
« American Gangster », stupéfiante success story signée Ridley Scott

« American Gangster » est, dans son genre -gangster et américain-, un film dont on se souviendra. Le même Ridley Scott qui avait laissé son public perplexe devant « Kingdom of Heaven » en 2005, revient ici avec un formidable thriller, inspiré d'un fait réel, et dont le scénario, signé Steven Zaillian (« La liste de Schindler »), pourrait tenir du documentaire.
A l'automne 2000, lorsque l'affaire réelle fut révélée par le New York Magazine, le producteur Brian Grazer repéra immédiatement le parcours de Franck Lucas, trafiquant de drogues si discret qu'il passa longtemps totalement inaperçu. Il fut pourtant l'un des premiers gangsters noirs à établir un empire mafieux d'une telle envergure dans l'Amérique des années 70.
A cette époque, la corruption policière atteignait à New York un niveau record. La guerre du Vietnam continuait à faire des ravages, au front comme dans le pays, tandis que la drogue proliférait. C'est dans ce contexte que Franck Lucas allait sévir, prenant la relève du parrain noir de Harlem, Bumpy Johnson, dont il fut d'abord le garde du corps et le confident.
Avec un sens aigu des affaires allié à une prudence extrême, il fut à l'origine d'un véritable pont aérien entre le Triangle d'or, en Asie, et les Etats-Unis. Il importa des tonnes d'héroïne pure, revendue à bas prix dans les quartiers chauds. Lucas avait pour auxiliaires ses frères et cousins et comme complices des officiers basés au Vietnam.
Demeuré longtemps inconnu non seulement de la police mais aussi des hautes instances de la Cosa nostra, il amassa en toute discrétion une fortune faramineuse.
Denzel Washington, dans le rôle du gangster, est stupéfiant (c'est le cas de le dire), tandis que son partenaire, Russel Crowe, se glisse dans la peau de l'intègre inspecteur Richie Roberts, qui finira par le capturer.
Deux grands solitaires perfectionnistes et diamétralement opposés s'affrontent : l'un, criminel doublé d'un philantrope, toujours attentif à sa famille et à ses proches, l'autre, policier honnête (seul de son espèce) mais dont la vie privée cahote de fiasco en fiasco.
Le montage parallèle des deux trajectoires est subtil, l'image et les cadres jouent sans cesse d'audace. Une audace que la B.O. de Marc Streitenfeld sous-tend et colore.
Ainsi, par d'habiles variations autour de ce premier contraste s'échafaude un puzzle de paradoxes. On est loin, très loin, des clichés sur la pègre des Seventies. Avec son dénouement quasi invraisemblable, cette affaire a bel et bien existé. Elle revit ici, jubilatoire.
► American Gangster de Ridley Scott, avec Denzel Washington, Russell Crowe, Josh Brolin, Cuba Gooding Jr. (2 h 38.)
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De miklitov
Au 1015 | 11H26 | 14/11/2007 |
Sur Bumpy Johnson vous pouvez voir Hoodlum (avec tim roth, lawrence fishburne et andy garcia)
http://www.flixster.com/movie/hoodlum
à miklitov
De
00H18 | 15/11/2007 |
american gangster s'inspire d'une histoire vraie mais c'est un film tres moyen, les deux acteurs principaux cabotinent plus que Nicholson dans ses pires moments. le film est beaucoup trop long ( ou trop court) , c'est une sorte de clip du Parrain et de New Jack City en beaucoup moins fouillé et efficace .
Quand a laisser croire que Lucas a bati son empire au nez et a la barbe de la Cosa Nostra , c'est une gentille fable. La CN a laisser les truands noirs organiser le trafic d'hero car toutes les familles de la Cuppola n'avait pas le meme point de vue sur la drogue au début des seventies . Laisser cela aux blacks en prenant la commission permettait d'avoir les « mains propres » puisque dans un premier temps , les consommateurs d'heroine étaient surtout les noirs des ghettos urbains.
Mieux vaut effectivement voir Hoodlum
De
11H25 | 18/11/2007 |
Je suis effetivement d'accod avec cette analyse.
Avec ces 2 supers acteurs, je m'attendais à mieux.
Film beaucoup trop long, on n'est pas vraiment dans l'histoire.
