Ludwig van Beethoven super star des écrans

Une immersion totale dans l'œuvre de Beethoven, c'est ce que propose l'auditorium du Louvre tout au long du mois de mars, au cours de trente séances de musique filmée dont des trésors inédits. Mais pourquoi donc le compositeur est-il le chéri des caméras ?
« Beethoven ? Mais c'est de la musique, c'est pas un monsieur ! “, proteste une petite fille devant un adulte qui veut lui raconter la vie de Beethoven. Ce mot d'enfant est ‘vrai’ : rarement un compositeur aura autant incarné la musique que lui, sa surdité étant le paradoxe suprême de son génie. Dès son vivant (il est né à Bonn en 1770), Beethoven était devenue une icône dont plus de vingt mille personnes ont suivi les funérailles à Vienne en 1827.
La popularité immense de son œuvre, ses innombrables tubes (” l'Hymne à la Joie » de la Neuvième Symphonie , la Cinquième Symphonie et ses fameuses quatre premières notes décrites par Beethoven comme ‘le destin qui frappe à la porte’, la Troisième Symphonie » Héroïque, la sonate pour piano Clair de lune et tant d'autres) ont depuis toujours attiré les plus grands interprètes,
Récupération tous azimuts
Cette popularité, les œuvres de Beethoven la doivent à son génie de musicien mais aussi au message qu'elles transmettent, celui d'une fraternité qui trouve son apogée dans l'Hymne à la Joie de la Neuvième Symphonie , poème de Schiller qui est un appel à la fraternité :
L'homme est pour tout homme un frère, que tous les êtres s'entendent…
Une telle beauté, une telle réussite, une telle universalité : une aubaine pour les pouvoirs politiques qui s'approprient cette symphonie, pour le meilleur comme pour le pire.
Hymne officiel européen depuis 1972, la Neuvième avait été détournée à son profit par le régime national-socialiste. On voit le chef d'orchestre Wilhelm Furtwängler la diriger devant Göhring et un parterre de nazis à Berlin pendant la guerre, mais on voit aussi Arturo Toscanini, vigoureux résistant à l'ordre fasciste, diriger cette même symphonie avec un orchestre américain juste après la guerre.
Et en 1989, pour célébrer à Berlin la chute du Mur, c'est cette œuvre que le chef d'orchestre Leonard Bernstein avait choisie comme emblème de liberté et de fraternité : l'orchestre était formé de musiciens venant des deux côtés du mur.
Les caméras étaient aussi présentes quand Hans Knappertsbusch dirigeait la Troisième Symphonie » Héroïque devant les officiels nazis, un soir de 1942. Qu'elle soit la traduction en musique des idéaux révolutionnaires de Beethoven ne semblait pas les gêner. (Voir la vidéo)
direction Hans Knappertsbusch
« Pain bénit des musiciens », comme le dit le violoncelliste Paul Tortelier, les œuvres de Beethoven sont leurs meilleurs passeports hors de leurs frontières. Et elles sont très souvent jouées lors de manifestations officielles où les caméras sont là. Grâce à elles, nous pouvons entendre et voir le chef mythique Carlos Kleiber diriger la Cinquième Symphonie lors d'une tournée au Mexique en 1982 avec l'Orchestre Philharmonique de Vienne.
Cette séquence complètement inédite a été retrouvée grâce à Internet : Christian Labrande, programmateur de ce show Beethoven à l'Auditorium du Louvre, est tombé sur un site de partage où se trouvait un très court extrait montrant le chef en train de diriger. Deux indices : une speakerine qui parlait espagnol et le sigle d'une télévision.
