
Mes quatre jours au festival du Burning Man : hippie 2.0
(De Black Rock City, Nevada) Ne cherchez pas Black Rock City sur une carte. Car cette charmante bourgade de 50 000 âmes dans le désert du Nevada n'existe qu'une semaine par an. C'est là, au beau milieu de nulle part, que se rassemblent chaque année, à la fin du mois d'août, artistes, teufeurs du monde entier et cadres de la Silicon Valley pour célébrer le Burning Man. Mais qu'est-ce que le Burning Man ? C'est là que les choses se compliquent.
« Décrire le Burning Man à quelqu'un qui n'y a jamais été, c'est un peu comme de tenter de décrire les couleurs à un aveugle », dit un « Burner ». A mi-chemin entre Tatouine et Mad Max, un kaléïdoscope de sons, de couleurs, de sensations porté à ébullition par le soleil, la poussière, les drogues et la techno. Aucun programme, aucun ordre du jour, un espace de totale liberté où il s'agit juste d'être, de déambuler, d'échanger et, c'est ce qui fait la magie du lieu, d'abandonner toute velléité de jugement des autres. Visite guidée de ce « carnaval post-moderne de l'absurde » :
Pour voir le diaporama de Damian Ewens en plein ecran, cliquez ici
Pour la petite histoire, en 1986, Larry Harvey, un amoureux éconduit, décide, avec des amis, d'aller sur la plage de San Francisco brûler un mannequin de bois à l'effigie de l'homme qu'il souhaitait cesser d'être. Ils sont alors 20 et le « Man » fait 2,45 m. En 2008, le « Man » faisait 25 mètres et nous étions officiellement 49599 (source Wikipédia). Et c'est là que j'interviens. Plus précisément aux environs de 18 heures le jeudi 28 août.
En arrivant aux portes de Black Rock City, je n'ai aucune idée de ce que je vais trouver ici, comme la plupart des autres « vierges » (et oui, c'est ainsi que l'on nous appelle). L'accueil est un peu Club Med, mais il faut bien un sas entre le monde réel et le Burning Man. Après m'être vu enjoint de me rouler dans la poussière du désert (ça, c'est fait, la poussière ne partira plus de tout le séjour), je dois faire l'amour à la Playa (c'est, non sans ironie, le nom que l'on donne à cette terre qui a probablement vu l'eau pour la dernière fois il y a des millions d'années) pour la remercier de m'accueillir. Avant de prendre une fessée publique pour célébrer la fin de ma virginité.
On me demande ensuite si je transporte des drogues à bord de mon véhicule. Je me dis alors qu'on est quand même aux Etats-Unis et qu'on n'y plaisante décidément pas avec la loi. Surprise : ma réponse négative me vaut une invitation à rebrousser chemin. Au moins les choses sont claires…

Géographiquement, le Burning Man c'est un immense cercle de plusieurs kilomètres de diamètre découpé comme une horloge et dont le centre est l'effigie du « Man ». Avec mes petits camarades de jeu, nous élisons domicile à « 9 heures ». La stratégie est d'être suffisamment loin des sound systems pour avoir une chance de dormir (un participant m'a avoué ressentir les basses dans sa poitrine à l'intérieur de son camping-car jusqu'au petit matin). Mais pas trop loin non plus pour ne pas se retrouver en banlieue et être obligé d'utiliser les transports en commun (en l'occurence, des véhicules aux allures spatiales montés sur des carcasses de bus ou de tondeuses à gazon).
Sur place, aucun commerce, à l'exception d'un bar qui sert café, thé et boissons énergétiques, ainsi qu'un marchand de glace. Ce qui signifie que tout doit avoir été prévu et amené de l'extérieur. Eau, nourriture, alcool… et costumes pour ceux qui n'ont pas retenu l'option nudiste. Et tout devra être ramené : on ne laisse aucun déchet sur la Playa. Les règles sont peu nombreuses mais elles sont strictes.
