
Les drogues, ce sont les anciens dealers qui en parlent le mieux
Le Canadien Brian O'Dea a été, dans les années 70, un gros trafiquant de cannabis, puis de cocaïne. Après avoir dirigé une entreprise de transports de 120 personnes, il se retire des affaires en 1986 et ne fera que deux ans de prison. Il est aujourd'hui producteur de films à Toronto.
Alors que le débat sur la dépénalisation bat son plein aux Etats-Unis, il a accepté de rédiger cette tribune pour Rue89. Envoyez-lui vos questions dans les commentaires, nous les lui transmettrons.
« Les révolutions les plus importantes ont pour point commun de détrôner l'arrogance humaine, faisant tomber d'un piédestal après l'autre nos certitudes… » Stephen Jay Gould
Le président Obama a récemment annoncé que son administration mettrait un terme à la « préemption », une pratique qui permettait à l'administration fédérale de passer outre les lois des Etats fédérés sur l'environnement, la santé, la sécurité, etc.
Cela inclut les étranges lois sur les drogues qui ont engendré un conflit entre les fédéraux et divers Etats au sujet de la distribution de marijuana médicale, et qui ont provoqué des raids de la DEA (la police fédérale des stupéfiants, ndlt) sur les dispensaires, en violation de la loi locale et des droits des citoyens qui avaient voté ces lois.
Même la Cour suprême ne veut plus entendre parler d'une remise en cause de la loi californienne, vieille de dix ans, qui autorise l'usage de la marijuana pour des raisons médicales, prenant ainsi le parti de l'Etat. Plus que jamais, nous avons une vraie possibilité de changement, un changement absolument nécessaire pour que l'on ne traite plus les plus faibles d'entre nous par la répression.

La question des drogues n'est pas une question de bien ou de mal
Il y a plus de vingt ans, je fumais, sniffais et prenais du poppers et je buvais chaque jour. J'attendais toujours le moment propice pour arrêter ; ce n'était jamais le bon. Je n'étais, comme on dit, pas bien dans ma peau. Tout ceci aboutit à ce que je me retrouve KO sur la moquette d'un copain : une overdose de cocaïne, dont je faillis ne pas sortir vivant.
C'était à la veille de mon quarantième anniversaire, il y a presque vingt-et-un ans. Tu parles d'une crise de la quarantaine ! Depuis ce jour, j'ai trouvé une autre façon de vivre. Comme l'a dit Nietzsche, l'émancipation naît du mal et de la douleur. En tous cas, pour moi, ce fut le cas.
Une telle « émancipation » ne peut jamais avoir lieu aux conditions de quelqu'un d'autre. La douleur que j'ai ressentie était assez violente pour que ma vie change.
L'usage ou l'excès de drogues passe souvent pour une question de bien et de mal, une question morale, mais c'est faux : c'est une question d'aise ou de malaise.
Je n'ai jamais rencontré qui que ce soit qui ait renoncé à la drogue pour des raisons d'illégalité. En ce moment même, la mère, le père, le frère, la sœur, le fils, la fille, l'oncle, la tante, le cousin, la grand-mère ou le grand père de n'importe qui prend des drogues. Légal, illégal, peu importe. Il n'y a aucune frontière dans nos couches sociales que la drogue n'ait traversée. Elle pénètre tout. L'être humain se défonce depuis qu'il est un être humain. Il est absurde de penser que l'on peut mettre un terme à ce comportement en légiférant.
Du problème « moral » au problème économique
La prohibition de l'alcool nous a été servie au XXe siècle à travers l'outrage moral, « la fausse morale », et ça s'est terminé par un double scotch au saloon du coin. Pas de demi-mesure, là. Nous n'avons pas légalisé la possession d'alcool, ce qui a ensuite poussé les consommateurs à trouver des moyens illégaux de s'en procurer. Puis nous avons légalisé « de haut en bas », en régulant sa distribution, en taxant ses ventes.
