Les drogues, ce sont les anciens dealers qui en parlent le mieux

Brian O'Dea (DR)Le Canadien Brian O'Dea a été, dans les années 70, un gros trafiquant de cannabis, puis de cocaïne. Après avoir dirigé une entreprise de transports de 120 personnes, il se retire des affaires en 1986 et ne fera que deux ans de prison. Il est aujourd'hui producteur de films à Toronto.

Alors que le débat sur la dépénalisation bat son plein aux Etats-Unis, il a accepté de rédiger cette tribune pour Rue89. Envoyez-lui vos questions dans les commentaires, nous les lui transmettrons.

« Les révolutions les plus importantes ont pour point commun de détrôner l'arrogance humaine, faisant tomber d'un piédestal après l'autre nos certitudes… » Stephen Jay Gould

Le président Obama a récemment annoncé que son administration mettrait un terme à la « préemption », une pratique qui permettait à l'administration fédérale de passer outre les lois des Etats fédérés sur l'environnement, la santé, la sécurité, etc.

Cela inclut les étranges lois sur les drogues qui ont engendré un conflit entre les fédéraux et divers Etats au sujet de la distribution de marijuana médicale, et qui ont provoqué des raids de la DEA (la police fédérale des stupéfiants, ndlt) sur les dispensaires, en violation de la loi locale et des droits des citoyens qui avaient voté ces lois.

Même la Cour suprême ne veut plus entendre parler d'une remise en cause de la loi californienne, vieille de dix ans, qui autorise l'usage de la marijuana pour des raisons médicales, prenant ainsi le parti de l'Etat. Plus que jamais, nous avons une vraie possibilité de changement, un changement absolument nécessaire pour que l'on ne traite plus les plus faibles d'entre nous par la répression.

"Kate Moss" (Philippe Sergent/Flickr).

La question des drogues n'est pas une question de bien ou de mal

Il y a plus de vingt ans, je fumais, sniffais et prenais du poppers et je buvais chaque jour. J'attendais toujours le moment propice pour arrêter ; ce n'était jamais le bon. Je n'étais, comme on dit, pas bien dans ma peau. Tout ceci aboutit à ce que je me retrouve KO sur la moquette d'un copain : une overdose de cocaïne, dont je faillis ne pas sortir vivant.

C'était à la veille de mon quarantième anniversaire, il y a presque vingt-et-un ans. Tu parles d'une crise de la quarantaine ! Depuis ce jour, j'ai trouvé une autre façon de vivre. Comme l'a dit Nietzsche, l'émancipation naît du mal et de la douleur. En tous cas, pour moi, ce fut le cas.

Une telle « émancipation » ne peut jamais avoir lieu aux conditions de quelqu'un d'autre. La douleur que j'ai ressentie était assez violente pour que ma vie change.

L'usage ou l'excès de drogues passe souvent pour une question de bien et de mal, une question morale, mais c'est faux : c'est une question d'aise ou de malaise.

Je n'ai jamais rencontré qui que ce soit qui ait renoncé à la drogue pour des raisons d'illégalité. En ce moment même, la mère, le père, le frère, la sœur, le fils, la fille, l'oncle, la tante, le cousin, la grand-mère ou le grand père de n'importe qui prend des drogues. Légal, illégal, peu importe. Il n'y a aucune frontière dans nos couches sociales que la drogue n'ait traversée. Elle pénètre tout. L'être humain se défonce depuis qu'il est un être humain. Il est absurde de penser que l'on peut mettre un terme à ce comportement en légiférant.

Du problème « moral » au problème économique

Jaquette de "High" de Brian O'Dea (DR).La prohibition de l'alcool nous a été servie au XXe siècle à travers l'outrage moral, « la fausse morale », et ça s'est terminé par un double scotch au saloon du coin. Pas de demi-mesure, là. Nous n'avons pas légalisé la possession d'alcool, ce qui a ensuite poussé les consommateurs à trouver des moyens illégaux de s'en procurer. Puis nous avons légalisé « de haut en bas », en régulant sa distribution, en taxant ses ventes.

