09/05/2007 à 10h34

Les cabanes du Canada pâtissent du cannabis

Arnaud Aubron | Les Inrocks (et ex-Rue89)


Manifestation pour la légalisation à Toronto (Mark Blinch/Reuters)

Alors que le monde de la pierre frémit à l’idée d’un possible krach mondial, les agents immobiliers canadiens, eux, se préoccupent de... cannabis. Quel rapport ? L’humidité. Vous ne voyez toujours pas ? Petit cours de bricolage.

En proportion industrielle, une plantation intérieure de marijuana dégage beaucoup d’humidité. Une humidité qui, en l’absence de traitement, endommage les murs et fait parfois apparaître de la moisissure, jamais très bonne pour la santé. Sans compter les détournements de compteurs électriques pour éviter de se faire repérer par la compagnie d’électricité. Problème : une fois la récolte effectuée, certains locataires-cannabiculteurs prennent le large, laissant les lieux en piteux état. Invivables et invendables (écouter un témoignage de propriétaire ici). « Après trois ans de culture, j’ai vu des maisons perdre jusqu’à 45000$ de leur valeur simplement à cause du tort causé par l’humidité des plantations », expliquait récemment au Journal de Montréal Me Robert Nadeau, président de l’Association des courtiers et agents immobiliers du Québec (ACAIQ). D’après le Bureau d’assurance du Canada, le coût moyen d’une décontamination est de 40000$.

Anecdotique ? Pas tant que cela. Il y a cinq ans, on estimait à 50000 le nombre de ces maisons de culture au Canada. Fin 2005, elles étaient 650000 selon la Gendarmerie royale. A tel point qu’à cette époque, l’ACAIQ a dû tenir un colloque à ce sujet. Et implore aujourd’hui le gouvernement de la province de mettre sur pied un registre des résidences perquisitionnées où des plantations ont été trouvées. Au Saskatchewan, la multiplication des cas a amené l’association locale des agents immobiliers à intégrer cette question dans les programmes de formation continue de ses membres.

La loi canadienne prévoit que les courtiers ont l’obligation d’avertir un acheteur d’une présence passée de culture de cannabis. Tous ne le font pas. Dernier cas en date, au mois de mars, une courtière de Montréal a été radiée à vie pour avoir vendu deux maisons ayant servi de serre sans en avoir informé les futurs propriétaires. Au total, 53 agents québécois font ainsi aujourd’hui l’objet d’enquêtes à ce sujet. Que fait Julien Courbet ?

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  • gilbert-frédéric
    gilbert-frédéric
    backliner à Paris
    • Posté à 11h18 le 09/05/2007
    • Internaute 1479
      backliner à Paris

    courbet, juju de son petit nom,

    fait les comptes de dépenses de sarko, alors il ne peut pas tenir en plus les coûts des cabanes à canabis de nos grands cousins du continent nord américain ! ostie de christ de calice de maudit fumeur de beu !

  • fourminus
    fourminus
    observateur attentif
    • Posté à 11h50 le 09/05/2007
    • Internaute 257
      observateur attentif

    Seule solution : la légalisation !
    Ca permettra d’aller chez Casto acheter la cana-box équipée du système anti-moisissures...

    Sarko : pour sauver l’immobilier, il faut légaliser ! ! !

    • olivr
      olivr répond à fourminus
      • Posté à 19h45 le 09/05/2007
      • Internaute 2298

      avant de penser à legaliser, il faut d’abord regler le problème des banlieux, sinon on fait face à des milliers de jeunes qui n’ont plus d’argent façile. Compliqué car ça peut partir dans tous les sens. Avec Sarko on est pas prêt de regler ces problèmes d’autant que le temps perdu ne se rattrape pas.
      La légalisation est la meilleur réponse pour faire de la prévention chez les jeunes mais il faudra en même temps anticiper les problèmes chez les revendeurs car il vont inévitablement changer de catégorie. Surtout, il faut arreter de se voiler la face et arreter de considerer les fumeurs comme des délinquants.