C'est presque ce qui arrive aujourd'hui avec la marijuana. Presque. Il semble qu'elle en prenne le chemin, achetée et payée par besoin économique. Cela veut-il dire que ce qui était autrefois une question morale est devenu une question économique ? Oui. Cela signifie-t-il que la morale a un prix ? Ou que ce n'était en fait pas vraiment une question morale à l'origine, ce que notre détresse financière a mis au jour ?
L'alcool responsable de plus de violences que toutes les autres drogues réunies
« Mais quand même pas l'héroïne, les méta-amphétamines ou le crack ? » C'est comme ça que se poursuit la conversation en général, n'est-ce pas ? « Pas les drogues dures. » Je me demande comment on en est arrivé à la classification de « drogue dure ».
Il y a des chances pour que celui qui a pondu cette classification soit aussi celui qui ne veut pas que vous sachiez que 95% des gens emprisonnés pour des violences ont commis ces actes sous l'emprise de la deuxième drogue la plus répandue sur la planète. La drogue qui annonce le hockey, le foot et tous ces événements sportifs pour les jeunes à la télé ; la drogue dont on voit les logos sur les tee-shirts portés par nos enfants ; la drogue dont les entreprises qui la possèdent sponsorisent un « Partenariat pour une amérique sans drogue »… Vous voyez de quoi je parle ? Oui, de l'alcool.
L'alcool est responsable de plus de violence domestique et de carnages routiers que toutes les autres drogues réunies. Mais l'industrie de l'alcool a acheté et payé son acceptabilité culturelle et sa respectabilité, et pense, au fond de son âme sombre, qu'elle n'a rien à voir avec l'herbe et le crack.
Tout ce que je peux dire, c'est que toutes les substances psychotropes que j'ai utilisées sont un raccourci trompeur vers la lumière. Par des années de conditionnement publicitaire, on m'a appris qu'une pilule peut me faire grandir et qu'une autre me rapetisse, et que ces petites pilules bleues… hum, mieux vaut en rester là.
L'héroïne, la cocaïne, les méta-amphétamines, l'alcool taxé et contrôlé par l'Etat, ainsi que le tueur numéro un, le tabac, sont tous des substances auxquelles il est terrible d'être accro. Son ultime et actuel coût est bien trop souvent la vie elle-même. Et, tout au long de ce chemin vers la mort, les prix augmentent. Ce n'est pas une question morale, ni de bien et de mal, et il est temps de cesser de la traiter comme telle. L'industrie de la répression n'a jamais travaillé pour quelqu'un d'autre que le monde de la finance et les politiques (qui, eux-mêmes, sont partie prenante de la finance). Ces gens ont dépensé une fortune nous convaincre -avec succès- de cette illusion, mais il est temps de se réveiller maintenant.
Une seule solution, la légalisation
Il reste une solution, si simple qu'elle en est presque inquiétante, une solution mise en place par d'autres, qui, jusqu'à aujourd'hui, ont montré plus de courage que nous. Si nous sommes aussi valeureux et libres et courageux que nous sommes prompts à le déclarer, alors il est temps de mettre un terme à ce qui n'a jamais fonctionné. On ne peut tout simplement pas continuer de la même façon et espérer obtenir d'autres résultats.
Quand on pense à la légalisation de la drogue, nombre d'entre nous pensent aux Pays-Bas. Et aux critiques formulées quant à son sens général par des juristes avec une hâche, et un siège auquel s'accrocher. Accusations illégitimes que celles-ci. Les Pays-Bas ont pris des demi-mesures seulement, et les demi-mesures ne nous apportent rien. Il nous suffit de jeter un œil, par delà les frontières hollandaises, au Portugal, pays dont la générosité et le courage à l'encontre des plus faibles de ses citoyens devrait nous faire honte et nous mener vers une action juste.
