
OpinionWay : les sondages pour l'Elysée ont un prix
L'Elysée a payé 392 228 euros pour des sondages OpinionWay parus dans Le Figaro et sur LCI. Une somme difficile à justifier.

Un rapport de la Cour des comptes publié ce jeudi indique que l'Elysée a versé 392 228 euros en 2008 pour des sondages OpinionWay parus dans Le Figaro et sur LCI. OpinionWay a rétorqué vendredi qu'il s'agissait d'une « prestation différente correspondant à des questions confidentielles » posées en plus des « questions financées par LCI et Le Figaro ».
Quand Ségolène Royal se plaignait des sondages d'OpinionWay, on avait de bonnes raisons de croire son avis quelque peu biaisé. Quand c'est la Cour des Comptes, forcément on dresse l'oreille. Près de 400 000 euros par an pour un sondage disponible gratuitement dans la presse. Mazette ! j'entends d'ici les grincements de dents jaloux des autres instituts, qui dans l'ensemble tirent le diable par la queue ces derniers temps. Bonne occasion d'analyser l'économie d'un sondage.
Les études par Internet, moins chères mais moins fiables ?
En attendant le travail d'un journaliste qui parviendrait (souhaitons-lui bonne chance ! ) à obtenir de quelques instituts un « porte-monnaie des sondages aux rayons x » sérieusement chiffré, livrons-nous ici à un exercice d'estimations en prenant pour exemple un baromètre hebdomadaire en ligne (comme le Politoscope d'OpinionWay).
Il faut savoir que l'interrogation par Internet a divisé le coût du recueil d'information par 3 ou 4. Au lieu de payer des enquêteurs à arpenter les rues et se heurter à des digicodes hermétiques et des habitants soupçonneux, au lieu d'appeler des milliers de gens au téléphone dont une écrasante majorité vous raccrochent au nez, il suffit avec Internet d'envoyer des mails à une base de données d'individus ayant accepté de répondre à des enquêtes, moyennant un dédommagement, le plus souvent en points de fidélité et autres bons cadeaux.
Ce qui pose d'énormes problèmes de représentativité, sporadiquement débattus mais finalement très minorés par les instituts. La plupart pratiquent ce type de sondages mais font le gros dos et profil bas quand le sujet revient : ils n'ont pas très envie d'en parler tant qu'ils n'ont pas trouvé de méthode pour, sans rien débourser, améliorer la valeur représentative des études par interrogation en ligne. Ça demande un peu de recherche, d'études (fondamentales) sur les études (appliquées)… Le cordonnier mal chaussé… je ne vous fais pas un dessin.
Les dirigeants d'OpinionWay ont adopté la stratégie opposée : ils sont d'énergiques défenseurs de l'idée que ces sondages sont aussi représentatifs que les autres et « évangélisent » le public sur ce thème dans de nombreuses tribunes. Et ils ne rencontrent guère de contradicteurs, car depuis cinquante ans les instituts de sondages ont ancré dans les esprits l'idée que pour être représentatif, il suffit d'avoir le bon nombre d'hommes et de femmes, de jeunes et de vieux, de chefs de famille ouvriers (au fait, c'est quoi un ouvrier en 2009 ? et un chef de famille ? ), de Savoyards et de Bretons…
Mais le débat de la représentativité est vaste, et il touche directement à des questions profondes sur la démocratie. Le sujet mériterait d'ailleurs un vrai débat public sur cette question. Chiche.
Comment se calcule le prix d'un sondage ?
Assez digressé, revenons à nos triviales questions d'argent.
Le principal coût des enquêtes en ligne est donc la « maintenance » de cette base de données (enlever les doublons, les adresses périmées, recruter de nouveaux individus prêts à répondre, etc .), ainsi que la mise en ligne du questionnaire. Son traitement informatique est également devenu facile et peu coûteux.
Aujourd'hui, si vous demandez à un prestataire d'enquêtes en ligne de poser un questionnaire de 20 minutes à un échantillon d'un millier de personnes, rien que pour vous, pour une seule fois, il vous prendra 5 à 6000 euros, traitement informatique compris mais sans compter l'analyse, que vous ferez vous-même.
Une étude récurrente comme le Politoscope Figaro-LCI est certainement moins coûteuse, c'est tout l'avantage des choses (y compris intellectuelles) que l'on produit en série.
