
Cannabis : la sécurité routière oui, la répression aveugle non
Dans le 13 heures de France 2, ce mardi 16 juin, un sujet montre une vaste opération de gendarmerie ciblant particulièrement l'usage des drogues au volant. Un gendarme explique donc que le cannabis tue autour de 200 personnes sur les routes et que c'est pour y remédier que les contrôles salivaires et comportementaux se multiplient.
Cependant, le gendarme en question, avec la bénédiction de son ministère de tutelle et des autres, semble également verser dans la désinformation voire la malhonnêteté. En effet, il nous affirme que les effets du cannabis se poursuivent jusqu'à 18 heures dans l'organisme.
Or, la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt), sur son site et dans ses différentes interventions, ainsi que la quasi totalité des spécialistes sont d'accord pour dire que les effets du cannabis durent entre 1 et 6 heures en fonction de la dose consommée, du sujet et du mode de consommation.
Que le cannabis soit détectable jusqu'à 18 heures après consommation n'est pas en question ici, ni même les dangers que représentent les conducteurs sous l'influence des stupéfiants. Ce qui est en question ici c'est la malhonnêteté et/ou la méconnaissance de ces sujets de la part de notre gouvernement qui ne comprend pas que l'on puisse avoir une quantité infime mais détectable d'une substance dans l'organisme sans pour autant être sous l'influence de ce produit.
Un exemple : un homme fume un joint à 21 heures puis va se coucher. S'il est contrôlé au volant le lendemain après-midi, il sera positif et considéré comme un délinquant routier (voire un criminel en puissance) alors que les effets du cannabis se sont dissipée au moins 10 heures auparavant et qu'au moment du contrôle il n'est plus sous l'influence de ce stupéfiant. Néanmoins, son permis lui sera retiré, il aura une forte amende et peut-être même une peine de sursis.
Le cannabis est certes un produit interdit en France et il fait des ravages quand il est consommé avec excès, mais est-il normal de se voir condamné alors que l'on n'est plus sous l'influence du produit ? Les tests salivaires ne sont pas fiables et il n'existe pas de seuil reconnu par les services de police au-dessus duquel il ne fait aucun doute que l'on est sous l'influence du cannabis.
La sécurité routière et la prévention des risques, oui ; la répression aveugle, non.
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De olivier p
face à la mer | 20H36 | 21/06/2009 |
Il me semble que cette question n'est effectivement pas bien traitée par les médias et dans le débat public en général du fait que les grandes métropoles française ne sont concernées qu'à la marge, c'est une question provinciale ! Le jour où ils concerneront aussi les piétons (et oui il existe une infraction pour ivresse manifeste sur la voie publique) on commencera peut être, peut être, peut être à considérer la question de la dangerosité d'une autre manière…
autre commentaire : à quand des contrôles de la consommation de médicaments non indiqués pour une conduite, avec un risque évalué en rapport avec le cannabis ? Là, le Gouvernement se fait tout petit sur l'application d'une réglementation bien réelle ; et donc dans une logique de tolérance zéro, à une prescription dans ce genre : un retrait de permis dès délivrance du produit ! Ce serait logique, mais les questions pratiques et de société que cela pose (sans compter les intérêts de certains qui eux sont plus entendus…) …. font que les morts (dûment comptés dans les rapports publics) ne sont pas pris en compte de la même manière, cela ne choque pas les consciences de la même manière, et donc le débat, les décisions, les analyses de ce qui se dit et se fait…bref, un gouvernement pragmatique : -(….
De Lemmy_Nothor
Pssssssstttt...t'as pas une brique ... | 20H18 | 21/06/2009 |
La plupart des études qui ont été faites ( par des compagnies d'assurances notamment ) ont démontrées maintes fois que fumer un pétard ne causait pas de problèmes de conduites, et que même chez certains sujets, ils conduisaient plus prudemment.
Prenons moi comme exemple….oui je sais, je suis souvent volontaire pour les grandes causes humanitaires, et pour aider mon prochain, que voulez-vous, on ne se refait pas à mon age….bref, depuis 1968, j'ai bien du conduire plus d'un million de kilomètres….un million et demi au bas mot…..et toujours un pétard au lèvres….en fait, je ne suis pas sur de pouvoir conduire sans avoir fumé…
Par contre, je deviens très chiant pour les passagers ….je ne parle à personne, je suis beaucoup trop concentré sur ce qui se passe sur la route….et en bonus, fumer un pétard au volant, developpe un septième sens, un genre de radar interne pour déceler les poulets….