C'est presque ce qui arrive aujourd'hui avec la marijuana. Presque. Il semble qu'elle en prenne le chemin, achetée et payée par besoin économique. Cela veut-il dire que ce qui était autrefois une question morale est devenu une question économique ? Oui. Cela signifie-t-il que la morale a un prix ? Ou que ce n'était en fait pas vraiment une question morale à l'origine, ce que notre détresse financière a mis au jour ?

L'alcool responsable de plus de violences que toutes les autres drogues réunies

« Mais quand même pas l'héroïne, les méta-amphétamines ou le crack ? » C'est comme ça que se poursuit la conversation en général, n'est-ce pas ? « Pas les drogues dures. » Je me demande comment on en est arrivé à la classification de « drogue dure ».

Il y a des chances pour que celui qui a pondu cette classification soit aussi celui qui ne veut pas que vous sachiez que 95% des gens emprisonnés pour des violences ont commis ces actes sous l'emprise de la deuxième drogue la plus répandue sur la planète. La drogue qui annonce le hockey, le foot et tous ces événements sportifs pour les jeunes à la télé ; la drogue dont on voit les logos sur les tee-shirts portés par nos enfants ; la drogue dont les entreprises qui la possèdent sponsorisent un « Partenariat pour une amérique sans drogue »… Vous voyez de quoi je parle ? Oui, de l'alcool.

L'alcool est responsable de plus de violence domestique et de carnages routiers que toutes les autres drogues réunies. Mais l'industrie de l'alcool a acheté et payé son acceptabilité culturelle et sa respectabilité, et pense, au fond de son âme sombre, qu'elle n'a rien à voir avec l'herbe et le crack.

Tout ce que je peux dire, c'est que toutes les substances psychotropes que j'ai utilisées sont un raccourci trompeur vers la lumière. Par des années de conditionnement publicitaire, on m'a appris qu'une pilule peut me faire grandir et qu'une autre me rapetisse, et que ces petites pilules bleues… hum, mieux vaut en rester là.

L'héroïne, la cocaïne, les méta-amphétamines, l'alcool taxé et contrôlé par l'Etat, ainsi que le tueur numéro un, le tabac, sont tous des substances auxquelles il est terrible d'être accro. Son ultime et actuel coût est bien trop souvent la vie elle-même. Et, tout au long de ce chemin vers la mort, les prix augmentent. Ce n'est pas une question morale, ni de bien et de mal, et il est temps de cesser de la traiter comme telle. L'industrie de la répression n'a jamais travaillé pour quelqu'un d'autre que le monde de la finance et les politiques (qui, eux-mêmes, sont partie prenante de la finance). Ces gens ont dépensé une fortune nous convaincre -avec succès- de cette illusion, mais il est temps de se réveiller maintenant.

Une seule solution, la légalisation

Il reste une solution, si simple qu'elle en est presque inquiétante, une solution mise en place par d'autres, qui, jusqu'à aujourd'hui, ont montré plus de courage que nous. Si nous sommes aussi valeureux et libres et courageux que nous sommes prompts à le déclarer, alors il est temps de mettre un terme à ce qui n'a jamais fonctionné. On ne peut tout simplement pas continuer de la même façon et espérer obtenir d'autres résultats.

Quand on pense à la légalisation de la drogue, nombre d'entre nous pensent aux Pays-Bas. Et aux critiques formulées quant à son sens général par des juristes avec une hâche, et un siège auquel s'accrocher. Accusations illégitimes que celles-ci. Les Pays-Bas ont pris des demi-mesures seulement, et les demi-mesures ne nous apportent rien. Il nous suffit de jeter un œil, par delà les frontières hollandaises, au Portugal, pays dont la générosité et le courage à l'encontre des plus faibles de ses citoyens devrait nous faire honte et nous mener vers une action juste.

Jusqu'en 2001, le Portugal était plongé dans une crise sanitaire aux proportions alarmantes, une crise due à l'addiction à la drogue. Ensuite, la possession de stupéfiants a été légalisée. Et maintenant, nous y voilà, huit ans après que « la possession personnelle a été décriminalisée, l'usage de drogues parmi les jeunes Portugais a chuté et le taux de nouvelles infections par le virus HIV dues au partage des seringues usagées a été considérablement réduit, tandis que le nombre de personnes cherchant à se désintoxiquer a plus que doublé… » (Time Magazine, 26 avril 2009).

