
Faute de majorité et de projet, le PS cherche reine (ou roi)

Le congrès socialiste, réuni à Reims ce week-end, s'est soldé par un échec : l'impossibilité de faire émerger une majorité et de se doter d'un projet. Du coup, le parti s'en remet aux militants qui, le 20 novembre, devront choisir leur premier secrétaire parmi trois candidats : Ségolène Royal, Martine Aubry et Benoît Hamon.
Lequel devra ensuite définir les nouvelles orientations du parti. Un système de présidentialisation rendu possible depuis le changement de statut opéré en 1995 par Lionel Jospin pour mettre fin à une période d'instabilité à la tête du PS. Le Premier secrétaire était alors élu par le conseil national.

Un tel scénario était-il évitable ?
Non, si on tient compte de la dispersion du vote des militants le 6 novembre sur principalement quatre motions, selon les résultats définitifs publiés dimanche matin :
- Ségolène Royal (29,08%)
- Bertrand Delanoë (25,24%)
- Martine Aubry (24,32%)
- Benoît Hamon (18,52%)
Non, à entendre les divergences de fond sur le projet et la stratégie socialiste (alliances avec le Modem, Europe, libre-échange, réforme fiscale) mais aussi sur l'organisation et la nature du parti (parti de militants ou de supporters ; contournement des instances délibératives par l'utilisation de référendum internes) qui se sont exprimés tout au long de ces trois jours. Des divergences qui ont très vite rendu impossible toute alliance entre Royal et les autres motions.
L'opposition n'a cependant pas suffit à faire l'union. Et, si Aubry et Hamon ont très vite voulu montrer leur volonté de marcher ensemble, Delanoë, pour préserver l'unité parmi ses signataires partagés entre Aubry et Royal, a placé d'emblée la barre très haut en exigeant d'être le candidat de la future majorité.

Dès lors, chacun a repris sa liberté. Ne voulant pas d'un duel Royal-Hamon (courant social-libéral contre courant interventionniste) qui aurait au moins eu l'avantage de donner une ligne claire au parti, Aubry a, au dernier moment, posé, elle aussi, sa candidature. Laissant aux signataires de la motion Delanoë le soin d'arbitrer.
Photos : Ségolène Royal, Benoît Hamon et Martine Aubry le 15 novembre à Reims (MS).
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De kawouede
17H31 | 16/11/2008 |
Chez les Verts la dispersion des votes semble aussi forte mais il y a accord sur l'essentiel (pas seulement le refus de l'alliance avec le Modem ; -))
http://www.lepost.fr/article/2008/11/15/1326697_pendant-ce-temps-les-ver…
à kawouede
De pablico
18H28 | 16/11/2008 |
si ça continue comme cela ce joyeux bordel, le président Sarko va y mettre de l'ordre ! !
Imposer Carla, qui est de gauche, comme présidente.
et pi c'est tout….
à kawouede
De kawouede
22H52 | 16/11/2008 |
En attendant les militants Verts sont toujours pour l'alliance avec le PS : bon courage camarades !
http://www.lepost.fr/article/2008/11/16/1327752_vote-des-militants-verts…
De stephane.grim
17H38 | 16/11/2008 |
Pierre après pierre
Nous voilà dans le syphon, et je ne suis pas bien sûr qu'on y trouve une quelconque tête couronnée… l'irrationnel tourne à plein. Pas de regroupement sur les marges alors que le centre s'est écroulé. Plus de motion A. Rien de surprenant. Elle était La motion, celle que les médias désignaient sur le trône par avance ; leur erreur n'a rien d'un hasard, elle est le fruit de ce qui détruit le PS de l'intérieur et de l'extérieur. Elle a des racines communes à ce qui produit cette sorte de folie pour le nouveau président américain.
I Les fruits étranges de l'irrationnel :
a) Le « je », l'affectif… :
Ce qui sort, pour l'instant, de ce congrès, me paraît plus être le symptôme de la désintégration politique du PS que cette question un peu simpliste des égos. Bien sûr la question du leader est importante mais pas comme on le croit je pense.
Qu'est ce qui différencie si fort la motion E des autres ? Elle pousse dans le vocabulaire mais aussi la démarche à une transformation profonde de la politique comme ce fut le cas dans la première partie du XX siècle. La volonté de faire un parti de masse tout en poussant à la personnification la plus forte possible, que ce soit par le vocabulaire (le « je » est toujours omniprésent dans les discours de Royal) ou ce qui ressort de la ligne… l'image et rien qu'elle. Elle rejoint fortement la cas Obama j'y reviendrai. Comme si la personne pouvait, par sa simple existence et sa prise du pouvoir, transformer notre monde. Je ne crois absolument pas que cette fonction taumaturgique soit utilisée par erreur, elle est pensée comme une stratégie de conquête du pouvoir. Et elle est identique en cela à la stratégie de Sarkozy. Pas de colonne vertébrale politique, pas de grille d'analyse exposée, mais un continuel déplacement qui s'appuie sur ce qu'attendent les personnes. On est donc à l'opposé de l'idée d'éducation populaire. Non qu'une soit disant élite puisse savoir pour les autres mais simplement qu'écouter ce n'est pas être forcément d'accord.