Jusqu'en 2001, le Portugal était plongé dans une crise sanitaire aux proportions alarmantes, une crise due à l'addiction à la drogue. Ensuite, la possession de stupéfiants a été légalisée. Et maintenant, nous y voilà, huit ans après que « la possession personnelle a été décriminalisée, l'usage de drogues parmi les jeunes Portugais a chuté et le taux de nouvelles infections par le virus HIV dues au partage des seringues usagées a été considérablement réduit, tandis que le nombre de personnes cherchant à se désintoxiquer a plus que doublé… » (Time Magazine, 26 avril 2009).
Et devinez quoi ? Les vannes ne se sont pas ouvertes ; la population ne s'est pas transformée en un troupeau de junkies, comme certains législateurs auraient aimé qu'on croie que ça arriverait. Mes amis, nous devons commencer à élire des gens au Sénat, au Congrès et à tous les niveaux du pouvoir partout dans le monde qui ont une plus grande foi en nous qui votons pour eux et les révoquons,. Nous sommes au fond d'un trou profond et nous devons immédiatement arrêter de creuser. Il est temps de s'immiscer dans les privilèges et le pouvoir et de subvertir la façon de penser dominante ; il est temps de rappeler à nos élus que nous attendons d'eux des actes qui produisent de vrais et honnêtes résultats. Il est temps de revoir complètement notre approche de la question de l'usage ou de l'abus de drogues.
Pour finir, cette parole émanant de Washington, de Gil Kerlikowske, pas moins, le nouveau tsar de la drogue de la Maison-Blanche :
« Quelle que que soit la façon dont vous expliquez aux gens qu'il s'agit d'une “guerre à la drogue” ou d'une “guerre contre un produit, ils considèrent que c'est une guerre contre eux. Nous ne sommes pas en guerre contre les gens de ce pays.”
M. Kerlikowske, il n'y a qu'une manière de prouver aux plus petits d'entre nous que leur vie comptent autant que n'importe laquelle de nos vies : c'est de légaliser et réguler toutes les drogues, et de le faire maintenant. Comme l'a dit notre grand président, le temps du changement est arrivé.
Photo : “Kate Moss” (Philippe Sergent/Flickr).
► Traduit de l'anglais par Marie-Sophie Keller.
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à cardiolipine
De penabranca
21H57 | 25/06/2009 |
La médecine progresse. Il y n« y a pas si longtemps que cela, on enseignait en fac de médecine les vertus curatives du radium. En ampoule pour faire briller les cheveux…et j'en passe des meilleurs.
à penabranca
De Arnaud Aubron
Rue89 | 18H48 | 25/06/2009 |
L'exemple actuel le plus abouti est le Portugal. Et comme cela fonctionne pas trop mal, on en parle très peu. D'ailleurs je crois que des équipes d'Obama se sont renseignées sur le sujet.
Le problème est que les conventions de l'ONU interdisent toute expérience de légalisation. Ce qui clôt la question.
à penabranca
De Martimerde
20H36 | 25/06/2009 |
Pour ceux qui n'y croient pas c'est une vraie étude, par contre il y a bien une certaine baisse des réflexes mais compensée dans les faits par une concentration et une prudence accrue, l'experience était tellement concluante qu'ils l'on poursuivie au milieu de la circulation réelle.
Si ça en interesse c'est dans le livre « cannabis mythes et réalités » coécrit par une sociologue et un pharmacologue, c'est en fait une analyse complete d'un nombre gigantesque de recherches qu'elles soient en faveur ou contre le cannabis (eh oui le livre montre bien comment on manipule les gens a souhait et decortique les experiences scientifiques).