Et devinez quoi ? Les vannes ne se sont pas ouvertes ; la population ne s'est pas transformée en un troupeau de junkies, comme certains législateurs auraient aimé qu'on croie que ça arriverait. Mes amis, nous devons commencer à élire des gens au Sénat, au Congrès et à tous les niveaux du pouvoir partout dans le monde qui ont une plus grande foi en nous qui votons pour eux et les révoquons,. Nous sommes au fond d'un trou profond et nous devons immédiatement arrêter de creuser. Il est temps de s'immiscer dans les privilèges et le pouvoir et de subvertir la façon de penser dominante ; il est temps de rappeler à nos élus que nous attendons d'eux des actes qui produisent de vrais et honnêtes résultats. Il est temps de revoir complètement notre approche de la question de l'usage ou de l'abus de drogues.

Pour finir, cette parole émanant de Washington, de Gil Kerlikowske, pas moins, le nouveau tsar de la drogue de la Maison-Blanche :

« Quelle que que soit la façon dont vous expliquez aux gens qu'il s'agit d'une “guerre à la drogue” ou d'une “guerre contre un produit, ils considèrent que c'est une guerre contre eux. Nous ne sommes pas en guerre contre les gens de ce pays.”

M. Kerlikowske, il n'y a qu'une manière de prouver aux plus petits d'entre nous que leur vie comptent autant que n'importe laquelle de nos vies : c'est de légaliser et réguler toutes les drogues, et de le faire maintenant. Comme l'a dit notre grand président, le temps du changement est arrivé.

Photo : “Kate Moss” (Philippe Sergent/Flickr).

Traduit de l'anglais par Marie-Sophie Keller.

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Portrait de patrick du 14

De patrick du 14

toujours naze et qui cotises pas | 13H03 | 25/06/2009 | Permalien

Portrait de Qouyub

De Qouyub

Graphiste | 13H13 | 25/06/2009 | Permalien

Il est clair qu'après plus d'un siècle de répression, la politique anti-drogue s'est avéré un véritable échec, car elle n'a ni réduit la consommation, ni le trafic et très peu la production au détriment des cultivateurs.
La plupart des associations qui oeuvrent en europe sur le terrain de la prévention et de la réduction des risques liés à la toxicomanie, comme Médecins du Monde, Technoplus, Modus Vivendi, ou encore les rapports des organismes tels que l'OFDT (Observatoire Français des drogues et toxicomanies), l'OEDT (Observatoire Européen des drogues et toxicomanies), montrent tous que c'est une politique de prévention qui devrait êre clairement menée, et non une politique de répression.
Par prévention, la plupart d'entre-elles estiment que c'est une dépénalisation totale de la consommation, tandis que d'autres argumentent la légalisation des drogues.

Si ces associations, qui oeuvrent en permanence sur les terrain, à l'instar des organismes publiques, s'entêtent à prôner cette direction depuis plus de dix ans déjà, et que le gouvernement ne les écoutes pas, c'est qu'il y a un réel problèmes.

Une légalisation semble la meilleure voie, puisqu'elle permettrait :
1. D'aider et de protéger les cultivateurs des pays producteurs. En leur assurant une juste rémunération.
2. De contrôler le traffic, pour éliminer petit à petit le trafic illégal et son lot de morts (5300 morts rien qu'au mexique en 2008, soit plus que la guerre d'Irak depuis 2001).
3. De contrôler la qualité des produits qui subissent en général 4 à 6 coupes avec des produits dangereux pour la santé (verre pilé, sable très fin dans la cocaïne par exemple).
4. De controler la distribution, et éliminer de nouveau le traffic illégal qui la contrôle.
5. D'assurer des messages de prévention, d'aide et d'écoute sur les lieux où elle est distribué. Sensibiliser les gens aux risques, etc…
6. D'en faire diminuer le prix, ce afin d'éviter l'endettement des personnes. (On a vu depuis dix ans que le prix de l'ecstasy était passé de 10€ à 3€, sans y voir de changements de la consommation).
7. Enfin, avec la tva qui serait appliquée, et la diminution des services de police chargé de lutter contre le traffic de stupéfiant (les dépenses publiques, toutes drogues confondues, s'élevaient à 1 159,12 millions d'euros pour l'année 2003, en france : source MILDT). Avec un petit calcul simple, on voit tout de suite la charge en moins pour le contribuable, même si des dépenses serait toujours conservées.

