
Si vous êtes pauvre, alors vous serez gros

« Sans sucre ajouté ». La mention est devenue tellement banale qu'on n'y prête plus attention. Les compotes « sans sucre ajouté », ok, on comprend. Les jus « sans sucre ajouté », jusque-là, on suit. Mais le maïs « sans sucre ajouté » ?
C'est Bonduelle qui affiche fièrement la formule magique sur ses boîtes de maïs doux, en blanc sur fond rouge, histoire qu'on ne la rate pas.
« De qui vous moquez-vous, M. Bonduelle ? » Eh bien de personne ! Car, vérification faite, la petite graine jaune, naturellement riche en glucides (10% de son poids cuit), n'est vendue « sans sucre ajouté » qu'aux riches.
Ceux qui ne voient pas d'inconvénient à payer une boîte de 300 g aux alentours de 1,05 à 1,20 euros. Ou ceux qui sont sensibles à la marque. Bonduelle, donc. Ou Géant Vert (« how how how »).
Pour les autres, il y a le maïs MDD -pour « marque de distributeur », enfin, Hibernatus ! - ou le « premier prix ». Deux fois moins cher (0,50 à 0,60 euros les 300 g non égouttés). Et garanti AVEC sucre ajouté.
Deux fois moins cher mais bien plus calorique
Résumons : Si vous voulez moins (d'ingrédients), il vous faudra payer plus. Pourquoi ? Une explication rationnelle : on est « obligé » d'ajouter du sucre dans le maïs « premier prix » parce qu'il provient d'une moins bonne variété, moins goûteuse et moins sucrée.
Ou encore parce qu'il est récolté avant d'atteindre sa maturité, sur des emplacements moins ensoleillés et moins bien irrigués. Dans tous les cas, ce maïs de deuxième choix serait trop fadasse sans son shoot de sucre. Quelle que soit l'explication, la conséquence est la même : là où le riche peut se payer des petites graines à 72 kcal les 100 g, le pauvre devra avaler le modèle à 117 kcal.
On pourrait trouver ça anecdotique, si on ne connaissait pas la relation entre obésité et statut socio-économique. Comme le rappelle Jean-Pierre Poulain dans son dernier livre, « Sociologie de l'obésité » (éditions PUF), pas moins de 46 études établissent un lien entre les deux.
« Les sujets obèses se retrouvent plus fréquemment dans les couches populaires et dans le bas de l'échelle sociale » explique le sociologue, qui précise qu'on est au courant du phénomène depuis une vingtaine d'années…
Pour ne pas devenir gros, c'est donc un peu plus compliqué que « les gens n'ont qu'à faire attention à ce qu'ils bouffent ».
Le jour où on interdira aux industriels de mettre sur le marché de mauvais produits, plutôt que de barder la réclame pour lesdits produits de messages contradictoires (« pour votre santé… bla bla bla »), on fabriquera peut-être moins d'obèses.
La question, résumée à l'extrême, est en réalité : a-t-on vraiment envie de faire vivre les pauvres plus longtemps ?
Photo : des passagers du métro de New York (Lucas Jackson/Reuters).
- 34770 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque























199
(Pour réagir, connectez-vous)
De Lictor
informaticien | 13H20 | 06/07/2009 |
Ils peuvent manger moins ou cuisiner plus…
Résumer l'obésité à une simple qualité de l'alimentation, c'est très court comme raisonnement ! Il y a des maigres qui mangent tous les jours chez McDo. Il y a des gros qui ne mangent que des AOC ou du bio. Il y a même des obèses végétariens.
Et même, la nourriture industrielle n'est pas la plus économique. Des pates et du beurre, ça reste moins cher qu'un plat cuisiné, même premier prix ! Les pommes de terre, c'est moins cher que le maïs en boite.
