
Et si Nicolas Sarkozy se fichait royalement de sa popularité ?
Selon un sondage CSA, la cote de popularité du Président perd encore un point et passe à 32%. Mais est-ce un indicateur important ?

Tiens, il paraît que Nicolas Sarkozy a encore perdu un point d'opinions favorables. Journalistes, analystes, politologues, gens z'ordinaires… on a tous intégré comme une évidence qu'un président de la République se préoccupe forcément de sa cote de popularité. Tout en fustigeant bien sûr ce funeste penchant qui pousse à la démagogie, au court-termisme, à l'opportunisme, etc.
Et si Nicolas Sarkozy était le premier à se ficher comme d'une guigne de sa popularité dans les sondages ? Si son thermomètre à lui mesurait autre chose, au regard de quoi il aurait fait un sans-faute jusqu'à présent ?
Le Canard enchaîné, sondo-naïf ?
Ça commence à faire un bon bout de temps (environ neuf mois) que la cote du Président chute irrémédiablement dans les sondages. Mercredi dernier, le Canard enchaîné titrait en une » Il compte sur Ingrid pour remonter sa cote de popularité » . L'article qui suit dit et redit qu'il cherche à regagner des points, et que zut, il n'y arrive pas, donc ça l'énerve. Idem à propos de Carla, » dont le mari utilise la belle image pour regagner en popularité ce qu'elle lui prend en lumière » . Comme le Canard, d'innombrables autres opposants à Nicolas Sarkozy se réjouissent de l'échec de ces tentatives, et l'attribuent à son intempérance, laquelle le fait gaffer et replonger aussitôt un bon point marqué.
De fait si on considère la popularité comme l'indicateur pertinent, il y a de quoi juger le Président peu performant, et incohérent dans ses actions et sa communication.
Il faut dire que sa personnalité cadre tellement mal avec l'idée qu'on se fait d'un président qui fait fi de sa popularité pour s'attaquer aux problèmes de la Nation avec calme, sagesse, hauteur de vue et vision à long-terme, qu'on n'arrive tout simplement pas à imaginer que ce président-ci puisse s'en tamponner le coquillard.
La cote de courage, inversement proportionnelle à la cote d'amour
Et pourtant, si l'on pose comme hypothèse que le bon indicateur, c'est non pas la popularité, mais l'impression de puissance, de pouvoir, d'être quelqu'un qui peut des choses que d'autres ne peuvent pas, alors tout ce qui a rendu perplexes les observateurs depuis un an devient extrêmement cohérent. Depuis son rapport à ses femmes successives, son T-shirt de jogging NYPD, ses petites insolences vis-à-vis des grands de ce monde (rappelez-vous les trois quarts d'heure de retard au rendez-vous chez les Bush à Wolfeboro, rappelez-vous Bigard chez le pape…), jusqu'à la libération de Betancourt et à l'humiliation de la télé publique.
Mais la plupart de ces sujets relèvent de la psychanalyse, je laisse donc aux psycho-présidologues le soin de commenter. Revenons aux sondages.
Déjà, dans les sondages de popularité, on peut lire que les quelque 36 à 38% (ça varie selon les instituts, mais la tendance reste la même) d'incompressibles adeptes du Président justifient leur appréciation principalement par le fait qu'il » est courageux, parce qu'il met en œuvre des réformes malgré son impopularité » . Autrement dit les fidèles le trouvent d'autant plus fortiche que les autres sont nombreux à lui cracher dessus. Souvenez-vous : c'était ce qui faisait le succès de Le Pen (dont chacun sait qu'il est toujours sous-coté dans les sondages par rapport aux résultats des urnes), jusqu'à ce que Nicolas Sarkozy ne lui dame le pion en 2007.
Libération de Betancourt : Opinionway élimine quelques » concurrents »
Voici, à propos de la libération d'Ingrid Betancourt, un sondage dont un président sondo-malin sait qu'il lui est bien plus précieux que les quelques points de popularité par lesquels les journaux sondo-candides sont obnubilés.