Par contre la conduite sous effet de tranquilisants, et de médicaments variés, mais la plupart légaux, valium, benzodiadepine, anti depresseur,
anxiolytiques : Lexomil®, Lysanxia® Tranxène®, Temesta®, Seresta®, Valium®, Victan®, Xanax®.
- Hypnotiques barbituriques : Binoctal®, Gardénal®, Imménoctal®.
- Hypnotiques non barbituriques ( pour l'insomnie) : Halcion®, Havlane® Mogadon®, Rohypnol®, tous des produits qui sont consommés par la majorité des Français ( vu qu'ils sont les champions mondiaux d'usagers de ces produits ), et bien au volant, c'est un désastre ….une hécatombe en devenir…..c'est ceux la qu'il faut viser , pas ceux qui fument un pétard.
La cocaine, n'est pas à conseiller pour la conduite de nuit…..elle provoque un effet de « tunnel vision » qui peut-être néfaste….en plus, ça rend agressif. Et s'il pleut, cet effet de « tunnel vision » est encore pire….
S'il se met à neiger….c'est l'enfer…le conducteur essaiera de sniffer tout ce qui vient se coller sur le parebrise….et provoquera eventuellement un accident.
De oRis
Etudiant | 08H16 | 22/06/2009 |
Il me semble que la critique que vous adressez à ce gendarme pourrait vous être retournée : il ignore que les effets ne sont pas prouvés passées 6 heures, vous n'avez pas connaissance de ce que la condamnation ne peut intervenir qu'après une analyse sanguine qui ne peut trouver de trace si le prélèvement est fait passé ce délai…. Le dépistage n'est qu'une étape, la condamnation se fonde sur des preuves formelles, fournies par l'analyse toxicologique établie par un expert (accrédité par la cour d'appel…).
Conclusion : ce brave pandore n'a pas écrit d'article sur ce sujet qu'il ne maîtrise guère quand vous avez pris la liberté d'une imprécision qui torpille par le fond votre article
De Farid Ghehiouèche
Candidat - Tête de liste en IdF "Ca... | 10H08 | 22/06/2009 |
Bonjour,
Pour compléter cet article :
1 - Après un test salivaire qui dit « positif / négatif »,ce test n'indique rien.
Et pour preuve comment le législateur aurait-il pu définir sérieusement un seuil au-delà duquel on estime que la personne n'est plus en possession de ses moyens ?
Après le test sanguin, le legislateur pour justifier de ce test a estimé que la quantité révélée de 9 nano grammes était suffisante pour définir une « conduite sous l'emprise de stupéfiants »
Sauf que le législateur, comme la plupart des partisans de la prohibition depuis quelques décennies ignorent certaines réalités scientifiques pour des raisons idéologiques et morales : en effet, les traces de consommation de certains psychotropes dont le cannabis peuvent être découverts longtemps après (jusqu'à 6 mois)
2 - La plupart des tests salivaires ne sont pas fiables car ils ne peuvent distinguer la prise de drogues illicites et certains produits qui composent des médicaments, vendus librement sans ordonnance (comme l'Ibuprofène).
Pourtant, la consommation de cannabis est totalement interdite par la loi.
Conclusion :
- Faire des lois qui instaurent des contrôles, c'est de fait reconnaitre qu'il existe des consommateurs qui risquent de conduire leur véhicule que ce soient à des fins personnelles ou professionnelles (moto, vélo, auto, bus, camions, trains, avions…).
- Tolérer un seuil (9 nanogrammes), c'est reconnaitre que cette consommation existe. Or ce seuil définit aussi une marge suffisante pour des personnes qui consommeraient de manière passive (en se rendant à un concert, à une soirée privée très enfumés).
Imposer un procédé réactif pour le test salivaire, puis obliger le test sanguin pour révéler la teneur de cette « emprise » est la meilleure manière de renforcer le contrôle social et d'imposer une société hygiéniste aux relents fascistoïdes.
Les facteurs de la mortalité routière sont multiples, y compris la consommation de produits légaux dont les effets sur la conduite peuvent être tout aussi graves que ceux induits par la consommation de produits stupéfiants.
Pour lutter contre la violence routière ne pourrait-on pas simplement, par la loi, limiter la puissance des moteurs afin de diminuer la consommation d'énergie, mais surtout de renforcer la longévité des automobiles et diminuer les gaspillages d'énergies relatifs à leur fabrication et destruction ?