bonjour,
Pour commencer je ne me défini pas comme un gogo-techno-gadget, par exemple je n'ai pas de téléphone portable, par contre je considère le livre électronique comme une vraie innovation intéressante.
Pourquoi ?
1- J'ai beaucoup voyagé et j'ai bien l'intention de continuer et tout ce qui est guides ou simplement livres de voyage (au coeur des ténèbres ou encore desencuentro sont des livres qui m'accompagnent toujours sur la route) sont d'un poids rapidement problématique. Un petit appareil à la consommation faible ainsi que quelques cartes (style compact-flash) contenant le ou les livres avec lesquels on désire voyager, me semble une solution tout à fait appropriée.
2- Je vis sur un continent l'Amérique du sud et plus exactement l'Argentine, l'achat d'un livre en français est un véritable investissement, un livre de poche coûte pratiquement deux fois sont prix en France sachant que mon salaire y est 6 fois plus faible, je pense que vous comprenez le coût d'un livre papier pour moi. De plus mes livres (ceux de ma vie d'avant du côté de la France) sont dans leur grande majorité toujours en France, pour 2 raisons, ça compte cher de les faire venir ici et je n'ai pas la place de les ranger dans la petite maison où je vis actuellement. Par contre j'ai l'intégralité de mes disques que j'ai passé en mp3, je peux donc écouter tranquillement les pires disques de punk que je possède, mais pas relire la peste ou si par une nuit d'hivers un voyageur etc…
3- j'y vois aussi un grand intérêt pour les livres scolaires. quelques grammes par jours à transporter contre des kilos. De plus les professeurs pourront en toutes légalités dire à leurs élèves de charger sur internet les livres qu'ils vont étudier et qui sont pour leur grande majorité libre de droit. Ne me dite pas qu'il est normal de payer pour acheter du Voltaire ou du Rabelais etc…
4- la facilité d'accès pour les malvoyants est elle aussi renforcée puisque vous pouvez modifier directement la taille des caractères, ou inverser noir et blanc. J'imagine que l'on pourra aussi faire plus facilement des lectures audios pour les aveugles.
Vous soulevez cependant plusieurs points intéressants. L'autonomie est un point fondamental, les constructeurs annoncent jusqu'à une semaine d'autonomie pour un lecteur lisant une centaines de pages par jour, bien sur c'est à vérifier, mais si c'est la cas c'est plutôt correct.
Quid des bibliothèques, vous avez raison ça les tuera p'tre du moins dans leur forme actuelle, à voir, cela serait triste, même si j'y crois à moitié. Par contre pour ce qui est des prêts et des dons de livres électroniques, je crois que vous vous trompez, aucune loi n'empêchera qui que ce soit de se donner ou de se prêter les livres éléctroniques comme nous le faisions avec le livre papier. Par contre il y a un défi évidement pour toutes la filières du livres pour se réinventer, sinon ça va être assez dramatique.
voilà voilà
à dulconte
De la panthère verte
15H07 | 15/10/2008 |
bonjour,
en dehors des raison que j'évoquais plus haut,je pense également que le livre électronique n'est pas une réelle innovation mais juste un nouvel emballage qui par ailleurs est très restrictif dans son utilisation ; je vais m'expliquer en reprenant vos arguments :
1- tout le principe des cartes et guides de voyages peut être totalement remplacé par un GPS qui vous positionne, vous renseigne sur les alentours, rien ne vous empêche d'imaginer des extensions de type « lonely lapony GPS 2009 ».
2-alors là rien à dire, vous avez parfaitement raison, dans ce cas là c'est plutôt pratique.
3-d'accord, ce serait utile dans les milieux scolaires mais cette opportunité est déjà offerte avec les nouvelles générations d'ordinateurs à mémoire flash dont les prix sont inférieurs à ceux des e-book cités dans l'article !
4-pour les malvoyants ce genre de solutions existent depuis bien longtemps sur ordinateur, vous paramétrez correctement votre écran,puis vous pouvez utiliser des loupes virtuelles et autres accessoires ; et aucune chance pour que cela permette en soi plus de lecture audio, à moins d'aimer la langue de Molière dans une bouche de robot.
Enfin pour les prêts et dons de livres électroniques je vous affirme ne pas me tromper, d'ailleurs une loi existe pour les données numérisées, vous savez la loi DADVSI sur le piratage/peertopeer et autres échange de fichiers informatique.
