
Non, les médias ne protègent pas un Besancenot qui roule sur l'or
Apparu avant la dernière présidentielle, un texte dénigrant Olivier Besancenot fait de nouveau le tour de la Toile.

A l'aube de la création du NPA (Nouveau parti anticapitaliste), sur des blogs, parmi les commentaires de sites d'informations, dans les boites mail, le texte intitulé « Ce bon petit facteur » s'immisce partout.
Un texte qui s'étonne en préambule du « peu de vagues autour de ce personnage » et regrette que « les médias soient si discrets ». Avant de conclure :
« Tous ces faits sont strictement exacts, je vous incite à en parler autour de vous… Puisque la presse française oublie de faire son travail… »
Son travail, Rue89 a décidé de le faire. Sous chaque paragraphe du texte reproduit en italique, nous publions le résultat de notre enquête.
« Comment Olivier Besancenot a-t-il progressé aussi vite dans la hiérarchie de la LCR, jusqu'à en devenir le porte-parole et candidat à la présidentielle ? Olivier Besancenot a eu pour compagne la propre fille d'Alain Krivine, fondateur de la Ligue communiste révolutionnaire et encore le réel “patron” de ce parti… Il a rompu il y a trois ans mais est resté proche du beau-papa… Olivier Besancenot est devenu en quelques années le porte-parole de ce parti grâce à l'action efficace du beau-père… Chez les trotskystes, on pratique la solidarité, mais d'abord envers la famille. »
L'entourage d'Olivier Besancenot dément toute relation intime entre le porte-parole de la LCR et la fille d'Alain Krivine, cofondateur du parti d'extrême gauche. Les deux protagonistes ont chacun conjoint et enfant(s) depuis de longues années.
Quant à la désignation d'Olivier Besancenot comme candidat de la LCR aux élections présidentielles de 2002 et 2007, elle a résulté de la procédure officielle du parti. Un vote du bureau politique suivi d'un second vote de la conférence nationale composée de délégués nationaux ont désigné l'homme aux talents politiques et médiatiques avérés.
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« Où Besancenot travaille-t-il réellement ? A cette question, le candidat Besancenot parle de salaire de moins de 1200 euros à La Poste… Bienheureux les croyants… La réalité est un peu différente, Besancenot n'étant à La Poste de Neuilly-sur-Seine que pour les photographes, c'est-à-dire quasiment jamais, il est surtout rémunéré par le parti. A titre d'exemple, il a touché très régulièrement une indemnité d'assistant parlementaire européen lorsqu'Alain Krivine était député européen, dont le montant était très largement supérieur aux 5000 euros mensuels. »
Actuellement, Olivier Besancenot travaille à 80% à La Poste de Neuilly-sur-Seine. Il y est présent quatre jours par semaine : mercredi, jeudi, vendredi et samedi. Au cours de la campagne présidentielle, la LCR avait publié un communiqué faisant état du patrimoine d'Olivier Besancenot : il déclarait alors toucher un salaire de 1000 euros net par mois pour son activité de postier. Il travaille donc à la LCR les lundis et mardis et touche 2/5e du salaire d'un permanent, soit environ 800 euros.
Un an durant, à cheval sur les années 1999 et 2000, Olivier Besancenot s'est mis en congé de La Poste et a effectivement occupé la fonction d'attaché parlementaire d'Alain Krivine au Parlement européen. Alain Krivine lui versait la moitié de l'enveloppe consacrée aux attachés parlementaires (ils étaient deux), soit 2500 euros, mais lui-même reversait la moitié de cette moitié au parti. Lui restait alors environ 1250 euros.
« Quel est son patrimoine ? A cette question, Olivier Besancenot parle avec modestie d'un petit studio dans le XVIIIe, arrondissement populaire de Paris. Le journaliste avisé ira voir sur place… un appartement en réalité de bonne taille et dans le quartier du Sacré-Cœur en plein Montmartre, le quartier le plus cher du XVIIIe, un des quartiers les plus recherchés des bobos (bourgeois bohèmes) parisiens. Bien évidemment, il en est propriétaire… Un salaire à vie de postier n'y suffirait pas… »
Un communiqué de la LCR avait donc détaillé le patrimoine d'Olivier Besancenot début 2007 :
« Il est copropriétaire depuis 2004 d'un appartement de 55 m2 dans le XVIIIe arrondissement de Paris : la valeur de son patrimoine est de 37 000 euros. Pas de valeurs mobilières. Il a acquis une Peugeot 106 en 2001. »
Concernant l'emplacement dudit appartement, acquis à crédit avec sa compagne (il l'a donc remboursé pour l'heure à hauteur de 37 000 euros), il est bien situé dans le XVIIIe arrondissement de Paris, mais « pas dans le quartier du Sacré-Cœur en plein Montmartre », plus près du populaire quartier de Barbès que des rues plus huppées des Abbesses.