Et il est certain que cette solution si simple, qui permetrait en résumé d'améliorer la santé des citoyens, d'amoindrir très fortement le nombre de morts, d'empêcher l'enrichissement illégal et le lot d'argent sale (qui sert souvent le trafic d'armes et la prostitution), et de soulager les dépenses publiques, n'est pas envisageable pour beaucoup par simple soucis éthique.

Portrait de Lemmy_Nothor

à Qouyub Portrait de Qouyub De Lemmy_Nothor

The Emmett Grogan Memorial Barbecue | 13H21 | 25/06/2009 | Permalien

Vous dites : 7. Enfin, avec la tva qui serait appliquée, et la diminution des services de police chargé de lutter contre le traffic de stupéfiant (les dépenses publiques, toutes drogues confondues, s'élevaient à 1 159,12 millions d'euros pour l'année 2003, en france : source MILDT). Avec un petit calcul simple, on voit tout de suite la charge en moins pour le contribuable, même si des dépenses serait toujours conservées.

Seulement aux Etats Unis, la guerre à la drogue à coutée plus d'un trillion de dollars en 40 ans…..mille millards de dollars.

Portrait de Phil2922

De Phil2922

Retraite invalidité | 13H19 | 25/06/2009 | Permalien

Bientôt le tour de France va partir de Monaco avec les drogués sur les vélos. Oui, mais eux ils sont sponsorisés et passent à la télé, alors vive le sport sur France 2…hein Gégé…. ? !

http://phil195829.overblog.com

Portrait de chambord

De chambord

13H26 | 25/06/2009 | Permalien

La drogue en général est un coupe faim, herbe ou cannabis ! Poussant en général dans des zones inhabitables et servant de plantes de survie.

Elles ont aussi certains pouvoirs guérissant en médecine, on s'en sert utilement.

Le reste des drogues sont synthétiques, fabrications pour détruire.

J'habite la campagne dans un bled paumé, impressionnant le paquet qui « fume » !

Afghanistan, un de plus grands pays producteurs, sous l'emprise des pays riches, il y a de quoi se poser des question n'est-ce pas ?

A qui profite le crime ET L'ARGENT ?

Ma question serait la suivante, laisser la drogue se développée afin de mieux contrôler les cons de citoyens ?

Et fabriquer de la main d'œuvre pas trop cher, surtout dans le bâtiment vu le paquet d'ouvriers qui se shoot la gueule !

( bien sur , il faut l'avoir vécu, les commentaires d'intellos sont mal venus )

Portrait de whitenigga

à chambord Portrait de chambord De whitenigga

feignant | 13H41 | 25/06/2009 | Permalien

heu…l'herbe comme coupe-faim, c'est moyen.
Essayez de fumer un pétard a coté d'un paquet de bonbons, vous verrez que vous pourrez l'engloutir sans soucis ^^. Dans un cadre thérapeutique, l'herbe, en plus de calmer les douleurs, redonne de l'appétit.
Par contre c'est vrai pour le kat, les feuilles de coca mâchées par exemple

Portrait de compte supprimé 23

à whitenigga Portrait de whitenigga De compte supprimé 23

... | 23H07 | 25/06/2009 | Permalien

à coté d'un paquet de bonbons ? ah oui tiens ? Par contre à coté d'un gateau au chocolat ! ! ! : oD

Et oui ! L'herbe calme les douleurs , redonne de l'appetit , apaise les nausées aussi … et fait disparaître insomnies et « terreurs nocturnes » … et possède encore bien d'autres effets Thérapeutiques sans les inconvénients des substances que nous concoctent les labos pharmaceutiques ! ! !

