
OpinionWay : les sondages pour l'Elysée ont un prix
L'Elysée a payé 392 228 euros pour des sondages OpinionWay parus dans Le Figaro et sur LCI. Une somme difficile à justifier.

Un rapport de la Cour des comptes publié ce jeudi indique que l'Elysée a versé 392 228 euros en 2008 pour des sondages OpinionWay parus dans Le Figaro et sur LCI. OpinionWay a rétorqué vendredi qu'il s'agissait d'une « prestation différente correspondant à des questions confidentielles » posées en plus des « questions financées par LCI et Le Figaro ».
Quand Ségolène Royal se plaignait des sondages d'OpinionWay, on avait de bonnes raisons de croire son avis quelque peu biaisé. Quand c'est la Cour des Comptes, forcément on dresse l'oreille. Près de 400 000 euros par an pour un sondage disponible gratuitement dans la presse. Mazette ! j'entends d'ici les grincements de dents jaloux des autres instituts, qui dans l'ensemble tirent le diable par la queue ces derniers temps. Bonne occasion d'analyser l'économie d'un sondage.
Les études par Internet, moins chères mais moins fiables ?
En attendant le travail d'un journaliste qui parviendrait (souhaitons-lui bonne chance ! ) à obtenir de quelques instituts un « porte-monnaie des sondages aux rayons x » sérieusement chiffré, livrons-nous ici à un exercice d'estimations en prenant pour exemple un baromètre hebdomadaire en ligne (comme le Politoscope d'OpinionWay).
Il faut savoir que l'interrogation par Internet a divisé le coût du recueil d'information par 3 ou 4. Au lieu de payer des enquêteurs à arpenter les rues et se heurter à des digicodes hermétiques et des habitants soupçonneux, au lieu d'appeler des milliers de gens au téléphone dont une écrasante majorité vous raccrochent au nez, il suffit avec Internet d'envoyer des mails à une base de données d'individus ayant accepté de répondre à des enquêtes, moyennant un dédommagement, le plus souvent en points de fidélité et autres bons cadeaux.
Ce qui pose d'énormes problèmes de représentativité, sporadiquement débattus mais finalement très minorés par les instituts. La plupart pratiquent ce type de sondages mais font le gros dos et profil bas quand le sujet revient : ils n'ont pas très envie d'en parler tant qu'ils n'ont pas trouvé de méthode pour, sans rien débourser, améliorer la valeur représentative des études par interrogation en ligne. Ça demande un peu de recherche, d'études (fondamentales) sur les études (appliquées)… Le cordonnier mal chaussé… je ne vous fais pas un dessin.
Les dirigeants d'OpinionWay ont adopté la stratégie opposée : ils sont d'énergiques défenseurs de l'idée que ces sondages sont aussi représentatifs que les autres et « évangélisent » le public sur ce thème dans de nombreuses tribunes. Et ils ne rencontrent guère de contradicteurs, car depuis cinquante ans les instituts de sondages ont ancré dans les esprits l'idée que pour être représentatif, il suffit d'avoir le bon nombre d'hommes et de femmes, de jeunes et de vieux, de chefs de famille ouvriers (au fait, c'est quoi un ouvrier en 2009 ? et un chef de famille ? ), de Savoyards et de Bretons…
Mais le débat de la représentativité est vaste, et il touche directement à des questions profondes sur la démocratie. Le sujet mériterait d'ailleurs un vrai débat public sur cette question. Chiche.
Comment se calcule le prix d'un sondage ?
Assez digressé, revenons à nos triviales questions d'argent.
Le principal coût des enquêtes en ligne est donc la « maintenance » de cette base de données (enlever les doublons, les adresses périmées, recruter de nouveaux individus prêts à répondre, etc .), ainsi que la mise en ligne du questionnaire. Son traitement informatique est également devenu facile et peu coûteux.
Aujourd'hui, si vous demandez à un prestataire d'enquêtes en ligne de poser un questionnaire de 20 minutes à un échantillon d'un millier de personnes, rien que pour vous, pour une seule fois, il vous prendra 5 à 6000 euros, traitement informatique compris mais sans compter l'analyse, que vous ferez vous-même.