Et puis, si la nourriture est plus riche, on peut en manger moins. L'humain est tout de même prévu pour s'adapter !
Si les pauvres sont frappés par l'obésite, on peut y voir d'autres raisons : stress, mal-être, manque d'éducation au goût (indispensable pour contrôler les prises alimentaires), culpabilisation permanente, violences sociales subis… Toutes ces agressions peuvent trouver une compensation dans la nourriture.
à Lictor
De Un vieux
retraité | 04H59 | 07/07/2009 |
« Il y a des maigres qui mangent tous les jours chez McDo. Il y a des gros qui ne mangent que des AOC ou du bio. Il y a même des obèses végétariens. »
Il y a aussi des poissons volants, mais ils ne constituent pas la majorité de l'espèce… (Audiard)
C'est le genre d'article auquel, seuls, les médecins nutritionistes et ceux qui sont réellement touchés par la pauvreté, jusqu'à y sacrifier leur nourriture, peuvent répondre…
Est-ce la pauvreté qui les a plongé dans le stress, ou le contraire (l'oeuf et la poule) ? ? ?
Finalement, celui qui a dit : « dites nous ce dont vous avez besoin, on vous expliquera comment vous en passer »… c'est vous… ! ! !
De kestendi
sur notre Planète | 12H49 | 06/07/2009 |
Alors les Américains sont extremement pauvres ! !
On le savait déjà les gens qui ont de l'argent peuvent se permettre d'acheter de meilleurs produits, c'est pas une nouveauté. Du bon poisson, de la bonne viande, des légumes bio, des fruits du verger…
Par contre, si on veut que les pauvres s'alimentent il faut bien qu'ils aient du maïs pas cher, et tout autre produits MDD, parce que malheureusement l'alimentation est très chère. Pour ma part je pense que la qualité des produits « pas cher » est inévitable, on ne peut pas cultivé des produits de qualité pour un prix raz des paquerettes acccessible à tout le monde en grosse quantité. Conséquence de quoi on rajoute des substance pour rattraper la mauvaise qualité. C'est dommage certes mais je crois que la cause a approfondir est les marges que se prennent les distributeurs et toute la chaine entre le producteurs et le consommateur.
à kestendi
De fantome de la nuit
insomniaque | 12H52 | 06/07/2009 |
« Alors les Américains sont extremement pauvres ! ! »
Oui, les pauvres aux USA sont très pauvres
à fantome de la nuit
De kestendi
sur notre Planète | 13H14 | 06/07/2009 |
Vous avez l'air de bien connaitre se pays, tout comme l'humour.
à kestendi
De Veum
doctorant | 13H21 | 06/07/2009 |
Et il y a beaucoup de pauvres aux US en effet : 24% en dessous du seuil à 60% du revenu médian, contre 13% en France. Pour les plus pauvres, seuil à 50% du revenu médian : 16% aux US, 7% en France…
à Veum
De kestendi
sur notre Planète | 02H56 | 07/07/2009 |
Décidement, l'humour n'est pas la tasse de thé de certains. Donc lorsque l'on parle d'obésité (certes liée à la mauvaise qualité des produits) je pense oui je l'avoue aux américains dont le taux d'obésité est élevé.
Je ne remets pas en cause le taux de pauvreté des américains, et s'il vous plait, lorsqu'on parle de pauvreté merci de ne pas citer en comparaison la France ! Depuis quand la France est un pays pauvre ? Pourquoi ne pas comparer la pauvreté américaine avec celle du Tchad, celle du Bangladesh ou encore celle du Guatemala ?
C'était uniquement un jeu de mots, dommage qu'il ne soit pas risible, je ne suis pas drôle, Pardon.
à kestendi
De Croquemitaine
Ingénieur précaire | 13H48 | 06/07/2009 |
Bonjour Kestendi,
« Pour ma part je pense que la qualité des produits “ pas cher ” est inévitable »
==> je pense malheureusement que c'est une erreur, bien pratique pour la grande distribution et l'agroalimentaire. Car le coût de production n'a tristement qu'une part infime dans le prix final que paie le consommateur.