Pour les feuilles de coca , je teste sous forme de « maté » ; ce n'est pas vraiment trés concluant : calme la faim et la soif : non ; les nausées et autres désordres digestifs : oui , ça marche trés bien ; atténue la fatigue physique et mentale , non là encore …

Portrait de Oister

De Oister

Soldat inconnu. | 13H34 | 25/06/2009 | Permalien

Voilà le circuit de la drogue bien expliqé de façon ludique par un des meilleurs rappeurs américains : Immortal Technique.
Si certains ont séché les cours d'anglais à l'école, je peux les aider pour comprendre les paroles…
Bonne écoute…
http://video.google.fr/videosearch ? sourceid=navclient&hl=fr&rlz=1T4GGLR_…

Portrait de deprav

à Oister Portrait de Oister De deprav

ou l'ambivalence de la misanthropie | 16H29 | 25/06/2009 | Permalien

un adepte d'immortal technique dans la Rue, que de bonheur : )

« you need positivity like you need respect in jail because without balance u'll be making negative record sales » : p

Portrait de Oister

à deprav Portrait de deprav De Oister

Soldat inconnu. | 05H19 | 26/06/2009 | Permalien

c'est presque aussi bon que the Crass…

Portrait de Buzhidao

De Buzhidao

Carte de presse n°343-F (oui, je sa... | 13H36 | 25/06/2009 | Permalien

Son ultime et actuel coût --> son véritable et ultime coût, non ?

Portrait de Sarko...file

De Sarko...file

Grossiste a l'anpe | 09H59 | 26/06/2009 | Permalien

Etudiant au Pays-Bas, je peux temoigner des effets de la legalisation du canabis, qui me parait etre une bonne chose, bien qu'etant non fumeur.

Bref, la bas les jeunes me parraissent moins fumer qu'en France ! ce qui est paradoxal vu que l'acces au canabis est beaucoup plus simple !
La clientele des coffeshops, est essentielement constituee de personnes ayant un job, sans distinction d'age (grand mere y compris) et d'etrangers ( T'est francais ? ah…tu viens pour les coffeshop ! …ben nan justement..)

La fumette parait un peu ringard pour les jeunes la bas et reste occasionnelle, alors qu'en France c'est un peu « la classe » ou « rebel » si tu fumes car c'est interdit !

Le fait que ce soit legalise, avec les coffeshops et tout ca, me laisse a penser que l'etat a plus de controle sur cette drogue, donc permet de mieux reagir en cas de derive.

Il est interressant de voir que certain coffeshops, ne proposent aucun alcools dans leurs bars ! juste des cocktails de fruits, ou sodas…

Portrait de Lemmy_Nothor

De Lemmy_Nothor

The Emmett Grogan Memorial Barbecue | 14H14 | 25/06/2009 | Permalien

En passant j'ai une question à poser à Mr Brian O'Dea…..et en écrivant son nom je me rends compte que ce sont les initiales du Drug Enforment Agency….DEA, Dea…O'Dea……

Mais voici ma question…..ce n'est pas vous qui aviez passé une annonce dans le Globe and Mail il y a déjà quelques années, comme quoi vous cherchiez du travail , et comme experience vous aviez inclut tout votre CV de traffiquant ?

J'en profite donc pour faire de même….30 ans de cinéma, si vous cherchez quelqu'un vous me faites signe…. ; -)

Ça serai un plaisir de travailler avec vous .

Portrait de freakfeatherfall

à Lemmy_Nothor Portrait de Lemmy_Nothor De freakfeatherfall

back to the primitive - fuck all yo... | 18H08 | 25/06/2009 | Permalien

en plus O'Dea ça se prononce comme OD, non ?

Portrait de Lemmy_Nothor

à freakfeatherfall Portrait de freakfeatherfall De Lemmy_Nothor

The Emmett Grogan Memorial Barbecue | 18H17 | 25/06/2009 | Permalien

Oui certainement….OD….DOA…..( Dead On Arrival, pour ceusses qui parlent pas l'angliche , Mort A l'Arrivée….)

Même O'Bama fut déclaré Irlandais ; -)

Portrait de hershellgordon

à Lemmy_Nothor Portrait de Lemmy_Nothor De hershellgordon

21H23 | 25/06/2009 | Permalien

moi j'aime bien…
Hebergeur d'images

Portrait de Arnaud Aubron

à Lemmy_Nothor Portrait de Lemmy_Nothor De Arnaud Aubron

Rue89 | 18H59 | 25/06/2009 | Permalien

C'est effectivement lui. Mais je lui transmets la question.

