
« Le cannabis peut redonner envie de vivre à un malade »
Journaliste, auteure, éditrice, fondatrice du Musée du fumeur, grande connaisseuse des plantes en général et des plantes psychotropes en particulier, Michka a publié depuis 1978 une demi-douzaine d'ouvrages sur le cannabis, dont elle est probablement l'une des meilleures spécialistes. Elle a répondu à vos questions.
Le tchat en intégralité
Question par question
Avant le tchat

Aux Pays-Bas, en Allemagne, aux Etats-Unis, au Canada, en Italie, en Finlande… les vertus médicales du cannabis sont peu à peu reconnues, les malades le réclament, les scientifiques s'y intéressent et les pouvoirs publics permettent à des expérimentations de se mettre en place. Mais en France, rien. Comme celui de Tchernobyl, le nuage de fumée cannabique semble s'être arrêté à nos frontières.
Le chanvre est pourtant l'une des plus anciennes plantes médicinales connues. Stimulant de l'appétit, il a été redécouvert comme thérapie dans les années 80 pour les malades du sida qui perdaient trop de poids. Ses vertus antinauséeuses seront ensuite utilisées pour les malades du cancer en chimiothérapie. On l'utilise également pour le glaucome, la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson…
Mais en France, plus gros consommateur de médicaments, le cannabis médical reste uniquement considéré comme le cheval de Troie de la légalisation du cannabis récréatif. Et ses laudateurs tombent toujours sous le coup de la loi.
Journaliste, auteure, éditrice, fondatrice du Musée du fumeur, grande connaisseuse des plantes en général et des plantes psychotropes en particulier, Michka a publié depuis 1978 une demi-douzaine d'ouvrages sur le cannabis, dont elle est probablement l'une des meilleures spécialistes.
Elle a publié ce printemps, avec des médecins et des spécialistes internationaux de cette plante, « Cannabis médical - Du chanvre indien au THC de synthèse » (Mama éditions) et sera, mardi à 16h00, l'invitée du tchat vidéo de Rue89. Vous pouvez d'ores et déjà lui poser vos questions dans les commentaires ci-dessous.
En attendant, et pour faire avancer le débat, nous publions le témoignage de vinczec, riverain de Rue89, atteint d'une affection aux nerfs crâniens qui a choisi, pour lutter contre sa douleur, d'utiliser du cannabis. Il en explique les raisons.
Depuis plus d'un an je passe une bonne partie de ma vie dans des hôpitaux pour tenter de soigner une atteinte des nerfs crâniens. Cette atteinte génère une paralyse oculaire douloureuse, une diplopie (je vois double), une aphonie, de grosses difficultés pour avaler et des douleurs violentes.
Au début pour traiter la douleur, le staff médical m'a prescrit du di-antalvic. Ce mélange provoquait des vertiges et était inefficace pour combattre les douleurs oculaires.
Je suis alors passé au stade supérieur, le chlorhydrate de tramadol, un opiacé synthétique à libération prolongée. Ce médicament peut poser quelques soucis. Il ne provoquait chez moi que des problèmes de constipation, de bouche sèche et de sueurs.
Les douleurs continuant à augmenter, je suis passé à des antalgiques plus puissants, un mélange d'opium, de paracétamol et de caféine qui ont aggravé les effets secondaires décrits plus haut. De plus je me suis retrouvé dépendant et continuellement endormi, la caféine et les excellents articles de Rue89 n'y faisaient rien, je n'étais plus que l'ombre de mon ombre. Les douleurs étaient toujours là même si elles semblaient plus distantes, comme ma vie.
Aucune idée préconçue contre le fait de fumer un joint
Je me suis alors souvenu d'un article sur le cannabis et ses effets anti-douleurs. Des amis se sont proposés de m'en fournir en allant aux Pays-Bas, solution qui me plaisait plus que le petit fournisseur du coin. J'avais fumé dans ma jeunesse et je n'avais aucune idée préconçue contre le fait de fumer un joint de temps en temps.
Après mon premier joint, les douleurs ont diminué notablement. De plus le lendemain le soulagement continuait et me permettait même de récupérer un peu de mobilité oculaire. En toute discrétion, un des médecins qui me suivait a constaté l'amélioration, il en a été stupéfait.
La prise de cannabis m'a permis non seulement de diminuer grandement les douleurs et d'améliorer ma situation, mais a aussi réglé mon problème de dépendance à l'opium, a diminué fortement la constipation et me permet de dormir sans prendre de somnifère.
