
Journaliste, j'ai pris parti

Depuis plusieurs semaines, je tourne autour de mon ordinateur. Comment le leur dire ? Comment dire, à vous lecteurs de Crochet Gauche, que j'ai adhéré au Parti de Gauche et que j'apporte ma pierre à sa construction.
Avec vous, dès mon arrivée à Rue89, j'ai joué carte sur table. Affiché mon engagement syndical et politique. Mentionné mon mandat de conseillère municipale à Colombes (Hauts-de-Seine) sur une liste d'union de la gauche conduite par le PS. Il m'était donc nécessaire d'annoncer cette nouvelle adhésion après un court passage (avril 2006-novembre 2008) au Parti socialiste.
J'aurais pu le faire subrepticement en allongeant ma fiche de présentation sur la colonne de gauche de ce blog. Cela aurait été un peu faux-cul. Finalement j'opte pour cette formule qui me permet de répondre à vos interrogations.
Pourquoi tout cela, diront certains. Pourquoi en effet faire connaître des engagements qui concernent la citoyenne que je suis ? Rien ne m'y oblige et je n'aurais pas pensé à le faire sans un incident qui remonte aux élections municipales.
Sans ce jour où, apprenant par une indiscrétion malveillante que j'étais 34e sur une liste à Colombes, mon employeur m'a dit que je ne pouvais plus prétendre à suivre l'UMP comme cela m'avait été promis. Le journal ne pouvait, m'a-t-on expliqué, s'exposer à des critiques sur l'objectivité de sa rubricarde.
Ma surprise a été d'autant plus grande que ce quotidien, où j'ai passé plus de 34 années de ma vie professionnelle, a compté et compte dans ses rangs moult journalistes, encartés ou pas, mais ostensiblement engagés politiquement et parfois élus. Je n'en citerai que deux. Pour le passé : Pierre Viansson-Ponté, conseiller municipal de Bazoches-sur-Guyonne (Yvelines). Et, en 2008, au moment des faits : Bruno Patino, président du Monde interactif, vice-président du groupe Le Monde, élu conseiller municipal sur une liste de droite et de centre-droit à Sceaux (Hauts-de-Seine). Croyez-moi la liste est longue. Et jamais cela n'a soulevé de problème.
Bien sûr, j'ai fait valoir cet argument ; il n'a pas été entendu. De même ai-je demandé que soit organisée une réflexion au sein du journal pour que la direction établisse avec les syndicats, en concertation avec la société des rédacteurs, une sorte de code de conduite.
Il m'apparaissait évident que le sujet valait débat et qu'il fallait l'étendre à tous les secteurs : aux rapports des journalistes médicaux avec les revues médicales et les laboratoires pharmaceutiques, des journalistes littéraires avec les maisons d'édition publiant leurs propres ouvrages, des journalistes suivant les syndicats ou la rubrique sociale et leur propre responsabilités syndicales, etc. Une fois ces règles fixées, je me serais pliée à la volonté commune.
Ma requête est restée lettre morte. Comme nous entrions dans une période difficile pour le journal -licenciements de 129 personnes–, j'ai estimé que l'urgence était ailleurs. Repris ma casquette de déléguée syndicale et mis toutes mes forces dans la bataille syndicale pour obtenir que ces licenciements autoritaires deviennent des départs strictement volontaires.
Nous avons gagné mais à l'issue de ce dernier combat je me suis rendue compte que l'histoire d'amour entre ce journal qui m'a beaucoup apporté et à qui j'ai tout donné était finie. Que ma vie était ailleurs.
C'est ainsi qu'aujourd'hui j'en viens à ouvrir cette discussion.
Peut-être pouvons-nous commencer par l'objectivité ? Car j'entends déjà certains d'entre vous s'étonner que l'on puisse être objectif en appartenant à un parti politique. Je le dis tout net : je ne crois pas à l'objectivité. Vivre est choisir et le choix est subjectif.
Un journaliste fait chaque jour des choix. En retenant tel sujet d'article plutôt qu'un autre parmi tous les évènements qui surgissent. En prenant le parti de le traiter sous forme de compte rendu, de reportage, d'enquête etc. Sans compter la place et la titraille qu'il lui consacre.