Une étude récurrente comme le Politoscope Figaro-LCI est certainement moins coûteuse, c'est tout l'avantage des choses (y compris intellectuelles) que l'on produit en série.
Après, il y a le travail des analystes et les coûts de structure. En général, les instituts ont un « taux de marge » de 50% environ, ce qui veut dire en clair que l'on peut estimer également à 5 ou 6000 euros le travail d'analyse sur notre exemple. Bref, un tel baromètre hebdomadaire coûte au grand maximum 500 000 euros par an. Il contient également chaque semaine des questions confidentielles, achetées « à la pièce » pas très cher (entre 600 et 2000 euros la question), ou encore des traitements statistiques spécifiques des questions du « tronc commun » : ça ne fait pas beaucoup de travail en plus, et c'est de la marge en plus, puisque les coûts fixes sont amortis par les principaux commanditaires.
Ce sont ces questions ou traitements complémentaires que l'institut OpinionWay invoque dans son communiqué en page d'accueil pour justifier la vente à l'Elysée d'un sondage disponible à l'œil dans la presse. Ce en quoi il a bien raison : il s'agit d'une vraie prestation, pas d'une vente fictive.
Une estimation large donne une somme moitié moindre
Ce qui fait tiquer ses confrères (et nos sages de la Cour des Comptes) c'est le montant. Là encore nous ne pouvons faire que des estimations : une journée de chargé d'études est facturée, tout compris (incluant salaire, charges sociales, frais de structure de l'entreprise, etc.), environ 800 euros. Mettons le double pour l'analyste expérimenté qui l'encadre. Et ajoutons encore -c'est large- 800 euros la journée de traitement informatique.
Chaque semaine, les petits traitements confidentiels comme ceux de l'Elysée coûtent donc, disons, une journée de travail de chargé d'études, une demi-journée de son chef (celui qui est payé le double) et une journée de traitement. Et allez, une fois par mois, le directeur du département politique vient en personne apporter son regard aiguisé, à 3000 euros la journée. Le coursier est offert, le café aussi. Admettons que les vendeurs d'OpinionWay soient plus convaincants que le commun des sondeurs. Mais à 392 000 euros, soit plus de 130 000 euros par an, ils sont beaucoup, beaucoup, beaucoup plus convaincants. Ça doit être ça qui énerve.
Et quand ça énerve le ton monte. Les grands mots sortent. L'honorable institut conclut son communiqué de home page (de ce 17 juillet) par cette menace adressée à la cantonade :
« Nous nous réservons enfin le droit d'engager des procédures à l'encontre de tous ceux qui exprimeraient des propos à caractère diffamatoire sur OpinionWay. »
Bienvenue dans le débat public.
Photo : « Bayrou talonne Sarkozy et Royal » (Alibaba0/Flickr).
► Précisé le 18/07/09 à 18h30 : comme signalé par Pixote dans les commentaires, selon Mediapart et Libération, le cabinet d'études qui a refacturé à l'Elysée les sondages OpinionWay en 2008 est Publifact, alors dirigé par le journaliste Patrick Buisson, proche de Nicolas Sarkozy.
► Rectifié le 28/07/09 à 13h15, à la suite d'un mail d'internaute : correction de l'estimation annuelle de la facturation (130 000 euros au lieu de 150 000).
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à Docteur Panel
De comptebloqué 27 juillet 2009
. | 14H16 | 18/07/2009 |
Votre article ne précise pas le nom du cabinet intermédiaire géré par un facho Patrick Buisson ex directeur du journal de l'extrême droite minute.
Les contribuables paient l'impôt pour engraisser les amis fachos de Sarkozy, payés pour lui faire des sondages sur mesure, en les facturant deux fois.
http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/medias__pouvoirs/20090718.OBS45…
Selon le quotidien Libération, le mystérieux cabinet de l'Elysée épinglé par la Cour des comptes pour avoir commandé des sondages également parus dans certains médias est dirigé par Patrick Buisson, un conseiller politique très « influent » auprès de Nicolas Sarkozy.