Le travail de préparation prend parfois une année et des centaines voire des milliers de dollars pour les projets les plus ambitieux. Quant à mon « camp », nos deux jours de préparation et notre mini-budget se payeront par un confort quelque peu rudimentaire. La poussière nous collera d'autant mieux à la peau que, faute de système de recyclage des eaux usées, nous sommes privés de douche et ne pouvons que nous renverser des bidons d'eau ou courir après le camion citerne qui sillonne les allées, faisant office de douche collective. Un manque de préparation particulièrement préjudiciable pendant les tempêtes de sable, comme celle de samedi, qui a duré plusieurs heures :
Mais le Burner n'est jamais abattu pour longtemps. Quelques minutes plus tard, armé de mon keffieh mouillé pour pouvoir respirer et de mes Goggles (indispensables lunettes d'aviateur qui protègent du sable) je refaisais surface au Deep End, « la » rave où célebrer le coucher de soleil sur le Burning Man. Tempête de sable ou pas. (Voir la vidéo)
Reste maintenant à aborder la partie la plus délicate : que fait-on au juste de ses journées au Burning Man ? On tente de rester éveillé tout d'abord. Car il fait chaud (probablement plus de 40 degrés) et les nuits, fraiches elles, sont courtes dans leur versant sommeil : les tentes se transforment en sauna dès 8h30 du matin, mais dormir avant une heure avancée de la nuit serait pêché.
Car disons-le tout de suite : les nuits du Burning Man sont magiques, entre fête foraine, Alice au pays des merveilles et Woodstock. On y danse jusqu'au petit matin sur des bateaux pirates ambulants, dans des domes lunaires ou en plein air entre cracheurs de feu et cowboys nudistes chapeautés. On y croise des jeunes filles promettant « baisers pour tous » sur un petit panneau, un Superman ou une escouade de policiers en bas résille. On s'y fait des amis pour la vie que l'on ne reverra jamais mais avec lesquels on dessine sur le sable des mondes meilleurs. Les corps se rapprochent. Les esprits s'oublient. Jusqu'au lever du soleil sur le désert.
Deux heurs plus tard, réveil façon sauna. La journée sera longue. Perchés sur des vélos de fortune achetés sur Internet juste avant de partir (on nous en offrira finalement d'autres sur place), nous errons, fatigués mais émerveillés, dans les « camps » du Burning Man.
Car ici, et c'est l'une des particularités du lieu, l'organisation n'organise rien. Elle ne fait que financer (avec l'argent des billets d'entrée), les projets des différents participants. Et ils sont pour le moins variés. Certains décident d'installer une balançoire, d'autres vous offrent un bâton d'encens, de l'alcool (à condition d'être armé de son propre gobelet car il n'y a pas de poubelle sur La Playa), un cours de yoga tantrique, un massage, un dancefloor improvisé… Seul impératif : tout doit être gratuit et ouvert à tous.
Exemple d'atelier original, à l'intérieur des toilettes de chantier cet écriteau : « Comment savoir si vous ne demandez pas ». Suivent les détails de différents points de rendez-vous destinés à se trouver des partenaires de sexe… Seule condition : tout doit avoir été verbalisé et accepté avant le passage à l'acte. Sur l'autre mur des toilettes, ce rappel du monde extérieur : « Jeter un corps inadapté dans les toilettes est un crime fédéral. »
Certains passent des mois et dépensent des milliers de dollars à travailler à un projet qui n'est destiné à durer qu'une semaine avec pour seule perspective de retour la gratitude d'un public prompt à l'hyperbole. L'éphémère hissé au rang d'art de vie, dont l'apogée est l'incendie du « Man », le samedi soir, au centre de la Playa, sous les viva des 50 000 pensionnaires.