Je crois en revanche à l'honnêteté. Celle qui consiste à donner au lecteur le maximum d'informations afin qu'il se forge sa propre opinion. Qui s'efforce d'en discuter la véracité, de les mettre en perspective, de les critiquer. Ce journalisme se soucie moins de plaire que d'éclairer.
Enfin, soit dit en passant, je ne pense pas que le travail journalistique s'apprécie à l'aune de la possession ou non de la carte d'un parti. Combien de journalistes non encartés montrent chaque jour à quel point ils sont inféodés à leurs sources ?
Photo : manifesation du Parti de gauche le 21 février à Paris (Michel Soudais)
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à nono le simplet
De supprimé à la demande du riverain24mars
Sarkozyste de gauche | 18H28 | 01/03/2009 |
Il ne faut pas écouter les mauvaises langues. Vous aviez là-bas aussi un autre grand gaulliste de gauche qui était monarchiste de surcroît, Edmond Michelet. Il est question dans l'Eglise de le canoniser.
à supprimé à la demande du riverain24mars
De nono le simplet
dilétante adèle | 18H43 | 01/03/2009 |
Arf j'avais oublié Michelet !
Formidable pour les juifs , beaucoup moins pour les harkis ! ! !
la béatification est mal barrée !
à supprimé à la demande du riverain24mars
De ginkoland
Ginkologue | 18H10 | 01/03/2009 |
Moneygasque, Sarkozyste de gauche ? ça y est on t'a reconnu Bernard kouchner !
à ginkoland
De supprimé à la demande du riverain24mars
Sarkozyste de gauche | 18H26 | 01/03/2009 |
Je suis sarkozyste rouge, mais aussi sarkozyste vert. Je suis rouge-vert ! Je suis comme la chauve-souris dans une fable de La Fontaine :
« Je suis oiseau : voyez mes ailes …
- Je suis souris, vivent les rats ! »
( La chauve-souris et les deux belettes.)
à supprimé à la demande du riverain24mars
De nono le simplet
dilétante adèle | 18H28 | 01/03/2009 |
je viens de comprendre !
rouge quand sarko est rouge de colére !
et vert quand il est vert de rage !
seuls les daltoniens sont déconcertés !
à nono le simplet
De Banana ex de juanitoto
Je déteste rue89, tous les riverain... | 18H56 | 01/03/2009 |
attention : ne pas confondre avec les « rouge-brun » qu » il vilipendait, sous le désopilant pseudo de paul marie néanmoins tagada tsointsoin … OLé !
à supprimé à la demande du riverain24mars
De ginkoland
Ginkologue | 18H33 | 01/03/2009 |
C'est pas la peine de prendre la mouche Bernard, bises à christine ockrent de ma part !
à ginkoland
De supprimé à la demande du riverain24mars
Sarkozyste de gauche | 19H43 | 01/03/2009 |
Quelle mouche ? La mouche tsé-tsé ? Désolé, je n'ai pas sommeil…
à supprimé à la demande du riverain24mars
De ginkoland
Ginkologue | 20H04 | 01/03/2009 |
Elle est pas top celle là, mais pour l'effort j'ai mis cinq pastilles !
à ginkoland
De supprimé à la demande du riverain24mars
Sarkozyste de gauche | 20H26 | 01/03/2009 |
On peut pas vous suivre, vous êtes constamment inspiré. Vous jouez en première division, moi en troisième… Vos potes doivent pas s'ennuyer avec vous… Cela donne l'envie d'être écolo…
à supprimé à la demande du riverain24mars
De ginkoland
Ginkologue | 21H02 | 01/03/2009 |
Mais ne soyez pas modeste, c'est vous qui m'inspirez !
à supprimé à la demande du riverain24mars
De didier1
retraité | 12H31 | 02/03/2009 |
Tiens rouge-vert, c'est marrant, d'habitude mon cher LMD, vous parlez plutôt de rouge-brun !
à supprimé à la demande du riverain24mars
De Un compte supprime
nc | 07H37 | 02/03/2009 |
moins de journalistes de gauche ? Ok, mais alors + de patrons de gauche en contre-partie.
à Un compte supprime
De didier1
retraité | 12H31 | 02/03/2009 |
Ben un patron, c'est pas toujours un patron ?
De Simonette
Enseignant dans l'Hérault | 18H04 | 01/03/2009 |
L'Unité, combien de divisions ?