Citant « un acteur majeur du dossier », le journal assure que le cabinet épinglé par le rapport des Comptes s'appelle Publifact. Le site Mediapart croit également savoir qu'il s'agit de ce cabinet. Structure de petite taille, le cabinet serait dirigé par Patrick Buisson, patron de la chaîne Histoire et conseiller politique « très influent » auprès de Nicolas Sarkozy. Patrick Buisson est également l'ancien directeur du journal d'extrême droite Minute, et journaliste sur la chaîne d'information LCI.
1,5 millions d'euros de factures pour 2008
L'an dernier, ce conseiller du chef de l'Etat a délivré une facture de 10.000 euros d'honoraires mensuels à l'Elysée, via son cabinet situé dans le VIIIème arrondissement de Paris, sans oublier 130 autres factures dont le montant atteint les 1,5 millions d'euros pour l'année 2008, honoraires inclus.
Patrick Buisson aurait assuré au quotidien, par téléphone, ne pas souhaiter s'exprimer sur le sujet, tout en indiquant que la seule nouveauté de ce type de pratique viendrait de la volonté de Nicolas Sarkozy d'être transparent sur la question.
à comptebloqué 27 juillet 2009
De Laurent Mauriac
Rue89 | 17H39 | 18/07/2009 |
Merci pixote, nous avons ajouté cette précision au bas de l'article.
à Docteur Panel
De vinzoseerys
Mâle Sain en Perpétuelle réflexion.... | 14H50 | 18/07/2009 |
« ces sondages, tris complémentaires, questions etc. sont tout de même commandés pour informer l'elysée sur la “ température ” de l'opinion. »
Pour la température, je suis de ceux, qui vont lui renvoyer le thermomètre en pleine poire ! ! !
Et à Sarko, de dire : « que voulez-vous que je fasse ? - Que je vide des caisses déjà vides ? », c'est à croire qu'on a pas la même conception d'une caisse vide..
à Docteur Panel
De christobal0094
citoyen du monde | 16H07 | 18/07/2009 |
la je ne vous suis pas :
- l'elysee a je pense acces a d'autres sondages, faits sur des bases plus serieuses.
- plus les RG recycles mais pas demobilises.
- avoir une societe de sondage amicale merite bien une recompense financiere.
- enfin comme vous le savez l'effet pannelisation des sondes introduit des biais systematiques.
à christobal0094
De Nicrom
16H34 | 18/07/2009 |
Mais non, Christobal, ce n'est pas pour s'informer, c'est pour diffuser dans la presse des sondages favorables… Tu as compris ?
à Nicrom
De christobal0094
citoyen du monde | 01H52 | 19/07/2009 |
C'etait une reponse a une reponse precedente de Dr pannel.
je n'ai pas du m'exprimer assez simplement car manifestement vous n'avez pas percute.
entre autree sur le role des RG pour informer les autorites politiques sur l'opinion publiques.
et s'informer permet de mieux manipuler.
Tu piges ?
à Docteur Panel
De moijepense
17H21 | 18/07/2009 |
à mon avis vous vous trompez quand vous dites - Pour une raison simple, c'est que ça ne serait pas dans leur intérêt - et si justement Sarko n'en avait rien à cirer des sondages ? et si les sondages n'étaient là que pour formater l'opinion et présenter des reformes liberticides ( travail le dimanche par ex ) comme nécessaires et acceptées par la population ? Sarko décide sans sondage et fait ensuite présenter ses reformes par des sondages complaisants repris par la presse ….et les gens de se dire individuellement … ah bon il y a beaucoup de gens qui sont OK … a force de répeter que la cote de Sarko monte ( encore ce jour l'Ifop ( + 2 % ) tout le monde finit par le croire mais ca fait 2 ans que sa cote monte , monte , monte et il est toujours scotché à 35-40 ce qui est déjà enorme …. jamais sa cote baisse ou alors en tout petit dans les breves en 10ème page …si ca n'est pas de la propagande ca y ressemble beaucoup … !
à Docteur Panel
De penabranca
survivor | 23H35 | 18/07/2009 |
Pour la température, ils ont les RG.
Pas besoins de sondages bidons.
