
Sondage : quand la peur du climat chasse toutes les autres
Le risque nucléaire préoccupe-t-il moins les Français que le réchauffement de la planète ? Décryptage d'une étude Ifop.

« T'as vu l'avion ? » Les enfants connaissent ce moyen simple et efficace de distraire l'attention de quelqu'un d'un vilain petit coup qu'on est en train de lui faire. C'est aussi un outil très utilisé dans l'opinion et les sondages qui la mesurent.
Par exemple dans ce sondage publié peu après la fuite d'uranium de la centrale nucléaire de Tricastin, dans le Monde du 21 juillet, et repris le lendemain par le NouvelObs.com.
« Les Français voient moins de risque dans le nucléaire que dans le réchauffement climatique, voire la pollution des eaux, alors que les incidents de Tricastin et de la Drôme et leurs conséquences hantent plus que jamais l'actualité.
Par rapport à une précédente enquête réalisée en 2002, les Français sont beaucoup plus nombreux à mettre en avant les dangers liés au réchauffement climatique, lorsqu'on les interroge sur les risques qu'ils considèrent comme les plus préoccupants. »
L'Ifop compare des risques difficilement comparables
L'intégralité de la question et des réponses proposées montre combien il est difficile de mettre les différentes interrogations sur un pied d'égalité : le premier risque -le changement climatique- est préoccupant et à peu près certain, mais ne va pas nous faire mourir demain. Le second -le risque nucléaire- est épouvantable s'il se produit, mais il a peu de chances de se produire.
Aussi le commentaire principal de l'Ifop, qui a réalisé le sondage, compare-t-il deux risques de nature très différente, comme si leur comparabilité allait de soi :
« Ainsi, 27% jugent que les risques liés au nucléaire sont les plus préoccupants, contre 53% qui estiment que ce sont ceux liés au réchauffement de la planète. »
En comparant directement les 53% et les 27%, il permet de placer le risque nucléaire très en dessous d'un risque qui certes préoccupe réellement les Français, mais qui est somme toute peu effrayant à l'échelle de leur propre vie.
L'autre comparaison proposée, à savoir celle des résultats de cette année par rapport à 2002, est très différente : en théorie, elle est valide puisqu'elle compare deux enquêtes faites dans les mêmes conditions à six ans d'intervalle.
Enfin, pour autant que l'on ajoute foi à la comparabilité des deux méthodologies : l'échantillon était constitué d'internautes cette année ; en 2002, l'institut ne précise pas s'il s'agissait d'interviews téléphoniques, en porte-à-porte ou par Internet.
Les internautes ont-ils le même niveau d'information que les autres ? La même sensibilité environnementale ? La même confiance dans l'activité humaine ? Les instituts le prétendent, ça reste à prouver. Mais arrêtons là la digression…
La peur du changement climatique a relégué les autres au second plan
Si donc on part du principe que ces deux enquêtes sont réellement comparables, les résultats (consultables sur le site de l'Ifop) sont intéressants :
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Sondages sur les risques
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| Types de risque | 2008 | 2002 | ||
| Changements climatiques | 53% | 20% | ||
| Pollution des eaux | 36% | 40% | ||
| Nucléaire | 27% | 33% | ||
| Pollution atmosphérique en ville | 24% | 36% | ||
| Alimentaires | 23% | 30% | ||
| Industriels | 16% | 25% | ||
| Amiante | 4% | 9% | ||
Sur les sept risques cités, le changement climatique est le seul réputé être en partie dû à la fatalité, quand les autres relèvent uniquement de l'activité humaine. Or, il y a eu sur le réchauffement climatique une communication et une prise de conscience d'ampleur extraordinaire au cours des dernières années. Sans doute faut-il s'en réjouir, mais là n'est pas la question.
Ce qui est frappant, c'est que la montée spectaculaire de la sensibilité des Français à cette question au cours des six ans écoulés (de 20% en 2002, à 53% en 2008) s'accompagne d'une baisse significative du caractère préoccupant de tous les autres risques cités par l'enquête.
Leur probabilité de se produire et la gravité de leurs effets sur la santé des Français sont-elles devenues moindres entre temps ? Les industriels et les politiques ont-ils donné aux Français des preuves qu'ils ont substantiellement réduit ces risques ? Peut-être. Peut-être pas.