à la panthère verte
De guix85
commercial | 15H18 | 15/10/2008 |
Des bibliothèques ont déjà des livres numériques sur leurs sites, la loi DADVSI n'empêche pas le téléchargement légal, bien au contraire.
à la panthère verte
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 15H41 | 15/10/2008 |
Pour le voyage je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous. Quand j'ai un livre entre les mains je ne tiens pas particulièrement à avoir une machine qui fait aussi du café, bref je ne tiens pas particulièrement à avoir un gps intégrer. C'est sur c'est super pratique, mais je suis las de tout ce qui est super pratique et qui vous complique la vie, c'est d'ailleurs une des raisons pour laquelle je n'ai pas de téléphone portable qui en dehors de cas très particulier est juste un besoin que nous nous sommes inventés. Le ebook idéal est pour moi de petite taille très économe et léger et sans gadget.
La différence entre ordinateur et e-book est avant tout l'utilisation d'écran dans un cas et papier électronique dans l'autre. Globalement un système qui émet d'un côté et qui nécessite de l'énergie et un qui affiche et ne consomme que lorsque l'on change de page. Sinon les deux ont un processeur, un sytéme d'exploitation (basé sur Linux dans la plupart des livres électroniques). J'ai vu que la dernière version de l'ordinateur de la fondation de Negroponte intégrait du papier électronique et non un écran, donc d'une certaine manière c'est aussi un livre électronique. Les ordinateurs de très petite taille se raprochent donc des livres électroniques, à la différence près qu'ils permettent de faire un million de choses et donc vous sortir plus facilement de la lecture. Je crois de moins en moins au multi-usage. Les ordinateur ultra portable reste de plus plus encombrant qu'un livre électronique. sur la lecture audio je suis assez d'accord avec vous même si je pense que des base comme wikibook intégreront à plus ou moins long terme des versions audio des livres et donc permettant une lecture agréable.
La loi DADVSI est appelée à mourir car elle se base sur des concepts qui sont eux-même en train de mourir. Par contre revoir intégralement le pb des droits d'auteurs est fondamental. Mais je pense que des licences creative commune sont plus intéligente que cette stupide loi DADVSI.
à la panthère verte
De Grégory
16H19 | 15/10/2008 |
Je pense exactement l'inverse.
- écologie : vous ignorez visiblement le détail de fabrication du papier, les frais de transport, etc. Certes, un ebook c'est pas rien non plus mais ça consomme rien ou presque et ça se rentabilise donc sur la durée.
- toujours ignorant de la réalité du papier, vous ne réalisez pas que les livres actuels ne durent que quelques décénnies. En revanche un contenu acheté sur une boutique sans DRM vous est garanti à vie.
- ça ne tuera pas du tout les bibliotheques car elles deviendront un lieu avec des ebook a disposition, ce qui est indispensable pour un support à ce point riche par rapport au papier.
Je vous invite à lire les avis des utilisateurs anglo saxons du Kidle, l'ebook d'amazon. Au moins un sur deux dit « ça a changé mon rapport à la lecture ».
De compte supprimé 13
12H02 | 15/10/2008 |
ce n'est pas une innovation : des tentatives ont été faites bien avant sans rencontrer de succès.
La librairie où je me rends plusieurs fois par semaine propose - en bonne place - ce produit.
Constatation : format poche, uniquement en Noir et blanc, texte (pas graphique).
Donc pas de BD, pas de livres de photos, pas de « beaux livres »…
Sur 1 mois, une seule vente a été réalisée.
à compte supprimé 13
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 13H34 | 15/10/2008 |
les première tentative était avec des écrans, la vraie révolution en ce qu'on appelle le e-papier, Le confort de lecture est équivalent au papier (affichage stable et non instable comme sur un écran) et il n'y a consommation d'énergie que quand l'on « tourne » une page.
C'est une innovation qui a du mal à s'installer car elle bouleverse des habitudes ancestrales, celle du livre papier. Par contre je pense qu'elle finira par prendre pour plusieurs raisons dont la principale est probablement que la génération qui a aujourd'hui 20 ans lit énormément sur écran. Pour certains l'écran est même plus naturel pour le papier.
Par contre comme les mélomanes préfèrent évidement le cd ou le vinyle au MP3, je n'imagine pas un beau livre ou une BD en version électronique.
Une version couleur du papier électronique existe, mais en est encore au stade de l'expérimentation. La couleur arrivera ce n'est qu'une question de temps. Mais bon pour lire ( en opposition à regarder pour les livres d'art ou de photos ) la couleur est rarement indispensable en dehors des couvertures combien de livres sont en couleurs.