Et vous croyez sérieusement que c'est rigoureusement impossible que sarko refile un marché de 1,4 M à un pote ? ? ? ! ! ! …vous plaisantez j'espère ? Sinon, c'est grave.
à N.Ivanov
De pablico
15H16 | 18/07/2009 |
moralité :
on n'est jamais mieux servi, que par soi-même.
De comptebloqué 27 juillet 2009
. | 09H42 | 18/07/2009 |
392 000 euros par an sur le dos des contribuables, pour diffuser des sondages à la gloire de Sarkozy.
392 000 euros par an, en pleine crise financière mondiale….
à comptebloqué 27 juillet 2009
De b££muse
photographe | 10H05 | 18/07/2009 |
c'est clair, on arrête pas de nous dire que les caisses de l'état sont vide, mais on trouve 400.000€ à balancer aux chiottes..
c'est vraiment du grand n'importe quoi…
à b££muse
De comptebloqué 27 juillet 2009
. | 10H52 | 18/07/2009 |
Mougotte dément toute collusion avec l'Elysée hahahaha
Figaro, Elysée et Opinion Way accusés de collusion
La Société des rédacteurs du quotidien a réclamé à sa direction de « mettre immédiatement un terme » à la publication des sondages Opinion Way, « commandités par la présidence de la République ». Etienne Mougeotte dément toute collusion.
à comptebloqué 27 juillet 2009
De NING
11H03 | 18/07/2009 |
mougeotte se prend pour Chateaubriand avec …
sa « voix d'outretombe »
Quand va-t-il prendre sa retraite ! il dessert de plus en plus son maitre !
à b££muse
De nada
16H09 | 18/07/2009 |
il a remboursé 14000 euros quand même ! Gloire à ce con !
à nada
De comptebloqué 27 juillet 2009
. | 20H44 | 18/07/2009 |
14000 euros de frais d'achats chez l'épicier de la rue. ça fait cher le paquet de sel…
De Esgalduin
tapoteur de clavier | 09H42 | 18/07/2009 |
A ben mince alors, j'ai pas le droit de dire que les sondages d'opinion way c'est de la merde faute de quoi je vais être poursuivi par cette officine à la solde de l'UMP… oups.
Enfin, à titre personnel, quand je trouve un sondage de cette « entreprise », j'ai tendance à chercher à qui profite le crime…
à Esgalduin
De Docteur Panel
(auteur)
Sondologue | 11H28 | 18/07/2009 |
Ca, cher Esgalduin, c'est une question qu'il faut se poser à propos de tous les sondages, et même de toutes les informations. Pas seulement ceux de l'institut évoqué ici.
à Docteur Panel
De Jana
bretonne en Normandie | 12H16 | 18/07/2009 |
@ Indispensable Docteur Panel
Ce samedi vous êtes ma bouffée d'oxygène..
« apporter son regard aiguisé »
Je sors votre phrase de son contexte.. et j'essaye de l'appliquer, et de le partager..le plus possible, et en partie grâce à vous.
Merci donc !
Je vous souhaite un bel été…
à Jana
De Docteur Panel
(auteur)
Sondologue | 17H12 | 18/07/2009 |
Très touché. Bon été plein d'acuité, donc !
à Docteur Panel
De pene-r
13H04 | 18/07/2009 |
c'est une question qu'il faut se poser à propos de tous les sondages, et même de toutes les informations
- Tiens, d'ailleurs je trouve ça bizarre c'est article « contra-opinionway », ne seriez vous pas à la solde d'Ipsos ? ?
…. NAN, c'est bon, je rigole : -)
à pene-r
De Docteur Panel
(auteur)
Sondologue | 17H14 | 18/07/2009 |
Bon réflexe ! ; -)
(mais mauvaise pioche ça va de soi)
à Docteur Panel
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 06H12 | 19/07/2009 |
Bien envoyé !
Comme quoi, on peut être « Sondologue » et « Socialopoliticologue »
° Ca fait un peu cumulard, mais les diplômes, c'est important !
