
Pays-Bas : les coffee shops bientôt réservés aux membres ?

Dans une lettre adressée aux médias néerlandais, trois membres de premier plan du gouvernement affirment qu'ils souhaitent conserver le système des coffee shops mais les réserver aux seuls membres, afin qu'ils cessent d'attirer les narcotouristes.
Les ministres de la Justice, de l'Intérieur et de la Santé écrivent que la réduction du tourisme de la drogue et du nombre de coffee shops aiderait à faire baisser la criminalité et les nuisances diverses qui y sont associées.
Les coffee shops proches de la frontière, en particulier, sont inondés de fumeurs de cannabis venant des pays voisins, dont les politiques en la matière sont plus répressives. Ces « hordes » de touristes ont conduit à des plaintes des voisins concernant aussi bien les embouteillages engendrés, que le fait de voir des gens pisser dans la rue ou dealer.
Autre source de criminalité liée à l'activité des coffee shops : l'inconsistance de la politique néerlandaise, qui autorise la vente et la détention de petites quantités de cannabis mais qui interdit d'en planter pour alimenter ces boutiques.
Alors que le gouvernement devait rendre publiques cet automne ses conclusions pour un changement de politique concernant les coffee shops, la lettre de mardi est une indication claire quant à ses intentions.
Une discrimination basée sur la nationalité étant contraire aux règles de l'Union européenne, le gouvernement pourrait demander d'être en possession d'une carte bancaire néerlandaise pour pouvoir acheter dans un coffee.
Toujours selon cette lettre, les ministres seraient prêts à laisser les coffees à conserver de plus importantes quantités de cannabis. Actuellement, ils ne peuvent stocker que 500 grammes. Résultat, des coursiers parcourent sans cesse les cités néerlandaises avec du cannabis pour les réapprovisionner.
Les trois partis qui forment la coalition gouvernementale conservatrice sont en désaccord sur la politique des drogues. Les chrétiens-démocrates et leurs alliés veulent démanteler les coffee shops, mais le Parti travailliste veut les maintenir. Une politique plus restrictive mais qui permettrait de faire perdurer le système est donc probable dans un futur proche.
► Traduit de l'américain par Arnaud Aubron
En partenariat avec : 
Photo : préparation de joints préroulés dans un coffee shop du Sud des Pays-Bas, à Bergen op Zoom, le 19 novembre (Jerry Lampen/Reuters)
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De Lurker
Neant | 18H19 | 11/09/2009 |
Autre solution : depénaliser ou légaliser dans les pays voisins. Plus de touristes qui viennent faire pipi, et moins de gens dans nos prisons. Elle serait pas belle la vie ?
De monOpinion
18H30 | 11/09/2009 |
La dépénalisation du canabis va donner un coup d'accélérateur à la vente de drogues dures. Il n'y a qu'à voir le résultat aux pays bas, il s'agit d'un marché à ciel ouvert. Vous avez des rabatteurs qui trainent par 3 ou 4 à proximité des coffee shop, ou qui vous abordent directement en vélo à cause de votre plaque étrangère.
De BillyBen
Etudiant | 18H53 | 11/09/2009 |
Si les coffeshop ne sont accesible que grace a une carte bancaire hollandaise, il parait évident qu'un réseau d'achteurs autochtonnes revendront a des étrangers ….
De Lurker
Neant | 18H58 | 11/09/2009 |
Notez tout de même que la plupart des héroinomanes n'ont jamais lu La Princesse De Clèves. Rendons sa lecture obligatoire, et la France aura gagné la guerre contre la Drogue !
De Docteur Albert
parasite ingénieur d'étude | 19H26 | 11/09/2009 |
ja ja…ouh ouh ouh, wat een gedoe ! ! !
Qui va encore aller en Hollande après ?
Ceux qui ouvriront un compte aux pays-bas et qui auront donc une carte bleue ? Et les coffee shops ne vendront plus contre du liquide ? Ahahahah…
Déjà les dernières réformes n'ont pas été un franc succès là-bas… La limite de vente (5g maximum) par client est franchie allègrement dans tous les coffes shops et concernant la loi qui interdisait de fumer dans les coffees (comme dans les bars), elle a été joyeusement détournée, par contournement, en autorisant la consommation de cannabis pure. Et vous pensez que la police passe dans les coffees pour vérifier que c'est bien un joint pure que vous fumez ?