Seul problème : juste après avoir fumé j'ai des soucis de mémoire immédiate, je peux très bien avoir oublié le début de ma phrase quand j'en arrive à la fin. Pour éviter ce désagrément, je vais dormir après avoir fumé.
Depuis, je navigue entre les joints qui me soulagent grandement et les opiacés qui n'ont que peu d'effets sur les douleurs quand je ne peux pas me fournir en cannabis, ou lorsque je fais des examens médicaux pour éviter de fausser les symptômes (la méconnaissance des effets thérapeutiques du cannabis en France est telle qu'il vaut mieux prendre cette précaution).
Donc, messieurs et mesdames nos gouvernants : à quand la légalisation de cette plante nettement moins néfaste que l'opium et autres opiacés ?
► Cannabis médical - Du chanvre indien au THC de synthèse, de Michka (Mama éditions 2009, 272 pp., 15,5€)

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De Fulmens
Etudiant, diant, diant | 20H52 | 09/08/2009 |
Est il vrai que le corps ne sait pas éliminer efficacement le THC, et que donc celui ci s'accumule dans les tissus ; si bien que plusieurs mois après avoir fumé, on peut, lors d'une décharge d'adrénaline se trouver complètement « out » et incapable de faire quoi que ce soit ?
(situation qu'on m'a énoncé en exemple : on roule en voiture, un cycliste déboule, nous surprend et d'un coup, le THC se décharge et on ne réagit pas…)
à Fulmens
De Holas
Assis | 21H41 | 09/08/2009 |
Le THC s'accroche aux lipides (graisse), il est donc stocker en partie avec les lipides dans notre corps.
La deuxième question me parait extrêmement abusé par contre, il est possible que lors d'un stress le corps réagit et libère des lipides pour ce préparer a l'effort (stress = situation de danger = courir a la base je pense) mais je ne pense vraiment pas que cela soit possible de ressentir un « blocage dût au THC » en si peu de temps.
à Holas
De satorarepo
plein sud | 22H35 | 09/08/2009 |
et en si petite quantité.
à Fulmens
De infodrogue
Technicien biologiste | 21H48 | 09/08/2009 |
Bonjour,
C'est tout à fait exact. Le THC (et d'autres substances contenues dans le cannabis) est liposoluble et même très lipophile. De ce fait, il s'accumule dans les tissus graisseux du corps.
Il faut savoir que le tissu qui contient le plus de lipides et de plus qui est le plus irrigué c'est … le cerveau et les nerfs ! On comprend mieux les effets psychotropes du cannabis et le ralentissement des influx nerveux chez ceux qui consomment.
On comprend aussi aisément que ceux qui en consomment NE PEUVENT PAS s'en rendre compte car … c'est avec ça qu'ils jugent !
Pour en revenir au côté biochimique, une partie du THC s'élimine, très lentement d'ailleurs, mais une partie reste dans les tissus graisseux du corps.
Donc, effectivement quand le corps fait appel brusquement à ses réserves, si celles-ci contiennent du THC, il va repasser dans le sang et provoquer les mêmes réactions que lors d'une consommation précédente.
A titre d'exemple, la demi vie du THC (temps pendant lequel on élimine la moitié du produit ingéré) est de 96 à 192 h soient 4 à 8 jours !
On peut donc affirmer qu'ils s'accumule dans le corps et diminue les capacités intellectuelles de l'individu… à chaque joint !
Bien sûr, certains argumentent qu'ils passent leurs examens haut la main et pourtant consomment mais il ne faut comparer une personne avec une autre mais une personne avec ou sans drogue.
Pour terminer, je vois beaucoup de gens qui font l'apologie du cannabis en tant que médicament… Mais soyons honnête, est-ce réellement pour les malades qu'ils se passionnent ? ? ?
à infodrogue
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 00H13 | 10/08/2009 |
Non, je n'y crois pas une seconde, ils aiment juste la fumette.
Enfin, bon c'est pas la fin du monde non plus. Mais de là dire que c'est pour soulager les petites vieilles, faut pas abuser.
à infodrogue
De deprav
ou l'ambivalence de la misanthropie | 03H45 | 10/08/2009 |
« On comprend aussi aisément que ceux qui en consomment NE PEUVENT PAS s'en rendre compte car … c'est avec ça qu'ils jugent ! “
On ne peut pas se rendre compte de quoi ?