Par Geneviève Confort-Sabathé
Ex-militante du PCF (un an)
Ex-co- porte-parole des CUALS de l'Hérault
Ex-militante du PG (une semaine)
Militante sans parti…
Il fut un temps où la gauche intellectuelle française feignait de s'interroger, non sans causticité, autour d'une formule fameuse qui opposait Sartre à Aron. Les exégètes du premier n'y allaient pas de main morte, préférant, à tout prendre, « avoir tort avec Sartre plutôt que raison avec Aron ». Le débat n'était guère animé car la gauche intellectuelle française était sartrienne par nature. Terrassé par cette formule lapidaire, Aron avait-il raison pour autant ? Voilà bien une question que nul ne se posait puisque le questionnement manichéen impliquait un engagement indéfectible et quasi religieux pour le charismatique bigleux.
Quelque quarante ans plus tard, la gauche intellectuelle française, éparpillée en multiples chapelles, reprend l'antienne, postulant le même engagement indéfectible et quasi religieux pour l'U-NI-TE, évitant, par là même, de se poser la question de l'opportunité de participer à des élections sans enjeu.
« Plutôt avoir tort avec les Unitaires que raison avec les Diviseurs… Voire ! »
La grande nouveauté est, qu'en France, le débat politique s'est déporté sur la gauche radicale. L'autre, la social-démocrate, semble sous assistance respiratoire. Le rose pâle se porte livide.
La gauche intellectuelle radicale, désormais seule garante des lendemains qui chantent, se déchire entre Unitaires sans condition, Unitaires sous condition, Diviseurs contraints et Diviseurs contrits. Les observateurs médiatiques rejettent, classiquement, la responsabilité du désastre prévisible aux élections européennes sur ceux qui refusent la « main tendue ».
La politique de la « main tendue » n'en demeure pas moins d'une grande subtilité. Qu'on en juge : « Un parti enfançon (le PG) tend la main à un parti sénescent (le PCF) qui s'empresse de l'agripper tout en refusant de tendre l'autre à un parti adulescent (le NPA), lequel prétexte une arthrose de certaines de ses phalanges pour éviter de sortir les mains qu'il a pitonnées aux poches. Agrippés aux jambes des trois champions, des alternatifs verts, rouges et multicolores, des objecteurs de croissance, des communistes unitaires et des libertaires fédérés ou pas, des syndicalistes en rupture de centrale, tirent à hue et à dia ».
Jamais une élection n'a été plus accessible à la gauche radicale, jamais un piège n'a été mieux tendu. Personne ne s'interroge sur l'opportunité d'envoyer une minuscule flottille de députés au parlement européen, un parlement pourtant sans pouvoir, un « parlement croupion », véritable alibi de la Commission européenne omnipuissante. Un parlement dont le seul droit est de murmurer NON lorsqu'une loi hideuse lui passe sous les yeux. Veto dont il n'a usé que quatre fois en quarante ans (Bolkenstein, mon amour ! ). Quant à proposer et défendre un projet de loi, ses statuts ne le lui permettent pas.
Voilà un débat qui permettrait peut-être de réaliser l'U-NI-TE autour d'un boycott à la mesure de cette immense escroquerie. Seulement, il faudrait renoncer aux espèces sonnantes et trébuchantes qui accompagnent de leur doux chant toute participation réussie à une élection. Voilà pourquoi certains partis naissants, renaissants ou semi-exsangues poussent à l'U-NI-TE à fond la caisse, ou plutôt à fond le tiroir-caisse.
Il n'en reste pas moins que le débat sur l'U-NI-TE, la faire ou pas, et avec qui, n'est pas à négliger car il (re)pose la question du vote utile. « Tous ensemble, Tous ensemble… derrière le PS », pourrait bien devenir « Tous ensemble, Tous ensemble… faisons l'U-NI-TE ! »
Poser la question de l'unité avant celle de l'opportunité de participer, c'est comme demander à un enfant de prendre son vélo et pédaler sans lui indiquer le but du voyage. L'instrumentalisation de l'urgence sociale et écologique ressemble furieusement à une fuite en avant, comme l'enfant condamné à pédaler pour éviter de tomber, nous serions condamnés à faire l'U-NI-TE pour éviter une embardée populaire, une de ses révoltes qui finit en révolution. Il suffit d'écouter les élites politiques de la gauche radicale ou du syndicalisme d'accompagnement, elles crèvent de peur. Une peur viscérale du peuple et de ses débordements.