Ya par exemple l'experience qui a amené les médiats à dire que le cannabis était mauvais pour le système imunitaire en metant en contact direct des globules blancs et de la fumée de cannabis ! Ou celle qui dit que le THC est cancérigène (en soi, pas la fumée) en injectanbt à des rats des dodes 200 fois superieures proportionnelement à ce qui est assimillable par le corp humain (à dose équivalente le paracétamol ou l'aspirine les aurait tué mais là y sont pas morts c'est même rassurant)…
Bref que des perles et aussi tout sur les vrais risques, la dépendance…
Je crois bien qu'on peut l'achetter en ligne.
De Oister
Soldat inconnu. | 12H58 | 25/06/2009 |
Tiens, vous saviez que Bolloré, l'ami du « président des français » vend des feuilles pour rouler des joints ? Et que c'est un des premiers producteurs mondiaux ?
Comme quoi lorsque l'on est puissant , on peut être cocainomane et faire croire que les tremblements sont des tics nerveux.
Je ne dirais donc pas que la morale a un prix, je dirais que la morale est une idée à la con inventé par les puissants pour empêcher les pauvres d'être libres et occuper quelques philosophes en mal de mouches à sodomiser.
à Oister
De kevangel
Chercheur | 13H02 | 25/06/2009 |
Vous croyez vraiment qu'un drogué est libre ? Je pense plutôt qu'il est aliéné par la société de consommation poussée à l'extrême. Il est totalement dépendant des multinationales du trafic de drogues et de ces milliardaires qui achètent des yachts de luxe avec leur argent.
à kevangel
De shillom
16H05 | 25/06/2009 |
Parce-que vous pensez qu'un non drogué est libre ?
D'ailleurs est-ce que ça existe un non drogué ? Est-ce que nous n'avons pas tous nos petites drogues, qu'elles soient chimiques, naturelles, musicales, vidéos, humaines….
La drogue est partout dans nos habitudes.
à kevangel
De vincelemat
non comuniquee | 19H49 | 25/06/2009 |
post inutile on.
je t'ai nazé mais ta moyenne a augmentée comme ça m'arrive parfois.
je me demande bien pourquoi ?
post inutile off.
à Oister
De Arnaud Aubron
Rue89 | 18H49 | 25/06/2009 |
Ce n'est plus vrai. Bolloré a revendu ses parts dans OCB.
à Arnaud Aubron
De Martimerde
20H39 | 25/06/2009 |
en tout cas sur les feuilles c'est clairement écrit bolloré en transparence !
De kevangel
Chercheur | 13H00 | 25/06/2009 |
J'ai une petite question de statistique. Quand l'auteur nous dit que l'alcool est responsable de plus de violences que les autres drogues, est-ce qu'il a divisé les chiffres par le nombre de consommateurs ? Parce que sinon ca ne veut rien dire, vu qu'il y a 1000 fois plus de consommateurs d'alcool que de drogues. Sinon je peux aussi dire que les buveurs d'eau commettent plus de meurtres que les drogués, étant donné que tout le monde boit de l'eau !
Par ailleurs, les consommateurs d'alcool sont rarement dépendants (une faible minorité des gens qui boivent de l'alcool sont alcooliques). Je ne suis pas sûr qu'on puisse en dire autant de l'héroïne ou la cocaïne, où le pourcentage de dépendants doit être bien majoriataire.
à kevangel
De virginie78
Éteignez votre TV et apprenez à lir... | 13H03 | 25/06/2009 |
vu que l'éthylène, dans le cerveau se transforme en produit morphinique, tu retrouves la même dépendance ….
à kevangel
De Lemmy_Nothor
The Emmett Grogan Memorial Barbecue | 13H22 | 25/06/2009 |
Ayant consommé de l'héroine, de la morphine, de l'opium et de la cocaine durant 45 ans, et ayant de ce fait cotoyé toute une faune de consommateurs….il est totalement faux de penser que tous sont accros.
Ceux qui deviennent accros, le deviennent non pas à cause du produit consommé,mais surtout à cause d'un certain etat d'esprit qui existe bien avant l'absorption de drogue….même sans drogue ils deviendraient accros.