Portrait de Lemmy_Nothor

à Arnaud Aubron Portrait de Arnaud Aubron De Lemmy_Nothor

The Emmett Grogan Memorial Barbecue | 19H27 | 25/06/2009 | Permalien

Ecoute, à cette époque je lisais tous les journeaux, et je gardais tous les articles qui m'interessaient…..demain je fouille dans mes vieux scrap books…..si je retrouve l'article je t'en fais une copie…. ; -)

Bien content de voir qu'il a réussit à se trouver du boulot….c'est pas évident avec un casier judiciaire.
Et puis faire marcher une équipe de film, c'est un peu comme faire fonctionner un réseau de traffiquants…..

( et il y en a qui disent que ça affecte la mémoire….)

Portrait de Autist Reading

De Autist Reading

Plombier/Electricien | 14H23 | 25/06/2009 | Permalien

Brian O'Dea, la DEA vous a-t-elle dit que c'est pas brillant l'OD ?

Portrait de TylertomVoodoo

De TylertomVoodoo

musicien sans cordes . . . | 14H40 | 25/06/2009 | Permalien

A Françaisehélas :

en te lisant, je suis de moins en moins français . . . et las !

Allez camarade, continue marche bien droit, va bosser la France a besoin d'toi.

au plaisir.

PS : pense à prêcher pour ton clocher, et surtout n'éteinds pas ta tv.

Portrait de bomek

De bomek

PM | 14H45 | 25/06/2009 | Permalien

Avec la facilité de trouver tout et n'importe quoi aujourd'hui, la légalisation ne changerait pas grand chose. Sauf peut être la qualité et où l'argent irait.

Portrait de LeLapin

De LeLapin

Infopigiste | 15H25 | 25/06/2009 | Permalien

Bah non, les drogues c'est les anciens consommateurs qui en parlent le moeux !

Portrait de fabien rutellou

De fabien rutellou

ailleurs | 15H25 | 25/06/2009 | Permalien

il est évident que la distinction drogues dures, drogues douces n'a pas vraiment de sens.sauf qu'elle conditionne le débat… Il est vrai aussi que l'on est, notamment en France en pleine hypocrisie et principalement sur la question du cannabis. D'une part une grande partie de la population consomme cette drogue alors qu'elle est interdite, plus interdite on peut pas puisque normalement on a pas le droit d'en parler…et les chiffres officiels sont même à mon avis en deçà de la réalité. Ensuite les discours qui se rapporte à ce phénomène de société, sont souvent biaisés, soit on résonne d'un point de vue moraliste, et là on pas fini de discuter soit on cherche tout de suite à dramatiser la consommation de cannabis, et toute réflexion est tournée vers la jeunesse, en omettant qu'une grande part des consommateurs, sont des gens qui travaillent, ont des enfants, paient leurs impôts… bref des gens qui ne sont pas spécialement en pleine désocialisation, en train de devenir violent ou je ne sais quoi, mais qui ont simplement un usage récréatif de la weed, comme d'autre vont boire une bière.

Effectivement cet article apporte un autre son de cloche, réaliste. La répression et la prohibition n'apporte rien, ça c'est vu dans le passé (alcool/USA) et on peut constater encore aujourd'hui que les pratiques liées à l'alcool dans certains pays, où ce produit est très fortement encadré, tendent vers de réelles dérives et sont un problème social.

Alors pour ma part, oui je suis pour une légalisation du cannabis mais il faut le faire correctement, effectivement, pas comme aux pays bas. Osons prendre le problème à bras le corps, et proposons une production encadrée par l'Etat, et dont la qualité serait assurée (problème sanitaire réduit, problème de l'alimentation des mafias supprimé)

Alors reste toujours le problème de la dépendance, oui peut être, mais qui n'est pas dépendant de quelque chose ? Et puis il faut aussi le dire on ne devient pas dépendant parce que c'est en libre accès, c'est bien le type de pratique, et le type de produit qui entraine la dépendance. Alors oui pour répondre à un commentaire, des personnes qui ont fait une cure de désintoxication peuvent expliquer qu'elles seront d'une certaine manière toujours malades, mais c'est aussi du au type de produit, et là l'alcool n'est pas bon joueur, effectivement un alcoolique sevré, s'il reprend une fois un verre, a de forte chance de retomber dans un cercle infernal, les récepteurs du corps réagissent au quart de tour. Ce n'est pas le cas avec le cannabis. Alors les vies brisées par ces produits, de quel produit parle -t-on, ne résultent-elles pas plus d'un environnement difficile dont la drogue a été un support ?