Cette absence de grille charpentée publiquement ne veut pas dire qu'elle est absente. Et c'est bien là le problème, car en vérité ce que dit la motion E est à peu de nuance près ce que dit la motion A et une partie de ceux de la motion D (pas tous j'y reviendrai aussi).
Ce que reprochent les autres à Royal, ce ne sont pas ses positions économiques et sociales, c'est ce qui oppose en fait en Europe les sociaux libéraux et libéraux à une tendance de plus en plus autocratique. Cette critique de l'autocratie que L. Fabius a fait à la tribune est parfaitement juste concernant Sarkozy, elle s'applique à d'autres à l'étranger comme Berlusconi mais aussi finalement à ce que construit Royal. L'idée de starification, de parti de supporters, de masse, le saut par dessus la représentativité est au coeur de ce qui effraie ces opposants socialistes à Royal. Comme s'ils voyaient bien que la tendance générale penche vers ça mais qu'ils y plongent malgré eux et qu'au moins on pourrait éviter de se salir en prônant aussi ouvertement une telle vision du combat politique. Mme Lebranchu l'a bien résumé en citant comme un des principaux clivages au congrés, ces deux visions du parti, un parti de supporters et un parti qui s'appuie sur ses représentants.
Bien sûr la femme elle même, certaines positions sexistes qu'elle tient constamment, ses références christiques énervent mais l'essentiel est dans le recours à la personnification, à la manipulation affective continuelle et à l'autocratie en germe.
Et on peut dire qu'il y a de quoi s'inquiéter quand on entend qu'il faudra « se ranger derrière » (Royal).
b)… et le caporal :
En effet, la question de discipline de parti est centrale mais ce qui a entrainé cette indiscipline c'est justement que le clivage est radical et non léger.
Or ce clivage il passe au sein de la motion D très largement. L'idée de rassembler était constructive je n'en doute pas et stratégiquement valable, mais il n'empêche que nous avons un PS fragmenté :
Une partie qui suit Royal et s'engage dans une processus de dérive autocratique et globalement en accord avec l'UMP sur les choix économiques
Une partie qui freine des 4 fers sur cette dérive autocratique mais est sur les mêmes choix de gouvernement que Royal ainsi que les choix du PS Européen.
Une partie qui constitue le marais ne sachant plus à quel saint se vouer, cherchant l'unité car elle est plutôt persuadée que seul le PS à gauche peut arriver au pouvoir, quel qu'en soit les sacrifices programmatiques.
Une partie qui espère (et désespère bien souvent) faire rebasculer le PS vers la gauche et croit aussi que seul le PS peut, à gauche, arriver au pouvoir.
L'imbroglio est total car comment être d'accord sur des questions qui sont et seront incontournables dans un avenir proche. Quel regard par exemple peut on avoir sur l'action de Pascal Lamy au Secrétariat Général de l'OMC ? On a là un ancien très proche de Delors qui soutient ardemment depuis 1985 une vision du Monde cataclysmique. On peut comprendre la logique qui a soutenu la pensée de Rocard ou Delors : sacrifier quelques générations pour qu'enfin on bâtisse un monde meilleur, un monde moins guerrier en imbriquant les économies, un monde moins totalitaire en réduisant le périmètre de l'Etat. On peut comprendre mais pas accepter. D'autant plus que le résultat est quoi ? Ce que nous avons sous les yeux est le résultat de leurs choix. S'imbriquer dans les négociations de ce qui est devenu depuis l'AGCS était un choix. On nous dira « ha ! mais monsieur ! si on ne l'avait pas fait ça aurait été la catastrophe ! ». Belle réplique mais on y est dans la catastrophe et nous avons une fenêtre très courte pour éviter une conjonction des crises financières, économiques, sociales, politiques, environnementales et donc internationales.
Le résultat de ce qui arrive à grand pas à coup de morts de masse est le produit exact de ce que porte le libéralisme :
le libéralisme c'est la négation de toute forme de libertés économiques ou politiques et la glorification des pulsions de mort. C'est inscrit dans son système de pensée.
Ce qui est le débouché naturel de cette pensée c'est OBLIGATOIREMENT la glorification de la démesure, le matérialisme sans limite, la chosification de tout sans limite, la possession sans limite, la concentration sans limite. C'est la mort.
Ne pas comprendre ça c'est ne pas comprendre ce qui sous tend cette pensée.