à dulconte
De compte supprimé 13
15H51 | 15/10/2008 |
je pourrais souscrire à votre discours si il n'y avait ces statistiques qui prouvent que seulement 5 à 8% des Français lisent plus de deux livres par an (ça doit tourner autour de ça, je n'ai pas les chiffres sous les yeux). L'impact ne peut donc être que très marginal.
Parmi ces lecteurs, combien franchiront le pas ?
Quant à ceux qui lisent sur écran - j'ai de gros doutes ; -) Que lisent-ils et pendant combien de temps ? Font-ils partie des lecteurs assidus (déplacements, domiile…) ?
L'auteure aurait du nous donner les dernières stats sur le lectorat et les prévisions de marché de ces produits.
De guix85
commercial | 12H29 | 15/10/2008 |
2 grosses erreurs dans cet article, c'est décevant de la part d'une spécialiste comme Françoise Benhamou :
1-l'accord conclu entre la Fnac, Hachette et Sony ne se limite pas du tout aux titres édités par des maisons du groupe Hachette, tous les éditeurs peuvent participer à cette opération et vendre leurs livres numériques sur le site de la FNAC. Seul Gallimard a décidé qu'ils n'y participeraient pas, pour lancer une offre concurrente.
2-les livres numériques peuvent évidemment être transférés et sauvegardés sur l'ordinateur, ils sont transférés sur le Sony reader via l'ordinateur (ça fonctionne comme un transfert de musique sur un lecteur mp3).
De marie 75
12H49 | 15/10/2008 |
ca a foiré le e book ! ! !
Et il y a déjà un moment ….
Ce n'est pas le même hémisphère du cerveau qui fonctionne ! ! !
Je suis pour le papier …
article obsolète.
à marie 75
De nahera
13H08 | 15/10/2008 |
Pour certains usages ponctuels, pourquoi pas.
Mais tu peux développer sur le fait que ce ne soit pas le même hémisphère du cerveau qui fonctionne ?
Merci
à nahera
De marie 75
14H29 | 15/10/2008 |
pas le temps, c'est un pb de cybernétique, cerveau droit, cerveau gauche…
tu trouveras sur le web !
sorry !
à marie 75
De nahera
14H43 | 15/10/2008 |
Merci.
Donc je viens de faire une recherche sur le web, et tout ce que j'ai trouvé explique que :
« face à un écran qui envoie des photons (cf documentaire scientifique Le Tube passé sur arte), le cerveau se met à fonctionner de manière déséquilibrée au bout de 30 secondes, l'hémisphère droit (émotionnel, fusionnel, moutonnier) prend le dessus sur l'hémisphère gauche (rationnel, logique, objectif, individualiste), et le cerveau est moins actif »
C'était le pb du ebook. Par contre les nouveaux livres électroniques sont à encre électronique et se comportent donc comme un vrai livre.
Donc pas de problème.
à nahera
De anedelec
08H14 | 16/10/2008 |
Heureuse de savoir que les developpeurs informatiques (dont je suis) qui passent souvent plus de 8h par jours devant un écran n'ont un cerveau actif que pendant 30s … et ca fait 20 ans que ca dure, et en plus on me paye bien pour ca.
à nahera
De Lavrenti
10H23 | 17/10/2008 |
Très interessante cette information.
Ainsi, en lisant cet article sur rue89, je désactive la partie de ma cervelle qui me permet d'être rationnel, logique, objectif et individualiste tout en stimulant la partie qui me rend émotionnel, fusionnel et moutonnier.
Si jamais vous avez le lien qui pointe vers cette information dont la pertinence éblouissante a pour seul défaut d'être diffusée par un média neutralisant mon sens logique, ce sera avec plaisir.
à Lavrenti
De nahera
14H41 | 19/10/2008 |
Et bien oui,…vous ne saviez pas, n'est ce pas ! ! ! !
J'ai découvert aussi. J'avoue que sans le poste de marie75 je ne me serais jamais douté de l'état dans lequel je mets mon cerveau depuis plus de 20 ans….et encore je ne parle pas de la télé (c'est peut-être ça la part de cerveau pour Coca cola si chère à P. Le Lay)
Par contre j'avoue à ma grande honte ne pas avoir gardé en mémoire le site où j'ai trouvé cette info absolument vitale ! ! ! ! Mais je me suis aperçu à cette occasion que les théories sur les cerveaux droits et gauches sont très nombreuses….et très marrantes ! !