Le nombre moyen de réponses données par les répondants étant remarquablement stable (1,87 cette année, 1,84 en 2002. (Pour les amoureux de la technique : ce total se trouve en additionnant les pourcentages des réponses à la question et en divisant le tout par 100.)
Le sondologue soupçonneux que je suis tend plutôt à penser une fois qu'un interviewé a répondu par une, deux, au mieux trois cases cochées, il passe à la suite. Il y a donc un phénomène de vases communicants d'une réponse à l'autre dans ces questions à choix multiples, qui rend sujette à caution la comparaison des réponses entre elles.
Et puis la quantité de soucis qui taraudent les gens n'est pas extensible à l'infini -il faut bien vivre, aussi ! Pendant que le Français se fait un sang d'encre pour la météo de la planète, il s'inquiète moins des petits Tchernobyls qui poussent comme des champignons (atomiques) autour de lui.
D'où l'effet « t'as vu l'avion », dans sa nouvelle version : « t'as vu comme il fait beau aujourd'hui ? - oh la la oui, quelle horreur c'est effrayant ! »
Le psychosociologue qu'est tout sondologue va même jusqu'à suspecter les Français de mettre en valeur leur vertueux souci de la planète en répondant massivement sur le premier item (le changement climatique), tant il est vrai que ça fait plus altruiste et moins parano que de s'inquiéter de ses poumons, sa thyroïde, son cancer, etc. Mais ça, c'est du pur procès d'intention et du mauvais esprit de sondologue.
Conclusion : la leçon du jour, c'est que les pourcentages issus des sondages sont relatifs aux questions posées et aux réponses proposées.
Moralité de la conclusion : quelle que soit sa validité technique, sa neutralité ou son intérêt intrinsèque, un sondage devient politique dès qu'on s'avise de l'interpréter ou de le commenter. Il faut donc toujours se demander « à qui profite le chiffre ? ». Ici, il profite clairement à ceux qui polluent l'eau, l'air, la nourriture, la ville…
Photo : Al Gore dans « Une vérité qui dérange » (DR).
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De sefero49
Soldat mugissant | 11H06 | 01/09/2008 |
N'y a t-il pas une « petite erreur » dans les dates du résultat du sondage ? ? ?
à sefero49
De Pascal Riché
7
Rue89 | 11H32 | 01/09/2008 |
Une inversion malheureuse, et désormais corrigée. Merci de votre vigilance.
De sefero49
Soldat mugissant | 11H09 | 01/09/2008 |
ou alors, c'est la question piège pour savoir si nous avons lu l'article en entier.
De Pharisien
Pas bien situé | 11H09 | 01/09/2008 |
Quelque chose ne va pas dans votre tableau, ça commence mal !
De septentrion
_/) _/) _/) | 11H26 | 01/09/2008 |
Conclusion de la conclusion : les sondages c'est comme la mini-jupe, ça cache l'essentiel.
Ou alors (pour rester dans le climat)en voyant une demoiselle dans la rue en plein hiver avec une mini-jupe on se dit qu'il fait bon. Il fait un froid glacial en vérité, mais la demoiselle a envie de montrer ses belles gambettes.
Une tromperie ? Que nenni, une mauvaise interprétation.
à septentrion
De Tyb
(par ici, par là) | 12H27 | 01/09/2008 |
ou alors c'est parce que vous avez soudainement plus chaud en voyant les belles gambettes : p
à septentrion
De DBL8
Retraité | 17H43 | 01/09/2008 |
»…c'est comme la mini-jupe, ça cache l'essentiel…. »
L'essentiel étant caché, cela donne envie de le connaitre.
Parfois nous le regrettons !
De emmanuel24
11H35 | 01/09/2008 |
a la limite ces chiffres,seraient à l'inverse que cela ne changerait rien ; sur le risque nucleaire,three miles island,tchernobyl,cela a dejà eut lieu,avec la « menace » terroriste telle qu'on nous la decrit,cela nous pend au nez,c'est moins classe que damocles.
Il s'agit ni plus ni moins que d'ecologie,etude des interractions des etre entre eux et leur environement ; le rechaufement climatique peut poser des problemes au nucleaire,la « guerre » de l'eau existe dejà,des nappes sont polluées par des elements radioactifs,en plus du reste,on arrose nos legumes avec…et on les mangent par 5…Il faut prendre ces risques comme actuels,et non comme possibles,de leur resolution ou pas depend l'avenir de l'humanité,ce n'est pas toujours un risque pris separement des autres qui doit inquieter(meme si),mais leur accumulation,superposition qui doit, devrait nous interroger.L'ecologie est une science,la plus complexe,car elle se sert de toutes les connaissances,experiences humaines,il serait important de la considerer à sa juste valeur.Ce genre de sondage est du meme niveau que le slogan « sauver la planete »,oui c'est du bidon mais encore plus que vous le denoncez.