« Comment expliquer ce black out sur Besancenot ? Olivier Besancenot a épousé Stéphanie Chevrier, une des principales éditrices de Paris, appartenant à la direction de Flammarion. Pour Besancenot, elle a plusieurs avantages : c'est l'un des plus hauts salaires de l'édition mais c'est surtout une habituée des médias. Ancienne compagne du chanteur Yves Simon, elle a construit sa carrière sur les relations presse… Dirigeant une armée d'attachées de presse, elle a certains moyens de pression et de rétribution, ce qui incite sans doute les journalistes à plus de modération dans les attaques… »
Stéphanie Chevrier est directrice littéraire chez Flammarion, en charge de la « littérature générale, fiction et non fiction ». Mais « directrice littéraire » ne veut pas dire « membre de la direction », cela signifie qu'elle occupe un poste d'éditeur. « Je n'ai jamais dirigé l'entreprise », a-t-elle confié à Rue89. Quant au salaire allégué, elle ajoute : « Qu'est-ce que j'aimerais que ce soit vrai ! » En réalité, elle a le salaire d'un cadre dans le secteur de l'édition (la convention collective de l'édition indique un salaire minimum d'environ 2500 euros).
A propos des « moyens de pression et de rétribution » dont elle userait, elle rétorque enfin : « Je trouve cela insultant pour moi et surtout pour les journalistes. »
Julien Martin et David Servenay
En partenariat avec Hoaxbuster :
Photo : Olivier Besancenot en meeting à Marseille, le 13 avril 2007 (Jean-Paul Pelissier/Reuters).
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à zorbec
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 14H13 | 30/10/2008 |
Difficile de raisonner sur des suppositions.
Bref,
bon courage à vous et les deux femmes qui vous accompagnent.
à Blaise11
De bcgh75
Jaurès is not dead | 16H29 | 30/10/2008 |
Dis, tu réponds pas à Ermite… C'est parce qu'il t'a mouché un peu trop fort ?
Petit provocateur minable !
à bcgh75
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 17H28 | 30/10/2008 |
LE PARTI ANTI-CON
Calmo les riverains.
J'ai mal posé ma question, mais ça va, pas une raison pour me prêter tout et n'importe quoi comme coutumes ou niveau de malveillance. Et je ne crois pas qu'Ermite m'ait répondu.
Si vous voulez le fond de ma pensée, appeler son parti celui de l'anti-capitalisme quand on veut pratiquer un nouveau capitalisme, je trouve ça absurde. Je ne remet pas en cause son programme, mais j'aurai trouvé plus positif qu'il le nomme le parti POUR qqchose, que le parti anti-les-cons-du-moment.
à Blaise11
De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 19H12 | 30/10/2008 |
Quand on est morveux, on se mouche ! ! Je vois pas le mal, vraiment d'appeller son parti comme ça ! ! C'est surtout ce que son programme contient qui peut être critiquable ou non ; mais quand on veut critiquer on trouve toujours quelque chose ! Au fait, la couleur de son appart vous convient elle ?
à Milarepa-voyageurdanslespace
De Le-Hurleur
Manutention-Artiste musicien | 22H52 | 30/10/2008 |
Je suis plutôt d'accord avec Blaise. Le nom d'un parti est important. Il s'agit de donner en quelques mots la définition de ce parti. Or, je trouve que Nouveau Parti Anti-capitaliste sonne faux.
J'aime le mot Nouveau, mais ensuite la négation me dérange, je préfèrerais que la suite s'accorde avec nouveauté (ce qu'il manque à toute les gauches, qui devraient être synonymes de progrès).