Un ludopathe, par exemple, ne consomme rien du tout….et pourtant !
C'est cet recherche de dépendance qu'il faut soigner….interdire des produits ne résoud rien du tout.
Du reste, si demain l'heroine était distribuée gratuitement ….le nombre d'accros ne changerait pas…..il se maintiendrai exactement au même nivau qu'il est présentement.
Vous avez des doutes ? Quand l'héroine était légale ( fabriquée par Bayer ) le nombre de junkies ( en pourcentage ) était égal aux chiffres d'aujourd'hui. Ni plus ni moins. Tout ce qu'a crée l'illégallité, c'est de traiter les usagers en criminels, de les incarcérer, et d'augmenter les prix au centuple….sans compter toute cette partie de la population qui s'est enrichie sur leur dos : dealers, polices de toute sorte, politiciens pourris etc etc.
à Lemmy_Nothor
De nestor38
inséré ? | 13H35 | 25/06/2009 |
C'est aussi ce que disent de nombreux psychanalystes (Bergeret entre autres qui a beaucoup travailler sur le sujet), ou un autre livre appelé « Le toxicomane n'existe pas » que j'ai lu il y a longtemps… : en gros l'idée est que la société, les médias, les politiques focalisent souvent sur le produit, alors que le problème est la souffrance psychique et sociale qui peut mener à différentes conduites addictives (dont la prise de drogue, le travail ou autre), mais il faut voir la toxicomanie comme un symptôme d'une souffrance plus large et toujours lié à d'autres symptômes. Et que vouloir traiter ce symptôme sans voir le reste n'a aucun sens.
Il faut casser le mythe de la personne qui va bien et qui un jour prenant un produit psychotrope tombe dans la drogue.
à nestor38
De Lemmy_Nothor
The Emmett Grogan Memorial Barbecue | 13H44 | 25/06/2009 |
Et il faut aussi faire une grande difference entre usage et abus.
Celui qui a envie de faire de l'héro tous les jours, a un serieux problème…..mais c'est pas l'héro son problème, il est ailleurs.
à Lemmy_Nothor
De compte supprimé 23
... | 22H30 | 25/06/2009 |
Bonsoir Lemmy
D'accord avec toi : il y a des produits et il y a des consommateurs …
Quand à soigner la recherche de dépendance , moi je veux bien , mais qu'est-ce que l'on nous propose en France comme « thérapies » ?
Pour « soigner » la recherche de dépendance peut-être qu'il faudrait que les thérapeutes changent leurs visions des choses …
… et aussi que quand des parents amènent leurs ados voir un psy parce que ceux-ci fument du shit , qu'ils ne repartent pas avec une ordonnance pour des AD ou des anxios ! ! !
à kevangel
De Qouyub
Graphiste | 13H52 | 25/06/2009 |
Les consommateurs d'alcool rarement dépendants ? Tiens donc !
L'alcool est fortement addictive, comme le montre le rapport de l'OFDT sur la médecine de ville, où 30% des personnes qui consultent ont une consommation d'alcool qui dépassent les niveaux des risques définis par l'OMS.
Par ailleurs il suffit de passer régulièrement dans une rue, et d'observer les bars pour se rendre compte de la situation.
30% n'est donc certainement pas une faible minorité, si on ajoute ces quelques chiffres :
En moyenne, en France, chaque adulte de plus de 15 ans boit, en un an, 15,6 litres d'alcool pur…Ce qui fait de la France un des pays où la consommation d'alcool est la plus élevée. Le résultat est de 16000 morts par cancer dus à l'alcool en1995, l'alcool est également à l'origine de quelques accidents du travail ou de la vie courante puisque cela concerne quand même 1 personne sur 5.
source : OFDT
Je suis allé dans un hôpital, et je peux certifier que'un héroïnomane en phase T n'a rien à envier à un alcoolique en phase T.