Et au nom de quoi peux-tu, toi, infodrogue, Technicien biologiste, assoir un jugement de valeur sur la façon de juger de quelqu'un d'autre ? Juger, ou percevoir le monde… il n'est nullement question de performance, mais bien de point de vue ou de façon concevoir les choses. En quoi une vision différente peut-elle être jugée comme ayant moins de valeur ?
Quelle vérité universel t'as transpercé pour crier que la weed, cette plante interdite depuis environ 80 ans mais cultivée et consommée par l'homme depuis des millénaires, pouvait éloigner quelqu'un d'une quelconque ‘vérité’ parce que influençant son jugement ?
Car il est bien question de ça au final, si on parle de jugement, on parle de vérité.
Et je parles bien ici de jugement, non de ‘performance intellectuelle’, car rappelons le quand même pour ne pas servir uniquement de l'information à sens unique, que le cannabis n'est pas neurodestructeur, contrairement à l'alcool ou d'autres. Et il est surement moins dangereux pour la santé que de nombreux médicaments de synthèse dont nous connaissons peu les effets à long terme, et qui rapportent surement beaucoup de fric aux gros groupes pharmaceutiques (pour le coté médicament).
Renseigne toi sur les conditions d'interdictions de la plante dans les années 30, et sur la propagande médiatique et gouvernementale qui l'a servi. Car ce n'est pas vraiment les effets sur la santé qui gênent dans la consommation du cannabis, mais bien les idées et l'état d'esprit de rejet qui lui sont associés. Dire que c'est une question de santé alors que l'alcool est lui à la fois bien plus ravageur et légal, est d'une hypocrisie assez poussée.
Pose toi surtout la question de notion de valeur d'un jugement.
‘On peut donc affirmer qu'ils s'accumule dans le corps et diminue les capacités intellectuelles de l'individu…’
et bien affirme donc, affirme oui.
à deprav
De puresonic
Contempteur irascible | 06H38 | 10/08/2009 |
L'exemple le plus parlant est la célébre expérience de
l'araignée qui tisse une toile complétement pourrie lorsqu'elle est
sous influence du cannabis.
Je ne sais pas si cette expérience est validée par tous les scientifiques mais je suis prêt à y croire.
Alors, certes, le cannabis peut stimuler la créativité en ouvrant d'autre « portes à la conscience » en bouleversant les schémas mentaux mais il semble que pour mener à bien une activité ordonnée et analytique (sujet évoqué par le post de « infodrogue)
le cannabis puisse être un obstacle.
J'ai personellement constaté ces désagréments pour en avoir consommé massivement pendant des années (et totalement arrété cette consommation depuis 6 ans)
D'autres substances sont plus appropriées pour la réflexion et l'analyse :
Exemple : LSD+gingko biloba+vitamines+caféine
Mais là aussi, c'est à reserver aux “jeunes années” et ensuite
il est préférable de s'abstenir….
à puresonic
De raphael.w
developpeur | 08H35 | 10/08/2009 |
Pour l'expérience de l'araignée :
http://www.1001actus.com/wp-content/toile.jpg
Comme quoi, mieux vaut qu'elles fument plutot que de boire un ptit kawa : )
à raphael.w
De puresonic
Contempteur irascible | 11H34 | 10/08/2009 |
Merci pour l'info : effectivement la toile « caféine » est pas mal.
Vu le nombre de votes « nazes » sur mon post, j'imagine les rageux
cannabinophiles qui ne veulent pas admettre que ça rend con……si on abuse évidemment…..
Enfin…je les rassure…c'est réversible si on arrête….
à puresonic
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 05H56 | 12/08/2009 |
Un peu tard sur ce fil, mais je prends le temps de répondre.
Malheureusement une de mes filles a été grande consommatrice de cannabis. Elle était dans un état que rien ne justifie. Incapable de vivre une vie normale, de travailler, de s'occuper de son fils.
Oh, bien sur, elle n'en avait pas conscience, elle n'en souffrait pas. Mais les autres oui, et en particulier son petit bonhomme : essayer de parler à sa mère le soir, quand elle en était à son troisième joint !
Depuis qu'elle a arrêté, et d'elle même, courageusement, la vie lui paraît moins simple, mais elle vit ! et même plus, elle revit et est heureuse malgré les difficultés. Elle a repris ses études, et se sent capable de soulever des montagnes…
Un de ses amis, gros fumeur, est passé à côté du cancer et de la mort de sa femme : le jour ou elle est partie, il est allé travailler, le joint au bec et l'a laissée mourir toute seule à l'hôpital…Leurs enfants ont su que leur mère était malade le jour de sa mort…
Un anesthésiant comme un autre ? ?