Nous reprenons la route dimanche matin, fatigués, poussiéreux, courbatus mais hantés de délicieuses pensées. Nous mettrons près de quatre heures à parcourir les quelques kilomètres qui nous séparent de la route goudronnée, pris au milieu de cette gigantesque transhumance mécanique. Sur la route, à quelques centaines de kilomètres, nous croisons d'autres Burners. Moment de complicité. Echange de cadeaux (bière contre cigarettes ! ). Nous reprenons notre route vers Las Vegas, la « ville du péché ». Etions-nous vraiment au paradis ?
Photos : Damian Ewens
► Le site officiel du Burning Man
► Corrigé le 15/9/2008 à 11h22 le jeudi de mon arrivée étant le 28 août et non le 29 comme écrit par erreur. Mes excuses à Saint Augustin d'Hippone, saint patron du 28 août.
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De jeffouletofou
cddiste | 14H13 | 14/09/2008 |
voila de lart du vrai du beau
mes gosses je les y enverrai de force la bas (encore que bien eduque ils iront surement avec plaisirs).
« On me demande ensuite si je transporte des drogues à bord de mon véhicule. Je me dis alors qu'on est quand même aux Etats-Unis et qu'on n'y plaisante décidément pas avec la loi. Surprise : ma réponse négative me vaut une invitation à rebrousser chemin. Au moins les choses sont claires… »
J'adoooooooore
De Michael A.
apprenti-chercheur (futur chômeur) | 14H56 | 14/09/2008 |
Un peu cramés, ces « burners » ?
Ok je sors…
De foobar
nabalzr | 15H03 | 14/09/2008 |
Sisi c'est sur les cartes : )
http://www.flickr.com/map ? &fLat=40.7795&fLon=-119.2136&zl=2&order_by=rec…
De greenworld
15H05 | 14/09/2008 |
boom : p
De jeffouletofou
cddiste | 15H23 | 14/09/2008 |
humm je suis un peu choque de voir figurer suyr l'en tete de ce reportage drogue news
faut pas abuser non plus, si pour vous le burning man cest drogue drogue drogue mais ou va t'on.
un peu comme quand tf1 parle des raves party tous des droguées, des seringues partout…. vous tombez bien bas là.
cest un formidable festival qui si un jours je le peux, me verra arrive en string leopard, une plume rose dans le fion. un verre de ricard a la main, un pet dans le bec.
cest comme en teuf, on y est libre et on peut y vivre pleinement notre vie, nos differences tout simplement sans aucun prejuge de la part des gens qui sy trouvent.
cest bien rare actuellement.
à jeffouletofou
De Arnaud Aubron
(auteur)
Rue89 | 15H28 | 14/09/2008 |
En fait il ne faut voir aucun message subliminal caché dans le fait que cet article figure dans Drogues News. C'est juste que c'est mon blog, que je n'ai plus beaucoup le temps d'y écrire et comme il est aussi question de ça (même si bien sûr c'est une infime partie de l'ensemble, vous avez raison) au Burning Man, je me suis que ce serait sympathique de le ranger là. Désolé si ça vous semble tordre un peu le message. Et puis ne peut-on pas dire que l'événement en lui-même est psychotrope ? ; -)
à Arnaud Aubron
De jeffouletofou
cddiste | 15H50 | 14/09/2008 |
ok desole mais y a tellement de case sur rue89 je my perd.
reco pour votre derniere phrase
tiens je viens de lire que vous avez rendu des mecs accro a votre blog huhu soyez LucId : )
De sup. à la demande du riverain 24.09.09
15H26 | 14/09/2008 |
L'endroit a l'air magnifique… rappelez moi d'y aller à un autre moment que fin août.
Musicalement, ça a l'air d'une pauvreté artistique sans fond.
à sup. à la demande du riverain 24.09.09
De Arnaud Aubron
(auteur)
Rue89 | 15H32 | 14/09/2008 |
J'ai peur que l'endroit ne ressemble à un grand rien hors de cette semaine de l'année. De plus, je crois que c'est une propriété privée.