Pour les Unitaires sans condition (emmenés par les dirigeants du PG), la politique de la « main tendue » confine à l'axiome, toute vérité qui ne s'y réfère est frappée d'anathème. Il me paraît essentiel, au contraire, de la poser comme simple hypothèse d'école nécessitant, au moins, le temps de la réflexion. L'agitation médiatique faite autour de ce concept de mauvaise propagande semble destinée à justifier l'échec éventuel du cartel des gauches radicales et à désigner, a priori, des boucs émissaires (le NPA voire les alternatifs rétifs). La mayonnaise est en train de prendre. Il suffit de lire les éditos, plus personne ne se demande ce que la gauche radicale va faire dans cette galère euro-compatible avec le traité de Lisbonne. Les éditos s'emploient à culpabiliser les Diviseurs.
Pour les Unitaires sous condition, la politique de la « main tendue » s'apparente à la politique de la claque dans la gueule. Beaucoup moins polie mais sans ambiguïté. La direction du PCF ne veut ni de la Fédération, ni du NPA mais elle tend la main à la CNCU, sombre émanation de la gigantesque OPA du PCF sur les CUALS. Lors du meeting fondateur du Front de Gauche à Frontignan (Hérault), les CUALS avaient délégué, à la tribune, une jeune fille sans étiquette visible, pourtant c'est un communiste qui représente les CUALS de l'Hérault lors des discussions du lundi qui regroupent les « partenaires » de l'attelage électoral. Des réunions où les communistes font la pluie et le beau temps. Histoire de vérifier mes inquiétudes, j'ai même adhéré au PG pendant une semaine (60 euros de ma poche), le temps d'y découvrir des pratiques antidémocratiques affolantes. Les porte-parole départementaux et la candidate de l'Hérault pour les élections européennes y ont été désignés par le fait du prince (le représentant départemental du PG) et ensuite présentés, sur le site officiel, comme ayant été élus à la majorité (pour les porte-parole) et à l'unanimité (pour la candidate) ! J'ai assisté à ces basses manœuvres avant de « démissionner » sans fracas médiatique
Pendant que les Unitaires jouent la montre, les Diviseurs contraints jouent le « tchat » et Olivier B. s'invite en « facteur réseau ». Fi des partis opportunistes, vive le réseau, tous les réseaux ! Ecumant la Toile, l'élite révolutionnaire du NPA a pour mission de ringardiser les Unitaires, les présentant au mieux comme des pro-nucléaires honteux, au pire comme des supplétifs du PS, chargés de « fixer » les électeurs, dès le premier tour des élections régionales et nationales à venir. Pour réussir son travail de sape, le NPA utilise des intellectuels qui s'affrontent, par courriels policés, sous le regard las d'un public décontenancé. Pendant ce temps, les néo-militants rongent leur frein en espérant que les statuts du NPA qui prévoient la mise en place d'une large plate-forme de porte-parole les libèrent enfin de l'omniprésence médiatique d'Olivier B.
Quant aux Diviseurs contrits, ils appartiennent à des réseaux citoyens fortement courtisés par les stratèges du NPA. Longtemps relégués au militantisme souterrain, symbolisé par la stratégie de la guérilla pacifiste, ces réseaux sortent de l'ombre. Si les soutiers affichent l'air contrit de ceux qui seraient bien restés dans l'anonymat des campagnes, leurs chefaillons, alléchés par des places (pourtant bien peu nombreuses) se pourlèchent les babines. Le NPA semble avoir jeté son dévolu sur ces groupes informels, riches de milliers de militants purs et actifs. Certains réseaux sont sur le point d'imploser, celui des Objecteurs de Croissance ressemble à un arbre foudroyé. Ecartelé, ce réseau fort d'imaginaires collectifs et d'utopies créatrices auquel j'envisageais d'adhérer voit, depuis plusieurs semaines, ses chefs s'insulter sur la Toile. Certains caporaux envisagent même une (més)alliance avec l'ex-chantre de Génération Ecologie pour pouvoir s'asseoir à la table de l'Europe. Il paraît que la soupe y est bonne.