Il faut surtout voir les coûts de conditonnement, de stockage, de transport, de marketing… Ces coûts étant relativement fixes, si le distributeur veut marger, il a intérêt à acheter moins cher, donc moins bon. Et les marges s'empilent à chaque intermédiaire !
Ce n'est au final pas le produit qui coute cher, mais son acheminement (au sens large). Et au final, c'est le producteur qui doit baisser sa qualité, augmenter ses rendements… pour espérer vivre.
Dépensez moins en acheminement/« transformation », ca vous donne plus à investir dans le produit en lui-même. Comment ? En achetant plus proche de soi, directement (ou presque) au producteur.
Bien sûr, la grande distribution ou l'industrie agro alimentaire y trouvent moins leur compte… (mais je n'apprends rien à personne, là)
En bref, l'equation « produit de qualité = plus cher » est une absurdité sans nom dans l'absolu. Ce n'est vrai que pour un référentiel donné (par exemple quand tous les magasins d'une chaîne s'approvisionne dans un seul central). Si on s'autorise à réduire les frais « hors produit », on (re)découvre de nouveaux horizons.
Un exemple entre mille :
-1 kg de beaufort d'été en fruitière à Aime = 14€
- le même kilo acheté au monoprix de St Mandé : 26€
Un autre :
- 1L d'eau d'Evian à la source Cachat = gratuit
- 1L d'eau d'Evian à Paris = environ 1€
- 1L d'eau d'Evian à Pékin = 2 / 3 / 4 / 5 € ? ? ?
(oui, je suis (haut-)savoyard, ca se voit ? )
à Croquemitaine
De kestendi
sur notre Planète | 02H51 | 07/07/2009 |
Bonjour,
je voudrais préciser deux choses :
premièrement, la fin et peut-être le plus important de mon message est : le problème est la marge que se fait toute la chaine de distribution (transport/ revendeur). Donc en effet, nous sommes tout à fait d'accord sur le fait que les grands gagnants de la chaine ne sont pas les producteurs sinon les grandes surfaces pour schématiser. Je suis conscient qu'un litre d'Evian ne coute pas aussi cher en Haute-Savoie qu'en Chine. A vrai dire je ne vis pas en France, donc je me rend compte de la différence du prix d'un produit selon son origine. Si vous voyez le prix du Beaufort ici, vous seriez outré sans parler de sa qualité. Ce à quoi je vous rejoins sur la qualité, elle est meilleure lorsqu'on achète près de la source, pas de dégradation ou mauvaise condition de transport. Et donc réduction du prix de transport sans parler de l'aspect écologique. Nous sommes d'accord.
Deuxièment, lorsque je parle de produit pas cher de mauvaise qualité, c'est de facon générale. En gros, nous sommes 6 milliards d'habitants, et la Terre a du mal a fournir les quantités nécessaires pour alimenter toute la planète, et je ne rentre pas dans l'aspect politique et économique. D'un point de vue agricole, il me semble qu'on ne peut pas produire en très grande quantité des produits de qualité. Comment élever des poulets sans faire dans l'industriel, c'est-à-dire, des poulets élévés en plein air, bien alimentés à grande échelle ? Comment obtenir des fruits et légumes bio en grande quantités ? Y a-t-il suffisamment de terres cultivables ? Les pays en développement consomme de plus en plus de viande, donc des animaux qu'il faut aussi alimenter. Ceci implique moins de surface cultivées pour les hommes.
Donc pour m'expliquer, il faut produire de gros volume, à bas prix et ça c'est contraire à la qualité. Les champs sont traités, les animaux dopés. Non ?
Ceci-dit la Haute-Savoie c'est magnifique !