A partir de là, la chasse a commencé pour retrouver le trésor : le film complet de la Cinquième Symphonie dirigée par Carlos Kleiber un soir à Mexico… (Voir la vidéo)
direction Carlos Kleiber
Bien d'autres trésors seront montrés : les neuf symphonies avec neuf chefs différents (dont Georg Solti, Herbert von Karajan, Rafael Kubelik, Charles Munch, Karl Böhm, Claudio Abbado, George Szell…), les cinq concertos avec des pianistes tels Emil Guilels, Arturo Benedetti Michelangeli, Maurizio Pollini, des sonates pour pianos avec Glenn Gould, Wilhelm Kempff, la Missa Solemnis filmée par Franco Zeffirelli à Rome… Il y en a pour tous les amoureux de tous les genres beethoveniens.
Du ballet de Béjart au mixage de Pierre Henry
L'œuvre de Beethoven est tellement forte qu'elle a essaimé jusqu'à aujourd'hui, inspirant à d'autres artistes de nouvelles créations. En plus d'une commande au compositeur Philippe Manoury, qui sera créée par le pianiste Jean-François Heisser le 7 mars, nous pouvons découvrir ou redécouvrir des chefs-d'œuvre qui ne touchent pas forcément les mêmes publics.
A commencer par la Dixième Symphonie » de Pierre Henry créée en 1979, qu'il a élaborée à partir des neuf symphonies de Beethoven et qu'il a remixée vingt ans plus tard. Ou la Neuvième Symphonie , le ballet du chorégraphe Maurice Béjart créé en 1964, dont le succès ne s'est jamais démenti. Ou encore Trio du chorégraphe William Forsythe, ballet créé en 2007 sur la musique du Quatuor à cordes n°15 » dont voici un extrait… (Voir la vidéo)
Bon à savoir : il n'y a pas une note de Beethoven dans « Beethoven », le film qui raconte les aventures d'un gros chien nommé… Beethoven. Le chien est un saint-bernard. Question de fraternité.
► Ludwig van Beethoven et ses métamorphoses - Du 3 mars au 4 avril à l'auditorium du Louvre - Accès par la pyramide et les galeries du Carrousel – Informations : 01-40-20-55-55 - www.louvre.fr - Tarifs : 2-6€ la séance
► Concerts : Giovanni Belluci, Jean-Frédéric Neuburger, Giora Schmidt, Alexander Kobrin, Jean-François Heisser.
- 6462 visites













En notant les commentaires pour leur pertinence, vous en facilitez la lecture. Les moins bien notés se replient d'eux-même mais peuvent s'ouvrir d'un clic. Pour pouvoir commenter et noter, merci de vous inscrire. Les commentaires sont fermés après sept jours. Pour en savoir plus, lire la charte des commentaires.
Bon à savoir: il n’y a pas une note de Beethoven dans « Beethoven », le film qui raconte les aventures d’un gros chien nommé… Beethoven. Le chien est un saint-bernard. Question de fraternité.
Oui,par contre,il est beaucoup question de Beethoven dans le film de Stanley Kubrick » Orange mécanique » ( qui ne parle pas franchement de fraternité ) ..
Puisqu’il n’ ya pas que Beethoven, voici d’autres ludwig
http://kprodukt.blogspot.com
Désolé, c’est de la daube
Parfaitement objectif comme commentaire!
Si l’on compare (Et c’est ce qui était suggéré dans le post) à Ludwig Van Beethoven alors c’est effectivement de la daube !
Quelle tristesse ces gens dont on a confisqué l’adolescence et qui n’ont pas écouté Ludwig von 88!
Je ne vois pas d’antogonisme, j’écoute le grand Ludwig classique, comme il m’arrive encore, par la magie de la lecture aléatoire, de tomber sur un des 17 plombs pour péter les tubes, une aventure de Louison Bobé ou bien une partie des missions Oulala.
Ce qui me paraît saugrenu, c’est de comparer les deux, on n’attend pas du tout la même chose lorsqu’on écoute une symphonie ou un vieux groupe décalé, c’est absolument incomparable, d’où le non sens d’en exclure un au profit de l’autre.
Enfin bref, c’est dommage de ne pas connaître l’un des deux.