Après, il y a le travail des analystes et les coûts de structure. En général, les instituts ont un « taux de marge » de 50% environ, ce qui veut dire en clair que l'on peut estimer également à 5 ou 6000 euros le travail d'analyse sur notre exemple. Bref, un tel baromètre hebdomadaire coûte au grand maximum 500 000 euros par an. Il contient également chaque semaine des questions confidentielles, achetées « à la pièce » pas très cher (entre 600 et 2000 euros la question), ou encore des traitements statistiques spécifiques des questions du « tronc commun » : ça ne fait pas beaucoup de travail en plus, et c'est de la marge en plus, puisque les coûts fixes sont amortis par les principaux commanditaires.
Ce sont ces questions ou traitements complémentaires que l'institut OpinionWay invoque dans son communiqué en page d'accueil pour justifier la vente à l'Elysée d'un sondage disponible à l'œil dans la presse. Ce en quoi il a bien raison : il s'agit d'une vraie prestation, pas d'une vente fictive.
Une estimation large donne une somme moitié moindre
Ce qui fait tiquer ses confrères (et nos sages de la Cour des Comptes) c'est le montant. Là encore nous ne pouvons faire que des estimations : une journée de chargé d'études est facturée, tout compris (incluant salaire, charges sociales, frais de structure de l'entreprise, etc.), environ 800 euros. Mettons le double pour l'analyste expérimenté qui l'encadre. Et ajoutons encore -c'est large- 800 euros la journée de traitement informatique.
Chaque semaine, les petits traitements confidentiels comme ceux de l'Elysée coûtent donc, disons, une journée de travail de chargé d'études, une demi-journée de son chef (celui qui est payé le double) et une journée de traitement. Et allez, une fois par mois, le directeur du département politique vient en personne apporter son regard aiguisé, à 3000 euros la journée. Le coursier est offert, le café aussi. Admettons que les vendeurs d'OpinionWay soient plus convaincants que le commun des sondeurs. Mais à 392 000 euros, soit plus de 130 000 euros par an, ils sont beaucoup, beaucoup, beaucoup plus convaincants. Ça doit être ça qui énerve.
Et quand ça énerve le ton monte. Les grands mots sortent. L'honorable institut conclut son communiqué de home page (de ce 17 juillet) par cette menace adressée à la cantonade :
« Nous nous réservons enfin le droit d'engager des procédures à l'encontre de tous ceux qui exprimeraient des propos à caractère diffamatoire sur OpinionWay. »
Bienvenue dans le débat public.
Photo : « Bayrou talonne Sarkozy et Royal » (Alibaba0/Flickr).
► Précisé le 18/07/09 à 18h30 : comme signalé par Pixote dans les commentaires, selon Mediapart et Libération, le cabinet d'études qui a refacturé à l'Elysée les sondages OpinionWay en 2008 est Publifact, alors dirigé par le journaliste Patrick Buisson, proche de Nicolas Sarkozy.
► Rectifié le 28/07/09 à 13h15, à la suite d'un mail d'internaute : correction de l'estimation annuelle de la facturation (130 000 euros au lieu de 150 000).
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De chengyang
09H36 | 18/07/2009 |
Ce que vous écrivez confirme ce que nous savions déjà : Opinion Way est une officine à la solde du pouvoir sarkozien. Cet instrument a été un rouage essentiel de l'élection de Sarkozy en 2007, ne doutons pas un instant qu'il jouera le même rôle en 2012 !
à chengyang
De impertinent3
10H35 | 18/07/2009 |
Mais, je me pose une question. Il me semble que Philippe Séguin est un homme de droite, membre du parti de Sarko.
Que lui prend-il d'envoyer un pain pareil à la mâchoire de Sarko ?
La droite sentant la débâcle programmée èprouve-t-elle le besoin de se distancer de Sarko ?
Ou, peut-être plus vraisemblable, les commanditaires de Sarko (le CAC40 pour schématiser) se rendent-ils compte qu'il devient contre-performant ?
Je n'ose l'espérer !