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, bougi... | 12H50 | 06/07/2009 |
un bon article qui tranche un peu sur ce qu'on dit sur l'obesité
l'obésité viendrait de mauvais comportement alimentaires
les pauvres seraient gros par leur faute
l'article montre bien la responsabilité de l'agro alimentaire. Et on peut se poser la question si on doit leur intedire de fabriquer de junkfood
mais le plus gros problème vient de la pub
en obligeant l'agro alimentaire à mentionner (en tout petit) des conseils sur l'alimentation on lui a laissé le droit de faire de la pub pour ses saloperies
regardez un peu dans les magazines ou à la téloches pour quel produit l'agro alimentaire fait de la pub
l'alcool et junk food, principalement des sucreries (et l'alcool fait aussi grossir)
on n'a plus de raison pour dire que l'obesité des pauvres est de leur responsabilité si se nourrir mal revient plus cher que se nourrir bien
à jyeden
De jeffouletofou
cddiste | 13H35 | 06/07/2009 |
arretez un peu là, c'est affolant comment les gens ne prennent pas leurs responsabilites.
si ils sont gros c'est qu'ils se nourrissent mal, c'est que moman elle leur fait bouffer midi et soir des pattes avec 100 gr de beurre, plus les lardons sans en enleve le gras, plus le jaune d'oeuf.
faut arreter de tout mettre sur le dos des industriels, personne ne pousse les gens à acheter leur produits.
il n'y a que deux responsables les deux parents et PERSONNES D AUTRES.
à jeffouletofou
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, bougi... | 13H44 | 06/07/2009 |
personne ne les poussent à acheter ces produits
et bien si : il y a la pub qui matraque sur la junk food
il y a les prix aussis
il y a la recherche de la fabrication a moindre cout qui utilise des matières grasses dangereuses
voila la réalité
les pauvres ne sont pas plus betes que vous, ils n'ont pas besoin ni de compassion ni de mépris
à jyeden
De jeffouletofou
cddiste | 13H54 | 06/07/2009 |
» il y a la pub qui matraque sur la junk food
il y a les prix aussis » ….
MDR ha oui c'est vrai en magasin, les els mettent le couteau sous la gorge au gens pour qu'ils achetent des chips, du chocolat, des bonbons mais surtout pas de fruit et legumes.
toujours aussi bidon les reponses un peu comme le sujet.
il n'y a que deux responsables les deux parents et PERSONNES D AUTRES.
est ce qu'un jour cette dame nous fera un vrai bon sujet pas un truc inutile et qui ne sert strictement a rien puisqu'il ne nous apprend rien.
virez la mais virez la, si c'est ça etre journaliste, va vite falloir que je my mette.
à jyeden
De Lictor
informaticien | 14H03 | 06/07/2009 |
Vous confondez santé par l'alimentation et obésité.
L'obésité, c'est de la thermodynamique. 100g de graisse trans, ça vaut 100g d'huile d'olive bio première perssion à froid. Dans les deux cas, ça vaut 900 calories et ça fera grossir exactement pareil (dans les 120g si les 100g absorbés sont en surplus et en tenant compte de la rétention d'eau).
La santé, c'est une affaire de nutrition. 100g de graisse trans, ça ne vaut pas 100g d'huile d'olive ou de colza. Les graisses trans vont faire chuter le HDL et exploser le LDL.
A force de tout mélanger et d'y rajouter des jugements moraux (junk food, malbouffe, alicaments), on a rendu le simple fait de manger extrêmement compliqué… Et du coup, on a une grande confusion, d'autant plus profonde que les gens n'ont pas de bagage scientifique. On a ainsi des gens qui se sont convaincus que l'huile d'olive ne faisait pas grossir ou que manger 10 yaourts 0% par jour n'avait pas la moindre conséquence… Voire que manger un yaourt 0% en plus de leur Danette allait en annuler les conséquences…
à jyeden
De Strelok
Humain | 22H57 | 06/07/2009 |
Et tu fais tout ce que te dit la pub automatiquement sans réfléchir toi ?