Point de vue musique, le récit que j'en fais est forcément influencé par mes goûts persos. Mais il y a aussi des concerts de tous types de musiques, des soirées (ou même des matinées) rap, reggae, soul… Même si l'essentiel tourne autour de l'electro. C'est une ville de 50 000 habitats qui compte une proportion d'artistes impressionnante. Pauvreté n'est vraiment pas le mot que j'emploierai.
à Arnaud Aubron
De sup. à la demande du riverain 24.09.09
14H05 | 15/09/2008 |
Je me fis uniquement à la vidéo présente dans l'article, et ce que je vois et entends, c'est une pauvre musique techno sans aucun intérêt.
Je veux bien croire que c'est d'une richesse humaine et artistique démentielle, mais alors, la vidéo n'est pas du tout représentative de l'endroit, ou bien ? A ce moment là, il y a un problème avec votre article qui ne rend pas compte de cette richesse.
Si c'est pour voir pendant une semaine des gens se defoncer en dansant sur de la tech, au secours !
à sup. à la demande du riverain 24.09.09
De Arnaud Aubron
(auteur)
Rue89 | 15H33 | 15/09/2008 |
Toute personne qui vous montre une vidéo de 3 minutes et qui prétendrait être représentatif de l'endroit serait assurément menteur. Par ailleurs en ce qui me concerne, je n'ai jamais prétendu que cette vidéo précise se voulait représentative. Il se trouve juste que c'est la vidéo d'une rave à laquelle j'ai assisté. Je vous rappelle qu'il s'agit d'une véritable ville de 48 000 habitants. Il se passe beaucoup de choses au même moment à Black Rock City.
Ceci étant dit c'est vrai que niveau musique, la techno est largement dominante et que si vous n'aimez pas ça, je ne vous conseille pas le Burning Man.
à sup. à la demande du riverain 24.09.09
De Tyb
(par ici, par là) | 18H26 | 15/09/2008 |
je danse sur de le tech sans me défoncer.
et vous me faites rire.
De Bigseb
Blazé | 15H29 | 14/09/2008 |
C'est clair, avant de mourir, j'irais au burning-man.
De didine75
VEGAN pour ne pas tuer d'animaux | 16H01 | 14/09/2008 |
En théorie, ça a l'air très cool et sympa. En pratique, pas de douche, décibels à fond les ballons… pas terrible !
Mais il est clair que ce festival délivre un autre message que le confort et matérialisme, lequel d'ailleurs ? La Liberté ? La tolérance ? Le respect ?
A essayer avant de mourir…
A quand un Burning Man en France ? En pleine canicule ça peut le faire… !
à didine75
De sup. à la demande du riverain 24.09.09
14H21 | 15/09/2008 |
A quand un festival qui passe autre chose que de la tech ? ? ?
Il y a une richesse plastique et une inventivité dans les costumes et les oeuvres utopiques qu'on ne retrouve pas du tout dans la musique, comme si pour se retrouver, il faut à tout prix danser sur un bit monolithique binaire primaire, c'est chiant ! « Hang the DJ ! »
De micke
utopiste | 16H56 | 14/09/2008 |
bah ya des rainbow gathering tous les étés en europe ;
ils n'attirent pas 50000 personnes certes, mais le principe est assez similaire didine.
à micke
De Arnaud Aubron
(auteur)
Rue89 | 17H00 | 14/09/2008 |
Vous avez des coordonnées (sites surtout) ou même des noms de lieu, au cas où des riverains seraient intéressés ?