Ce sondage d'Opinionway pour le Figaro.fr propose six réponses à la question :
» Pour chacun des acteurs suivants, diriez-vous qu'il a joué un rôle important ou pas important dans la libération d'Ingrid Betancourt ? »
- Alvaro Uribe, le président de la Colombie : 90%
- La France : 69%
- Les comités de soutien à Ingrid Betancourt : 60%
- Hugo Chavez : 57%
- Nicolas Sarkozy : 56%
- Jacques Chirac : 42%
Nulle arnaque patente dans ce sondage. Il n'est pas nécessaire de tricher pour éclairer la » voix de l'opinion » sous un jour flatteur.
Il faut savoir que dans un sondage, lorsque les réponses sont citées par l'enquêteur (ce qui est le cas dans la plupart des sondages publiés), la quantité et la nature des réponses proposées influent sur les réponses des interviewés : plus le choix est grand, plus les réponses sont dispersées. En outre, une réponse suggérée peut faire penser les répondants à une notion à laquelle ils n'auraient pas spontanément pensé, et ainsi influencer leur réponse.
Or ici, la liste des réponses est quelque peu » ethnocentrée » : elle propose le pays France en plus de son président, ce qu'elle ne fait ni pour la Colombie ni pour le Venezuela. Elle ne suggère pas non plus l'armée colombienne, ni Villepin, deux acteurs abondamment remerciés par Ingrid Betancourt à sa libération, dont on peut donc penser qu'ils ont dû jouer un rôle. Voilà déjà éliminés quelques » concurrents » dans l'univers des réponses possibles.
Ensuite, le commentaire du politologue d'Opinionway caresse le poil présidentiel dans le bon sens. Bruno Jeanbart, directeur des études politiques d'OpinionWay, explique ainsi :
» En dépit de la personnalité du Président, à laquelle les électeurs de gauche sont de plus en plus rétifs, le sentiment dominant dans l'opinion est que la France a joué son rôle dans cette libération à travers les initiatives de Nicolas Sarkozy et plus généralement par l'intérêt porté par les acteurs politiques et médiatiques à cette affaire. »
36% au populomètre, mais 56% au couillomètre ! La France et les comités de soutien viennent bien avant Nicolas Sarkozy dans l'ordre d'importance des résultats, mais le sondeur met en avant l'initiative de l'actuel président comme source du bon score de réponse » la France » , et les comités de soutien se transforment en » acteurs politiques et médiatiques » … Merci pour les milliers de courageux anonymes des comités de soutien.
Et le début de la phrase » En dépit de la personnalité… » laisse à penser que, n'eut été la montée de la Sarkophobie à gauche (qui plombe sa popularité, donc), son score aurait pu être encore plus élevé. Le tout appuyé par le gros titre de l'article du Figaro.fr : » Pour 56% des Français, Sarkozy a joué un rôle important dans la libération » .
Enfin, ce sondage a été réalisé immédiatement à l'annonce de la libération, avant qu'Ingrid n'ait été vue en train d'embrasser Chirac, de remercier Villepin, bref avant que les Français se soient fait remémorer les étapes de l'histoire. Je ne peux bien sûr pas préjuger de ce qu'eussent été les résultats d'un sondage réalisé et commenté par des prestataires moins complaisants, mais en tout cas tout a été fait pour qu'aucun point de pourcent n'échappe au Président quant à la perception de son rôle dans cette affaire.
Vous l'aurez compris, valoriser le rôle du Président dans une affaire où le concept de courage (courage de l'otage, courage de ses libérateurs…) est numéro un en présence à l'esprit du public, conforte bien plus efficacement son image de puissance que sa cote d'amour.