à marie 75
De Grégory
13H58 | 19/10/2008 |
Non ça a pas foiré, ça a réussi, et il y a déjà un moment. Mais c'est aux US que ça s'est passé :
http://www.amazon.com/Kindle-Amazons-Wireless-Reading-Device/dp/B000FI73…
Scrollez vers le bas, lisez les revues d'utilisateurs et prenez la mesure du réel…
De marmotte64
Super héros | 12H57 | 15/10/2008 |
Ca ne marchera jamais. Il n'y a pas à se poser la question du modèle économique à développer il n'y en a pas.
Ce qui fonctionne pour la musique ne peut être généralisé sans se poser la question de l'ergonomie du support.
Personne, n'acceptera de lire autre chose que son journal sur un écran rétro-éclairé.
C'est cher pour un confort moindre, et les (quelques) avantages que cela suppose - nomadisme avec une vaste bibliothèque sur soi- sont à mon sens destinés à un très faible nombre de destinataires.
Ne sous estimons pas non plus le rapport charnel avec le livre.
à marmotte64
De guix85
commercial | 13H44 | 15/10/2008 |
c'est pas un écran rétro-éclairé, c'est de l'encre électronique. L'ergonomie est très bien, j'ai un sony reader depuis quelques semaines, trop bien pour lire au pieu.
à guix85
De marmotte64
Super héros | 13H53 | 15/10/2008 |
Salut.
Ton avis m'intéresse.
En quoi tu trouves préférable d'utiliser un livre électronique.
Autant pour un journal qui est encombrant, je dis pas, mais pour un livre ?
Même si c'est pratique, le contact avec le papier ne te manque pas ?
Et la couverture (du livre hein pas celle de ton pieu ; ) ) , ça te manque pas d'avoir la couverture du livre sur ta table de chevet ?
Moi je suis pas du tout prêt à perdre ces menus plaisir.
Même le fait de déambuler dans une librairie pour me laisser tenter fait parti du plaisir.
à marmotte64
De guix85
commercial | 14H13 | 15/10/2008 |
Je ne trouve pas ça préférable au papier, j'ai des tonnes de livres dans mes étagères et des bouquins sur ma table de chevet. Mais c'est comme pour la musique et les films, y'a certains albums ou des DVD que je veux avoir dans ma bibliothèque pour les prêter, les exposer, les regarder, d'autres que j'ai téléchargés et qui restent dans mon disque dur ou sur mon ipod.
Là où le numérique est mieux que le papier, c'est en déplacement ou en voyage (moins de poids dans le sac), ou dans le lit (quand tu lis un gros bouquin et que tu es allongé sur le dos, ça finit par peser sur les bras). Je n'ai jamais été fan de la lecture sur palm (écran trop petit, rétro-éclairage fatigant), là sur ma Sony je suis à mon 5ème roman, et le confort de lecture est excellent.
à guix85
De marmotte64
Super héros | 15H25 | 15/10/2008 |
He bien tu vois, tu m'as convaincu d'essayer.
Même si j'ai un rapport moins respectueux avec les CD : je ne vois pas l'intéret d'avoir de la musique en cd alors que (pour le moment ) je trouve ça inimaginable pour un livre.
Mais je vais essayer. Promis.
à guix85
De Grégory
14H12 | 19/10/2008 |
La question que je me pose surtout c'est : mais y a à peu près rien comme choix en roman, non ? Tout ce que j'ai vu jusque là était ridicule.
De Pépé61
Enterré vivant | 13H11 | 15/10/2008 |
Hugo, Balzac, Maupassant en ligne, je rêve éveillé. Pantagruel et Don Quichotte tous les écrans, quel pied ! La science-fiction est en marche, les consoles de jeux empilées chez Emmaüs qui ne trouvent plus preneur. Des discussions sur le néo-romantisme pendant la mi-temps au stade de France. Sarkozy président d'une l'Europe en plein emploi … Bon, j'arrête de fumer n'importe quoi.
à Pépé61
De nahera
13H48 | 15/10/2008 |
Il n'y a plus qu'à rêver….Hugo, Balzac,Maupassant
http://gallica.bnf.fr/
Ce site est une vraie mine,…et ce n'est pas le seul…
Pour le reste….j'ai rien ! !
De Ryuu
Informaticien parisien | 13H53 | 15/10/2008 |
J'ai vraiment du mal avec le concept de livre électronique… un des plaisir du livre, c'est aussi de pouvoir les mettre sur une étagère, et de laisser les autres voir nos lectures (que de discussions passionnantes lancées après avoir vu des livres sur les étagères des gens).