Je n’ai pas le sentiment que l’on m’ait confisqué mon adolescence et si je n’ai pas écouté Ludwig Van 888 (Trop agé) j’ai par contre longuement écouté, entre autres, The Clash (Et il m’arrive avec plaisir de ressortir leurs albums)et je confime qu’en comparaison ton truc c’est de la daube.
Désolé.
euhhh, est ce que l’on appelle du rock à texte …?
C’était un trait d’humour, mais peut-on rigoler avec LA MÛÛSIQUE?
l »humour n’était pas apparent dans la vidéo, mais la daube oui.
La musique de Beethoven est populaire parce qu’elle est facile à comprendre et facile à jouer aussi . L’idéal pour le petit-bourgeois qui se pique d’un verni de culture .
Le Louvre ne prend vraiment pas beaucoup de risque . A la rentrée de 2008 , il est prévu un partenariat avec de grands opéras du monde et on commence avec la Scala et avec du Verdi .
Le bling-bling culturel est en marche … Merci madame Albanel .
@ gateway
Ca me fait penser à deux choses:
1-Le mec qui va chez un disquaire pour acheter la musique du film « Amadéus ».
2-Le petit bourgeois parvenu de Bourdieu qui s’offre un semblant de culture.
Ce doit d’ailleurs être le même ou la même. Albanel?
d’accord avec vous si 1 + 2 = Ersatz de la culture, car il y a un abîme qui sépare « connaître » de « être informé » celui-ci fournissant « un semblant de culture »; autrement dit, celui qui s’achète la musique du film « Amadeus » s’est informé sur la musique de Mozart s’octroyant le droit de dire ensuite qu’il connaît la musique de Mozart
mais quel snobisme…
et d’un, pour s’ouvrir à la musique classique (si on n’a pas eu la chance d’y être initié) autant commencer par des oeuvres connues et accessibles (en apparence…) qui donneront envie d’aller plus loin.
et de deux, le sempiternel couplet méprisant « c’est-populaire- donc-c’est-nul » va un peu loin là.
soyons plutôt heureux qu’un grand compositeur soit mis à l’honneur.
musique facile? tu confonds une musique, qui étant créatrice de tout ce qui se fait actuellement , est « reconnue » du grand public, avec une musique facile
Un très grand musicien, une musique difficile à jouer techniquement et musicalement, et je suis vraiment ravie de cet expo….c’est pas parce qu’on aime pas Sarko et son gouvernement qu’il faut critiquer tout et n’importe quoi
T’aurais peut etre preferé une expo Johnny au Louvre? parce que la ça aurait été du bling-bling;-)
@ paradoxe
Sarko n’y est pour rien, mais il se trouve que la base de la musique est à aller chercher chez Bach, pas chez Beethoven.
Pour trouver une musique difficile il vaut mieux se tourner vers Mozart.
beethoven est dans la continuité de Bach, ainsi que Brahms, ce sont eux avec d’autres(Schuman etc) qui ont crée ce qu’on appelle la musique romantique
Fidélio facile? Que celui qui joue du violon depuis ses 8 ans nous joue le deuxième mouvement de la 7ème symphonie, après on discute
Oui Bach est la base de ce qu’on appelle la musique classique et antérieur à Beethoven et alors?
Mozart,Bach, Beethoven et d’autres ont composé des morceaux faciles, qui servent à l’aprentissage de la musique de nos jours, mais il n’ont pas écrit que ça, et je persiste et signe que c’est une très bonne idée de dépasser justement ces morceaux ultras connus, pour faire connaitre l’intégrale de ce grand compositeur
Je joue du violon depuis l’âge de six ans et du piano depuis mes huit ans . Alors merci de ne pas m’expliquer ce qu’est une » musique difficile à jouer techniquement » .
il serait donc grand temps d arrêter la paluche sur instrument; la difficulté d’exécution n’a aucun rapport avec les émotions que cela procure.
pensez-vous alors qu’une médiocre exécution procure les mêmes émotions qu’une exécution approchant la perfection ? je n’en suis pas du tout sûre!
