
Le mélo militant ou l'oeuvre sublime de Douglas Sirk

C'est un genre dont on a perdu le goût, à force de voir et revoir les ersatz d'histoires remâchés dans les studios d'Hollywood. Mais on redécouvre le mélodrame avec bonheur, grâce à Douglas Sirk, réalisateur à succès dans les années 50, qui a poussé l'exercice dans ses derniers retranchements, comme nous le donne à voir le dernier coffret sorti chez Carlotta films.
Quatre films y sont réunis : » Le Secret magnifique » , » Tout ce que le ciel permet » , » Le Temps d'aimer et le temps de mourir » , » Mirage de la vie » . Quatre copies d'une qualité exceptionnelle, mises en valeur par une profusion de bonus particulièrement éclairants. On y trouvera notamment d'excellents entretiens, analyses, enquêtes et jusqu'aux versions originales des films proposés.
Et si parmi ces quatre films, il ne fallait en retenir qu'un, on irait droit retrouver » Le Temps d'aimer… » En pleine débâcle de 1944, un jeune militaire allemand y obtient une perm » pour quitter le front russe et rentrer dans sa chère patrie. Las, à la recherche de la demeure familiale, il ne trouve que des ruines, et ère dans les décombres d'une société en pleine décomposition, avant d'y rencontrer son » supplément d'âme » , avec laquelle il tente de faire face.
Comme cette intrigue sentimentale et politique, qui soulève la question de la responsabilité individuelle face à l'ordre et l'autorité morale, la plupart des films de Douglas Sirk apportent leur lot de réflexion et de mise en perspective du temps présent face au temps passé.
Cadrage soigné, couleurs denses, fluidité : la grande époque du Cinémascope
De fait , au milieu des années 50 émergeait avec ce cinéaste une conception renouvelée du récit mélodramatique ; une histoire d'amour ne servait pas alors à détacher un film de son environnement, mais à l'inverse donnait à penser tout en permettant au spectateur de s'émerveiller à chaque plan séquence.
Car (re)visionner les chefs d'œuvre de Douglas Sirk permet aussi de se replonger dans la grande époque du Cinémascope et du Technicolor. Procédés dont le metteur en scène tirait parti à l'excès, avec des couleurs toujours plus denses, chaudes, présentes, un cadrage soigné à l'extrême, une fluidité requise dans le montage final… Tant de précautions pour faire naître une image à l'emprunte indélébile, qui réchauffe la mémoire du spectateur comme le délicieux souvenir d'un petit moment d'été.
Au final, cinquante ans après la sortie en salle de ces monuments du cinéma américain, on fera bien la grâce à Rainer W. Fassbinder, présent lui aussi dans ce coffret par la lecture d'un texte, de considérer comme lui certains des films de Sirk comme » les plus beaux films du monde » .
► Le Secret magnifique, Tout ce que le ciel permet, Le Temps d'aimer et le temps de mourir , Mirage de la vie de Douglas Sirk - coffret 4DVD - éd. Carlotta films.
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16
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De
19H20 | 06/11/2007 |
La question de la responsabilité de l'individu posée dans « le temps d'aimer » est une dès inspirations géniales ce film, sorti en pleine guerre froide et Mc Cartysme. En ça aussi ce film est indémodable, comme le sont ceux de Chaplin !
De Terence
02H32 | 07/11/2007 |
Premier commentaire : on ne comprend pas pourquoi ces films qui sont en format d'origine 4/3 ou plutôt 1,37 sortent en DVD mutilés en format panoramique américain 1,89 avec un bout d'image rogné en haut et en bas. C'est délirant.
Ce n'est pas l'époque du cinemascope (sauf pour le dernier mais qui n'est pas en cinemascope non plus), c'est avant ! Et on ne connaissait alors que le 1,37. En revanche c'est du technicolor haute époque avec le vert épinard bien connu, les couleurs du technicolor sont incomparables.
Le premier film en cinémascope (format 2, anamorphose procédé Chrétien) c'est la tunique.