à emmanuel24
De solstice
pigiste | 18H04 | 01/09/2008 |
J'admire que vous ayez été crédité de 4 pastilles en 3 votes : comment vous lire sans migraine ?
Pitié : aérez votre texte, utilisez les accents et respectez un minimum d'orthographe… Je ne vous « naze » pas parce que ce ne serait pas juste : je n'arrive pas à vous lire…
De A.V.
tamagotchi89 | 11H44 | 01/09/2008 |
Le sondage ne fait que refléter la place des risques écologiques dans les médias. Si on refaisait le sondage pendant les alertes à la grippe aviaire, on verrait que les Français ont peur des plumes et du climat.
à A.V.
De pablico
13H13 | 01/09/2008 |
sur les risques atomiques, l'homme à la main, il est soit disant maitre de ses décisions, il est censé les maitriser.
mais le climat, on le subit…on n'en ait pas maitre et personne ne peut le maitriser. On commence tout juste à savoir comment il fonctionne.
et c'est cela qui fait peur. et malgré toutes nos croyances, on a tous le sentiment profond, que la terre (nature) est notre support de vie, notre dieu nourricier en quelque sorte.
à A.V.
De rilax13
13H52 | 01/09/2008 |
pas sur : -) mais ça influencerait néanmoins
En sociologie il est courant de considérer cette simple équation : Risque = danger + effroi
Est on effrayé par un accident nucléaire ? non, car ça n'arrive quasiment jamais, et on a rarement l'occasion de constater ce que cela pourrait nous faire.
Le changement climatique est déjà palpable du moins dans l'imaginaire d'une majorité. Tout le monde en parle alors ça effraie.
Et on parle bien de risque, et non de danger dans le sondage..
à rilax13
De A.V.
tamagotchi89 | 15H10 | 01/09/2008 |
Réflexe animal oblige, la plupart des sapiens sont effrayés uniquement par un danger immédiat : tomber, être malade, se faire attaquer ; à moins que la peur soit induite par une autorité morale (parents, médias, Église). La peur associée directement à un risque potentiel et éloigné est moins courante et liée à un travail de représentation-projection personnel.
à rilax13
De DBL8
Retraité | 17H50 | 01/09/2008 |
« Le changement climatique … »
C'est la grande peur qui est agité par beaucoup, à tort ou à raison… Besoin de faire du fric ? !
Mais il y a déjà eu des changement dans « NOTRE CIVILISATION », et très peu en parle OU sont dénigrés ! Le plus connu qui en parle c'est Cabrol, et ce n'est pas faux ce qu'il dit ! (pas tout bien sûr)
C'est comme la disparition des Iles dans le Pacifique, très peu dise que cela peu venir aussi du déplacement des plaques tectonique qui en glissant l'une sous l'autre… ils y a eux des émissions à la TV là-dessus.
à A.V.
De tobernite
17H02 | 01/09/2008 |
Sur les risques dans les médias, ou plutôt l'utilisation des médias pour valoriser les menaces (même improbables) et faire tenir le populo tranquille, on peut lire le dernier livre de Riesel et Semprun : « Catastrophisme Administration du désastre et soumission durable. » (édition : L'encyclopédie des Nuisances). Ce texte propose, entre autres, une analyse magnifique de la « prévention des risques » comme arme politique majeure. Les actes de bonne volonté « pour sauver la planète » y sont dépeints avec une ironie très noire, souvent justifiée.
à A.V.
De solstice
pigiste | 18H08 | 01/09/2008 |
Ceci explique cela : les sondages, présentés comme une vision infaillible de la société, sont en fait très facilement manipulables… C'est la façon de poser les questions, l'ordre dans lequel elles sont présentées, le panel etc.
Il me semble que les deux dernières élections présidentielles nous ont bien montré la limite du système !
De septentrion
_/) _/) _/) | 11H53 | 01/09/2008 |
Le sondage donne une photographie à un moment donné qui est fonction du contexte et des questions posées.
Il arrive souvent que l'on induise la réponse à travers la façon de poser la question.