à impertinent3
De olivier p
face à la mer | 11H07 | 18/07/2009 |
Première chose : les médias ne parlent que des divisions du PS, qui existent, mais rien n'est jamais évoqué sur la légitimité des débats sur le fond, qui y existent ; et donc rien sur les « subtilités » de l'UMP. On peut faire le même constat au sein des gauches, les débats médiatisés sont d'une platitude désespérante.
Deuxième chose, je ne crois pas que la droite sente la débâcle, au contraire à mon avis. Cependant, l'échec de leur politique, qui ne profite qu'à quelques uns et qui endette énormément voire hypothèque le cash et l'héritage du plus grand nombre, qui paupérise et dégrade le pouvoir vivre ensemble, est de plus en plus difficile à cacher sous le tapis ; ça, c'est une difficulté.
3e : Je suis dubitatif sur une lecture des comptes publics mode presse people. C'est important sur le principe, mais dans la réalité des budgets publics, c'est creux, or c'est ce qu'il y a de plus inquiétant.
4e : je suis convaincu qu'effectivement, le fait que la france se dépouille de toute politique industrielle, que ses « élites » se reproduisent et s'éloignent du projet républicain d'égalité des chances, d'une juste contribution de tous pour tous, etc… ça ne plaît pas à tous les investisseurs non scotchés sur leurs résultats de bouts de chandelles et à trop court terme, ça ne plaît pas à tous ceux qui veulent innover mais qui se mettent en concurrence avec les situations de quasi-monopoles privés (voire familiaux), ça ne plaît pas non plus à ceux qui sentent que les pouvoirs publics ne les représentent pas à l'échelle internationale et perdent de l'influence (il suffit de voir l'impact de la francophonie et la situation et le public des instituts culturels français à l'étranger), bref, il y a des gens qui ont des idées et du fric, qui ne sont pas de gauche mais qui se rendent effectivement compte que la direction actuelle est de plus en plus discutable
5e : les histoires d'arnaques financières poussent aussi certains raisonnables à vouloir lutter contre le blanchiment d'argent et l'absence de régulateurs : la qualité de l'information et la transparence sont des vertues théoriques du capitalisme si je ne me trompe pas !
à olivier p
De JJLF
citoyen mitoyen | 21H15 | 18/07/2009 |
Entièrement d'accord avec votre analyse. On observe, je pense, un double mouvement. Un lent enracinement du sarkozysme dans une opinion affaiblie, désinformée et malmenée par la crise. La constitution de réserves qui ne suffiront pas nécessairement à gagner les élections à venir, mais fourniront des troupes en cas de désordres graves, ces mouvements d'insurrection civile qui, dans le même temps, se dessinent sous nos yeux. L'injustice sociale constitutive de ce gouvernement, ce gang, devrait-on dire, et l'incroyable réduction de ses marges de manœuvre financières (arroser le tapis pour le calmer) combinée à la brutalité de ce qui se prépare encore en matière économique (le prétendu mieux actuel n'étant de l'avis de la plupart des analystes qu'un trompe-l'œil) conduit inéluctablement à l'affrontement. Quand les gens vont se rendre compte que tous leurs filets de protection ont sauté les uns après les autres… On peut, au point où nous en sommes, imaginer des espèces de S.A. sarkozystes venant soutenir une police débordée et peut-être démotivée. Ceci illustrant le fameux « Ça va mal finir » de Léotard. En même temps, la gauche démantibulée ne peut plus rien pour nous électoralement. (Il sera intéressant de suivre la position de Besancenot et Mélenchon en cas de durcissement des conflits en cours, Montreuil, Contis etc…) Oublions le nouveau « baron » du sarkozyme Cohn-Bendit. C'est à la droite qu'incombe donc la lourde tâche de nous débarrasser du chancre. A la droite et, je vous suis encore, à ces investisseurs plus clairvoyants que les autres qui subodoreront la catastrophe en train de se produire. J'ai toujours haï Villepin, mais s'il se présente, désolé, il a de bonnes chances d'avoir ma voix. On en est là.
à JJLF
De milou83
neant | 20H15 | 19/07/2009 |
J'ai toujours haï Villepin, mais s'il se présente, désolé, il a de bonnes chances d'avoir ma voix. On en est là.
vous parlez du napoléonien,ça craint !