De argane07
11H29 | 14/11/2007 |
effectivement il parait que c'est le must du genre et base sur du reel,enfin c'est l'amerique actuelle dans toute sa splendeur et son reve irresistible…
euh, je vais de ce doigt le telech…ercher
à argane07
De
17H59 | 14/11/2007 |
« enfin c'est l'amerique actuelle dans toute sa splendeur et son reve irresistible… »
No it isn't. I live in the U.S. I know.
If you want to find something to hate, why don't you look at the flaws in the society you live in.
Or isn't that emotionally satisfying enough ?
De
13H40 | 20/11/2007 |
Je suis entièrement d'accrd avec vous, pour peu que j'ai bien compris (je connais très mal l'abglais). Mais les artistes français ont un mal de chien à regarder leur pays en face et quand ils le font, ils ont de grandes difficulté pour montrer leur travail, notament dans le cinéma et dans la chanson, où la frilosité des producteur est extrême (système fondé sur la télé, qu'il ne faut pas trop remuée puisqu'elle sert des intérêts dits supérieurs)
Mais nous sommes quelqu'uns à essayer !
Christian Roux
Ecrivain, musicien, compositeur
De romi45
découvre l'information | 11H31 | 14/11/2007 |
à argane07 (voyagiste-loisirs)
c'est mal de tele chercher……
De
11H46 | 14/11/2007 |
si il n y a rien sur le rôle de la CIA dans le trafic, c est pas tres crédible comme film ! !
mais bon, ca pourra toujours divertir les ado…..
De
16H13 | 14/11/2007 |
excuse nous « monsieur » si tu es trés fort cinematiquement parlant mais sa reste tout de meme qu'un film. j'ai hâte de voir ton film a toi.mé bon tant pis.
De pikasso02
11H48 | 14/11/2007 |
Une fois de plus, la qualité, et peut-être le génie à partir d'un « modèle » et du mimétisme.
http://pikasso02.skyrock.com/
De NicolasB
Lycéen à Paris | 13H10 | 14/11/2007 |
J'ai vu le film aux USA… incroyable ! C'est en effet un film dont on se souviendra. Et puis, Danzel Washington est un acteur fabuleux.
De
13H49 | 14/11/2007 |
Quand on dit : « ON » s'en souviendra, c'est qui « on » ?
et jusqu'à quand ?
Attention pas de grands mots.
Qui se souvient encore des « grands » films des années 60, par ex. ?
Pour certains d'entre eux, il n'existe même plus de bobine en bon état.
Quel intérêt de nous peindre sans arrêt des histoires de malfrats américains ? Des milliards d'humains s'en tapent comme de leur première chemise en loques.
De
14H10 | 14/11/2007 |
vous prendrez bien une tisane ?
De
15H03 | 14/11/2007 |
Je suis abasourdi par les critiques que remporte ce film.
Je l'ai trouvé plat. les acteurs Crow et Washington sont à leur habitude : il jouent leur rôle par la platitude (aucune expression).
Le scénario est trop long, mal rhytmé (les passages sur la garde d'enfant, par exemple).
Les deux seuls point positifs que j'ai pu trouver (et j'ai du chercher) sont :
LE coté flashback : le spectateur se retrouve transporté dans les amériques d'antant.
La réalisation est impécable (Ridley Scott)
Mais au-delà de ces critiques qui encensent le film, le véritable message du film est passé sous silence :
La seule manière de faire respecter la loi est de ommencer par la respecter soi-même.
De
15H28 | 14/11/2007 |
Jay-Z, rappeur star au US vient de sortir un album intitulé AMERICAN GANGSTER. Cet album est fabuleux et est bien sur lié à ce film.
A noté que Jayz-Z, aussi co-président de Def Jam records, voulait jouer le rôle de Washington.
De
15H57 | 14/11/2007 |
Je pense que Jay-Z, depuis qu'il sort avec Delphine C., est bien meilleur
De
15H34 | 14/11/2007 |
Les deux principaux protagonistes sont magnifiques, et leur présence à l'écran est époustouflante, mais j'ai eu un peu de mal à percevoir l'intérêt de ce film.