De surcroit, en s'orientant uniquement contre le capitalisme, je trouve qu'ils font l'impasse sur beaucoup d'autres combats à mener, d'autres thèmes, car le capitalisme n'est pas le seul système néfaste qui existe, ni le seul générateur d'idées merdiques.
Je soutiens ce parti mais son nom ne me plait pas vraiment.
Je propose de l'appeler autrement, soit avec une négation ce qui donnerait « Nouveau Parti Contre Pouvoir » ; ou alors « Nouveau Parti des Insoumis ».
Bon c'est vrai c'est pas terrible.
Un petit brainstorming, ça vous dit ?
à Le-Hurleur
De Ermite
Consultant IT | 13H57 | 02/11/2008 |
Rappelons à toutes fins utiles que ce nom de Nouveau Parti Anticapitaliste est censé être une appellation provisoire si j'ai bien tout suivi.
à bcgh75
De Czar.
réac | 22H36 | 30/10/2008 |
le jour ou ermite mouchera autre chose que son nez morveux, tu auras autant de charisme que Lino Ventura.
T'as qu'à voir si c'est pas pour demain…
à Czar.
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 23H48 | 30/10/2008 |
Ouais !
Moi aussi !
Comme Raoul !
T'es pas l'genre à y aller avec le doigt sur la braguette, toi ?
Le forum de la Rue voit naître Raoul Cézar et sa dégueulitude ! Qu'on chie partout et sur tout le monde
(sauf ceux qui chient déjà sur tout le monde, c'est-à-dire les intégristes du pouvoir…)
à Czar.
De Ermite
Consultant IT | 09H06 | 31/10/2008 |
Ahahaahahhaahahah… très bien tourné, monsieur Czar.
Non non vraiment, pan dans ma gueule.
Heeeuuuu… et à part ça, un peu de contenu, un peu de contradiction constructive ? ? ?
Non ?
Ah… encore une fois, je ne suis pas surpris.
C'est lassant.
à Ermite
De la panthère verte
11H40 | 01/11/2008 |
c'est bien là la spécialité de sieur Czar, aboyer dans le vide sans le moindre raisonnement : un roquet inoffensif et pathétique.
à zorbec
De monika
ex secrétaire médicale | 10H53 | 01/11/2008 |
On se fiche que Besancenot ait des biens ou pas, le plus important ce sont surtout les idées qu'il défend. Et puis beaucoup de français ont des biens acquis, surtout une résidence principale, avec leur travail et ce n'est pas être capitaliste que de posséder une maison ou autre et que d'avoir fait des emprunts pour acquérir une maison que l'on ne pourrait s'offrir sans crédit.
il commence à foutre la trouille ce petit facteur alors il faut lui couper l'herbe sous le pied et l'accabler de tous les maux de la terre.
N'oublions pas le milliardaire rouge (J.B Doumeng)qui était communiste, archi milliardaire et communiste cependant. Alors même si notre petit facteur était milliardaire cela serait tout en son honneur que de défendre les idées qui sont les siennes. Mais ce n'est pas le cas, notre petit facteur ne roule pas sur des pneus en or.
à Blaise11
De ziggotos
Jeune actif nantais | 11H53 | 30/10/2008 |
On peut choisir de devenir propriétaire pour d'autres raisons que de capitaliser sur le bien acquis. Dans le cadre d'un logement, la principale raison pourrait être la sécurité du logement par exemple (c'est tout bête mais il est vrai que ce sont rarement des arguments qui nous motivent à acheter…).
Quant au crédit, je ne vois pas où est le problème.. qui peut se targuer de pouvoir acheter cash un appartement à Paris ? à part des personnes qui ont un capital important… ?
Anticapitaliste, jusqu'à preuve du contraire, ne signifie pas pauvre, communiste, ou tous locataires ! ! C'est simplement une proposition de système octroyant une moindre importance à la possession de capitaux. Réduire les inégalités à la naissance en revalorisant à la baisse le capital de départ, et baisser la valeur de l'argent en dévalorisant la spéculation financière.
Ce serait d'ailleurs un conseil à donner à notre cher Président : Nicolas, si tu veux revaloriser le travail, « remettre les chômeurs au travail », fais en sorte que le travail rapporte plus que le capital…
à ziggotos
De Mr_Quiconque
12H05 | 30/10/2008 |
Acheter son logement peut aussi être un moyen pour à terme ne plus verser de rente au(x) propriétaire(s), donc en effet cela a un caractère anticapitaliste. Tant que le couple se limite à être propriétaire de son seul logement…ça va on a vu pire.