Si les gens sont assez cons pour croire ce que leur dit la pub (voire la télé en général et ses pseudos infos/magazines), ils méritent ce qui leur arrivent.
On peut être pauvre et intelligent, c'est pas incompatible. C'est quand même pas bien compliqué de savoir faire la différence entre « sans sucres » et « sans sucre ajouté », suffit de savoir lire le français. Il suffit aussi de regarder les ingrédients, ou les valeurs caloriques pour voir s'il y a du suvre ou pas. Quand c'est pour quelque chose d'aussi vital que la nourriture, on fait un minimum d'efforts, m***.
Y en a marre à la fin de devoir protéger les gens contre leur propre bêtise, parce qu'ils sont trop bêtes ou trop feignants pour faire l'effort de s'informer un peu, ou de réfléchir un minimum à ce qu'ils mangent ou achètent.
Et je ne vise pas les pauvres en particulier là, ce sont les consommateurs en général.
à Strelok
De Lictor
informaticien | 11H37 | 07/07/2009 |
« Et tu fais tout ce que te dit la pub automatiquement sans réfléchir toi ? »
Ben, il faut croire que c'est ce que font une bonne partie des gens, autrement on ne dépenserait pas autant dans la publicité…
« C'est quand même pas bien compliqué de savoir faire la différence entre “ sans sucres ” et “ sans sucre ajouté ” »
Pourtant, c'est une des formulation les plus compliquée inventée par l'industrie agro-alimentaire…
Par exemple, les chewing-gums « sans sucres » apportent bien des calories. Mais comme elles viennent de composés en -ol (sucre+alcool) et que la législation ne les incluent pas dans les sucres, ça passe. Pire, ça n'apporte pas de calories à certaines personnes (mais des gaz), parce qu'ils n'ont pas la flore pour digérer les sucres en -ol. La législation a coupé la poire en deux : on colle une valeur calorique « moyenne ».
Par contre, les sodas sans sucres, eux, n'apportent pas de calories (ou de manière négligeable), car le goût sucré vient d'une protéine qui a un pouvoir sucrant énorme.
Il faut savoir reconnaitre l'édulcorant utilisé…
De même, « sans sucre ajouté » n'interdit pas d'ajouter du sucre ! Ca interdit juste d'en rajouter à partir d'autres chose que les ingrédients de base. Par exemple, si tu fais du jus d'orange à base de concentré, tu peux te contenter de rajouter moins d'eau… Ou de mélanger des oranges très sucrées sous forme de concentré et tes oranges toutes acides dont tu veux corriger le goût. C'est très utilisé dans les compotes sans sucres ajoutés - et qui sont pourtant très sucrées. Généralement, dans les ingrédients, on a des pommes, du raison ou des fruits exotiques - il suffit de les faire réduire pour obtenir du sucre presque pur (fructose), mais qui ne sera pas « rajouté ».
On peut effectivement lire l'étiquette. Mais la plupart des gens n'ont pas l'éducation nécessaire pour le faire. Ou, passé un certain âge, la vue suffisante (c'est écrit de plus en plus petit)…
à jeffouletofou
De steed1
prosateur à mi-temps | 14H10 | 06/07/2009 |
Sauf que les pauvres ils aimeraient bien avoir le choix, ils aimeraient bien manger équilibré comme les autres, ils aimeraient avoir un pouvoir d'achat suffisant pour remplir leurs paniers de produits frais et variés. Ils aimeraient changer des nouilles au beurre et des frites à l'huile cuite et recuite.
« personne ne pousse les gens à acheter leur produits. » si, le prix bas.
allez manger sain et bio et frais et diversifié quand vous n'avez que 300€ comme budget alimentaire tous les mois.
consternant…
à steed1
De jeffouletofou
cddiste | 14H14 | 06/07/2009 |
pffff allez sur le marche de belleville et dites moi si vous voyez une personne au dessus du smic dans la clientele …
pourtant il y a a bloque de vendeur de fruit et legume.