Les sujets abordés sont intéressants et pertinents, à mon avis, pour développer un regard critique sur notre société contemporaine. Valeurs familiales, rôles prédéfinis par l'origine ethnique/culturelle, ambition et « américanité », succès et argent, drogue, relation à l'étranger exotique… Toutes ces questions brûlantes sont évoquées dans le contexte des années 70, et peuvent plus ou moins faire l'objet d'une réflexion en miroir sur notre vie actuelle.
Mais Ridley Scott s'est embarassé de neutralité -- je ne crois pas du tout au « réalisme » évoqué ci-dessus, surtout pas pour ce film très stylisé, au demeurant magnifique. Ce parti-pris fait d'American Gangster un film parfois timoré, qui se rassure par quelques pics de violence visuelle un peu vains.
Un produit bien réalisé, mais un ramage beaucoup moins solide que son plumage l'empêche d'être véritablement un phénix. L'incroyable travail des acteurs et de la photo est entravé par un scénario tatillon, pas assez dense, qui s'interdit beaucoup, manquant de propos et de souffle.
De
16H13 | 14/11/2007 |
Jay-Z sort avec Dephine C. ? ? ? Elie Semoun doit tirer la tronche en ce moment… Ce qui est sûr, c'est que Jay-Z, d'après ce qu'on dit, a une très grosse casquette.
De
16H30 | 14/11/2007 |
Mais non Delphine C., ex spice girl, est avec Arnold STARBUBUCK, le mec qui créé les magasins bricorama
De
16H44 | 14/11/2007 |
Il parait que Jay-Z avait une grosse tâche de pisse sur son baggy jean en sortant du Costes samedi dernier.
De
16H36 | 14/11/2007 |
Tout à fait… même que c'est avec sa casquette qui quête
Jay-Z comme Z…
De
16H37 | 14/11/2007 |
AAHHHhhhhhh… Mais pourquoi racontez-vous la fin du film ? ! Pourriez prevenir…
J'irais le voir quand meme, bien que le suspens soit moindre desormais. ; )
De intrepide77
20H54 | 14/11/2007 |
bonsoir rue89
j'ai vu le film , pas mal mais pas un chef d'oeuvre .
c un caid qui a l'idée génial de bosser sans intermédiaire , qui réussit , qui engrange l'oseille , qui reste discret jusqu'au jour ou il fait une erreur ; se montrer en public sous les flash et attirer l'attention des stups qui n'en demandaient pas tant .
c'était quand même un salopard , et surtout pas un héros sous ses allures de bon samaritain.amen !
à voir quand même.
De
01H50 | 15/11/2007 |
Encore une façon détournée de remettre la population noir sur le devant de la scène. Il est vrai que les faits divers provenant de cette minorité se font rare en ce moment. Un bon petit film pour nous rappeler que les noirs aussi sont des gangsters. Bientôt un film sur le trafic de drogue « style china town » (et oui, la drogue c'est les chinois et les noirs ici). Et les bons flics blancs … J'habite à LA est je crache dans la soupe. La même que les mêmes vous fabriquent en france.
De
06H34 | 15/11/2007 |
J'aime bien Rue 89.
Mais ce bouffon de Couille-Molle Anonyme (auto proclame Courageux) avec ses pseudos-analyses tartinees de references bidons me gache mon plaisir a chaque fois (et le votre aussi j'en suis sur).
Alors s'il te plait Illustre Pleutre, va jouir de ta liberte d'expression sur un site qui a besoin de tes lumieres (si si ca doit se trouver)…Promis on s'en sortira sans toi gamin…
Saches, en outre, que je me delecte d'avance de ta reponse, en vertu de l'adage « Se faire traiter d'idiot par un imbecile est un plaisir de fin gourmet »…
Et si d'aventure tu ne repondais pas…ah mon dieu je n'ose imaginer tel plaisir…
Dans les deux cas, t'as beau tout savoir sur tout, la t'es baise…
Bien tendrement,
Ta maman qui t'aime
De
11H38 | 15/11/2007 |
ce film est une sombre daube. Avec un Denzel égal à lui même, marmoréen. il joue comme un plot. Quant à la critique qui en est faite ici, ça relève plus du courrier des lecteurs d'Okapi que d'autre chose.
Et sur le fond, faut vraiment être simplet pour penser une seule seconde qu'il est possible de batir un empire du crime sans que Cosa nostra le sache.