Par exemple, dans les sondages produits par l'IFOP dont la présidente est Mme Parisot (MEDEF), on ne peut que s'interroger sur les questions posées et leur interprétation in fine.
De Coldo
pas là | 11H57 | 01/09/2008 |
« Les premières cases ont plus de chance d'être cochées que les autres »
C'est pour ça que dans un sondage bien fait, l'ordre de présentation des réponses est tournant…
à Coldo
De Docteur Panel
(auteur)
Sondologue | 15H15 | 02/09/2008 |
En effet Coldo, et la rotation des items est probablement pratiquée ici aussi. Nous avons supprimé cet intertitre qui ne correspond pas directement au propos de l'article, lequel fait l'hypothèse que la hausse spectaculaire des réponses « changement de climat » entraîne une baisse mécanique des autres réponses, et ce, indépendamment de l'ordre de citation. Merci de votre vigilance cher « confrère sondologue » !
De stangrof
12H00 | 01/09/2008 |
Bonjour,
« L » ennemi commun de l'humanité est l'homme
Dans la recherche d » un ennemi commun, contre lequel nous pourrions unir ( la planète ), nous avons développés l'idée que la pollution, la menace du réchauffement de la planète, la pénurie d'eau, la famine et ainsi de suite, ferait l » affaire. Dans leurs totalités et leurs interactions, ces phénomènes constituent une menace commune qui doit être confronté par tout le monde, ensemble. Mais, en désignant ces dangers comme l » ennemi, nous tombons dans le piège, dont nous avons déjà mis en garde les lecteurs, à savoir confondre les symptômes avec les causes. Tous ces dangers sont causés par les interventions humaines dans les processus naturels, et ce n'est que par un changement d » attitude et de comportement qu » ils peuvent être surmontés. Le véritable ennemi est l » humanité elle-même. »
La Première révolution mondiale : un rapport du Conseil du Club de Rome
par Alexander King (Auteur), Bertrand Schneider (Auteur) 1991
Le climat est depuis longtemps une arme. une convention a été signé pour les interdir en cas de guerre mais rien ne les empéche de les utiliser sur nous.Ce sondage montre que ça fonctionne trés bien !
http://www.icrc.org/web/fre/sitefre0.nsf/htmlall/5FZHYX/$FILE/1976_ENMOD.pdf ? OpenElement
« Seuls les petits secrets doivent être protégés, les gros sont gardés secret par l » incrédulité du public »
Marshall mcluhan, « gourou » des médias
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marshall_McLuhan
A bientôt
http://www.ipernity.com/home/stangrof
De Teberli
Enseignant | 12H42 | 01/09/2008 |
L'homme responsable de la dégradation de son environnement, oui bien sûr, mais … qui façonne à coups de pubs et de manipulations diverses les « besoins » des citoyens.
Qui produit les objets si nécessaires tels que définis par la pub ?
Qui tire profit de ces productions d'objets ?
Qui tire profit de la dépollution ?
Avant d'espérer une planète non polluée, il faut éliminer ces facteurs de pollution des esprits, pollution qui entraîne l'autre.
De solstice
pigiste | 18H16 | 01/09/2008 |
http://www.icrc.org/web/fre/sitefre0.nsf/htmlall/5FZHYX/$FILE/1976_ENMOD.pdf ? OpenElement
La lecture de ce pdf est surtout édifiante de ce que nos élites sont capables de pondre ! Combien de pontes de combien de pays ont passé combien de temps à travailler, synthétiser et éditer cette prose ?
C'est la SDN du moment ?
Qui peut croire un instant que ce genre de voeu pieux va être suivi, si jamais l'envie (et les moyens) de balancer un petit tsunami dans, par exemple, un pays voisin balte, du golfe ou du sous-continent indien ?
Extraordinaire daube, enarques de tous pays, unissez-vous !
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 12H31 | 01/09/2008 |
Au-delà de la façon dont on nous sonde, je trouve qu'il y a quelque chose de très intéressant dans la manière dont on instrumentalise (spontanément, inutile de nous farcir d'un complot ourdi par je ne sais qui) le dérèglement climatique.
Finalement, c'est très pratique, cette histoire de réchauffement. Comment ne pas constater que ça rejette des questions politiques réelles, au sens strict, dans le ciel ? Dans un sens, l'évolution du climat fonctionne assez largement comme une théophanie : on s'adresse à quelque chose de lointain et qui excède la possibilité de chacun. Il y a là quelque chose qui rappelle le recours rhétorique à l'Europe tel que le pratique la classe politique française : une manière un peu rustaude de se défausser de ses responsabilités.