à puresonic
De Nopitch
Analyste programmeur | 09H28 | 12/08/2009 |
La toile « Cannabis » donne plus l'impression qu'elle a eu la flemme qu'autre chose.
à raphael.w
De neopingouin
seul | 17H38 | 11/08/2009 |
Je n'ai aucune confiance dans une copie d'une coupure de presse d'un canard non identifié à une date non indiquée. En revanche, l'info est donnée par deux scientifiques de Princeton dont la probité et la compétence ne semblent pas contestables mais, qui pour autant que je sache, n'ont pas prétendu que les conclusions de leurs travaux au niveau des araignées pouvaient être transposées aux hommes comme ça. C'est pourtant ce que fait un site manifestement de propagande anti-drogue de type reefer madness, comme http://www.cannabis.net/weblife.html avec de bien belles photos mais vous remarquerez en bas la mention « just Say No : web of a drug-naïve. Bon, on va pas épiloguer, mais si j'étais araignée, ça me prendrait pas la tête de louper quelques mouches parce que ma toile n'est pas complète, si un peu de fumette m'a bien soulagée de cette putain d'arthrose à la patte qui me fait un mal de chien
à puresonic
De satorarepo
plein sud | 08H41 | 10/08/2009 |
nous ne sommes pas des araignées.La presle est toxique pour les chevaux ,pas pour nous .
à puresonic
De KShoo
Activiste antiprohibitionniste | 20H40 | 10/08/2009 |
Si tu te rends sur cette page, tu pourras constater que la toile la plus « pourrie » comme tu dis, c'est celle faite sous l'emprise de… la caféine !
http://www.lysergid.com/blog/index.php ? 2007/09/04/554-oldelaf-monsieur-d…
Pour ce qui est des drogues en général, je ne pense pas qu'il y ait d'âge particulier pour en consommer, bien que les opiacés conviennent plus particulièrement aux personnes âgées (anti-« vieilles douleurs »).
Je conseillerais seulement aux plus jeunes de ne pas gouter à tout. Sinon que leur restera-t-il à découvrir durant leur vie ? ; o)
à KShoo
De neopingouin
seul | 15H48 | 11/08/2009 |
Je ne sais pas ce qui vous permet de dire que les opiacés conviendraient plus particulièrement aux personnes âgées et aux vieilles douleurs ?
La toile d'araignée la plus pourrie est celle faite sous l'emprise de la caféine -sans doute, mais est-ce transposable aux êtres humains ? D'ailleurs, je n'ai aucune idée de l'origine de ces photos (aucune mention d'origine, Huntsville en Alabama est évidemment un centre d'information mondial sur la technique de tissage des toiles d'araignée et de la consommation de cannabis, on y parle de la NASA ce qui ne mange pas de pain mais le site de la NASA ne donne aucune info sur le sujet, bon, ne serait-ce pas du bourrage de crâne façon campagne « reefer madness, et ce canard avec ces caractères d'impression et cette encre fait tout de même un peu trop ancien et ringard pour être un support d'information à diffusion internationale) et comme d'hab, je commence par douter de ce qui vient de sources non identifiées comme fiables.
Quant au conseil de prudence, il est gentil mais appartient au domaine des voeux pieux et pas du réel, comme si l'envie de la découverte, le désir d'expérimenter, ce n'était pas l'apanage de la jeunesse ? Les vieux pleins d'expérience fumeront de la l'herbe, oui, mais sur prescription médicale, un jeune la rejettera si elle lui est prescrite, trop ringard, trop vieux jeu !
à neopingouin
De raphael.w
developpeur | 23H17 | 11/08/2009 |
Je ne donne pas non plus de valeur à ce cliché (surtout vu le site en question ! ) , mais Puresonic en parle et j'avais vu ce scan donc je le balance.
D'ailleur on voit bien que sur le site de lysergid ( mon ancien prof de design au passage : p ) les toiles ne correspondent pas aux toiles du scan que j'ai mis.
à deprav
De Tyrian
Informaticien | 12H45 | 10/08/2009 |
Le cannabis n'est pas neurodestructeur mais bien pire : il sature les synapses de manière permanente. Les neurones ne sont pas détruits mais fonctionnent mal, des zones du cerveau se retrouvent isolées. Sur du long terme, c'est beaucoup plus nuisible. Cela reproduit la neuro-dégénérescence associée à la schizophrénie, d'où le fait que sur des individus déjà sensibles, cela devienne un facteur très aggravant.