Ce type en était un employé, et ça s'arrête là. les mafieux, moins ils vont dans les ghettos noirs, mieux ils se portent. Pas fous !
De
18H06 | 15/11/2007 |
Qui avale une noix de coco, fait confiance à son anus …
De
18H55 | 15/11/2007 |
Il n'y a jamais eu de dealer plus célèbre et plus efficace dans les années 70 à New York que Frank Lucas. Il était funestement brillant, un arnaqueur et un tueur qui a introduit en contrebande aux Etats-Unis une héroïne incroyablement puissante, originaire du Vietnam, en se servant des cercueils et des sacs des soldats américains morts. Sa Némésis fut une triple menace : Ancien Marine, inspecteur fédéral et juriste du New Jersey nommé Richie Roberts, qui l'a traqué et mis en accusation avec succès. Dans un bizarre retournement de situation, les deux hommes sont devenus des amis proches et le sont restés depuis. Cela fait tellement cliché que l'on dirait un film.. Et maintenant, c'en est un : « American Gangster », avec Russell Crowe dans le rôle de Richie Roberts et Denzel Washington dans celui de Lucas. Lucas, désormais un vieil homme condamné au fauteuil roulant par des jambes percluses de rhumatismes � et Roberts, actuellement avocat au pénal, nous raconte le temps où ils jouaient au chat et à la souris, de leur grande amitié réciproque et de la possibilité pour les gens de réellement changer.
Richie, quand avez-vous eu connaissance de l'existence de Frank et de l'importance de ce qu'il faisait ?
Richie Roberts : Et bien, Frank a commencé à importer son héroïne dans les années 70. La pureté de la drogue qui circulait dans la rue à cette époque était de 1 à 3 %. Frank a commencé à mettre sur le marché une drogue pure à 10 % et les gens ont commencé à mourir. Ils faisaient des overdoses. Du Maine à la Floride, ils faisaient des overdoses. Et cela arrivait à un rythme incroyable ; c'était une véritable épidémie. Alors le gouvernement a créé des unités spéciales à Boston, New York, New Jersey, Washington, Philly, peut-être Miami, pour essayer d'arrêter cette héroïne. Nous pensions que c'était la Mafia.
Pensiez-vous cela à cause de l'ampleur de l'opération ?
Richie Roberts : Ouais. Personne ne pensait que quelqu'un d'autre pouvait organiser cela. N'oubliez pas, Frank a bâti un pipeline sans précédent. Il a importé des millions et des millions de dollars en dope. Alors, cela se passait pendant la formation de mon unité spéciale. Nous avons eu la chance de nous retrouver en plein milieu et d'entendre parler de Frank et de toute l'équipe.
Comment ?
Richie Roberts : Ils ne l'ont pas mis dans le film, mais il y a toujours eu une rivalité entres les différentes forces de police. Jusqu'à l'autodestruction. Ils ne partagent pas les informations ; ils veulent la reconnaissance. Mais j'avais un ami à la Drug Enforcement Agency à New York qui me rencardait sur Frank. On se rencontrait dans une fabrique de gin, en ville. Ca faisait un peu « Gorge Profonde » sur les bords (Il fait allusion à la personne qui renseignait les journalistes du Washington Post pendant l'affaire du Watergate et dont c'était le nom de code. ndlt). La DEA de New York ne partageait pas ses informations avec moi, même si j'étais un agent fédéral et les flics n'étaient pas nets. Tout le monde avait la trouille. Je vous donne un exemple. J'avais l'habitude d'aller à l'angle de la 136ème rue et de Lennox Avenue, le vendredi « jour de paie » et le dealer local était dans sa voiture. Et pendant que les junkies achetaient leurs doses, les policiers arrivaient et touchaient leur part. La plupart du temps ils prenaient de l'argent, mais ils prenaient aussi de la drogue pour la revendre. Ils arrêtaient parfois des dealers, leur piquaient la drogue et la revendaient eux-mêmes. On pouvait le voir. Si on savait où regarder, on pouvait le voir.
Franck, comment avez-vous eu l'idée d'importer de l'héroïne du Sud-est Asiatique ?