à Terence
De paristapiole
16H28 | 07/11/2007 |
Bonjour
Tous ces films sont sortis après La Tunique, et auraient pu être tournés en Cinemascope. Mais vous avez raison, leur format n'est pas le bon.
De Terence
02H53 | 07/11/2007 |
Deuxième commentaire :
Qu'est-ce que le mélodrame ? Bonne question.
C'est un genre théâtral apparu en France sous la révolution à la faveur de la suppression du privilège royal sur les théâtres (je renvoie au livre de Jacques Goimard sur la question).
Mélos : les deux orphelines oui, la porteuse de pain, oui, Roger la Honte oui, les pièces de Ducange et Pixerécourt, oui, le Bossu de Paul Féval oui encore, Judex de Feuillade ? Oui. La guerre des étoiles oui, ça c'est un vrai mélo.
Il faut une victime parfaitement innocente (la princesse Leia), un traitre qui ne désire qu'une chose, le mal pour le mal (Dark Vador), un justicier qui arrive à la fin pour rétablir l'affaire (Luke Skywalker), et un niais, dit le niais de mélodrame qui aide le justicier, qui représente le peuple et qui a l'avantage d'être assez bête pour faire rire (R2D2), mais d'être assez intelligent pour faire adhérer le peuple à des affaires bourgeoises.
Tout cela se fait dans l'hystérie la plus totale, les rebondissement incessants où l'on passe sans crier gare de la comédie (le niais) à la tragédie (la victime) au roman noir (le traitre) et à l'épopée (le justicier), et on fait rire, puis on fait pleurer, puis on fait peur, puis on attendrit jusqu'aux larmes.
C'est cela le mélodrame dans sa définition la plus pure. Qu'est-ce que Sirk peut bien avoir à faire avec Margot ?
En revanche, lorsque le personnage se situe dans une frange nuancée et qu'il commet une faute, c'est une tragédie.
En souhaitant épouser un homme qui n'est pas de sa condition, l'héroïne de « tout ce que le ciel permet » commet une faute et tout dégringole (même physiquement c'est dire). C'est la définition de la tragédie.
Les mélodrames de Sirk n'en sont pas, ce sont des tragédies. De véritables tragédies, aussi vrai que le grand couteau de Aldrich est une tragédie.
Et elles sont d'autant plus fabuleuses celles de Sirk, qu'elles font semblant de se terminer bien. Vous êtes revenu ? dit l'héroïne de « tout ce que le ciel permet. »
Oui, en rêve, avec une biche dans la neige, semble dire le jardinier qu'elle ne pourra de fait jamais rencontrer.
Alors qu'est-ce qui relève du « mélodrame » ? mélos = musique, simplement le fait que la part fantasmée des personnages est projetée directement sur l'écran, en couleurs vives, en exaspérations hystériques, en bulles qui explosent pour exprimer des sentiments délicats, comme on le fait dans les mélos.
La réalité, c'est comme chez Minelli, en nous, en dehors de l'écran.
Et c'est cela qui est beau.
J'ajoute que ce sont des films qui démontrent que le totalitarisme n'est jamais là où on croit : tout le monde doit avoir la télé pour éprouver des sentiments en boîte dit « tout ce que le ciel permet », et tout le monde doit avoir la télé pour faire comme tout le monde.
Les autres, ils lisent Walden de Thoreau.
Ce sont des films profondément politiques.
Sortez les enfin dans leur format d'origine, en 1,37 ! !
à Terence
De Pierre Puchot
(auteur)
Journaliste | 11H37 | 07/11/2007 |
Cher Terence, merci pour votre commentaire et votre enthousiasme, votre goût de la précision. Je me garderai bien de vous entraîner dans une querelle sémentique. Pour ce qui est du cinémascope, Sirk l'a utilisé notamment en 1954, comme le rappelle cette intéressante quoique trop courte biographie du New-York Times. Mais vous avez raison, la phrase est ambinguë, je la corrige de ce pas !