Et une autonomie d'une semaine à 100 pages par jour ? Il va falloir le recharger tous les jours pour les gros lecteurs comme moi…
Non, vraiment, le seul intérêt que j'y vois, c'est alléger les cartables des élèves. Et encore, j'espère que ce sera assez solide pour survivre aux cours de récréation…
De supprimé à la demande du riverain 23 mars
x | 14H21 | 15/10/2008 |
L'intérêt premier sera pour les non et mal voyants qui auront ENFIN accès à une vraie richesse intellectuelle et non à une collection très limitée de livres en braille.
Que ce soit de la lecture pour le plaisir mais surtout pour faire des études ça leur donnera accès (à terme sans limitation) à ce qui leur plait et aussi à ce dont ils ont besoin.
Pour lire ils utilisent des logiciels de synthèse vocale (jaws par exemple).
De adaunis
Nul part....si adelyne me plaque...... | 15H21 | 15/10/2008 |
Bonjour à toutes et tous,
je suis quelque peu « effaré » par les réflexions de certains « riverains » dont j'ai le plaisir de lire les « commentaires » sur d'autres sujets.
Pour commencer :
j'invite qui vous voulez à venir chez moi, pour ôter la poussière qui s'est accumulée au fil du temps, sur les colonnes de « bouquins », en équilibre instable, « tâche » à laquelle j'ai renoncé, par « laissé aller » ! ; -)))
je suis entouré de livres, je vis dans les livres !
Cela pour dire, que j'aime le « livre », et même l'édition « rare », mon seul « trésor », de l'époque (je vous parle d'un temps…), où j'étais « grouillot de librairie », au « Lettré » Rue des Pyramides, Paris 1er.
Je suis un « tactile », et comme la peau des femmes, j'aime le contact de la feuille ! (Chacun à sa place, bien entendu, et sans comparaison possible).
Prenez ça comme une figure de style pour la « comprenaison » !
J'aime l'image de la couverture, la dédicace éventuelle (d'un salon du livre), le poids du livre qui nous tombe des mains de « fatigue » tant on a les yeux fatigués, bref l'usure du temps, et le génie de « Gutenberg » !
Mais « merde », sious plaît ; soyons sérieux !
Il faudrait penser à vivre avec son temps !
N'occultons pas comme cela a été souligné précédemment, le « poids pour les écoliers », et le « savoir » accumulé dans quelques « giga octets ».
Tiens parlons d'écologie !
Combien d'arbres épargnés, en ces temps de déforestation intensifs et incendies répétitifs. J'entends de mon clavier, le mot « démagogie », qui s'est lâché !
C'est pas grave ! C'est comme les cohortes de « nazes » intempestifs, (armes futiles des pauvres d'esprit, ou en manque d'argumentation), ça va, ça vient et ne porte pas à conséquences.
Donc, en insistant pour montrer mon amour du livre traditionnel, dont je ne me départirais jamais, je prône l'essor et le progrès grâce à l'é-book.
Comme le disait si bien « dulconte | Conteur », il résout un bon nombre de problèmes précis.
Ah, l'argument ; ça signera l'arrêt de mort des bibliothèques. (la panthère verte) !
C'est comme la souris verte, ça n'existe pas !
Je ne me sens pas tel un imbécile qui fera semblant de lire « attrape gogo-techno-gadget. »
De tous temps, toutes époques, le commerce s'est adapté, et restera des « échoppes », des vraies, avec des conseilleurs qui ne seront certes pas des payeurs, mais où on trouvera de vrais livres qui ressemblent à des livres, couverture, reliure, etc…
Parce que le livre de poche, (hormis le pour le porte feuille, et j'en sais quelque chose), je n'appelle pas ça une vraie évolution !
Surtout si le « chargement de l'e-book » se révèle encore moins onéreux.
Des évolutions en autonomie, restent probablement à réaliser, en confort de lecture, mais par pitié, vivez le intensément ce « progrès », surtout en ces temps difficiles, ou des « incultes » au pouvoir, qui n'aiment pas la « Princesse de Clèves » essaient de nous faire prendre des « vessies pour des lanternes ».
Aller courage !
La Fayette nous voilà !
à adaunis
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 15H32 | 15/10/2008 |
Et ben mon colon , vazy faire un commentaire après ça !
Mes respects , Môssieur Adaunis !