Cette longue dissertation poursuit deux buts :
- Appeler tous les militants des partis concernés mais aussi tous les citoyens engagés dans des réseaux de résistance, à se mobiliser pour que s'ébauche un vrai débat sur l'utilité d'épuiser nos forces militantes pour envoyer quelques représentants au parlement européen. La recherche de l'U-NI-TE n'a de sens que si elle produit du bonheur, de l'utopie, de l'espoir.
- Se réapproprier le mouvement social, aujourd'hui confisqué par les syndicats majoritaires. La grève générale reconductible est notre seule chance d'imposer un vrai bouleversement. Les élections européennes sont une illusion, les grèves générales ont changé la donne en Amérique latine, provoqué la démission du gouvernement en Islande et menacent l'empire béké dans les territoires d'Outre-Mer.
à Simonette
De nono le simplet
dilétante adèle | 18H14 | 01/03/2009 |
avec une culture aussi imposante affichée j'ai du mal à comprendre qu'on aille au PG … pour y rester une semaine !
à Simonette
De papy38
retraité | 18H47 | 01/03/2009 |
Je pense que l'initiative d'un front de gauche (à gauche du PS) est une bonne chose.
Si le PC fait obstruction au NPA, le NPA pense (c'est son droit) que le PC n'est là que pour les européennes, mais qu'aux régionales il rejoindra le PS pour conserver ses élus (c'est peut-être vrai). Si Lutte Ouvrière veut faire cavalier seul… Je sais, c'est un pataquès…. Mais c'est peut-être manquer une occasion. Et ce n'est pas être naïf que de tendre la main.
Le PG sans doute commettra et a commis des erreurs, mais dans l'Isère, je puis te dire que les camarades sont pleins de bonne volonté, mais parfois pressés par le calendrier, ce qui occasionne quelques bourdes… Ce n'est pas si simple en quelques semaines d'organiser des fédérations et un parti…
Mais je suis d'accord avec ton dernier paragraphe… La lutte sociale seule pourra changer la donne.
à Simonette
De netcha
révoltée | 19H45 | 01/03/2009 |
J'avais déjà reçu ce « copier-coller » par un autre conduit.
Merci, Geneviève Confort-Sabathé, d'avoir eu « l'intelligence “ de démissionner du P.G..
Au moins vous ne nous encombrerez pas de réflexions stériles !
Vu votre parcours militant ‘papillonesque’ , je doute que vous trouviez satisfaction où que vous alliez.
Peut-être au F.N. ?
à Simonette
De zénon denon 84
Bonne | 20H36 | 01/03/2009 |
bien vu :
» Le rose pâle se porte livide »
Heureusement bcp de rose glisse
assez rapidement vers _Le Parti de Gauche _
tout neuf,oui, seul crédible ,actuellement .
En gros le rose pâle ,vire au rouge ,bien senti !
à Simonette
De Lugi
10H30 | 02/03/2009 |
La dernière fois que j'ai écouté les discours de Mélanchon les objectifs et la stratégie me semblaient assez clairs.
Idéologiquement le PG cherche à construire un modèle de société qui n'est pas capitaliste, et qui place au cœur de son programme les impératifs sociaux et écologiques.
En clair, le but du PG est de construire un modèle qui assure la pérennité de nos civilisations.
Etant de sensibilité alternative, jamais je me suis retrouvé autant (idéologiquement) dans un parti politique. On n'a pas besoin d'utopie. On ne sait plus très bien ce que c'est d'ailleurs. On est dans un monde où ce sont les idées reçues, les stéréotypes qui sont sans doutes le plus en déphasage avec la « dure » réalité.
On a besoin que les gens en prennent conscience, qu'ils prennent conscience qu'on a des choses à dire et qu'on a pas forcément tort. Tous les jours quand on évoque nos idées on se heurte à des dogmes dont l'erreur est inversement proportionnel à leur ancienneté.
Des idéologues alternatifs qui ont fait un pas vers la politique il y en a eu, avec le score que l'on sait (1,8% en 2007, de mémoire). Les gens ne sont pas prêt à nous écouter voir même à nous entendre, et ce score je l'ai toujours pas digéré.