Pour ce qui est du mélodrame, la stricte définition des termes ne me paraît présenter concernant le cinéma de Sirk qu'un intérêt modéré. N'est-il donc pas le cinéaste à sans cesse interroger les genres pour les renouveler ? « Le temps d'aimer » tient ainsi du mélo, dans le caractère outrancier et subit de la rencontre des amants, et ce mélange de vérité historique et de légèreté qui accompagne certains dialogues et situations. Sa fin est par contre typiquement tragique.Pour ce mélange des genre, cela me rappelle un peu le personnage de Pierre-François dans « Les enfants du Paradis », personnage qui tue, mais passe à côté de lui-même : c'est le drame, mélé à la tragédie.
à Pierre Puchot
De Terence
12H44 | 07/11/2007 |
Effectivement le signe de Pagan est en cinemascope cependant, les quatre films du coffret ne sont pas en format anamorphosé.
Alors pour plus de précision, effectivement pour ce qui concerne les formats, il est fort difficile de s'y retrouver puisqu'ils surviennent avec le cinemascope contrairement à ce que je disais, ils sont tous tournée avec un cache 1,37, et puis ensuite le studio les a diffusé avec des caches de panoramiques.
Il existe trois formats panoramiques, le panoramique francais 1/1,66, le panoramique italien 1/1,72 et le panoramique américain 1/1,89.
Comment doit-on considérer les choses, lorsque les actions ont diffusé les films, c'est dans le format 1,37. Quand les DVD sont sortis, tout d'un coup c'était du 1,89. Si je comprends bien, Russel Mitty et Sirk avaient plus ou moins prévu la possibilité d'un cache à la projection pour le mirage de la vie et pour tout ce que le ciel permet, mais pas pour l'obsession magnifique.
Mais je dois dire que dans mon souvenir, la projection est plus équilibrée en 1,37, parce que visiblement les cadresont été construits pour ce format, il suffit de regarder les photogrammes qui figurent sur le lien au-dessus pour s'en convaincre, pour l'obsession magnifique, cela ne me semble pas faire question.
ET je ne suis pas non plus complètement convaincu par le rognage des autres films qui résulte d'une demande du studio.
Pour ce qui concerne le cinemascope, rien à voir, le film est anamorphosé, donc cela se fait à la prise de vues.
Je pense que revenir à la définition du mélodrame permet de comprendre que les films n'en sont pas, qu'il s'agit dans tous les cas de véritables tragédies. Il vaudrait mieux dire : les tragédies flamboyantes de Sirk, ce serait cela le mot juste.
Dire de Sirk qu'il fait des mélos relève de l'idée reçue, pas de l'analyse des films.
En revanche la guerre des étoiles, oui c'est complètement un mélo, il en possède toutes les caractéristiques. Et pourtant on ne dit pas les mélos de George Lukas.
L'outrance ne suffit pas à caractériser selon moi le mélo, même si cela peut y faire penser, et je dois dire que je préfère que l'on explique que cette « outrance », qui n'en est d'ailleurs pas une, je parlerais plutôt d'hystérie.
Dans trois des quatre films, tous les personnages sont dans une résonance hystérique sauf un, qui de fait est décalé. Dans les mirages de la vie, la seule qui soit un tant soit peu raisonnable c'est la mère de Sarah Jane, dans le secret magnifique, c'est la veuve jouée par Jane Wyman, dans tout ce que le ciel permet, c'est le jardinier parce que lui au moins il prend le temps de regarder les arbres pousser.
Alors évidemment, le décor est en résonance avec cette exacerbation, usant d'harmonies vives et contrastées (Ce sont les seuls films que je connaisse où on réussit un mélange entre le contraste fort avec des noirs profonds, et des jeux de couleurs vives).
Le problème du mélo c'est qu'il a disparu précisément parce qu'il est fermé sur lui-même, il n'appelle aucun renouvellement, et il contient déjà sa propre remise en cause à travers le personnage du niais qui vient se moquer devant le public du combat de titans qui se déroule derrière lui : quand on compare la guerre des étoiles et des mélos du 19ème, c'est exactement la même structure, qui est elle-même une juxtaposition de genres différents : roman noir, tragédie, épopée, comédie.
La dimension comique est absente des films de Sirk, de même l'aspect du roman noir qu'il ne connaît pas non plus, et les oppositions ne sont pas celles du mélo, il n'y a pas de traitres.