Génération sondologie
Nicolas Sarkozy appartient à la première génération de présidents réellement familière des sondages. Les gourous des précédents étaient plutôt des publicitaires. Celui de Nicolas Sarkozy est Pierre Giacometti, ancien monsieur sondages politiques d'Ipsos. Aussi n'est-ce pas étonnant qu'il ait appris à mieux utiliser les sondages que ses prédécesseurs. Il sait qu'un point de popularité ne vaut pas toujours un bulletin dans l'isoloir : on aime un type bien, mais on élit un type qui a l'air d'avoir le pouvoir de changer des choses, surtout en période de peur.
Souvenez-vous que Bush fut réelu non parce qu'il avait un bon bilan, non parce qu'il semblait intelligent ou sympathique à ses concitoyens, et bien qu'il leur eût menti sur un sujet bien grave, mais tout simplement parce qu'il donnait, dans un pays » en guerre » , vraiment l'impression d'être « the most powerful man of the free world », » L'homme le plus puissant du monde libre » (le petit nom que ses collaborateurs donnent au Président dans la série « The West Wing », fiction remarquable sur la Maison-Blanche).
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à skalpa
De dalun
22H48 | 15/07/2008 |
» c'est tout de meme incroyable ,c'est parsque personne n'avoulu la décorer avant, que je ne le ferais pas maintenant ? mais ,que , qui , quoi ,enfin c'est incroyable ! … un divorce ça s'officie et ça s'mérite ! … » .hé go ! ! ! ! land.
De RueDeLaPoupéeQuiTousse
23H04 | 15/07/2008 |
Ce n'est pas que Sarkozy se moque de son impopularité, c'est qu'il la cultive. C'est donc tout le contraire. D'ailleurs comment un homme politique actuel un tant soit peu conscient pourrait-il avoir une position aussi simpliste que l'indifférence à l'égard de l'(a) (im)popularité ?
Il cultive donc son impopularité non seulement depuis son élection, mais bien avant celle-ci. Pourquoi ? Parce qu'il a depuis longtemps compris que la popularité ne va pas sans l'impopularité, voire que les deux sont en proportion l'une de l'autre, loin de s'opposer au sens naïf du terme, et qu'il a donc appris à en faire une arme en sa faveur : poussée jusqu'à un certain point paroxystique, il escompte qu'il pourra, comme il l'a déjà fait, faire apparaître son impopularité comme un excès et comme une caricature, et ainsi réduire aux yeux du grand public ceux qui s'opposent ou se distinguent de lui et de sa politique au simple statut de contestataires, voire de partisans d'un status quo dont il a impérativement besoin pour se faire passer pour un homme de « rupture ».
Nous avons eu une illustration grandeur nature de sa logique lors de son passage au Ministère de l'Intérieur et tout au long d'une campagne présidentielle où il fallut mettre l'accent sur l'insécurité et sur la peur pour mieux se présenter comme l'homme courageux, du côté de l'ordre et des « honnêtes gens ». C'est simplement jouer au pompier-pyromane. Tout est à l'avenant.
C'est une question de logique, de contrepoint stratégique. Une des règles de l'art de la guerre est de savoir choisir (voire façonner l'image de) son ennemi, son terrain, et ses armes.
à RueDeLaPoupéeQuiTousse
De meg
02H41 | 16/07/2008 |
Ce que vous dites me rappel que peu de temps avant les élections présidentielles, beaucoup de trolls-FN/sarkozistes envahirent la toile, se plaignaient d'une prétendu « diabolisation » de leur talonnette en chef.
De parti
punishment park | 21H58 | 15/07/2008 |
le « canard » opposant à sarkozy…reste à voir un rôle d'opposant du journal satyrique…fidèle lecteur depuis des lustres, il ne s'est jamais érigé en opposant (selon moi), juste en satyriste (est-ce bien français ça ? )…c'est son crédo et il le fait bien (toujours selon moi)…
à parti
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 11H08 | 16/07/2008 |
Oh, c'est un largement réducteur, « satyriste ».