Frank Lucas : A cette époque, souvenez-vous, il y avait la Guerre du Vietnam. Et chaque soir, on voyait des images de soldats qui planaient parce que toute cette héroïne était bradée. J'ai entendu ça et j'ai dit « Bon Sang ! » J'ai sauté dans un avion pour Bangkok, j'ai vécu à l'hôtel durant quelques mois et le reste est de l'Histoire.
Et vous passiez la drogue dans les cercueils des soldats US morts ?
Frank Lucas : Non, non, non, non, non. Je ne vous dirai jamais, je ne mettais rien sur personne, OK ? Je ne touche pas aux morts. Nous avions des cercueils à double fond. C'est là-dedans qu'on la mettait.
Et vous dites que les cercueils étaient vides ?
Frank Lucas : Non, il y avait des corps dedans. Absolument. Mais nous ne l'avons jamais fait. Le personnel militaire l'a toujours fait pour nous.
Richie, vous êtes un ancien Marine. Comment pouvez-vous concilier cela… ?
Frank Lucas : Avec notre amitié ? Je… Je… (Il ricane nerveusement). C'est impossible. Je ne peux pas concilier cela. Ce qu'il a fait est dégueulasse. Je veux dire, mon vocabulaire n'est pas assez étendu pour exprimer ce que j'en pense au fond de mon coeur. Que dire d'un type qui passe de la drogue dans des sacs mortuaires… Pour tuer d'autres gens aux Etats-Unis ? Ecoutez, le Franck dont nous parlons n'est pas le Franck que j'ai toujours connu. Je l'ai connu après que nous l'ayons inculpé et il a flippé. Et vous pouvez demander à n'importe qui dans les forces de l'ordre, ces gars qui flippent deviennent des personnes différentes. Quand quelqu'un flippe, il devient comme les flics. Vous travaillez très étroitement avec eux et quelques fois des liens d�amitié se créent. Son inculpation et sa coopération par la suite ont totalement démantelé le circuit de l'héroïne entre le Sud-est asiatique et les Etats-Unis. Cela a mené à l'arrestation et l'inculpation de plus de 150 gros bonnets. Je ne dis pas qu'il n'a pas tué un nombre effarant de personnes, mais il a sauvé un nombre incroyable de vies en faisant cela. L'a-t-il fait pour le bien de la société ? Non. Il l'a fait pour assurer ses arrières. Mais il l'a fait.
Franck, vous n'avez fait que neuf ans sur les trente années minimum à perpétuité de la sentence..
Frank Lucas : Pas de commentaire.
Quand êtes-vous devenus amis ?
Frank Lucas : Après que Richie nous ait inculpés. Enfin, ça remonte à un peu plus longtemps que ça. Nous étions 10 ou 12 [au procès], et il y avait un grand juriste de la Côte Est. Richie en personne. Et il a inculpé toute la bande et je me demandais comme ce type pouvait faire ça. Alors, après le procès, je suis dans la cellule et…
Richie Roberts : Dis lui ce qui est arrivé, Franck.
Frank Lucas : Et bien.. C'est.. C'est..
Richie Roberts : Dis lui ce qui est arrivé.
Frank Lucas : Je n'ai pas envie de revenir sur tout ça.
Richie Roberts : Il y a eu le témoignage d�une femme. Son fils est mort d�une overdose avec la dope de Franck. Et ce fut un témoignage poignant, déchirant. Vraiment. On aurait pu entendre une mouche voler dans la salle d�audience. Après ça, l'avocat de Franck a dit : « Franck veut vous parler »
Frank Lucas : Vous voyez, il a menti. Je n'ai pas dit cela. Je ne savais pas qu'il t�avait dit cela. Ce fut une bonne chose, finalement. Ce fut une bonne idée.
Richie Roberts : OK. La cellule était minuscule. Et Franck ne l'admettra pas, mais c�est avec des larmes dans les yeux qu'il m'a dit : « Je n'avais jamais pensé à ça. »
Etes-vous d'accord avec cette version des faits, Franck ?
Frank Lucas : Il l'a raconté comme cela s'est passé.
Alors, ce fut la première fois que vous avez été frappé par les conséquences de vos actes ?