à ziggotos
De Houvaton nouveau compte
13H21 | 30/10/2008 |
La notion de travail est une notion imaginée par ceux qui détiennent les capitaux et qui veulent qu'on bosse à leur place, pour eux en les enrichissant encore plus et en creant deux classes. Celle des fonctionnaires, d'abord recrutés parmi les militaires sous l'ancien régime, assurent la bonne maintenance des deux classes.
Je ne vois donc toujours pas en quoi accepter de travailler pour plus riche que soi ou être fonctionnaire aujourd'hui (en CDI permanent ne l'oublions pas) serait un acte révolutionnaire.
Le seul travail qui rapporte quelque chose à chacun de nous c'est de bosser pour son propre compte, chacun sur son terrain en visant la totale autonomie y compris bien sûr énergétique. Cela n'empêche pas, au contraire, un système basé sur la solidarité et l'entraide.
Je ne vois nullement ces aspects, y compris la démocratie directe (avec ces referendums d'initiatives citoyennes), dans le programme de la ligue communiste révolutionnaire …
à Houvaton nouveau compte
De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 19H31 | 30/10/2008 |
Ce serait bien, si déja, pour commencer, on partagait les richesses ; Ensuite, dans une société égalitaire, il est beaucoup plus facile d'avancer des réformes qui aujourd'hui font certainement peur.
à Blaise11
De OISANS38
retraitée | 12H05 | 30/10/2008 |
« propriétaire terrien » ? Où cela ? en Beauce ?
Il est vrai que ce terme a été oublié dans le torchon.
à OISANS38
De Arnaud Aubron
Rue89 | 12H25 | 30/10/2008 |
Euh… Je ne suis pas sûr de bien saisir ce qu'est le « torchon » dont vous parlez ?
à Arnaud Aubron
De JP_JP
15H54 | 30/10/2008 |
Ce n'est rien Arnaud Aubron.
Je pense que notre retraitée pianote tout en faisant autre chose, ce qui se comprend mieux à la traduction de ses propos ;
Poitevin --> Français
« propriétaire terrien »
--> t'es prié de te taire, c'est rien
« où cela ? »
--> où le mets je ?
« en beauce ? »
--> en douceur ? (trempage dans du gras de porc)
« Il est vrai que ce terme a été oublié dans le torchon. »
--> rapporte le thermomètre que j'ai laissé dans l'essuie mains.
à JP_JP
De OISANS38
retraitée | 16H26 | 30/10/2008 |
à JP JP : mais non voyons ! Les vieux (pire : les vieilles) ne sont déjà pas capables de faire une chose ; alors, en faire 2 à la fois ? Impensable.
à OISANS38
De JP_JP
17H46 | 30/10/2008 |
mais non OISANS38, rien de méchant, juste pour rire !
Et puis, même si je ne suis pas encore retraité, je ne suis pas un tout jeune non plus !
cordialement,
à Arnaud Aubron
De OISANS38
retraitée | 16H16 | 30/10/2008 |
Au secours ! Arrêtez ! Je désignais le support de votre article. Bien fait pour moi, cela m'apprendra à être elliptique.
Merci pour votre article.
à Blaise11
De energienoire
ici et maintenant | 12H10 | 30/10/2008 |
Blaise,
Ah non, je ne trouve pas ; il me semble que posséder un bien (en l'occurence son toît) remonte bien avant le capitalisme.
Votre raisonnement lui par contre me semble faire le grand écart.
à energienoire
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 13H34 | 30/10/2008 |
oui, j'aurai dû ne citer que le crédit.
Mais ça ne retire rien à mon avis : son parti anti-capitaliste propose un nouveau capitalisme, comme le pratique déjà certaines sociétés civiles des pays du Sud.
à energienoire
De Houvaton nouveau compte
13H45 | 30/10/2008 |
Posseder un bien remonte bien avant le capitalisme ou l'ère industrielle, certes. Mais qui possédaient les biens, les terres, sous l'Ancien Régime ? Ou encore plus loin sous l'empire romain ? (la révolte de Spartacus a été matée par un très riche propriétaire foncier - Crassus (Marcus Licinius Crassus Dives)- , qui louait, déjà ! , une partie de la ville de Rome).