C'est le seul journal qui informe vraiment.
Le reste, c'est de l'édulcoré. Lui, il va chercher la petite bête, la petite info qui va expliquer l'ensemble. C'est du vrai journalisme : de l'intuition soutenu par l'investigation.
Alors je dirai plutôt que son talon d'Achille est justement son côté satyriste (mais parfois, quel autre ton pourrait-il adopter ? ! ) : la majorité des gens ne retient que ça et, plus grave encore, le taxe de journal de gauche.
(pas de notre faute si les politiciens de droite crassent un peu plus… ou se cachent moins bien ? …)
à Blaise11
De parti
punishment park | 11H44 | 16/07/2008 |
blaise, j'insistais sur le côté satyrique du canard, car je n'étais pas d'accord quant à l'affirmation qu'il s'agissait d'un journal d'oppposition…il est évident que c'est le seul (l'un des seuls depuis 1916, je crois) à aller chercher la petite bête comme vous dîtes…la preuve encore ce matin avec l'affaire tapie qui rebondit (et de quelle manière ! )…enfin, pas de pub, pas de compromis avec les institutions, quel meilleur gage d'indépendance ? presque 100 ans…quel leçon pour les « penseurs officiels » qui n'ont que les mots objectivité ou liberté d'expression à la bouche avant de se précipiter à la table des « grands » ou à faire des ménages (car faut bien changer la porsche cayenne qu'est rayée sur l'aile…)
ps : mais val va sûrement nous trouver à redire sur ce sujet…sur quel sujet n'a-t-il pas d'opinion ? j'en deviendrais presque aficionado…
De boum badaboum
badaboum bam bam | 21H58 | 15/07/2008 |
Et si je me foutais royalement de l'impopularité du Sarko ? M'en fous, moi, qu'il soit impopulaire. Ce qui me gave, c'est qu'il nous balance sa politique !
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 22H01 | 15/07/2008 |
C'est de l'ordre de l'hypothèse, mais…
Peut-être même que, d'une certaine manière, Sarkozy se goberge de son impopularité. Peut-être même qu'il croit qu'il suffit d'être impopulaire pour être un grand homme d'Etat.
à thierry reboud
De Pierrrrre
11H15 | 16/07/2008 |
»….il suffit d'être impopulaire pour être un grand homme d'Etat…. »
==> non, ça ne suffit pas,
mais la France a besoin aujourd'hui d'un homme d'état qui ait le courage politique de prendre des décisions impopulaires.
De toutes les façons, il n'est de « grand » homme d'état que par le nombre de petits qui les applaudissent,
ce qui induit une politique démagogique qui ne grandit pas son homme.
De Jaùsep
| 22H05 | 15/07/2008 |
Ces sondages sont vraiment débiles ! …
-Comment peut-on attribuer une libération d'un groupe de détenus à des « comités de soutien » ? …
Et dans les propositions à :
« Pour chacun des acteurs suivants, diriez-vous qu'il a joué un rôle important ou pas important dans la libération d'Ingrid Betancourt ? » , on aurait pu rajouter :
.A des groupes d'interventions militaires entraînés par des spécialistes du renseignement et de l'infiltration de haut niveau, israéliens peut-être…
.Au fric que les « diplomates » de tout bord posent sur la table (notre fric je dis).
Le reste, n'est que gesticulations, parades et fanfaronades… (n'était-il pas question qu'un président aille chercher Sainte Ingrid avec les dents dans la jungle ? )
La preuve que c'est pas nos dirigeants :
nos plus hautes instances ont appris la libération des otages comme vous et moi, par un communiqué de l'AFP !
Si réellement un staff aussi gesticulatoire comme nous avons au pouvoir était à l'initiative de ces manoeuvres et en contrôlait précisément le déroulement, la bonne nouvelle de cette libération nous serait venue différemment, et en termes plus élogieux, avec des cérémoniaux à n'en plus finir…
Bah, un sondage de cons, un de plus ! …
à Jaùsep
De vincelle
13H43 | 16/07/2008 |
je n'ai pas été sondé. je ne suis JAMAIS sondé.