« peut être, mais il n'y a personne non plus pour leur montrer que certains produits sont plus mauvais que les autres. “
a non c'est vrai sa fait deja une pair d'annee qu'on nous balance manger 5 fruit et legumes …. mais c'est vrai les pauvres n'ont pas la tele.
‘allez manger sain et bio et frais et diversifié quand vous n'avez que 300€ comme budget alimentaire tous les mois.’
hu hu mauvaise argument, mon pere etait pauvre et il na jamais mange de merde, simplement ils mangeaient des produits simple et non raffine …..
permettez moi de vous dire que VOUS etes consternant
toujours les meme refrain jamais de sa faute toujours celle des autres. a un moment faut vraiment arreter de deconne et se remettre en question.
si mon fils est gros je ne me dirait jamais encule d'industrie agro, non non, je ne pourrai en vouloir qu'a moi meme.
jai pas d'emploi, je vie en hlm, cest ma cops qui ramene les souches mais sa ne nous empeche pas de manger correctement.
simplement chez nous y a pas de chips, tres peut de gateaux ….
ha oui j'oubliai, on a pas non plus d'ecran plat, de ps3 de gameboy etc.
à jeffouletofou
De Jaydi
Sûr de ne pas être certain | 15H32 | 06/07/2009 |
Il est quand même assez stupéfiant de voir que même en vous démontrant de la manière la plus claire qu'il soit qu'une boite de maïs de premier prix est plus calorique pour des raisons de sucre ajoutés, vous ne pouviez vous résoudre à y croire.
Ce sont certainement les producteurs qui nous mentent pour nous faire croire que les moins cher est forcément moins bon.
Alors effectivement, les habitudes alimentaires sont aussi en cause, mais plutôt que de voir tout blanc ou noir, ne croyez-vous pas qu'il faille tenir compte de tous les facteurs pour expliquer l'obésité croissante de nos compatriotes ?
Vous nous citez le bel exemple de votre famille, mais croyez moi si je vous dis que je suis obligé de manger avec une centaine d'euros par mois. Et là il est plus difficile de trouver ne serait-ce que de la nourriture simple mais de la meilleure qualité.
Donc s'il vous plait, arrêtez de vous ériger en exemple à suivre en prenant de haut les autres personnes qui commentent ici, ou même toutes les personnes en surpoids. Vous n'êtes pas parfait loin de là, alors ne jugez pas les autres.
à Jaydi
De jeffouletofou
cddiste | 17H22 | 06/07/2009 |
« Il est quand même assez stupéfiant de voir que même en vous démontrant de la manière la plus claire qu'il soit qu'une boite de maïs de premier prix est plus calorique pour des raisons de sucre ajoutés, vous ne pouviez vous résoudre à y croire. »
ou est ce que j'ai dit le contraire, jamais je nai remis en question ces faits.
« Ce sont certainement les producteurs qui nous mentent pour nous faire croire que les moins cher est forcément moins bon. »
y a du pas cher et du tres bon suffit d'acheter le produit brut.
hu hu je ne juge personne, je dis simplement puisqu'on prend parti dans cet article en nous refourgant la meme soupe depuis pfiouuuu que tout les probleme d'obesite ne sont pas du à l'industrie agro ni a une boite de mais premier prix sucre.
libre a vous d'acheter du mais cru et de le faire cuire vous meme sans ajouter de sucre par ex, c'est pas plus compliquer que de faire cuire des pates.
tout le monde sait bien que les produits transforme sont bourre de sucre ou de sel (enfin de moins ne moins) c'est pas nouveau, a chacun riche ou pauvre de bien faire ces courses c'est tout.
lorsque vous cuisinez, pour relever le gout de vos plats, vous ajoutez du sel et du poivre, la c'est pareil sauf qu'ils utilisent du sucre.
pas de mauvais produits, que des mauvais cuisiniers.