Partant de là, ces questions sont un peu traitées comme une affaire religieuse : aux experts, le discours savant dans sa dimension ésotérique ; aux profanes, le discours simplificateur dans sa dimension exotérique.
Au passage, une autre observation étonnante : les problèmes posés par le dérèglement climatique appellent, de l'avis de tous, des réponses collectives et solidaires. Or je suis stupéfait de constater que, pour autant, ça ne paraît pas condamner (sinon à la marge) l'individualisme contemporain.
à thierry reboud
De MarcDS
13H36 | 01/09/2008 |
Bien d'accord avec vous. Malheureusement plus on attend, plus les réactions individualistes motivées par le « sauve qui peut » risquent de nous mener à notre perte. Le problème est qu'on s'accroche à un mode de vie insoutenable. La société de consommation doit disparaître mais ceux qui en tirent les ficelles vont tout faire pour la défendre jusqu'au bout, en ayant les moyens financiers pour jouer la partie en individuel et s'en tirer sans trop de dégâts. Du moins, si la surchauffe planétaire reste à un niveau « raisonnable ».
à thierry reboud
De nosil35
en mutation | 13H57 | 01/09/2008 |
Bien vu Thierry, comme souvent.
à thierry reboud
De Peureux anonyme
15H03 | 01/09/2008 |
Y a-t-il beaucoup de problèmes qui n'appellent pas des réponses collectives et solidaires ?
Le caractère religieux du discours écologiste est assez net. De là à y voir un opium du peuple, il y a un pas que je franchis allègrement (sans jeu de mots).
La rhétorique européenne rejetant les citoyens, le discours écolo-masochiste les culpabilisant et le principe de précaution pour les punir, voila qui ouvre la voie à une bonne tyrannie, pour le plus grand bien de l'Humanité et de la Planète évidemment (comme disait notre Sainte Mère l'Eglise du temps de la Sainte Inquisition).
à Peureux anonyme
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 17H14 | 01/09/2008 |
Le caractère religieux d'un certain discours écologiste, oui, sans doute. Mais, justement, je suis frappé de voir que c'est une évolution qui touche discours politique beaucoup plus largement : une menace éloignée, un peu comme (au Moyen-Âge, par exemple) on se servait de dieu et de la menace de l'enfer.
Quant à la nécessité de la solidarité, d'accord avec vous aussi, mais il s'agit d'une opinion dont je me demande si elle est tellement partagée.
à Peureux anonyme
De Avril
21H42 | 01/09/2008 |
Certes, mais sont-ce les ecolos qui se mysticisent ou les églises qui ont toujours crié au loup ?
Je me rappelle très bien des écolos hippies d'il y a 30 ans qu'on accusaient de vouloir nous faire retourner à la bougie parce qu'ils préconisaient les énergies alternatives.
Quant à moi, je vous avoue que les perturbations climatiques me font flipper, sondage ou pas sondage.
à thierry reboud
De Bebert Cassandre
15H38 | 01/09/2008 |
« L'évolution du climat fonctionne assez largement comme une théophanie…. »
Oui, bien sûr… Une théophanie, comment n'y avais-je pas pensé plus tôt… Tout devient maintenant si simple… Les dieux sont en colère et ils ont sans aucun doute quelques raisons de l'être. Il ne fallait pas voler le feu divin. Prométhée est un con, source de tous nos maux. Il a volé le feu,l'a donné aux hommes et ces cons ont brûlé tout ce qu'il y avait à brûler.
« L'évolution du climat fonctionne assez largement comme une théophanie… »
Vous m'en mettrez une caisse… Non, je prends tout, j'ai des invités… Un truc comme ça, ça serait dommage de ne pas le partager.
à Bebert Cassandre
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 17H05 | 01/09/2008 |
»…Un con est la source de tous nos maux… » Oui, bien sûr… Un con, comment n'y avais-je pas pensé plus tôt… Tout devient maintenant si simple…Le sexe féminin est une abomination.
Bref, je pourrais continuer comme ça jusqu'au bout : c'est incroyable les stupidités qu'on peut écrire quand on ne prend pas en compte un message dans son ensemble.
Vous ne trouvez pas ?