Pour la première fois j'ai vu un homme politique descendre de son piédestal, remettre ses idées en question, faire un pas en direction de l'idéologie, qui place le débat autour de l'impératif écologique, et de la justice sociale. J'ai vu un homme politique faire un pas vers les alternatifs, qui nous écoute et qui commence à y intégrer certaines de nos idées.
Vous trouvez peut être, que ce que propose le PG est simplement l'unité. Mais de la même manière que les alternatifs n'ont pas toujours raison, je crois qu'il va falloir que vous envisagiez que ce que vous connaissez du PG n'est peut être pas le PG.
Ce qu'il manque principalement, c'est de visibilité et je crois que vous lui faites grande injustice en ce moment même.
à Lugi
De 98euro
technicien | 10H42 | 03/03/2009 |
« On a besoin que les gens en prennent conscience, qu'ils prennent conscience qu'on a des choses à dire et qu'on a pas forcément tort »
Qui est « on » ? car je ne sais pas si je suis d'accord avec vous.
J'aurais écrit la phrase ainsi :
On a besoin que les gens en prennent conscience, qu'ils prennent conscience qu'ils ont des choses à dire et qu'ils n'ont pas forcément tort
Ma modification déforme-t-elle ce que vous vouliez dire ?
à Simonette
De 98euro
technicien | 10H24 | 03/03/2009 |
« L'Unité, combien de divisions ? » je ne connaissais pas cette formule. J'en suis secoué et pour un bon moment.
« Militante sans parti… » Magnifique. Condition incontournable quand on rêve d'unité. Dommage que pour en arriver là il vous ait fallu être ex- . D'un autre côté vous y avez construit votre conviction. Preuve que les partis ne sont pas destructeurs mais seulement nuisibles.
Biensûr l'unité dont je parle est celle des citoyens. Nous sommes malheureusement prompt à nous diviser. Cette faculté est utilisée par les opportunistes (notamment les partis).
« Voilà un débat qui permettrait peut-être de réaliser l'U-NI-TE autour d'un boycott à la mesure de cette immense escroquerie »
Dommage ! ça avait bien commencé… pourquoi toujours vouloir une stratégie ? qui dit stratégie dit parti. Qui dit parti dit alimentation de la division. Qui dit division dit affrontement. Qui dit affrontement dit obligation de diminuer la démocratie. C'est un cercle vicieux.
« nous serions condamnés à faire l'U-NI-TE pour éviter une embardée populaire » De quelle unité parle-t-on ? les élites dont vous parlez ont peur de l'unité de la base car c'est l'effondrement de leur fond de commerce. C'est vrai que pour le préserver il sont capables d'unité temporairement.
» Une peur viscérale du peuple et de ses débordements »
j'espère qu'ils ne sont pas les seuls à avoir peur. Créer l'unité de la base dans la violence, c'est peut-être le mythe du grand soir mais peut-être pas le projet d'une société humaniste.
« des pratiques antidémocratiques affolantes »
on n'a pas fini d'en voir si on attend les débordements du peuple pour résoudre les problèmes.
« La recherche de l'U-NI-TE n'a de sens que si elle produit du bonheur, de l'utopie, de l'espoir. » La vraie unité, celle de la base, ne peut que produire ces bons effets.
« Se réapproprier le mouvement social, aujourd'hui confisqué »
Je suis d'accord. Mais confisqué par quoi ? par les syndicats ? par les partis ? oui mais plus généralement ?
par la démocratie représentative. Elle était sensée être une application pragmatique de la vraie démocratie. Mais en croyant ne déléguer qu'une partie de nos droits individuels nous avons délégué la réflexion et l'expression ! Comment être aptes à déléguer une partie quand on a abandonné notre souveraineté la plus précieuse ?
Voilà ce que nous devons nous réapproprier. Et le plus sûr moyen est de commencer par éviter tout fantasme d'insurrection.
De Jean Bachèlerie
18H05 | 01/03/2009 |
Bravo honnêteté, rime avec transparence
nous aimerions que tous les journalistes qui prennent parti ait l'honnêteté de Christiane Combeau.
Notamment les journalistes de droite qui ne le disent pas.
L'engagement n'empêche pas au contraire l'honnêteté, le respect du lecteur.
Il serait bien aussi que les journalistes ou pseudo journalistes comme BHL par exemple aient l'honnêteté aussi de révéler leurs liens avec les groupes économiques et financiers, ou familiaux.