à jeffouletofou
De PierreAdrien06
16H24 | 06/07/2009 |
Rien à ajouter…
C'est tellement évident, et comme vous le dites il est facile de dire c'est toujours la faute à….
Enfin une réalité !
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 12H52 | 06/07/2009 |
« La question, résumée à l'extrême, est en réalité : a-t-on vraiment envie de faire vivre les pauvres plus longtemps ? “
sans les pauvres
les riches n'existeraient pas
à leo s
De Perdu_68
Ouvrier dépressif | 12H57 | 06/07/2009 |
Ils sont aussi tellement nombreux qu'en perdre quelques uns en chemin ne semble pas peser dans la balance surtout…
à Perdu_68
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, bougi... | 13H05 | 06/07/2009 |
oui mais ils sont malades et ça coute cher à soigner
à jyeden
De Veum
doctorant | 13H23 | 06/07/2009 |
C'est pour ça qu'il faut donner une plus grande place aux mutuelles dans notre système de santé : si les pauvres ne peuvent plus payer, ils mourront plus vite ! En plus comme ça les riches n'auront plus à payer pour soigner les pauvres, ce qui était tout de même terriblement vulgaire…
à Perdu_68
De ginkoland
Ginkologue | 16H31 | 06/07/2009 |
…Et s'ils meurent juste avant la retraite c'est encore mieux !
à leo s
De w111
9y5z | 13H47 | 06/07/2009 |
@ leo s
'sans les pauvres les riches n'existeraient pas'
C'est une vraie question à laquelle il faudrait répondre.
1) si c'est vrai la volonté de s'en sortir serait un mythe ?
2) si c'est faux, pourquoi tout le monde n'est pas riche ?
à leo s
De steed1
prosateur à mi-temps | 14H58 | 06/07/2009 |
Peut-être que d'une manière tout à fait cynique on pourrait affirmer qu'il n'y a aucun intérêt à payer une retraite à un pauvre qui, de toute façon n'aura jamais assez pour survivre passé 65 ans, mais tout à gagner à les faire crever avant l'age fatidique.
On croit avoir gagné plus de liberté, mais en réalité 90% de la population nait pour servir les 10% qui restent, comme une forme de servage qui ne dit pas son nom.
On parle parfois de la médecine et des progrès de la recherche qui pourraient faire gagner 20 ans d'espérance de vie. On pensait que ces progès, dans l'intérêt commun, nous aideraient à mieux vieillir et à se la couler douce dans une retraite dorée, mais elle ne sera réservée qu'à une élite de plus en plus vieille, de plus en plus frippée, qui regardera crêver à la tache des types qu'on forcera à bosser plus longtemps, que l'on payera une misère et qui crevera de mal bouffe sous l'oeil bienveillant de l'oncle ronald ou du cap'tain igloo.
Comme disait Dom Saluste, « un pauvre c'est fait pour être de plus en plus pauvre, et un riche de plus en plus riche ! »
De Slade
Heavy | 13H06 | 06/07/2009 |
L'Assemblée nationale et le Sénat sont garnis de gens pauvres.
Je suis consterné.
à Slade
De Croquemitaine
Ingénieur précaire | 13H55 | 06/07/2009 |
Vu de loin, on peut résumer le fait de grossir au fait d'assimilier plus d'énergie qu'on n'en consomme. On stocke (une partie) du surplus.
Deux manières pour arriver à cela :
- « mal » manger : chacun sa responsabilité, sauf si l'on n'a pas le choix (à cause du prix par exemple, à cause de l'accès à la diversité des produits). C'est ce que dit ici l'auteur.
- « trop » manger : chacun sa responsabilité
Nos amis « riches et puissants » appartiennent plus probablement à la 2eme catégorie, ne faites pas exprès de ne pas comprendre…