Tout ça pour dire que vous vous trompez de débat. La prochaine étape sur le plan social sera celle qui permettra à chacun, dès sa naissance quoi qu'il advienne, d'être propriétaire d'un bout de terre. En cela, je n'attends ni n'entends Besancenot. Pourtant il y a là de quoi faire et de quoi lutter ! ! ! !
à Houvaton nouveau compte
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 08H36 | 31/10/2008 |
Stratégiquement, il aura du mal à le clamer maintenant. Une fois au pouvoir, je ne serai en rien surpris qu'il propose ceci…
à Blaise11
De Albert Fulor
12H10 | 30/10/2008 |
Être locataire, ça revient sur sa vie à payer au moins deux fois son logement, tout en entretenant des proprios qui ont souvent déjà de quoi vivre largement, et qui souvent ne font pas d'effort pour entretenir le logement. Vous payez le loyer, et vous ruinez en chauffage.
En fin de compte, vous trimez pour enrichir vos proprios et au final, vous n'avez rien.
à Albert Fulor
De supprimé à la demande du riverain 23 mars
x | 12H50 | 30/10/2008 |
pas d'accord avec votre raisonnement :
vous semblez oublier les locataires en HLM
à Albert Fulor
De Gandijyn
16H48 | 30/10/2008 |
petit clin d'oeil :
- http://www.rue89.com/etienne-wasmer/pour-le-logement-le-marche-fera-plus…
et :
La grande question : est-il mieux d'être locataire ou propriétaire ? est maintenant répondue !
Être propriétaire, c'est payant !
- http://www.informezvous.com/hypotheque/strategie_hypotheque_sans_mise_de…
De XavXav
12H24 | 30/10/2008 |
Le capitalisme, ce n'est pas la propriété, qui a existé avant le phénomène capitalisme.
Le capitalisme, c'est l'accumulation du capital : chaque saison de production permet d'accroître sa valeur (et dans la théorie, d'augmenter la prod l'année suivante par l'investissement).
La propriété peut être distincte : par exemple par l'exploitation d'un champ, année après année, sans utiliser les bénéfices pour acheter le champ d'à coté : c'est de la propriété sans capitalisme.
Le fonctionnement massivement capitaliste de l'Europe est un phénomène historique récent : XIXème siècle et pas beaucoup plus. La théorie date de la fin du XVIIIème et a été modifiée depuis, en particulier avec Ricardo et son hypothèse des spécialisations pays par pays (on gagne plus en se spécialisant, donc les pays doivent se concentrer sur quelques productions et les exporter, et importer tout le reste). Ricardo a été infirmé par les travaux de Krugman, ce pour quoi il a eu le nobel cette année. (il a prouvé que la spécialisation n'existait pas, et que des pays différents pouvaient être performants dans le même domaine et s'exporter l'un vers l'autre le même produit).
L'arrivée du capitalisme coïncide avec l'explosion de la population mondiale, qui auparavant avait tendance à stagner. Personnellement, je fais le lien entre les deux, sans savoir distinguer la cause de l'effet. Le fonctionnement capitaliste a tendance à dégager de forts excédents de production d'une année sur l'autre, ce qui est favorable dans un contexte de population croissante.
On peut également parfaitement être capitaliste sans être libéral : c'est le fonctionnement Rhénan, initié par Bismarck, et l'autoritarisme prussien de 1880.
Une ambition de Franco en Espagne et de Mussolini en Italie était aussi d'avoir un capitalisme sans tension entre propriétaires et ouvriers. Ambition qui s'est exprimée dans des « syndicats verticaux », sorte de corporations qui intégraient patrons et ouvriers du même secteur en Espagne par ex. Evidemment, la conséquence de ces régimes au service des grands propriétaires était surtout de supprimer les oppositions des ouvriers aux patrons, et les luttes syndicales. C'était fait pour, et le biais de représentation des petits face aux grands n'a jamais été corrigé. En France, on en a tenu compte dans le droit du travail, qui existe parce qu'on considère que le travailleur n'est pas capable seul de se défendre face aux patrons.
Voilà, en espérant ne pas avoir dit trop de c*ies et vous avoir été utile.
à XavXav
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 13H27 | 30/10/2008 |
Merci !