Enfin oui il y a plus de consommateur d'alcool que de cannabis, et donc il faut relativiser la chose, n'empêche que l'overdose d'alcool existe, pas celle de cannabis.

Finalement le rapport aux drogues est avant tout un élément social qui s'inscrit dans un ensemble complexe, la preuve en est avec l'alcool qui a une caution culturelle populaire, et également financière…L'homme à toujours chercher à utiliser les éléments naturels qui l'entourent pour des expériences, y compris en France où il y a eu toute une culture notamment autour de l'absynthe.

Dans tous les cas le débat doit être posés mais sans à priori moralistes ou de fausses idées du genre cannabis=désocialisation=chute des résultats scolaires, risque de prendre quelque chose de plus forts…

Portrait de Erik16

De Erik16

Ouvrier | 15H41 | 25/06/2009 | Permalien

Ayant été piégé par différents produits dans ma jeunesse , j'ai remarqué que le scénario etait , pour moi , toujours le même :
Je ne me sens pas bien , donc je prend un truc.
Je me sens mieux , donc je continue à en prendre.
Je commence à pas me sentir bien , je décide d'arreter.
Aïe , j'y arrive pas !
Bon ,ça y est , je suis sevré, je me sens mieux.
puis , de nouveaux , je ne me sens pas bien , j'ai toujours les mêmes problèmes qu'avant.
J'ai constaté que , pour moi , la drogue n'avait jamais été une solution à mon mal-être et quelle m'avait de plus apporté pas mal de problèmes.
Je ne sais que penser de la légalisation .Je crois que cela reviendrait a ce que notre socièté admette sa défaite et considère une partie des citoyens comme définitivement perdus.

Portrait de Lemmy_Nothor

à Erik16 Portrait de Erik16 De Lemmy_Nothor

The Emmett Grogan Memorial Barbecue | 07H36 | 26/06/2009 | Permalien

J'ai lu et relu votre message…..et à chaque fois la même chose me frappait……vous preniez des substances ( qu'importe lesquelles ) parce que vous n'alliez pas bien…il est la le problème.

J'ai consommé de tout, et probablement beaucoup trop, mais jamais au grand jamais je ne l'ai fait parce que les choses allaient mal dans ma vie….au contraire, si j'étais dans la merde, j'évitais surtout de toucher aux drogues…..même pas un petit pétard, rien…..le jeune total….c'est un piège effroyable que de penser que des substances puissent nous aider.

La drogue n'est pas une solution à nos problèmes. Par contre, pour certains, elle peut être une manière de célébrer la vie d'une manière differente. Mais ce n'est surement pas pour tout le monde….
Moi je suis incapable de boire ….deux bières ou deux verres de vin, et je roupille….trois, et je suis malade…..et je mets trois jours à m'en remettre.

Portrait de jiminix

De jiminix

www.jiminix.fr | 15H54 | 25/06/2009 | Permalien

« Les alcooliques vous parleront de toute la difficulté de sortir d'une addiction dont on trouve la cause à chaque coin de rue, en consommation libre et légale. »
Sans doute…par contre, 50 ans, 60 de répression et regardez, aujourd » hui il y a des gamins de 13 ans qui ont déjà consommé de l » extasy, d » autres plus vieux qui voit le vie bien mal partie parce qu » il se sont fait chopper en vendant du shit à leur pote, et la mondialisation d » un produit ou la mafia est reine.
L » interdit n » a rien donné, pourquoi ne pas essayé autre chose ? …en ce qui concerne le marijuana, nous sommes bien le dernier pays a l » interdire non ? !
Je ne suis pas un dealer de substances illicites, mais celui-ci m » à loin dans le vrai, et surtout bien loin des discours démago qui nous rappelles les ridicules campagnes de pub anti-marijuana des années 50's…

Portrait de Keldan

De Keldan

Polytoxicomane à temps partiel | 16H08 | 25/06/2009 | Permalien

Et ouais, l'usage c'est bien, l'excès c'est pas bien. Mais d'un côté, on fout seulement sa vie en l'air.