C'est qui, les sondés ?
De Bon Scott
22H02 | 15/07/2008 |
Être Président pour Sarko, ce n'est qu'un tremplin. Ce qu'il veut, c'est de se faire un paquet de relations (aux frais des contribuables) dans les milieux ou il y a du pognon à prendre pendant la durée de son mandat afin de faire son prochain boulot « homme d'affaire » ! Qu'ils soient dictateurs, dirigeants du CAC 40, du MEDEF, etc … Dans ce domaine , pas de morale !
Les sondages ? ! il s'en contre-fou, ce qui lui importe, c'est son porte-feuille !
Recevant vendredi 4 juillet la commission Attali au grand complet, Nicolas Sarkozy a évoqué son avenir devant ces Sages - dont de nombreux chefs d'entreprise de haut niveau - qui n'en sont pas revenus, mais n'ont pas moufté pour autant. En se débarrassant du texte qu'il avait prévu de lire, il a improvisé : « J'en ai assez de travailler jour et nuit. Je veux gagner beaucoup d'argent et faire comme vous, je commencerai à travailler le mardi et terminerai la semaine le vendredi après-midi ».Bakchich.info
Pendant qu'il est Président, il fait voter des lois « anti-social qui lui serviront dans quelques années !
Il suit les traces des cyniques Bush (père & fils), Poutine et bien d'autres, qui se sont fait de superbes comptes en banque sur le dos de leurs concitoyen(ne)s
Heu ! ça peut se tenir comme argument ? !
De durutti91
fonctionerf | 22H09 | 15/07/2008 |
Je pense que ça l'arrange d'être impopulaire car dans sa vision « storytelling » du pouvoir, il apparait en martyre : un homme qui cherche à réformer mais qui est entouré d'incapables que ce soit ses ministres, les militaires, les profs …etc
Il bosse pour son cercle et puis c'est tout, même à l'UMP les militants ont du mal à suivre, certains plus que d'autres :
Je me demande pourquoi tant de monde a voté pour lui, on connaissait son style avant qu'il soit élu !
moi je sais… cet homme a promis monts et merveilles en sachant qu'il n'y arriverait pas ( après moi le déluge) à coup de petits mensonges, de grosse démagogie, de chantage, de théatralisation..
au final la france a tout perdu
ça vient du forum UMP…maintenant, comme le dit Darcos, avec ce qu'il prépare à l'éducation nationale, les profs vont en avoir pour 6 mois de grève et ça raccrochera les wagons des déçus du sarko ( dans le canard de la semaine dernière.).
à durutti91
De Ferdinand.Bardamu
09H39 | 16/07/2008 |
Moi je pense que quand on est au sommet du pouvoir (local, restons humble : -)), on voit d'autant plus la bêtise humaine, tout comme on voit bien une ville depuis un belvédère.
De Gaulle disait : « Les français sont des veaux » et je pense que Sarkozy doit dire pire.
« Je me demande pourquoi tant de monde a voté pour lui, on connaissait son style avant qu'il soit élu ! » dites-vous et bien tout simplement parce que la majorité des électeurs est bête et ne voit pas plus loin que le bout de son nez. C'est là le problème de la démocratie.
D'autre part, je fréquente pas mal les forums et me rend compte qu'il s'agit d'un nouveau défouloir qui se traduit, non pas comme un instrument de résistance, mais de passivité. Un peu comme les effigies du patron dans les sociétés japonaises, sur lesquels les employés ont le droit de taper. Pendant ce temps, ils ne font pas de mal… Sarkozy à beau jeu de dire quand il y a des grèves on ne s'en aperçoit pas (cela équivaut en pire au « Les français sont des veaux » de De Gaulle), car il a tout fait pour minimiser la portée des grèves. Et les français se contentent d'aboyer dans les forums, qui ressemblent de plus en plus à des discussions de café du commerce, où chacun a sa petite solution, généreuse ou infâme, pour améliorer la société, mais dans la rue pendant ce temps là, rien, nada. Comme on dit : « les chiens aboient la caravane passe ».