à Arnaud Aubron
De Tyb
(par ici, par là) | 09H57 | 15/09/2008 |
Sinon quelques personnes qui y vont régulièrement essayent depuis quelques années de lancer un Burning Man européen…
Bon je sais pas en est et ceux que je connais sont des cons finis : p
à Arnaud Aubron
De guerzit
Incomprenant majeur | 11H00 | 15/09/2008 |
Les rassemblements rainbow sont à mon sens moins intéressants. C'est plus sectaire, très babacool, très reglementé aussi surprenant que ca puisse paraitre ; pas de viande, pas de ci ni de ca… On y pratique la méditation, les techniques respiratoires, le tantrisme à plusieurs…
J'ai pu y passer quelques jours cet été et c'est un peu chiant… Ambiance très sérieuse et appliquée finalement sans réelle recherche…
Le Burning Man semble avoir une ambition plus grande et sans se côté prechi-precha finalement hypocrite…
Pour info cet été ca se passait en Serbie et il faisait chaud…
à guerzit
De Arnaud Aubron
(auteur)
Rue89 | 11H15 | 15/09/2008 |
J'avoue que comme vous le décrivez là, ça me tente moins tout de suite…
à guerzit
De micke
utopiste | 13H44 | 15/09/2008 |
mouai c'est pas très honnete ton com ;
autant dans d'autres circonstances, je suis le premier à taper sur les rainbow parce qu'ils ont plein de côtés ridicules voire irresponsables et égoïstes (on a perdu les meilleurs spots de camping sauvage au monde sur ile paradisiaque presque deserte à cause de leurs conneries), autant là je vais les défendre.
il n'y a aucun sectarisme et les portes sont largement ouvertes dans les 2 sens.
les régles ont été introduites bon an/mal an parce que trop d'individus en congés payés ou égarés d'un tour opérator débarquaient par hasard sans comprendre le truc, sans expérience du voyage et/ou de la vie en pleine nature en communauté, sans aspiration spirituelle ni un véritable lifestyle rejettant en bloc la société de consommation, sa violence et ses non-sens. donc pour ceux-ci, comme tout le monde est accepté et que la violence est rejetée, ben oué faut des règles malheureusement sinon certaines de ces personnes peuvent devenir nuisibles à la communauté éphémère.
dans une phrase mentionner la méditation et les régimes alimentaires strictes (phase essentielle pour une recherche spirituelle justement) pour dans la suivante enchainer sur « sans réelle recherche » est complètement contradictoire et pas très honnête de ta part, ou révélateur de ta condition et de ton ignorance sur ces sujets.
parler d'ambition moindre, d'intéret moindre, enfin, pareil, pas honnête ;
d'un coté des congés payés qui vont passer quelques jours hors de la société de consommation à se défoncer la tête et bruler un épouvantail inutilement symbolique, inutile car ensuite ils vont reprendre le cours de leur vie « normale » ; de l'autre des individus engagés pour vivre différemment, en paix, amour et harmonie avec la nature, et pas que le temps d'un week-end ou d'une semaine,
mais celui d'une vie.
bref où on se rejoint, c'est que boom, 100% festif, c'est très clair, est bien plus adapté pour occuper les congés payés des « teufeurs » qui trouvent les teknivals trop kaki et hargneux - et vous y croiserez aussi plein de rainbow et de burner de passage dans le coin. donc d'une pierre 3 coups sans avoir à aller trop loin. (exclusif psy-trance boom, à savoir tout de même)
à micke
De guerzit
Incomprenant majeur | 11H33 | 16/09/2008 |
« les régles ont été introduites bon an/mal an parce que trop d'individus en congés payés ou égarés d'un tour opérator débarquaient par hasard sans comprendre le truc, sans expérience du voyage et/ou de la vie en pleine nature en communauté, sans aspiration spirituelle »
Si ca c'est pas du sectarisme… Les bons d'un côté qui ont compris la vie dans leurs fringues indiennes et avec leurs cheveux collés, et de l'autre la masse des idiots qui va travailler.
Et pour avoir experimenté leurs règles et leurs bons sentiments, je dois dire que j'y ai vu autant de lutte de pouvoirs que dans n'importe quelle communauté. Les gourous et grandes gueules ressortent même plus vite du lot et avec eux les suiveurs belants.