En revanche il y a le frottement des tragédies : Jane Wyman va trop vite et Roch Hudson va trop lentement, leurs rythmes sont dissemblables et donc ils ne peuvent pas se rencontrer, l'un vit dans la réalité et dans l'humain, l'autre dans l'hystérie du fric et de l'apparence et en plus ils commettent la hamartia (la faute, l'erreur, la malchance) de se croiser ce qui les conduit au malheur. C'est la structure d'une tragédie à proprement parler.
Donc je persiste, il faut dire selon moi les tragédies flamboyantes de Sirk, de Minelli, de Cukor, les trois cinéastes qui usent de la couleur pour définir un monde fantasmé.
à Terence
De Pierre Puchot
(auteur)
Journaliste | 13H43 | 07/11/2007 |
L'analyse de films tient aussi à la manière dont on le vit. Vous dîtes que la dimension comique est absente chez Sirk, je ne le ressens pas comme cela : le personnage d'ernst greaber, un peu maladroit, un peu perdu, est construit pour produire des situations comiques notamment à son retour en Allemagne.
Pour ce qui est du mélo, je persiste : la plupart des films de Sirk n'ont pas une structure narrative tragique : les personnages sont plutôt lisses et ne s'opposent pas directement, la mort est édulcorée et rarement montrée comme telle, même en temps de guerre (cf le cadavre gelé du » Temps d'aimer »)… l'intrigue progresse bien plus par le biais de scènes quotidiennes, de soirées dansantes, de rendez-vous galants, que via des deus ex machina retentissants ! Ce qui est d'ailleurs fascinant dans cette manière de conduire un récit, c'est la tension dramatique qui résulte de ces petites scènes.
S'il s'agit de dire que les films de Sirk ne sont pas des mélos purs, allons-y gaiement, c'est le propos de l'article (d'où l'association des deux termes, mélo et militant, a priori antinomiques). N'y voir qu'une tragédie me semble vider le scénario et la mise en scène de leur singularité.
Mais vous le dîtes vous-même : vous considérez le mélo comme un genre fermé, parce que vous l'enfermez dans une définition de dictionnaire. Aucun ne l'est : il contient des ingrédients que l'on peut réutiliser à l'infini. C'est ce qui est beau, qui fait qu'une histoire peut être raconter de mille manières, sans jamais avoir le même goût, le même sens, le même intérêt…
à Pierre Puchot
De Terence
21H33 | 07/11/2007 |
Je trouve que c'est une discussion très intéressante parce que fondamentalement, vous ne pouvez pas avoir tort, il y a dans les films de Sirk un exacerbation qui est celle qu'on trouve dans le mélodrame. Mais pour moi, je ne vois rien d'autre du mélo.
Qu'est-ce qu'une structure narrative tragique, pour trouver une description, il faut aller voir chez Scaliger.
Aristote dit : C'est un personnage sur qui tombe la hamartia (faute, erreur, malchance) et cette hamartia provoque un enchaînement qui fait tomber ce personnage dans le malheur. Et Scaliger dire qu'il y a une phase montante, puis la faute, puis la chute et une sorte de calme étrange après la tempête. L'opposition des personnages entre eux, c'est l'épopée : les bons et les méchants ou le mélo, la victime pure et le traitre absolu. La tragédie ne connaît pas forcément l'opposition, sinon la confrontation à un dilemne insoluble, les personnages tragiques sont pris au piège d'une contradiction, d'un paradoxe : Jane Wyman aime son jardinier mais elle ne vit pas dans le même monde que lui, donc cela ne peut pas se résoudre.
Yago et Desdémone sont des personnages plus proches du mélo que de la tragédie, tandis qu'Othello est purement un personnage tragique, qui commet la faute justement de croire Yago et qui par là-même tombe dans le malheur.
Si dans l'obsession magnifique, cela est moins évident, mais on peut le démontrer, dans tout ce que le ciel permet ou bien dans les mirages de la vie, on est en plein dans l'enchaînement tragique : une rencontre qui est une faute, et l'enchaînement implacable qui conduit au malheur, car bien entendu, Sirk nous fait comprendre que le jardinier est mort (il a rejoint le monde des rêves de celle qu'il avait eu le malheur d'aimer).