à impertinent3
De comptebloqué 27 juillet 2009
. | 11H31 | 18/07/2009 |
« Mais, je me pose une question. Il me semble que Philippe Séguin est un homme de droite, membre du parti de Sarko. »
Je me pose la même question
à comptebloqué 27 juillet 2009
De dideix
11H37 | 18/07/2009 |
Ce qui c'est passé entre SEGUIN et SARKO a été orchestré par SAUSSET responsable de la com a l'elysee ,le deal rembourse 14000 euro et ces beunnés de français seront fier de toi ,cest de la manipe tout simplement ,vous inquité il doit beaucoup plus que cela mais SARKO comme tout homme un peu manipulateur adore la propagande et plus c'est gros plus sa marche
à comptebloqué 27 juillet 2009
De DOMIE
vieille chômeuse de 50 ans ! | 11H54 | 18/07/2009 |
Je ne crois que Séguin soit un grand copain de sarkofripouille. Je le verrais beaucoup plus proche de Villepin.
Ceci dit Seguin a toujours été incontrôlable et sarkofripouille ne peux pas être partout même s'il se prend pour Krishna. Même Louis XIV ne pouvait pas contrôler les billets « sulfureux » ! !
à impertinent3
De Iv
Roboticien utopiste | 11H31 | 18/07/2009 |
Sarko est sarkozyste. Il n'est rien d'autre, n'a pas de doctrine politique, économique ou sociale autre que celle de la glorification de son moi. Je ne suis pas de droite, mais je peux imaginer que des idéalistes de l'ancien RPR, qui croient honnêtement que la politique se batit autour d'un projet de société cohérent, soutiennent de moins en moins Sarko.
D'autant plus que Séguin a beau être de droite, politiquement il sait que son parcours est fini. Il n'a pas le « devoir de réserve » implicite de quelqu'un qui espérerait un ministère à ronger…
à impertinent3
De Brédala
Entraveuse entravée | 12H30 | 18/07/2009 |
Séguin est un Gaulliste…donc assez solitaire depuis un bon moment…
Il apparaît parfois plus à gauche, que d'autres qu'on nommera pas, pour pas radoter.
à impertinent3
De Dominique M
en colère depuis mai 2007 | 17H08 | 18/07/2009 |
Ca n'est pas la première fois, et sans doute pas la dernière, que la Cours des Comptes épingle la gestion de certains amis de Sarkozy.
Sans doute Séguin, sentant venir la fin de sa carrière politique, ressent-il des velleités de s'amender.
à impertinent3
De chengyang
18H52 | 18/07/2009 |
Parce que Sarko représente aux yeux de Seguin tout ce qu'il a toujours détesté : la droite atlantiste et affairiste vendue aux intérêts américains et au grand capital !
à chengyang
De impertinent3
12H37 | 18/07/2009 |
J'ai peut-être une autre hypothèse.
Des sondages truqués, à la gloire du président et payés par le gouvernement, en fait par les gens payant des impôts et la TVA, c'est sans doute parfaitement scandaleux. Mais, même si cela ramène la France à l'état de république bananière, cela ne cause pas, à ma connaissance, mort d'homme.
Alors, s'il valait mieux mettre en exergue un scandale somme toute mineur (qui donc avait la naïveté de penser que les sondages d'OW étaient fiables ? ) que de parler d'un véritable scandale ayant causé des morts ?
Pendant que l'on parle d'OW, on oublie de parler de Karachi !
à impertinent3
De nono le simplet
illuminé basse tension | 17H29 | 18/07/2009 |
sans vouloir être agressif , non seulement Rue 89 a fait plusieurs articles sur l'attentat de Karachi , mais de plus je ne vois pas pourquoi on parlerait d'un sujet unique sous prétexte qu'il est plus « grave » que les autres , en sachant que chacun peut juger la gravité d'un sujet selon ses centres d'intérêt . Pour certains c'est la mort de Jackson , pour d'autres autre chose .
Pour ma part quand un sujet ne m'interesse pas je ne le lis pas ou je le survole rapidement . Mais ce que je dis est tellement évident que mon commentaire est parfairement inutile . Prière de ne pas le lire !
à nono le simplet
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 21H20 | 18/07/2009 |
Ouille Nono, t'es en colère…
Raison de plus pour venir me voir à Montpellier et décrocher un peu (sans abandonner Lili ni tchouchouc).