Quant à ceux qui vendent de la drogue dure ouvertement aux touristes, ils seront toujours là et il vendront alors également du cannabis (ce qu'ils font déjà). Et le narco tourisme sera toujours là.
Les coffee shops eux continueront toujours à se fournir de façon illégale à l'étranger comme ils le font actuellement et les douaniers français (ou hollandais) feront toujours la chasse à quelques petits jeunes drogués pour leur confisquer quelques grammes…
Et puis culturellement, le cannabis est déjà bien installé dans le paysage hollandais…
http://www.youtube.com/watch ? v=SpzRlzNU2gM
…pas autant que l'alcool, la drogue légale par excellence, qui ne pose naturellement pas le moindre problème… ?
De MakhnoX
Entré en rébellion | 19H31 | 11/09/2009 |
On est d'accord. Faut arrêter de croire que la consommation d'une drogue en entraîne une autre.
Cependant, le discours du « le canna libre amène d'autres choses » est quand même fondé. Mais pour d'autres raisons.
Le cannabis, c'est ce qui se vend de plus. Très répandu (très fumé) et peu cher. En France, c'est ce que vendent les dealers, dans la rue à la sauvette.
Dans le cas d'une dépénalisation voire une légalisation, le cas des Pays-Bas, donc, le commerce de cannabis est autorisé.
De ce fait, les vendeurs à la sauvette se rabattent sur la drogue qui se vend bien et qui arrive après le canna. La coke.
Je ne suis jamais allé voir de mes propres yeux. Mais plusieurs de mes connaissances ont fait le voyage et ont toutes halluciné sur le nombre de vendeurs de coke dans la rue, qui accostent comme chez nous en France. Sauf qu'en France, c'est pour du shit.
Légalisation de la coke : les vendeurs à la sauvette vendront de l'héro ou un autre truc… Etc.
De Mamz
Etudiante | 20H50 | 11/09/2009 |
Mes petites virées en Hollande ont toujours été de mes meilleurs souvenirs : deux petites heures de voitures a peine pour se retrouver dans un petit coffee sympa, rencontrer des hollandais, des belges, des français, qui sont là pour se détendre et passer un bon moment tranquille, pouvoir fumer un bon bédo avec du matos qui vaut largement son prix (aussi élevé qu'il puisse être parfois).
Comme d'hab ce sont les conneries d'une minorité qui porterons préjudice à tout les autres narco-touristes qui savent se tenir, font pipi dans des toilettes, et qui ne viennent pas uniquement pour se fournir mais aussi pour passer quelques heures dans un ailleurs où l'on est pas méprisé parce qu'on apprécie un petit joint entre amis autour d'un verre.
De plopplop2000
saute-moutons | 13H05 | 12/09/2009 |
Je vis à La Haye, nous avons eu droit à un sondage récemment à propos des Coffee Shops. En effet, dans cette ville où la mairie a réussi avec beaucoup de succès à rendre certains quartiers autre fois chauds de nouveau habitable et désirable pour une population plus fortunée, des associations se sont formées, la plupart du temps épaulées par une église évangéliste ou la haute bourgeoisie locale, pour virer de leur environnement historique les coffee-shops de certains quartiers.
Résultat clair et sans appel : 64% de la population est contre ces fermetures, 17% serait éventuellement pour limiter les mesures à élargir le rayon des zones « vierges » (de coffee-shops) autour des écoles et centres d'activités.
Ici, le narcotourisme n'existe quasiment pas, comme dans la plupart des villes du pays, et ne pose aucun problème à la population.
De plus les hollandais sont bien conscients de la forte augmentation des délits liés au grand banditisme depuis l'interdiction de cultiver le cannabis (5 plants par an par foyer sont toujours autorisés si ma mémoire est bonne).
Bref, ils ne souhaitent dans leur grande majorité pas voir venir de nouvelles lois restrictives, au moment où l'histoire leur prouve que leur tolérance de toujours reste finalement le meilleur palliatif au développement du marché noir et de la criminalité qui y est liée.
De plus, on voit déjà souvent un jeune majeur aller « faire les courses » pour des mineurs qui attendent dix mètres plus loin, je vous laisse imaginer les conséquences désastreuses de cette politique si elle était appliquée. Elle ne résoudrait pas le problème du narcotourisme, elle créerait un nouveau marché noir avec tous les dangers que ceux-ci comportent (crime, produits frelatés et dangereux etc. …)