Et c'est clair que vu le fric que ça peut rapporter, et vu que les gouvernements passent leur temps à nous en réclamer pour leur électorat, surtout en ce moment, ça serait bien malin de légaliser ça.

En tout cas, je ne trouve pas la comparaison entre shit et alcool bien pertinente. Ca n'a rien à voir, c'est complémentaire mais différent.
L'alcool c'est une ou deux cuites par semaine, un grand coup de poing en pleine tête, une montée en puissance qui commence par une grande sympathie pour le reste du monde, qui devient une envie de délirer et pour finir par un superbe ko. Mais le lendemain on a vraiment pas envie de recommencer, les cheveux comprennent pas pourquoi ils poussent sur les talons et le foie est tellement naze qui refuse même une simple bière.

Alors qu'on peut fumer comme un tox toute une soirée et s'en rallumer un dès le réveil suivant… Nettement plus facile à mes yeux d'y devenir accro.
J'ai même fait ça pendant trois ans non stop, entre dix et quinze par jour, où ne pas fumer était inconcevable.
Par contre pour décrocher (involontairement…) j'ai passé trois jours désagréables et le reste de la semaine tendu, on peut pas dire que ce soit bien terrible.

Mais dès qu'un coffe shop ouvre en bas de chez moi, je replonge avec joie dans un état non stop. Marre de devoir y aller doucement pour toujours en avoir, prévoir les moments où il faut se fournir et pour pas se ruiner…

Portrait de Françaisehélas

à Keldan Portrait de Keldan De Françaisehélas

16H18 | 25/06/2009 | Permalien

Tsss, tss.

Vous parlez en votre nom, c'est votre expérience.
Les drogues ont un effet différent sur chaque individu. Pour le cannabis, je ne sais pas, mais pour l'alcool, certaines personnes peuvent boire et boire et boirent encore toute une journée sans s'arrêter et recommencer le lendemain (le type d'alcool varie, pour donner une idée, un à deux litres de vodka par jour est dans l'ordre du possible…) et les symptômes de manque, violents et parfois mortels, peuvent apparaître en l'espace de quelques heures si une nouvelle prise n'est pas réalisée…

Je trouve que la comparaison se tient.

Portrait de Keldan

à Françaisehélas Portrait de Françaisehélas De Keldan

Polytoxicomane à temps partiel | 16H38 | 25/06/2009 | Permalien

Parler de son expérience permet de supputer de manière générale. Et moi j'ai jamais été alcoolique, juste pochetron hebdomadaire.
Je sais bien que l'alcool c'est aussi gore que la coke ou la fumette, je connais des gens dans toutes ces catégories qui s'y trainent depuis quinze ans, mais il est toujours délicat de parler de ce qui il y a dans leur tête, surtout si on a jamais compris comment les cervelles des autres tournaient.

Portrait de lordcyfer

De lordcyfer

16H31 | 25/06/2009 | Permalien

Cette article est excellent et je suis a 100% d'accord.

Le gros probleme c'est que l'on confond addiction (comportement addicitf) et produit.
En classifiant les drogues legal pas legal dure molle etc etc
On oubli que le consommateur est un toxico et le restera toute sa vie, les deux tiers du temps les sevré d'un produit se sont rabattu sur une autre addiction, cela peut aller d'un autre produit a l'amour une rencontre etc etc…
J'ai connu toute sorte de toxico, qu'elle que soit le produit il y a toujours un point commun l'addiction a des sensation des etats …

D'ailleurs comment un produit pourrait etre responsable du fait que quelqu'un le prends. Comment peut on interdire des plantes de pousser, c'est absurde.

D'ailleurs les modes changent les consommation, les acides sont revenu sur le marché au début du mouvement rave party puis ont été remplacer par la MDMA et la Ketamine et maintenant le cristal meth.

Ce n'est pas le produit qui fait le toxico.

Il faut réduire les risques et ne pas mettre en prison les toxicos, c'est une évidence, apres l'accessibilite au produit est un autre débat.

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