
Accusé de viol, il faisait très bien l'amour (III) : la relaxe
Suite et fin de l'enfer judiciaire subi par ce jeune homme accusé de viol par une femme qui disait pourtant de lui qu »il faisait très bien l'amour.
Souvenez-vous, elle avait réclamé des tapes sur les fesses pour que le plaisir soit plus complet.
Après dix-huit mois d'instruction dont un mois derrière les barreaux, le garçon a été renvoyé devant le tribunal correctionnel pour y être jugé.
Ambiance assurée dans cette chambre du tribunal où les visiteurs, tordus de rire parfois, étaient rappelés à l'ordre par la présidente.
L'une des juges, excédée de perdre son temps sur une telle affaire, a fini par demander à la plaignante si elle se rendait compte que le garçon avait fait un mois de détention provisoire à cause d'elle.
En réalité, l'expertise médicale de la plaignante nous apprenait qu'elle entendait des voix. Difficile, dans ces conditions, de la tenir pour responsable de quoi que ce soit.
La juge s'est donc trompée de cible. C'est son collègue, le juge d'instruction, qui était le seul responsable de ce carnage.
Madame le procureur, qui n'avait manifestement pas assisté à la même audience que tout le monde, a soutenu l'accusation en réclamant de l'emprisonnement ferme tout en étant « un peu désolée de ne pas pouvoir en dire plus sur l'agression sexuelle ».
Elle estimait néanmoins qu'un viol avait nécessairement été commis car la jeune fille portait des marques de relations sexuelles violentes.
On rappellera que, pour être considéré comme un viol ou une agression sexuelle, l'acte doit avoir été obtenu par violence, menace, contrainte ou surprise.
En l'espèce, la procureure expliquait que la violence était caractérisée par une érosion de la fourchette vulvaire présentée par la plaignante.
Démonstration pertinente s'il en est puisque le viol dont la jeune fille se plaignait était une fellation et qu'une fellation, même violente, ne peut en aucun cas causer une érosion à cet endroit…
On aurait aimé entendre la juge demander à la procureure si elle se rendait compte que le jeune homme risquait des mois de prison à cause d'elle mais, manifestement, on ne parle pas de la même façon à un procureur qu'à une pauvre fille.
Puisse venir le jour où le tribunal pourra condamner les procureurs pour prendre de telles réquisitions et les magistrats instructeurs pour enfermer sans se poser de questions.
Le tribunal a finalement rattrapé ce carnage judiciaire en relaxant le garçon, estimant qu'on ne pouvait pas avoir été violée et avoir aimé ça.
Dix-huit mois pour en arriver là.
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De jexiste
si, si | 12H11 | 06/01/2009 |
On se demande parfois si leur vice ne pousse pas les magistrats à ficeler de telles affaires pour pouvoir tout à la fois discréditer l'ensemble des victimes de viols, ridiculiser les plaintes et poursuites pour viols, et soutenir que celles-ci sont toujours trop nombreuses au regard de la réalité des faits.
Rappelons donc que la plupart des victimes ne portent pas plainte et que celles qui osent s'y risquer sont plus souvent traînées dans la boue par des magistrats complices de leurs violeurs qu'écoutées par ces « professionnels ».
En conséquence, elles ne seront sûrement pas nombreuses à les soutenir dans la nouvelle partie de bras de fer qui s'annonce ce jour :
http://www.lexpress.fr/actualites/2/la-mort-du-juge-d-instruction-projet…
De jexiste
si, si | 12H19 | 06/01/2009 |
Si elle est mentalement suffisamment malade pour entendre des voix et soutenir ce qu'on lui fait dire, alors c'est une handicapée mentale et la question se pose de savoir si le jeune homme n'en a pas profité, n'a pas abusé de cette faiblesse ou vulnérabilité particulière.
De Lemmy_Nothor
The Emmett Grogan Memorial Barbecue | 12H33 | 06/01/2009 |
Ça vous dit rien cette histoire ?
De jexiste
si, si | 14H30 | 06/01/2009 |
Les circonstances sont un peu mieux précisées dans les précédents articles :
1. Ils se sont rencontrés dans une boîte de nuit, ce qui implique presqu'à tous les coups une consommation d'alcool.
2. Elle l'a suivi chez lui, mais n'était pas consentante pour des relations sexuelles.
Question :
Est-il normal que les hommes ne considèrent les femmes que comme objets de consommation du genre pénible car très peu compliant et pouvant s'avérer de plus sérieusement blessé par des relations non consenties ?
De le vilain petit canard 66
montagnard à palmes | 14H32 | 06/01/2009 |
Tragi-comique et bien raconté. Le pauvre gars j » espère qu » il n'a pas perdu son job à cause de cette cruelle parodie qui fait un peu peur.
On comprends mieux l » engorgement des tribunaux ! !
« Un petit nombre de lois et de bons juges pour les appliquer » il semblerait qu'on fasse exactement l » inverse.
L » érosion de la fourchette me plonge dans une abyssale perplexité
De mtlchris
Réfugié politique au Canada | 17H53 | 06/01/2009 |
Dans ce cas là, la décision du juge est évidemment satisfaisante.
Mais il y a quand même un élément problématique dans ce jugement : la notion que prendre du plaisir pendant le viol disqualifierais la notion de viol. Plus clairement, une simulation des organes sexuels (masculins ou féminins) entraîne potentiellement des sensations de plaisir, que le rapport soit consenti ou non.
On sait déjà qu'une des raisons qui poussent les femmes a ne pas reporter les viols est le fait d'avoir ressenti du plaisir pendant l'acte. Il ne faudrait pas que cette decision les dissaude de reporter ces actes.
De Emma T
TBBT addict. | 04H20 | 07/01/2009 |
Toujours plus fort :
http://www.zataz.com/news/16245/Son-hypersonique-publicite-dans-la-tete-…
De KEMAR
magasinier | 08H36 | 07/01/2009 |
J'ai eu une expérience proche de celle-ci, où une rencontre d'un soir, me demandait de lui faire mal, de lui taper dessus…J'ai complètement refusé la chose, je voyais bien une manipulation pour un dépôt de plainte pour viol…
De Lavrenti
10H47 | 07/01/2009 |
Je pense que le débat ne porte pas sur le viol ou sur les violences faites aux femmes mais sur les consequences ubuesques liées au traitement juridique de certaines formes de victimisation.
Il est parfaitement possible que cette femme ait quelque chose à reprocher à cet homme, que le comportement de celui-ci ne soit pas irréprochable.
Mais je me rends bien compte que l'echo donné par la justice à la plainte de cette femme est totalement disproportionnée et hors de propos.
Et si une partie de ses declarations correspond effectivement à une situation de viol, elles sont en contradiction avec d'autres qui la montrent activement et enthousiaste participative à l'acte.
Alors oui ce type aurait du remballer coquette au moment du non et prendre une douche froide mais elle aurait elle aussi du ne pas se mettre à poil et au pieu apres avoir fricoté avec lui.
Cela n'enleve rien au fait que la réaction du type soit probablement condamnable, mais cela ne fait pas non plus de lui un criminel. Et cela ne justifie pas qu'il ait été mis au trou pendant un mois et qu'il ait risqué plusieurs années de taule.
Cette femme a été victime d'une indelicatesse, pas d'un viol.