De Tintinac
22H12 | 15/07/2008 |
Il aimerait bien remonter sa popularité au niveau de son EGO.
Sa popularité est au niveau de sa réussite sur l'amélioration du pouvoir d'achat, c'est à dire très basse. Et encore, elle va encore chuter comme le pouvoir d'achat.
Il a voulu avoir le costume de président, malheureusement il est trop grand pour lui.
Il est plus facile de raconter n'importe quoi en campagne électorale que de le mettre réellement en application.
De N.MARECHAL
22H12 | 15/07/2008 |
Merci pour ces precisions, ca prouve une nouvelle fois qu'il n'est pas tout la.
Ceci dit sa politique, son image et sa puissance sont mauvaises et les gens n'adhèrent pas.
C'est ennuyeux pour notre pays ! ! !
De supprimé à la demande du riverain 28.04.09
22H24 | 15/07/2008 |
ALLEZ, le CSA ,racheté par le grand ami du Président SARKOZY,j'ai nommé Monsieur Bolloré, ou ce dernier a passé sa fraîche election présidentielle sur votre joli yatch à l'Ile de Malte .
Elu en majorité par des retraités craintifs d'une nouvelle canicule ou d'une attaque par de minables délinquants,et surtout par tous ceux qu'il à baisé
sur toutes les coutures !
Commencez dons allegrement à annoncer qu'il a baissé dans les sondanges,ne serait-ce que d'un point..
Afin de remonter à son avantage de un,deux, cinq dix vingt points !
Nous ne sommes pas tous les blaireaux que vous espérez pour cette France qui reste la nôtre,malgré vos actions dégueulasses,qui ne sont guidées que par vos profits !
De Perjovem
Antiquus facturum à Divodorum | 22H24 | 15/07/2008 |
Bof, là il fait plaisir aux gauchos, et ça doit l'amuser !
Dans 3 ans et quelques mois, il pourra remonter ses sondages, puisque c'est lui le donneur d'ordre.
Et il y aura encore des Libés, des Nouvel Obs, des Marianne, des Charlie, des Rue89, des Askolovitch, des Onfray, des Fontenelle, des Bacqué, des Dhombres, des Joffrin, des Lindon, des Borrel, des Domenach, des Martin, des bourdieusiens, des Field, des Apathie, etc… :
Pour chercher des poux à celle ou celui qui se présentera contre le scélérat de l'Élysée : le susnommé président Sarkozy !
Perjo
De France_d_en_Bas
Chercheur de Bon Sens | 22H24 | 15/07/2008 |
Comme si Narcisse se préoccupait du monde qui l'entoure.
« Je suis le plus beau, le plus intelligent, le plus fort.. Ceux qui ne me comprennent sont des ânes.. Mais comment puis je être le Président d'un pays de tarés !
Je ne referais pas un nouveau quinquennat ! Ces imbéciles ne me méritent pas. »
Simple comme bonjour ! Il le dit à longueur de temps à qui veut l'entendre, alors il ne faut pas s'étonner.
Cela dit, c'est la raison pour laquelle ce type est dangereux ! Il n'a aucun courage, ou plutôt celui des inconscients !