à chengyang
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 13H54 | 18/07/2009 |
@ Chengyang :
Oui, mais il faudrait passer à la solution. Les sondages sont et resteront un élément fondamental de la politique. Ce qui plus est, ils DOIVENT l'être.
Ils est bon dans une démocratie que l'État sache ce que pensent ses commettants. Il est bon qu'il en tienne compte. Il DOIT en tenir compte.
Il faut que les sondages soit réalisés par un organisme public, en toute transparence et sous contrôle des citoyens et du pouvoir judiciaire. Que des sondages privés existent pour les corroborer, mais qu'il ne fasse aucun doute que les sondages publics sont hors de tout soupçons.
À mettre en place tout de suite. Urgent. Ça peut faire la différence entre avoir ou ne pas avoir l'émeute dans la rue.
http://nouvellesociete.wordpress.com/2007/06/17/sondages-et-referendums/
Pierre JC Allard
à pierrejcallard
De ras-la-patience
14H29 | 18/07/2009 |
on peut toujours rêver…
à pierrejcallard
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 20H35 | 18/07/2009 |
PJ Callar, vous êtes encore dans l'irréalité !
° Pour notre gouvernement, (au moins celui d'aujourd'hui)…
les sondages sont un outil de manipulation des masses et des médias. Il n'est pas question qu'ils reflètent la réalité !
…et ça marche !
(pour les imbéciles sur lesquels les dirigeants comptent beaucoup)
à Yvon le Zébulon
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 01H32 | 19/07/2009 |
@ Y le Z
Il y a trois aspects.
L'aspect technique pour lequel je vous invite à voir le texte en lien ;
L'aspect politique, qui est jouable, si plus de gens y gagnaient à un processus transparent qu'il n'y en aurait pour y perdre. Il faudrait voir de plus près, mais ça me semble plausible
L'aspect économique. C'est un gros projet « marronnier ». Il pourrait être réalisé dans le cadre de la fonction publique, mais aussi par une firme privée qui serait heureuse d'en piloter la promotion. Il y a assez d'intérêts en jeu pour qu'une démarche citoyenne habile puisse le faire accepter.
J'ai négocié des trucs du genre
http://nouvellesociete.wordpress.com/2007/06/15/curriculum-vitea/
Pierre JC Allard
à pierrejcallard
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 17H00 | 19/07/2009 |
Questions à PJC,
° Des liens amenant à des pages très élaborées
° Un site me semble-t-il extrêmement documenté
° Un suivi « corrector » obligé en fonction de l'actualité
° Au demeurant, un bon travail….(sans fautes)
D'où ma question :
- Combien d'année de boulot là dessus, et combien de supporters ou de collaborateurs ?
- Pour quelle ambition, quel objectif réel, et avec quel budget ?
à Yvon le Zébulon
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 19H54 | 20/07/2009 |
@ Y le Z.
J'apprécie le compliment. Je travaille la-dessus depuis 18 ans. 8 à temps plein. Des supporters ? Des milliers, j'espère… Des collaborateurs, aucun : je serai seul sur le gibet..
Ambition ? Quand j'étais plus jeune, sauver le monde et me rendre intéressant… surtout à mes voisines. Maintenant… on se prend au jeu. Objectif réel ? Influencer… Vous seriez surpris de voir combien de bandes font mes boules… : -) ( Voyez Google ou Bing pour « Pierre JC Allard » )
Budget ? Rien… Sauf si vous comptez mon temps…
PJCA
à pierrejcallard
De staples
plongeur | 14H04 | 20/07/2009 |
C'est une drôle d'idée, dont je ne perçois pas la logique ; pourquoi diable un Etat aurait-il besoin d'un institut de sondage public ? Sondages sorties des urnes - pour quelle utilité ? Sondages d'opinion - vous voulez peut-être qu'on légifère en fonction des résultats ? Baromètres politiques - on pourrait éventuellement indexer la rémunération des ministres sur leur cote ?
Pourquoi pas faire voter par SMS pour renflouer les caisses pendant que vous y êtes ?