Mais quand bien même le héros ne mourrait pas, ce qui est au coeur de la tragédie, c'est la hamartia, la faute, l'erreur, la malchance. Oedipe commet la faute, l'erreur, la malchance de tuer son père et de coucher avec sa mère et il finit par se crever les yeux. Il ne meurt pas.
Ben je considère par ailleurs le mélo dans son histoire : il nait en 1800 avec Pixerécourt et il finit en 1915.
Ensuite, il y a des drames, le drame bourgeois, le drame symboliste, le drame contemporain, qui certes sans doute empruntent parfois au mélo (tous les téléfilms empruntent beaucoup au mélo en singeant un traitre et une pure victime), mais qui remontrerait sur scène les pièces de Pixerécourt ou de Ducange, ou même les pièces de Xavier de Montépin, personne. Elles sont injouables aujourd'hui. Le genre dans sa version théâtrale est clos. Au cinéma c'est autre chose mais comparer Sirk et la guerre des étoiles, cela me semble un peu difficile. Et chose curieuse je n'ai jamais entendu quelqu'un dire que la guerre des étoiles état un mélo alors qu'il répond parfaitement à la structure du genre.
à Terence
De adrien de rien
play-list.blog.20minutes.fr | 15H16 | 07/11/2007 |
« Donc je persiste, il faut dire selon moi les tragédies flamboyantes de Sirk, de Minelli, de Cukor, les trois cinéastes qui usent de la couleur pour définir un monde fantasmé. »
Persistez, je vous accompagne !
à adrien de rien
De Pierre Puchot
(auteur)
Journaliste | 15H22 | 07/11/2007 |
J'aime aussi à l'occasion être accompagné dans mes persistements. Je vais finir par être jaloux…
à Pierre Puchot
De paristapiole
16H36 | 07/11/2007 |
J'aime bien ce que Jean-Luc Godard avait écrit à propos du Temps d'aimer… : « Je n'ai jamais cru autant à l'Allemagne en guerre qu'en voyant ce film américain tourné en temps de paix ». C'est un de mes Sirk préférés même si j'ai un faible pour « Tout ce que le ciel permet » que je regarde très souvent dans la belle version de The Criterion Collection.
De
09H00 | 07/11/2007 |
euh ça sort chez Carlotta éditeur plutot respectueux et très respectable (comme 2-3 autres petits éditeurs français d'ailleurs) tu es sur qu'ils sont retaillés dans ce coffret ?
De Pierre Puchot (auteur)
Journaliste | 12H30 | 07/11/2007 |
De fait, Le secret magnifique est en 1.33 ; Tout ce que le ciel permet en 1.85, comme le mirage de la vie. Le temps d'aimer est en 2.35. Tous les quatres sont des « nouveaux masters réstaurés ».
à Pierre Puchot
De
12H45 | 07/11/2007 |
Argh ! Bon eh bien dommage… espérons que le crétinisme qui valait à tous les films sortant aux US d'être retaillé en 1.33 quand les télés faisaient cette taille ne prennent pas ici, à l'heure ou celle ci sont passés au 16/9ème…
Je suis déjà assez souvent surpris de voir que les gens qui possèdent ces nouveaux écrans ne supportent plus de voir une image 4/3 sur celui-ci et préfère avoir une image remplissant l'intégralité de celui-ci quand il regarde la télé, un vieux film ou jouent à la console, même si l'image est alors complètement écrasée
De paristapiole
16H45 | 07/11/2007 |
N'oublions pas tout de même de rendre à César. « Le Secret magnifique » et « Mirage de la vie » sont des remakes de deux films de John M. Stahl des années 30, un peu oublié aujourd'hui et à qui on doit également l'incroyable « Péché mortel » avec Gene Tierney (1946). Voila, c'est dit.
De Pierre Puchot (auteur)
Journaliste | 17H55 | 07/11/2007 |
Deux films de Stahl que l'on retrouve dans ce coffret…