En considérant cela, je pense que c'est grave de minimiser une des premières causes de mortalité après le tabac et les accidents de la route.
D'autre part la drogue la plus addictive est le tabac, toujours selon les études de la MILDT et de l'OFDT, viens ensuite la cocaïne ou l'héroïne (selon le fait qu'elle est fumée ou injectée). Fumée elle est moins addictive.
Ensuite il faut préciser que l'alcool est neurotoxique, au même titre que la cocaïne, les amphétamines…
Tandis que le cannabis, l'héroïne, et le LSD ne le sont pas.
Enfin, la dépendance des personnes qui consomment des drogues est à peu près la même que ceux qui sont dépendants à l'alcool, soit moins de 30%, si on pense à l'héroïne et la cocaïne qui ne sont consommées que par moins de 3% de la population.
calcul : 30% de 60 Millions de français = 18 000 000 de personnes (prévoir un peu moins) dont la consommation d'alcool est excessive.
3% de 60 Millions d'habitants = 1 800 000 consomateurs de coacaine environ, dont 30% sont dépendants = 540 000 personnes
à kevangel
De Arnaud Aubron
Rue89 | 18H56 | 25/06/2009 |
Dans nos sociétés, vous avez surement raison, il n'y a statistiquement qu'un faible pourcentage de dépendants à l'alcool. Parce que nous avons « apprivoisé » cette drogue.
Pourtant, elle est médicalement reconnue comme l'une des plus addictives, au même titre que l'héroïne ou la cocaïne, mais loin devant la marijuana ou les champignons par exemple.
Le principal problème des drogues ilicites (à mon sens) est qu'elles sont très souvent de piètre qualité (en raison du marché noir) et qu'il ne peut y avoir transmission du savoir d'une génération à l'autre. Les jeunes « se défoncent parce que personne ne leur explique comment consommer avec modération.
On ne comprendrait pas (ou mal) qu'un parent apprenne à son enfant “à se droguer” comme il lui apprend qu'on boit un apéritif (pas dix) puis du vin à table etc, etc. Vous n'avez qu'à voir les dégâts que provoque l'alcool dans les sociétés où il n'est pas une tradition pour vous en convaincre.
Reste évidemment un problème de taillen et là je n'ai pas de réponse, si la société domestique les drogues actuellement ilicites, est-ce que les jeunes ne chercheront pas d'autres drogues dans le seul but de transgresser, comme on le voit avec le crystal par exemple.
à Arnaud Aubron
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 20H26 | 25/06/2009 |
« On ne comprendrait pas (ou mal) qu'un parent apprenne à son enfant “à se droguer” comme il lui apprend qu'on boit un apéritif (pas dix) puis du vin à table “
Pour ma part , j'ai essayé , et pour l'instant , ça ne marche pas trop mal, d'être pédagogue avec mes filles.
Lorsque je me suis rendu à Amsterdam avec mes louloutes , j'ai pris soin d'aller choisir une herbe douce , car ma cadette voulait fumer.
Tu commences pas avec du ‘tape dur’ !
Oui , je suis un père indigne !
Je n'ai jamais eu de tabou là dessus, ayant moi même consommé un peu de tout . ( et beaucoup trop d'alcool ! )
Je fais de même avec les vins , les éduquant dans leurs découvertes.
Je sais que certains vont hurler en lisant ça , mais je peux les rassurer , mes fifilles ne sont pas toxicos , fument toutes les deux de l'herbe de temps en temps ,et se portent comme des fleurs !
à Charles Mouloud
De Lemmy_Nothor
The Emmett Grogan Memorial Barbecue | 20H40 | 25/06/2009 |
C'est la méthode Frank Zappa. Quand ses enfants furent en age de consommer, il leur a dit ceci : Vous pouvez faire que que vous voulez, mais uniquement à la maison . Résultat, ils se sont jamais interessés à la drogue.