      • Anonyme répond à olivr

        sinon, t’en vends ?

      • Anonyme répond à olivr

        Il faut déja légaliser, la quasi totalité des effets pervers liés à la consommation de cannabis sont en fait imputables non au cannabis mais à la prohibition d’icelui.
        Il faut se garder du piège des prohibitionnistes avec cet argument de l’economie soutteraine : implicitement il explique qu’il ne faut pas légaliser pour ne pas appauvrir ces populations qui n’auraient que ce moyen de subsistance. Et donc ce recyclerai, ben voyons, dans le trafic de drogues dures, voire de kalashnikov pour les plus combattifs.
        Alors que le problème de base est le chomage, pas comment entretenir une population en prohibant certains produits afin qu’ils en assurent la distribution.

        Et la légalisation est également synonyme d’emploi, de rentrées fiscales, de taxes, etc... de quoi financer tous pleins de cadeaux aux riches, c’est t’y pas merveilleux ?

  • Anonyme

    C’est un marché lucratif et le Canada est reconnu pour avoir le meilleur « pot » au monde .Le problème est que ce marché est convoité par plusieurs groupes criminelles et non criminelles .Le légalisé avec une régie n’empêcherait pas les groupes d’en faire le commerce au noir mais au moins une partie des revenus que génère sa vente pourrait être utilisé a des fins sociales plus importantes que le luxe que se paye les petits trafiquants . C’est un problème de société..

  • Anonyme

    Tout ça pour ça ! SVP : ne tombez pas dans le travers Libé, Nova magazine et consorts qui consiste à signer toujours les mêmes articles d’ abord sur le cannabis, ensuite sur le sexe. Ouaf, ouaf, que c’est drôle et que nous sortons du rang en parlant gaillardement shit et zob ! pitié ! Ces sujets ringards qui ne racollent que quelques boutoneux sont au journalisme ce que le touche pipi est à l’ âge adulte.

    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron
      Auteur(e) de l'article Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 18h19 le 09/05/2007
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      Tout ça d’un coup ? Autant je comprends que le sujet ne vous intéresse pas, autant le « tout ça pour ça » me paraît un peu surjoué. Quant au ringard... Evidemment, j’ai du mal à vous donner raison. Presque tous les Français prennent des drogues (cigarettes, alcool, tranquilisants, hasch, cacao à haute dose...) Quoi qu’il en soit, il y a au moins un ou deux autres articles dans le site aujourd’hui qui vous passionneront j’en suis sur. Bonne navigation.
      P.S. : promis, je ne serais pas le premier à parler de sexe sur ce site.

    • Anonyme

      Ce sujet n’est pas si « ringard » que ca,c’est un problème relativement important .Je demeure au Québec et les jeunes sont affectés par la surcomsommation de « pot ». le temps des Hippies est passé et le TH est 30 fois supérieur au TH des années 70 . La dope a alimenté les « contras » au Nicaragua et je peux en parler en connaissance de cause puisque j’ai travaillé avec le F.S.N.L. au début des années 80 et les U.S.A avec leurs politiques réactionnaires alimentaient ces contras qui assasinaient les paysans au nord de l’ÉTAT Chez nous ceux qui contrôlent le marché noir ne sont pas les plus progressistes , ils ont plutôt des positions assez réactionnaires pour ne pas dire fascistes. Fumer un joint ne nous rends pas plus sociable ,et la répression à la Sarko. n’est pas mieux non plus .

      • olivr
        • Posté à 20h52 le 09/05/2007
        • Internaute 2298

        hello,
        En hollande, il ya bcp moins de jeunes qui fument quotidiennement. Car prévention, pas de tabou, pas de tentations liées aux petits revendeurs qui sollicitent etc...

  • Vincentn
    • Posté à 18h37 le 09/05/2007
    • Internaute 263

    Je trouve au contraire ce genre de sujet « décalé », tout aussi interessant que grands papiers politiques, …
    Tout historien vous le dira, Il n’y a pas que la Grande Histoire, la petite est tout aussi importante.Cela nous apprend beaucoup sur l’homme et la société, en l’occurrence canadienne ici.