à France_d_en_Bas
De kkadim
service public rhone alpes | 09H46 | 16/07/2008 |
question courage vous avez raison. il est idiot de parler du courage de sarkozy puisqu'il tient tous les pouvoirs. où est le courage là dedans.
par contre cet homme est potentiellement dangeureux : nous avons tous vu ses réactions quand il se trouvait en position de faiblesse même trés faible ( le « pauv'con). le jour où cet homme devra vraiment faire face à une oppisiton forte aurons nous la “sagesse politique” d'un pompidou durant mai 68.
j'irais même plus loin : on pourrait se demander s'il n'y a pas une jouissance à humilier celui qu'il contraint : l'exemple de l'armée et du défilée du 14 juillet : les soldats français de l'onu devant défiler et rendre hommage au président syrien ( la syrie ne serait pas étrangére à l'attentat contre l'immeuble drakkar qui fit plusieurs morts parmis les militaires francais de l'onu),alors que dans le même temps sarkozy prépare une grande purge dans cette même armée.
il y a du “je suis le plus fort, je vous crache à la gueule, et je sais que vous ne pouvez rien faire contre moi”.
De CrocMignon
Fan de Carla et fane de carotte | 22H27 | 15/07/2008 |
Sarko veut le beurre, l'argent du beurre et le cul de la crémière. Bref, il jouit du pouvoir, mais il veut AUSSI être aimé. Et AUSSI faire du fric.
Pour le fric, il a décidé que ce serait après les plus hautes fonctions politiques, dont après la présidence. Mais la présidence, il la veut complête, donc deux quinquennats. Il a donc besoin de bons sondages.
De plus, le sale gosse narcissique veut être à la fois insolent et aimé. Des sondages qui plongent, ça ne lui est pas indifférent, ni politiquement, ni affectivement. Et il ne joue certainement pas là-dessus pour le prochain tour.
De pima
assis sur ses fesses | 22H52 | 15/07/2008 |
bien entendu qu'il s'en tape. une fois qu'on a touché le fond on ne peut que remonter. dans trois ans la population sera habituée à son omni-présence. deux ou trois coups d'éclats, quelques uns sur le carreau, mais le reste votera pour qui ?
De Le Yéti
yetiblog.org | 23H09 | 15/07/2008 |
« Et si Nicolas Sarkozy se fichait royalement de sa popularité ? »
Et si on se fichait royalement, nous aussi, de la « popularité » de ce con ? Un con populaire vaut-il mieux qu'un con honni ?
(Alors, petite Rue, tu le supprimes, ce commentaire-là ? Tu remarqueras que j'ai soigneusement évité d'écrire « petit » con.)
à Le Yéti
De supprimé à la demande du riverain 28.04.09
23H26 | 15/07/2008 |
Moi,je m'en fous aussi des grands,des moyens ,des petits,des cons ,des fachos,des frustrés,des connards,des raoul,des enculés, comme nous, tous depuis un certain jour de mai,cependant j'espère,sans aucune honte de ma part,que les instituts de sondages,qui sont trafiqués dès le départ,et maintenant rachetés par les amis de Monsieur Sarkozy,se cassent la gueule dans leurs faux pronostics ! ! ! ! !
De donjipe
journaliste pqr | 23H00 | 15/07/2008 |
OpinionWay. Tapons un peu ce nom dans le moteur de recherche et découvrons que cet institut n'est qu'une arme de propagande de la droite. Il n'a rien d'un institut respectable. Relativement parce que CSA racheté par Bolloré le catho puant et censureur…
Et s'il voulait pousser la France à bout pour justifier un recours à la force et des pouvoirs étendus (pleins) voire pire… Pour des raisons psy et de sauvegarde de la République ne faudrait il pas entamer une procédure de destitution devant la Haute cour ? La moindre de ses déclarations (voir vidéo de napakatbrax) peut le justifier. Ou faire comme s'il n'existait pas : résistance passive à la bête immonde cachée dans un nain ?