Le corps met énormément de temps à évacuer ça du cerveau, la destruction des neurones provoquant en général juste la libération de la molécule qui va se fixer ailleurs. Par contre, point important, cette molécule n'est pas le THC et ne semble pas avoir d'intérêt. Des recherches pour obtenir un cannabis médicale cherchent donc à faire disparaître cette molécule.
à Tyrian
De lorientlarouge
travailleur social | 00H31 | 11/08/2009 |
C'est bien joli, toutes ces considérations bio-médico-pédantes, pleines de certitudes, de lieux communs catastrophistes… synapses saturés..de manière permanente… beaucoup plus nuisible…
Que quoi ?
as tu déjà croisé un héroïnomane, un alcoolo ?
cite tes sources.
à Tyrian
De Rensk
| 11H22 | 11/08/2009 |
J'aime bien l'effet du pastis dans le même écris…
1er paragraphe : Les neurones ne sont pas détruits
2ème paragraphe : la destruction des neurones
Oups
à deprav
De trastaroot
Ingenieur | 15H28 | 10/08/2009 |
entièrement d'accord avec ta reflexion !
Et encore on voit le sujet par rapport à notre culture et notre education, il serait bon que « infodrogue » aille voir du côté de l'amazonie, de l'afrique, de l'asie, de la sibérie, du mexique pour se faire vraiment une idée de ce que le cannabis (et/ou autres) ont apporté à ces cultures.
à infodrogue
De Tyrian
Informaticien | 07H01 | 10/08/2009 |
Pour ta dernière question, il faudrait réfléchir un peu…
Qu'est-ce que sont tous les autres médicaments anti-douleurs ? Des drogues, parfois dures. L'ensemble des psychotropes présentent le même genre de risque. Les opiacés sont basés sur quoi ? L'opium. Pour être cohérent, soit on interdit tous les psychotropes (plus d'antidépresseur, pratiquement plus d'anti-douleur….), soit on autorise l'utilisation du Cannabis à des fins médicales et la recherche dessus.
Je suis contre l'utilisation a des fins purement récréative (à cause des effets secondaires à longs termes), mais en tant que médicament, il est très efficace, avec moins d'effets secondaires violent que beaucoup d'autre. Une société qui se permet de distribuer du prozac comme des bonbons mais qui crise à l'évocation du cannabis est ridicule.
à Tyrian
De jma14
08H57 | 10/08/2009 |
Les opiacés c'est plus convenable, puisque c'est fabriqués par l'industrie pharmaceutique ! ! ! !
à Tyrian
De satorarepo
plein sud | 09H08 | 11/08/2009 |
« Je suis contre l'utilisation a des fins purement récréative (à cause des effets secondaires à longs termes »
ça fait 30ans que je pratique (pas un accident d'auto),je ne sais pas de quoi vous parlez .n'etant pas un neuro toxique(inserm 1998)les effets sont tous réversibles,au contraire de l'alcool qui nous a engendré des populations débiles,qui donc rationnelement devrait etre prohibé(ce qui serait une c…)l'argument sanitaire est fallacieux et ne cache que des interets financiers.
et je ne parle pas de l'effet du tabac completement occulté dans cette affaire comme si son action sur le cerveau n'existait pas alors qu,il compose 90% du joint,vive le vaporisateur ! !
à Tyrian
De Kereven
15H38 | 10/08/2009 |
les effets dont vous parlez ne touchent que 5% des fumeurs, pour les 95% autres, il n'y que peu d'effets indésirables à long terme (autant que pour le café).
Boire est bien pire, fumer uniquement la cigarette aussi. On ne fume pas autant de joints que de clopes.
L'argument qui consiste à dire que ca rend con est à retourner à son propriétaire. Le cannabis est un parfait allié pour la concentration (d'où la réussite aux examens, la déshinibation…). Simplement, comme avec n'importe quelle drogue, tout dépend du sujet, mais l'énorme majorité des fumeurs n'ont rien, seul un petit nombre a des problèmes.
Il faut arrêter de dire des conneries sur le sujet, fumer donc un peu avant de parler de ce que vous ne comprennez et ne connaissez pas.