Encore bravo
Jean Bachèlerie
Encore Bravo.
De Banana ex de juanitoto
Je déteste rue89, tous les riverain... | 18H14 | 01/03/2009 |
Un rentier, faisant croisière en fendant les flots, résident de Monaco et s'adonnant au culte de l'argent puisque son pseudo est :
moneygasque
évoque le fort pouvoir des syndicats dans les rédactions.
Une question me turlupine : quel est le syndicat qui impose sa ligne éditorial à jean pierre pernault ?
J'en suis malade quand je pense que ce « journaliste » est MUSELé par les syndicats bolchéviques staliniens et bla bla bla .
C'est proprement ré-vol-tant-
à Banana ex de juanitoto
De nono le simplet
dilétante adèle | 18H16 | 01/03/2009 |
Liberez Jean-Pierre Pernault !
On vous l'échange contre 2 doigts de porto !
à Banana ex de juanitoto
De Pseudo
Aimer la vie, aimer les fleurs, aim... | 18H22 | 01/03/2009 |
Euh… Le Médef ? : -))
à Banana ex de juanitoto
De didier1
retraité | 12H43 | 02/03/2009 |
Je crois bien que notre LMD à précisé : secteur publique.
Cela dit ce que tu écris convient aussi bien à l'ineffable Eric zeymour, au « désopilant » Laurent Ruquier à l'inénarrable Yves Calvi, au visiblement très gauchisant David Pujadas, à l'inoxydable Michel Drucker et à plein d'autres dont je ne me souviens pas pour le moment… quand on lit ce type d'élucubration on se demande où commence la gauche pour notre Luis-Miguel…
à didier1
De Banana ex de juanitoto
Je déteste rue89, tous les riverain... | 14H29 | 02/03/2009 |
Ah ce sacré luis miguel de monaco
jamais à l'abri de phrases martelées
au coin de sa constance à dénigrer,
haut hisse capitaine sur son rafiot !
De Gigiss
Etudiant | 18H20 | 01/03/2009 |
« Peut-être pouvons-nous commencer par l'objectivité ? Car j'entends déjà certains d'entre vous s'étonner que l'on puisse être objectif en appartenant à un parti politique.
Je le dis tout net : je ne crois pas à l'objectivité. Vivre est choisir et le choix est subjectif. »
Certes la vie est choix, certes le choix objectif mais il me semble que l'on a aussi le choix de ne pas choisir un parti politique ( ou de ne pas afficher sa position ) et de s'inscrire dans une démarche où on personnalise nos choix en fonction de notre propre opinion et non pas d'un parti politique.
Il me semble que le journalisme s'y prête bien puisque vous pouvez avoir une vue d'ensemble des opinions. Alors le choix de publier tel ou tel article est je pense le plus objectif possible.
Et je déplore qu'on apprécie autant l'honnêté de cette journaliste, quand je lis une information, je tiens à avoir une information avec le plus de détail possible, je me fiche de savoir si il est de gauche ou de droite.
à Gigiss
De 101.7
Promeneur | 18H50 | 01/03/2009 |
Vous dites être étudiant, ce qui explique un peu la confusion de la fin de votre message.
Quand vous lisez une information, vous la recevez. Si celle-ci vient d'une personne dont vous connaissez les opinions vous intégrez ce critère et décoderez l'info et surtout l'angle avec laquelle elle est abordée.
Une information brute n'existe pas, cela peut être un fait rapporté, mais par qui ? Un témoin, quel est ce témoin, a t-il de bons yeux, a t-il la capacité à comprendre ce qu'il voit ?
Une petite plaisanterie qui date de quelques années :
>>> Le fait : Une voiture écrase un chien.
>>>Dans l'Humanité : La voiture luxueuse d'un bourgeois écrase le chien d'une famille d'ouvriers, laissant les enfants bien malheureux.
>>>Dans le Figaro : Par jalousie et envie, un ouvrier envoie son chien dégrader le bien d'un honnête dirigeant d'entreprise pour laquelle il se dépense sans compter afin de donner à manger à des ouvriers qui seraient affamés sans lui.
Si vous savez d'où vient l'info, par pondération vous arrivez par vous-même à en cerner les contours.
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