De stangrof
23H00 | 15/07/2008 |
Bonsoir, encore lui ? mais ca tourne a la névrose ! je vais étre hors sujet encore que ca parle du fiston jean, j'ai trouvé cette video sur bakschich, c'est a se tordre de rire et ca fait du bien
http://www.bakchich.info/article4340.html
A bientôt
http://www.ipernity.com/home/stangrof
De hagalma
23H26 | 15/07/2008 |
Un thermomètre mesure habituellement autre chose qu'une côte de popularité, et il serait vraiment consternant qu'un quidam, qui plus est un Président, en attende autre chose qu'une prise de température. A contrario, il s'agirait d'un cas clinique rare !
Heureusement, le cas en question, clinique, ne fait pas partie des cas rares (hormis la profession exercée, mais parce qu'il ne peut y avoir deux Présidents en même temps) et il n'y a donc pas à s'inquiéter d'un éventuel mésusage de l'instrument. L'article nous indique bien que ce qui est en jeu, c'est ce qui est mesuré. Alors ce n'est pas la popularité, nous dit-on, mais le pouvoir, la puissance, en regard de quoi notre Président, avisé, ferait un sans faute. On ne prête qu'aux riches !
Et d'ailleurs, qui paye les sondages, qui construit les questions, en savoir un peu plus permettrait peut-être de mieux comprendre cette cartomancie moderne.
De Docteur Panel (auteur)
Sondologue | 23H55 | 15/07/2008 |
Qui paye les sondages : soit les journaux qui les publient, soit des organismes, associations, entreprises, syndicats, etc. qui souhaitent prouver quelque chose aire avancer leur cause et trouvent à travers le sondage un sujet attrayant qui sera publié avec gourmandise par les journaux.
Ils peuvent se faire soit à l'initiative du client, soit à l'initiative du sondeur en fonction de l'actualité : un sujet chaud sort (comme la libération d'I. Betancourt), ils rédigent une question ou deux et la proposent à leurs clients habituels.
Qui construit les questions : en général, l'institut en a l'initiative (un chargé d'études ou directeur d'études plus ou moins expérimenté) il propose une formulation au client qui amende, discute pour faire évoluer la question ou les réponses à suggérer.
Ma position c'est que les deux sont co-responsables de la qualité ou de la nullité des sondages, et qu'ils doivent solidairement les assumer. La neutralité absolue et souveraine des sondeurs est un leurre, et a contrario, l'irresponsabilité qu'ils plaident parfois au motif que c'est le client qui fait la loi, est une pure lâcheté.
à Docteur Panel
De le _grand_clown_malade
if 6 was 9 | 00H52 | 16/07/2008 |
Le problème est peut-être cet enjeu de « vouloir plaire » de la part du sondage. Si la vente ou la réputation du journal ne dépendait pas de l'interprétation d'une valeur statistique, on pourrait espérer avoir des questions pragmatiques, claires, sans influences.
« un sujet attrayant » c'est de cela dont je parle.
Que vient faire l'attrait là-dedans ? Oui les agences de sondages ont bien le droit de se marrer mais là, c'est pousser mémé dans les orties je trouve.
Je peux me tromper, mais j'ai bien l'impression qu'il n'y a pas du tout de déontologie dans le domaine du sondage statistique. C'est le domaine du service payant, le client amende, faites-moi ci et mi.
Donc je suis bien d'accord pour dire que : neutralité des sondeurs mes fesses, ils se cachent derrière leurs chiffres en gagnant du fric (quand c'est truqué). C'est facile de faire parler les chiffres, on majore ici, on minore là-bas, et paf ! l'âge du capitaine.
Donc oui, la faute à tous !
L'outil est pratique, mais comme d'habitude, il sert autre chose que l'intérêt général.
à le _grand_clown_malade
De léo solo
07H37 | 16/07/2008 |
L'étranger
- Qui aimes-tu le mieux, homme enigmatique, dis ? ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère ?
- Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
- Tes amis ?
-Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est resté jusqu'à ce jour inconnu.
- Ta patrie ?
- J'ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté ?
- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L'or ?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh ! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J'aime les sondages… les sondages qui passent… là-bas… là-bas… les merveilleux sondages !
Ah ! la poésie !