à infodrogue
De vinczec
DG | 08H15 | 10/08/2009 |
Je me permets de vous répondre que le but de mon témoignage n'est pas de vanter les mérites du cannabis ni de ses effets psychotropes mais de m'étonner que la médecine propose des médicaments qui contiennent de l'opium, substance moins efficace, plus addictive et plus nocive que le cannabis (je peux en témoigner) et que le cannabis reste ignoré en France, bien que ses facultés anti-douleurs soient reconnues dans de nombreux pays.
J'en profite pour ajouter que votre remarque sur la diminution des capacités intellectuelles tombe comme un cheveu sur la soupe, où est le rapport entre le fait que le THC s'élimine lentement et son effet sur les capacités intellectuelles ? Comparer les capacités intellectuelles d'une même personne avec ou sans cannabis serait certes intéressant, mais je suis tenté de vous répondre que j'aimerai aussi que cette expérience soit menée sur une personne avec ou sans douleurs.
Enfin, j'en profite pour répondre à un autre lecteur : On propose bien aux « petites vieilles » (je serai plutôt un « demi-vieux ») de l'opium et autres drogues qui les abrutissent sans que cela ne choque grand monde, alors pourquoi pas du cannabis ?
Ces différentes réactions me laissent penser que le chemin est encore long pour que les propriétés du cannabis soient étudiées sans subir l'influence de dizaines d'années de diabolisation.
à infodrogue
De had
voyageur | 17H32 | 10/08/2009 |
Peux tu nous donner les sources de toutes ces affirmations ?
PS : viens tu de t'inscrire sur la rue ? En tout cas, il semble que ce post est ton seul commentaire à ce jour. Avec un pseudo tel, on peut se demander qui est ton employeur … dommage, qu'il n'y ai pas de « wikiscanner » sur les commentaires !
à had
De lorientlarouge
travailleur social | 00H52 | 11/08/2009 |
voilà la bonne question, qui est cet « infodrogue » ?
un scientologue égaré ? un technicien du ministère de l'intérieur ?
à infodrogue
De Iv
Roboticien utopiste | 20H29 | 10/08/2009 |
« On comprend aussi aisément que ceux qui en consomment NE PEUVENT PAS s'en rendre compte car … c'est avec ça qu'ils jugent ! “
Et ça se dit scientifique… Une mesure ça se fait avec un engin de mesure, ça utilise une mesure objective et ce n'est pas parce qu'on est bourré ou stoned qu'on ne peut pas chronométrer une action ou se faire un test psychomoteur.
Il est facile de voir que la diminution des reflexes est comparable à celle d'une cuite (qui tue aussi des neurones chaque vendredi soir).
Quant à l'apologie du cannabis médical, il est vrai que je m'intéresse plus à l'usage récréatif, ou plutôt à l'usage créatif. Une question simple : quel mal ferais-je à la société si au lieu de me mettre une mine au Cointreau chez moi en fumant des gauloises, je fumais plutôt deux ou trois joints ? Qu'est ce que ça change nom de nom ? Ca n'emmerde personne !
à infodrogue
De lorientlarouge
travailleur social | 00H45 | 11/08/2009 |
infodrogue, technicien biologiste ?
du blabla scientiste pour faire paranoïaquer la ménagère.
ok, le cannabis est stocqué dans les matières grasses, mais en quelle quantité ? à quelle vitesse se « libère » t-il ? comme si c'était une consommation récente ? un joint, dix, un bang, dix ?
On comprend aussi aisément que ceux qui en consomment NE PEUVENT PAS s'en rendre compte car … c'est avec ça qu'ils jugent !
D » où est ce que tu parles pour juger ainsi ?
deux, trois notions de biochimie et le dernier laborantin devient un expert ?
On peut donc affirmer qu'ils s'accumule dans le corps et diminue les capacités intellectuelles de l'individu… à chaque joint !
t'en as d'autres comme ça ? je suis preneur.
Ta volonté de faire peur du cannabis ne cacherait elle pas une vraie peur, personnelle,
je ne sais pas, moi,
toi tu le sais
arrête le jogging et respire un bon coup, tu verras, ça ira mieux
à infodrogue
De petcar39
etudiant en vie moderne | 09H49 | 11/08/2009 |
Est-ce qu'il y a deja eu des recherches sur les consequences de la consommation d'emissions televisees sur le cerveau humain ?
Du Lagaf tous les soirs avant une bonne lobotomie de 20h, et une seance degoulinante de Drucker une fois par semaine…
je prefere fumer un ptit petard sur le balcon et conserver mon exprit critique.
Alors si en plus ca peut aider a attenuer les souffrances dans le traitement de maladies chroniques, je dis oui ! ! ! !