quant à l’article de Mme Kraft - je ne vois pas l’utilité de la politisation de la musique de Beethoven, cela me paraît être un chemin de la facilité
si toutefois Mme Kraft vous tenez à faire un lien entre la musique et la politique, pourquoi vous ne dites pas un mot sur le Forum Voix étouffées qui a lieu tous les deux ans (cette année un colloque international et des concerts ont eu lieu en janvier ; pour ceux qui pourraient s’y intéresser :
www.voixetouffees.org) et dont le thème est celui de la musique dite « dégénérée » (Entartete Musik) et des
compositeurs intérdits sous le 3e Reich ?
pour quelqu’un tant soit peu cultivé (musicalement entre autre), l’article relate des choses connues
il n’est pas question d’une exposition au Louvre, mais bien d’une série de films sur la musique, cette année sur celle de Beethoven, qui a lieu tous les ans à l’Auditorium du Louvre ; si vous aimez la musique, je vous le conseille vivement
Je rajoute une photo pour tous les sarkozystes pavloviens qui me disent que je ne connais rien en musique .
http://img340.imageshack.us/img340/7382/violon2wk9.jpg
c’est vous lors d’une audition de sélection d’élèves ou lors d’une production publique comme on la fait à la fin de l’année scolaire à l’école de musique?
cette photo me fait penser à mon frère qui jouait du violon avec beaucoup de musicalité
doit-on en conclure que la gauche encaviardisée préfère Verdi et rejette Ludwig le bling bling ?
Wolfang serait-il, quand à lui, un mou orange ?
Gateway ?
J’ai taclé Albanel pour le plaisir ;-) . Mais plus sérieusement , je trouve que le Louvre n’a pas a être le TF1 de la culture .
le Louvre (plus précisément et en rapport avec l’article : l’Auditorium du louvre) n’est pas le TF1 de la culture, ce sont le style et la présentation de l’article qui vous induisent en erreur
Je veux bien marta . Mais mon commentaire se basait sur l’article bien sûr . Et puis , une petite polémique sur la musique classique n’est pas non plus pour me déplaire ;-)
à moi non plus ; une petite polémique sur la musique classique serait plus intéressante (je respecte les commentaires des autres et les lis ; le temps que cela prend!)si les commentateurs s’abstenaient de lui coller imanquablement des résonances de la politique d’aujourd’hui
Décidement…
Beethoven est-il voué à la « récupération tout azimut » ?
Ou pouvez vous envisager que certain aille voir cette expo, non pas par hommage à l’initiative politique d’un membre politisé, mais simplement par amour de la belle musique, qu’elle soit « facile » ou « difficile » ….
Depuis quand jugez vous la musique sur la difficulté d’interpretation du morceau ? Avez vous oublié ce que c’est de ressentir un sentiment à l’écoute d’un morceau ?
@ gateway
Il faut vraiment ne pas connaître grand chose en musique en général et à Beethoven en particulier pour dire que son oeuvre est facile à comprendre et à jouer. Bien des virtuoses doublés de penseurs profonds mettent toute une vie pour l’approcher.
La popularité de Beethoven ne réside pas dans la facilité mais dans le sentiment d’urgence et de nécessité qui se dégage de la plupart de ses créations.
Quand on connaît sa vie et ses engagements les considérations que tu développes à son propos paraissent bien comiques.
Beethoven c’est du bonheur, Mozart c’est du bonheur, Barber c’est du bonheur,etc….
alors svp, arretez de comparer des grands compositeurs entre eux, pour savoir lequel est le meilleur, on est pas en train de parler de dave et mireille mathieu, bordel !
extraordinaire ego qui fait que quand on est pas d’accord avec le monsieur on est sarkosiste et pavlonien
je lache l’affaire
j’irais voir cette expo et j’espère qu’il y en aura d’autres, sur Bach, Mozart, Schuman, etc……
oui la musique c’est du bonheur et je prefère que mes impots servent à des expos comme ça qu’à des vacances top fashion du couple Sarko
« sarkosiste et pavlonien » s’attachait à ceux qui me disaient que je ne connaissais rien à la musique ! Vous êtes vraiment de mauvaise foi !!!
je? c’est pas un article sur vous la, mais sur une expo sur Beethoven……mais vous avez raison, je dois être de mauvaise foi, puisque je m’attache à défendre un compositeur que j’admire au lieu de ne parler que de vous et de votre talent……….