Frank Lucas : Ouais. Je savais ce que je faisais, mais je ne réalisais pas l'impact que cela aurait sur toute une population. Mais je savais ce que je faisais. Je n'ai pas d'excuse. Il n'y a pas d�excuse à faire. C'est juste, que je voulais un chauffeur. Je voulais des gros steaks, je voulais du Champagne. On n'allait pas me donner un job sur Wall Street, à part pour nettoyer des toilettes. J'avais besoin d'argent, alors c'est ce que j'ai fait.
Y a-t-il eu des inquiétudes que le film ne glorifie Frank en en faisant un grand anti-héros américain ?
Richie Roberts : Ouais, j'espérais que le film ne glorifierait en aucune manière ce que Frank avait fait. Je crois que Denzel a vu cela, bien que cela n'était peut-être pas évident pour lui au début.
Pouvez-vous expliquer ?
Richie Roberts : Frank était probablement le premier noir à faire une incursion dans un monde de blancs. Il a accaparé le marché de la drogue ; les mafieux devaient venir à lui. Et dans une certaine mesure un peu perverse, je pense que cela plaisait à Denzel. Ecoutez, je suis juif et il y a une part de moi qui admire Meyer Lansky et Bugsy Siegel. Ce qui est ridicule, mais je n'y peux rien. Je pense que Denzel appréciait qu'un homme noir ait été capable de faire cela et que les p'tits blancs aient dû venir à lui pour lui acheter sa marchandise. Alors au début, j'ai cru qu'il voulait le jouer comme une sorte de « Parrain » noir. Il y a une dualité, ici. D'un côté, il y a ce pauvre gosse noir qui n'a pas fait d'études et qui sort de nulle part pour bâtir un empire. De l'autre, il l'a construit sur les corps de son propre peuple.
Le film vous dépeint comme une procureur rigoureux qui trompe sa femme et Frank comme un dealer et un tueur qui est un mari fidèle.
Richie Roberts : OK. (Rire) Cela remonte, vraiment, au début. Nick Pileggi a vraiment monté ce projet et quand il essayait de rendre mon personnage attrayant, il a dit « Votre personnage est trop lisse. Nous voudrions que vous nous donniez une liste de vos exploits sexuels pendant cette période. » J'ai dit « De quoi parlez-vous ? » Il a dit « C'est ce qu'ils veulent. Si vous ne leur donnez rien, ils l'inventeront. » Je n'étais vraiment pas aussi immoral qu'ils me décrivent. Avec ma première femme, ils me montrent la trompant alors que je ne l'ai vraiment pas fait. Je ne suis pas content qu'ils aient fait de Frank un personnage très moral [dans son mariage] et moi quelqu'un d'immoral.
Comment décririez-vous votre amitié ?
Richie Roberts : Et bien, je suis le parrain de son fils que j'adore. Ray a 10 ans, maintenant. J'ai financé sa scolarité. Ce gosse peut vraiment faire quelque chose de sa vie. Il peut s'affranchir de l'influence de son père. Mais son père comprend que Ray va se sortir de [cette vie] avec de l'éducation, et il l'encourage en ce sens. Alors, A quel point sommes-nous amis ? Nous parlons au téléphone, nous sortons dîner de temps à autres. Il me demande des conseils sur les femmes.
Frank, n�avez-vous jamais ressenti de remords ?
Frank Lucas : Oui. Beaucoup.
Y a-t-il des choses que vous regrettez plus que d�autres ?
Frank Lucas : Oui. Je ne vous dirai pas lesquelles, mais je pense que vous pouvez le deviner.
De
14H08 | 16/11/2007 |
je suis très surpris aussi de voir tout les critiques tomber aussi « gaga » devant ce film somme toute très conventionnel et attendu. Ce n'est pas une daube , loin de là, mais là Ridley Scott se contente de faire le tacheron, de faire un boulot correct , et de rendre sa copie à temps aux studios (rappellons qu'il n'etait pas à l'origine du projet, le film ayant été proposé a plusieurs autres réalisateurs avant de le donner a Scott). Les comparaisons lues ici et là avec des chefs d'oeuvres comme « Le Parrain », « Scarface » ou « Casino » me laissent vraiment perplexe… Il est vrai que le film arrive dans un terrain déja surchargé, le theme ayant été exploité jusqu'a la nausée par le cinéma américain, mais je m'attendais à bien plus d'audace et d'originalité de la part de R.Scott.
De
04H55 | 19/11/2007 |
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