à Docteur Panel
De Esgalduin
tapoteur de clavier | 06H54 | 19/07/2009 |
Je me la pose, je me la pose… en général la réponse étant à ce lui qui a payé le dit sondage… mais pour opinion way, bizarrement, tous les clients doivent être de droite libérale !
De Tintinac
09H46 | 18/07/2009 |
Que les organismes d'opinion soient inféodés n'est pas une découverte.
Par contre, je me pose toujours une question : le scrutin de l'élection présidentielle a t'il fait l'objet d'une tricherie ?
à Tintinac
De Antisalkon
ANTIBOF | 10H53 | 18/07/2009 |
une tricherie certainement, avec les fameux « votes électroniques »…
c'est l'idéal et si un jour « quelqu'un balance », ils ne trouveront aucun responsable.
Se sera dû à un bug informatique…
De comptebloqué 27 juillet 2009
. | 11H16 | 18/07/2009 |
Le décryptage d'Arrêt sur image est un délice :
Le cabinet intermédiaire est dirigé par des amis de Sarkozy, la collusion est claire.
Sarkzoy engraisse ses amis avec l'argent des contribuables en commandant des sondages à sa gloire.
http://www.arretsurimages.net/contenu.php ? id=2156
Un point n'est pas éclairci par le rapport : quel cabinet joue ainsi les intermédiaires entre l'équipe présidentielle et les sondeurs ? Il n'est pas nommé, mais selon la Cour, il empoche 10 000 euros par mois au titre de son conseil auprès de la Présidence. Selon nos informations, deux entreprises semblent bien placées pour incarner ce fameux cabinet. Elles sont toutes deux dirigées par des proches de Nicolas Sarkozy, versés dans la pratique des sondages : GiacomettiPeron, montée par Pierre Giacometti fin 2007 lorsqu'il a quitté son poste de directeur général d'Ipsos, et Publi Fact, détenue en majorité par Patrick Buisson, directeur général de la chaîne Histoire (groupe TF1), et donc subordonné de Laurent Solly, ex-directeur adjoint de campagne du candidat Sarkozy.
à comptebloqué 27 juillet 2009
De GWERN
Ex militant du vaste mouvement des ... | 11H18 | 18/07/2009 |
Pour mémoire :
« Doutes sur sa neutralité
En 2007, le Canard Enchaîné met en doute la sincérité de l'institut de sondage en raison des liens de ses dirigeants avec la droite, rappelant par exemple qu'Hugues Cazenave a été chargé de mission au cabinet de Gérard Longuet. »
Extrait WIKIPEDIA
à GWERN
De comptebloqué 27 juillet 2009
. | 11H28 | 18/07/2009 |
« La Cour des comptes a communiqué jeudi ses interrogations sur le contrat signé entre la présidence française et l'institut de sondage, pour un montant de 1,5 millions d'euros annuels.
En 2008, l'Elysée a payé un “Politoscope” 392.288 euros, alors que cette enquête a été publiée par Le Figaro et LCI : elle pouvait donc être connue gratuitement, remarque le président de la Cour Philippe Séguin. Au total, 15 enquêtes payées sur fonds publics étaient ainsi consultables gratuitement dans les journaux.
De son côté, la Société des rédacteurs du Figaro réclame à sa direction de “mettre immédiatement un terme” à la publication des sondages Opinion Way, “commandités par la présidence de la République”.
à Tintinac
De christobal0094
citoyen du monde | 16H19 | 18/07/2009 |
les societes Ipsos, Sofres, Secodip n'etaient pas infeodees quand je les frequentais.
mais soumises a des pressions de la part de souscripteurs et de partis politiques.
leur force et leur profesionalisme etait leur meilleur protection. Ca et des etudes financees par des organismes representants des inter-professions aux interest souvent differents : type CESP, pannel de consomation, etc..
Opinionway c'est tout un programme si on traduit : way ca peut etre chemin , voie ou facon.
on peut donc comprendre : le chemin vers l'opinion ou la facon de l'opinion.
De obiwan78
Ingénieur | 09H50 | 18/07/2009 |
J'avais lu 1,5M€ ! !
Et 14M€ de transports aériens ! !
Enfin 14000€ de frais privés que NS aurait remboursés
Kenavo