« extraordinaire ego qui fait que quand on est pas d’accord avec le monsieur on est sarkosiste et pavlonien »
« Que celui qui joue du violon depuis ses 8 ans nous joue le deuxième mouvement de la 7ème symphonie, après on discute »
« musique facile? tu confonds une musique, qui étant créatrice de tout ce qui se fait actuellement »
Oui , merci de me lacher les basquettes !
gateway - je vous ai répondu plus haut, ma réponse à votre réponse - et j’ai eu raison : ils politisent trop et qui plus est insultent
allez, les gars, du calme, du calme
Avec le temps « Ludwig van Beethoven » est devenu plus important et considéré comme le plus grand génie que « Wolfgang Amadeus Mozart ». Pareil que « Jean Moulin » est considéré comme plus grand résistant que « Charles de Gaulle ».
« Fout l’camp ou met des housses » Mozart ! C’est ainsi que Desproge l’écrivait.
Quelqu’un aurait demandé à Rossini ; « Maître qui est pour vous le plus grand musicien ? » » Beethoven ! », « Et Mozart ? » , « Ah Mozart, c’est le seul… ».
La plupart de vos commentaires sont dignes d’une bagarre de cour de récréation (en primaire) : il y a les « petits boutistes » et les « grands boutistes » (Jonathan Swift), il y a même les « jusqu’au boutistes ». Je me demande ce que doivent en penser les millions de français pour qui Beethoven (Bach, Mozart et les autres), c’est de la « grande musique » inaccessible ? Ce n’est pas grâce à vous qu’ils vont changer d’avis.
A coté, la bagarre entre le MEDEF et l’IUMM fait très sérieuse !
Pardon aux quelques commentateurs qui sortent du lot
il y a du vrai dans ce que vous dites ; le problème, à mon sens, vient de ce que les commentateurs prennent un article pour un point de départ pour se lancer dans une bataille verbale qui les éloigne du sujet proposé et les entraîne dans une « bagarre de cour de récréation (en primaire) »
il est vrai aussi que de tels réactions ne vont pas changer, comme vous le relevez avec justesse, l’avis de ceux pour qui la grande musique est inaccessible ( sous-entendu:ne vont pas les pousser à s’y intéresser; j’espère avoir bien compris ce que vous vouliez dire)
Vous avez, évidemment, bien compris ce que je voulais dire. Maintenant, je pars vite faire autre chose, persuadé de mon inutilité dans cette discussion.
Merci à vous, en tous cas, pour votre attention.
Merci à Nathalie Krafft de signaler l’existence des vidéos des 3e et 5e symphonies sur DailyMotion mais, puisque nous sommes sur Rue89, n’oublions pas d’aller voir sur YouTube l’événement musical de cette année-là : la 9e par Bernstein à Berlin (www.youtube.com/watch?v=imv2M64t_og&feature=related).
Le suffixe &fmt=18 qui doit mettre YouTube en PHD (Presque Haute Définition, je viens de l’inventer) ne paraît pas encore fonctionner dans ce cas précis.
Merci, je ne m’attendais pas à écouter du Beethoven ici. Revenez plus souvent Mme Krafft.
Superbe enregistrement de Knappertsbusch à Berlin. J’adore tout de ce musicien, surtout ses quatuors, les derniers…
Pourra-t-on voir Orange Mécanique au Louvre? Ce que Kubrick a fait de « Ludwig Van » dans ce film est unique dans l’histoire du cinéma, et de la musique.