Les maux des sondages existent, mais cette proposition est tout aussi non fondée qu'elle serait contreproductive…
à staples
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 20H01 | 20/07/2009 |
@ Staples :
Les électeurs sont influencés par les sondages. Ils devraient avoir droit à une image honnête. A la sortie des urnes, c'est une corroboration des résultats par une source indépendante. Pour les autres utilisations, voyez l'autre lien.
http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/11/139-exit-polls/
http://nouvellesociete.wordpress.com/2007/06/17/sondages-et-referendums/
Pierre JC Allard
à chengyang
De moijepense
16H15 | 18/07/2009 |
OIpinion Way aime Sarko et a simplement voulu faire partager son amour aux francais quitte à faire quelques écarts à la déontologie professionnelle … quand on aime on ne compte pas sutout les opposants … . Sarko qui n'aime que lui n'aime pas les francais qui le lui rendent bien et a besoin comme tous les apprentis dictateurs qu'on lui dise qu'il le plus beau , le plus fort le plus intelligent … donc on a légèrement arrangé moyennant finances les choses pour que le petit Néron soit content de lui …. quoi de plus normal dans la France de Sarko … voilà … ce qui dans n'importe quelle autre démocratie eurpéenne causerait un scandale d'état devient une banalité francaise …. quand la tete est pourrie …..
à chengyang
De desailes
sans profession | 22H15 | 18/07/2009 |
Je partage entierement votre contribution.Sa majestè dispose d'une façon souveraine de tous les moyens de communication, de la presse écrite et audiovisuelles.
Notre devoir de citoyen et de savoir prendre l'actu via non seulement rue 89 mais également via LE CANARD ENCHAINE ;
Certes, les autres presses sont muselées.
Sarko sera toujours le roi qui dépense des millions d'euros sur le dos des contribluables…
Ainsi, il divise pour mieux regnier mais jusqu'à quand ? ? ?
Pour ma part, mon plus profond souhaît, est que le nain de jardin, s'arrache au plus vite en laissant notre hexagone, la plus demacratique et la plus
propre possible, sans aucun cadravre, laissé, comme par hazard, par le feu Sarko-juppette
De N.Ivanov
voix de la Transpoutpanie | 10H10 | 18/07/2009 |
Est ce qu'il est possible que l'élysée aie confié son propre carnet d'adresses email pour réaliser ces sondages ?
De Docteur Panel (auteur)
Sondologue | 12H10 | 18/07/2009 |
Je ne suis pas dans les petits papiers de l'élysée, mais cela me semble rigoureusement impossible. Pour une raison simple, c'est que ça ne serait pas dans leur intérêt. Que les questions soient pensées, formulées, et les réponses analysées avec un penchant plus ou moins sciemment favorable pour le pouvoir est toujours possible (ce qui ne serait ni une exclusivité ni une première dans le cas qui nous occupe), mais ces sondages, tris complémentaires, questions etc. sont tout de même commandés pour informer l'elysée sur la « température » de l'opinion.
à Docteur Panel
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 13H40 | 18/07/2009 |
« mais ces sondages, tris complémentaires, questions etc. sont tout de même commandés pour informer l'elysée sur la “ température ” de l'opinion. »
Oui, mais qui les empêche de dire (avec ménagement) la vérité à celui qui commande le sondage, et ensuite transmettre le contraire pour la presse ?
à Di
De Docteur Panel
(auteur)
Sondologue | 17H10 | 18/07/2009 |
Je comprends votre point. Il y a de cela très certainement dans les sondages faits pour le pouvoir mais pas de façon binaire : je ne crois pas vraisemblable que l'institut quel qu'il soit bidonne les chiffres entre le commanditaire et la presse, mais il ne livre à la presse qu'une sélection, et donne son interprétation, qui est alors un exercice de communication plus qu'autre chose, et donc toujours différente du rapport détaillé qu'il livre au commanditaire. Comme je l'ai souvent montré dans ce blog, ce sont deux sources de distorsion énormes. D'ailleurs « la vérité » est une espèce de graal qu'on cherche à approcher au plus près quand on cherche à interpréter honnêtement des données, mais ça n'existe pas en soi. La seule vérité est celle des chiffres bruts, et ceux-ci ne sont pas très parlants sans interprétation.
à Docteur Panel
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 11H17 | 20/07/2009 |
Pour avoir une temperature de l'opinion, y'a pas les RG et autre services ?
De mon point de vue, ces « sondages » n'ont qu'un but : non pas mesurer l'opinion, mais la faire.