D'ailleurs en discutant avec les anciens du mouvement on comprenait bien vite que leurs idéaux étaient derrière eux et qu'ils ne revenaient dans ce genre de rassemblement que pour revoir de vieux potes… Ils regardaient tous les ateliers transcendentaux avec beaucoup de recul…
à guerzit
De micke
utopiste | 18H31 | 16/09/2008 |
mouai non pas d'accord le sectarisme c'est plutot de fermer complètement la porte, comme ça se passe en général dans tous les groupes.
ensuite je remplacerai bon par vrai, tout en ne sachant pas s'ils ont compris la vie, mais certainement l'illusion de la société de consommation et du système et ensuite je remplacerai idiot par peureux trop conditionnés. évidemment c'est pas tout blanc ou tout noir, j'imaginerai même une répartition uniforme entre ces deux extrêmes.
pour le reste, comme tu l'as dit, comme dans tous les groupes sociaux, t'as des leaders, des moutons et des vieux de la vieille tout blazés qui se rabachent « ah c'était mieux avant… »
la théorie et la pratique… et je suis ainsi pratiquement sur qu'on puisse aussi appliquer ces observations à boom et burning man… pas toi ?
à micke
De donjipe
journaliste pqr | 17H41 | 14/09/2008 |
Vite : où, quand ? On va les trouver les 50000 : ) Même à moins ça doit être déjà bien… Faites tourner les adresses svp
De micke
utopiste | 18H40 | 14/09/2008 |
zavez jamais entendu parler des rainbow ? ? ?
en général les infos c'est du bouche à oreille, mais pour les gros rassemblements (style en europe presque tous les étés) ils annoncent les dates et le lieu sur le web. c'est toujours en plein nature loin de tout et ça peut etre partout où ces critères sont assurés.
->google rainbow gathering summer 2009 en avril/mai
pour cet hiver, rien entendu mais il y en aura surement en asie et/ou en amerique du sud.
notez quand meme, histoire de tempérer vos enthousiasmes que ces gathering sont plus centrés sur la vie en communauté que sur la fete comme à burning man (on vous demandera de donner gratuitement des cours de ce que vous souhaitez par exemple, et de rester discret avec les psychotropes) et que vous y trouverez pratiquement exclusivement que des hippies professionnels (pas de bobos de LA ou SanFran qui viennent se lacher 2 semaines en congés payés ! pour ça yaurait plus boom fest au portugal mais c'etait le mois dernier, là les 50000 à l'aise je crois, 100000 meme il me semble ; le prochain dans 2ans, à moins qu'ils soient repassé en annuel à vérifier je sais plus)
De solinvictus
Burgonde | 17H13 | 14/09/2008 |
Je vous renvoie sur le site de photos Flickr de Tristan, polytechnicien hippie perdu aux US depuis la fin des années 80 et merveilleux photographe de l'amérique.
Je ne crois pas qu'il ait loupé un seul BurningMan.
http://www.flickr.com/photos/loupiote/sets/
De PsyKoPatocH
alcoolique pratiquant | 17H13 | 14/09/2008 |
….oui… oui des infos.. ! , y'a au moins un riverain que ça tente…
De donjipe
journaliste pqr | 17H50 | 14/09/2008 |
Un putain de bon article. Cool quand même de bosser dans un « canard » qui dépêche un envoyé spécial sur un truc comme ça. J'avais vu un reportage dans Tracks mais c'est (presque) encore mieux à lire et en diaporama : ) Un pote est allé au méga festival de Budapest (Sizget ? de mémoire) et m'avait décrit un truc de freaks. Mais là… Un trip sans prendre d'hallus : les fantômes du docteur Gonzo et de Raoul Duke ont dû vous suivre. Ca me rendrait presque pro-américain ce machin.
Bon je vais tenter le coup en haut-lieu : on y va quand ?
à donjipe
De Arnaud Aubron
(auteur)
Rue89 | 17H55 | 14/09/2008 |
Pour être totalement honnête, j'étais plus en vacances qu'envoyé spécial ; -)
à Arnaud Aubron
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 06H50 | 15/09/2008 |
Arnaud,
Heureusement que pendant ce temps là, tes collègues de la rédaction priaient pour le salut de ton âme !