    Bref, comme le dit l’auteur, « Anecdotique ? Pas tant que cela. »

  • Anonyme

    il est dit au début que on s’inquiete plus des masion a pot plus que du krash posible de l’économie mondial. c’est sur, la banque du canada fait un travail merveilleux pour nous protéger des déboire de l’économie. et c’est vrai que ces cabane sont de vrai sujet d’inquietude. je vit en banlieu de montréal et les propriété chute. le crime organisé est en controle de la situation. ils achete une maison ils l’utilise et la seul protection c’est des store verticaux. et comme c’est indiquer, la culture tue la maison. j’ai vu de belle maison rénové devoir se faire détruire. cepandant on s’inquiete aussi d’un possible ralentissement économique mondial.

  • Anonyme

    A un moment ou les fumeurs de 40 ans s’equipe afin d’etre autonome et d’eviter le biznes des caids il serais grnd temp d’assouplir la loi sur le canabis.
    L’autoproduction est un gage de qualite d’independance face aux mafias.
    Discret et peut onereux quel plaisir de fumer sa propre herbe bio... Amitiés canabiniques

    MARCO

  • Anonyme

    Malade, je consomme depuis de nombreuses années de l’herbe auto produite. Ce qu’on raconte sur les mefaits du cannabis et le pourcentage de THC devient du n’importe quoi. Parle t’on des autres composés dans le cannabis comme les CBD, CBN .., et de la modification de leur teneur selon la maturation de la floraison ? Et pourtant !
    Une herbe récoltée tardivement « défoncera bcp moins la tête » mais apportera un relâchement musculaire plus durable et interessant. Les tests actuels pratiqués sur le bord des routes, ne permettent pas de faire la différence.
    Au pretexte qu’il existe des voitures pouvant faire du 300km/h, on va supprimer les 2CV ? bien sûr que non. La force en THC (et autres) ne veut pas dire grand chose. Quand j’ai une herbe forte, je consomme moins en quantité.
    Par contre, tous les potes qui mélangent alcool et cannabis (high), c’est à dire qui cherchent à « décoller », le portent sur leur visage après qqles années.
    Il faut bien différencier usage intensif régulier, et occasionnel. L’occasionnel est bcp plus dangereux que le régulier : question de maîtrise et de conscience.
    Un jour, j’aurai un accident dont je ne serai pas responsable, comme écraser un gamin qui surgit sur la route depuis l’arriere d’« une auto en stationnement. (Ca a failli arriver hier, j’ai eu un super choc émotionnel.) A 30km/h, j’allais encore trop vite. On m’aurait contrôlé, avec prise de sang, et la seule presence de cannabis me rend responsable à 100%. C’est le résultat de la dictature rampante dans nos sociétés soi disant civilisées.
    Sans cette drogue ma vie bascule dans l’enfer de la douleur, et je n’ai aucun médicament de substitution satisfaisant. Je suis atteint d’une maladie proche de la sclerose en plaques. M’interdire le canabis, m’interdire de conduire, et pourquoi pas m’interdire de vivre ?
    J’aimerais, bien évidemment, démontrer au premier des français, que j’ai le niveau pour faire honte à nombre de ses collaborateurs sinon à lui même. Malgré mon gramme de canabis par jour, consommé à l’aide de l’excellent vaporisateur “volcano”.
    Cordialement,
    peheme

  • Anonyme

    Les cabanes pâtissent de la prohibition. Encore une fois : s’il était possible de cultiver légalement, il n’y aurait pas ces problèmes de maisons utilisés pour des cultures. Les cultures pourraient pousser sous serres, comme pour tous les autres légumes et végétaux. En plus, il n’y aurait pas, ou moins, besoin d’électricité pour ces cultures. A l’heure où l’on s’inquiète de la production de CO2..

    Cela dit, le cannabis fait, à mon avis, surtout peur aux vendeurs d’alcool, très bien établis et influents, qui craignent pour leurs business.