Et pourtant Zappa père était fortement anti drogue, mais vivant à Los Angeles, il savait fort bien que ses enfants seraient confrontés au problème tot ou tard.
à Lemmy_Nothor
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 20H47 | 25/06/2009 |
Salut Lemmy ..Et en plus elles sont branchées musique ! Quelle engeance !
à Lemmy_Nothor
De Ben85
ramoneur | 21H05 | 25/06/2009 |
Salut Lemmy.
Pour dégoûter les ados de toucher à la drogue, rien de tel pour leurs parents de leur montrer qu'eux-mêmes fument. Ils trouveront ça ringard et, du coup, se rabatteront sur la bibine, ce qui est une dépendance bien plus rassurante pour tous les bons franchouillards que nous sommes !
à Lemmy_Nothor
De hershellgordon
21H17 | 25/06/2009 |
sans vivre à l.a., nos mômes y seront confrontés…tôt ou tard…c'est aussi un peu ça la nouveauté…
à hershellgordon
De Lemmy_Nothor
The Emmett Grogan Memorial Barbecue | 06H20 | 26/06/2009 |
Je sais pas si c'est vraiment une nouveauté….disons qu'aujourd'hui on n'en parle beaucoup plus qu'il y a 50 ans….par contre il y a 50 ans il y avait ceci…
Et ça en a tué beaucoup plus que toutes les drogues réunies….
à Charles Mouloud
De félicité-mafoi
21H20 | 25/06/2009 |
Lorsque nous avons abordé cette information avec l'aînée des mafoi, elle avait déjà commencé … mais cela l'a rassurée que nous en parlions et qu'on fume un pet de temps en temps avec elle … puis lorsqu'elle s'absentait pour un week end, on fouillait sa chambre et on lui piquait ses boulettes (hihihi).
Maintenant qu'elles sont grandes, on fume tous ensemble avec leurs amoureux, de façon festive, on passe de très bonnes soirées et aucun d'entre nous n'est accro.
Par contre, dans ma famille il y a pas mal d'alcooliques (des vrais, des malades, des malheureux) qui ne sont pas les derniers à condamner le cannabis …
à félicité-mafoi
De Lemmy_Nothor
The Emmett Grogan Memorial Barbecue | 06H22 | 26/06/2009 |
Ça c'est vache…..se faire piquer ses boulettes par ses propres parents !
à kevangel
De Martimerde
20H42 | 25/06/2009 |
ya un sociologue français (malheureusement je ne sais plus qui) qui explique clairement que statistiquement en france presque la moitié des homicides sont commis sous l'emprise de l'alcool (souvent homicide involontaire, bagare ou querelle de couple…)
Il avait découvert ça en cherchant pourquoi il y avait beaucoup plus d'homicides les vendredis et samedis soirs ! ! !
De virginie78
Éteignez votre TV et apprenez à lir... | 13H01 | 25/06/2009 |
j'ai lu quelque part que l'alcool avec ses accidents, cancers, coma éthyliques, dégradation sociale, perte du travail, etc, etc
C'est 40% du trou de la Sécu
çà laisse rêveur quand même, non ?
à virginie78
De sarabiyo
étudiant | 13H15 | 25/06/2009 |
J'adore ce genre de statistiques qui n'explique pas comment le chiffre est fabriqué. Même s'il y a sans aucun doute un fond de verité (à savoir la grande influence de l'alcool sur la santé et sur le financement de la santé), poser un beau 40% de la sorte est juste une grande blague.
à virginie78
De shillom
14H06 | 25/06/2009 |
Et moi j'ai lu quelque part que si les taxes sur les alcools et le tabac étaient reversées à la sécu, elle serait bénéficiaire. J'ai même vérifié les chiffres sur les bilans financiers de la sécu, et figurez-vous que c'est vrai !
Ca fait réfléchir non ?
à shillom
De Martimerde
20H43 | 25/06/2009 |
exact, sans compter la baisse de cotisations patronales