Votre réaction, ainsi que certaines autres à cet article, indique que je ne me suis sans doute pas exprimée assez clairement : il s’agit de séances de musique filmée (des concerts principalement) et non de films de fiction dont la musique de Beethoven accompagne les images.
On ne verra donc pas Orange Mécanique au Louvre. Ceci étant, je suis d’accord avec vous : la manière dont Kubrick se sert de la musique de Beethoven pour accompagner son film est exceptionnelle, tout comme il avait su si bien le faire avec celle de Ligeti dans Eyes white shut ou celles de Schubert et Haendel dans Barry Lindon.
Mais c’est un tout autre sujet !
euhh je me permets de rappeler que Kubrick n’était pas le compositeur des thèmes de Schubert, Beethoven, Haendel… qu’il utilisait dans ses films…Cela semble évident mais toute chose n’étant pas égale il est nécessaire de rappeler ces évidences …
Le fait de bien choisir les accompagnements musicaux d’un film (Comme Blier l’a souvent fait avec Schubert) ne fait pas de celui qui a fait ces choix un créateur qui mérite que l’on utilise des superlatifs qui, àç mon sens, ne doivent être réservés qu’à des artistes de génie…
Ligeti avait aussi été utilisé dans Shining, pour renforcer le sentiment d’étouffement, de dédoublement et de folie meurtrière de Nicholson. On retrouve ce compositeur bien trop méconnu dans les scènes de partouzes rituelles d’Eyes Wide Shut. Dans ce film, les valses de Chostakovitch m’ont particulièrement impressionné.
J’ai découvert Schubert grâce à la splendeur de son trio dans Barry Lindon…
Associer Beethoven à une folle équipée d’hyper violence dans Orange Mécanique nous a fait redécouvrir la solitude tragique de Beethoven, et seul un artiste de la dimension de Kubrick pouvait nous en donner les clefs.
Encore une fois, merci
Ok ,c’est peut_etre un tout autre sujet,
Il n’empèche que pour bcp découvrir
une autre musique,comme celle de L V B est
vraiment une belle porte d’entrée.
Apres tout,peut importe, la manière d’entrer…
L’essentiel n’est-il pas de vibrer ?
« JE NE CONNAIS PAS D’AUTRE FORME DE SUPERIORITE
QUE LA BONTE . »
Ludvig Van Beethoven
à rue89 : expliquez-moi un détail :
« Editer. Répondez-lui » ne figurent que sur mes réactions, pas sur les autres ; quelle en est la raison?
@ V comme Vendetta
Nous comprenons à vous lire que vous avez une admiration sans limite pour Kubrick…Cependant j’ai du mal à comprendre en quoi Kubrick est à l’origine de quelque chose « d’unique dans l’histoire de la musique »….? Serait il le compositeur d’opéras, de symphonies, de concertos, de sonates uniques dans l’histoire de la musique…? Uniques au point même d’éclipser Mozart , Beethoven, Schubert, Wagner….?
Votre réaction m’intéresse …
@Gevrey
Je n’ai pas écris exactement ce que vous dites, mais : « Ce que Kubrick a fait de "Ludwig Van" dans ce film est unique dans l’histoire du cinéma, et de la musique. »
Ce que je voulais dire, c’est que Kubrick a été le premier a vraiment penser la musique classique au cinéma, non comme une description sonore d’image, mais comme un élément à part entière de son oeuvre.
Dans Orange Mécanique, Beethoven a été repris avec des arrangements modernes, ou en accéléré. Il y a une brisure du tempo, du timbre et des couleurs de l’œuvre originale. Kubrick sent cette musique de l’intérieur et nous montre grâce à elle une sorte d’intuition de la vérité de ses personnages et de son histoire. L’adéquation entre son, lumière et image est particulièrement forte, et impose même une nouvelle écoute à cette musique.
On ne saisit pas Beethoven de la même façon avant et après avoir vu Orange Mécanique. Il le refaçonne comme un interprète musicien pourrait le faire, et d’une certaine façon, il fait aussi oeuvre de musicien.