Or nous avons en France une élite politique, médiatique, économique qui a été éduquée dans cette pensée. Sarkozy n'est que le porteur d'eau de cette idée du monde. Et nos socios mous ne sont que des pauvres diables qui ont cru faire le bien, y croient encore alors qu'ils creusent leur propre tombe.
Besson, le fameux traître, n'en est pas un de traître, il a simplement suivi comme Jouillet la pente naturelle de leur pensée. Aucune traîtrise là dedans. On pourrait tout aussi bien avoir d'autres membres du PS. Ce qui les retient c'est qu'ils croient sincèrement être très éloignés de l'UMP comme ils se sentent éloignés de Royal, avec en plus chez Sarkozy cette vulgarité effrenée que constitue son amour du faste et de l'auto célébration.
Mais leur proximité idéologique est flagrante avec une partie importante de l'UMP. Il est facile pour Besson de rappeler la sortie sidérante de Hollande devant les Gracques récemment « je suis pour une politique de l'offre » ; ben oui, comme l'UMP et comme ce fut le cas amplement depuis le milieu des années 80.
Royal n'a pas simplement le mérite de dire clairement les choses elle est aussi plus engagée dans cette dérive autocratique et ploutocratique qu'on voit monter. Pour les choix économiques et sociaux
les différences sont ridicules.
Noir… de fumée :
a) Ca change tout !
La manière dont est vécue la victoire d'Obama me paraît d'ailleurs prolonger tout ça. Il fallait voir les réactions de Kaspi ou Todd pour descendre un instant de cet espèce de délire qui a secoué le pays. D'abord tout a tourné autour d'une seule et même question : il est noir !
Ca, c'était de l'analyse ! ensuite on a eu droit à des larmes là bas et ici, des tranches de réactions répétées dans la « communauté noire aux Etats Unis et en France on mettait les micros sous le nez de personnes si possible choisies pour leur couleur de peau ou leur appartenance à une “ minorité ” et on avait forcément le comparatif les “ USA ont produit ça et nous c'est quand ? ” ce qui traduisait avant tout le parti idéologique de ces acteurs médiatiques plutôt à gauche mais par n'importe laquelle, celle qui parle sociétal, racisme, communauté en s'asseyant allègrement sur la question économique et sociale. On avait eu la même ânerie concernant S. Royal, une femme ! Comme si le fait d'être femme, noir, nain ou roux produisait par la génétique une politique différente !
On avait là en fait une absence totale d'analyse politique et économique aussi bien de ce qui se passait qu'ici. D'abord l'arrivé d'un noir au pouvoir est certes une évolution importante et symboliquement c'est très fort pour tous ceux qui se sentent disciminés, mais enfin, ce n'est pas la fin du racisme ; sa femme est noire et les mariages mixtes ne représentent pas plus de 2% aux USA, on a une classe aisée noire ; en clair on peut être noir et aisé dans une société qui reste cloisonnée. De plus il a bénéficié du soutien des pouvoirs financiers, il a clairement revendiqué être avant tout américain et ce n'est pas une parole en l'air. Nous avons devant nous un pays dangereux car fragile, qui a construit sa croissance sur l'endettement en vivant sur le dos des autres pays pour soutenir sa dette, un pays dont le dollar est le pilier. Peut on vraiment croire qu'ils vont laisser filer sans réagir leur mode de vie, leur conception même du monde parce-qu'on le leur demande ? Parce-qu'ils viennent d'élire un président noir ? C'est ignorer déjà qu'historiquement les Etats Unis sont le fer de lance du protectionniste, notamment au XIXème siècle. C'est ignorer leur immense patriotisme et une connaissance du monde particulièrement réduite, c'est un pays monde en lui même.
Comme le soulignait récemment Todd, il s'agit plus là d'un pouvoir de nuisance immense, ses interventions guerrières ou ses continuelles humiliations envers la Russie au travers de l'OTAN, ce depuis Clinton, le montrent bien.
Si on rajoute à cela la fragilité extrême de la Chine où la croissance se fait en partie sur du vide, des entreprises qui ne tournent que partiellement, des constructions en parties vides, une interpénétration très forte avec les Etats Unis mais aussi L'Union Européenne. Une Allemagne dépendante de son commerce extérieure à près de 20% avec une population qui a accepté de perdre une part énorme de son pouvoir d'achat en quelques années de SPD et de coalition. Sans compter la ribambelle de pays dont l'Arabie Saoudite ou l'Egypte dont les pouvoirs vacillent. Nous avons là un ferment de tensions inimaginables.
b) Le monde des Bambis :
Le libre échange absolu prôné par le FMI, l'OMC et l'Union Européenne, articulé par des acteurs en chair et en os comme notre cher socialiste Pascal Lamy a déjà détruit certains pays comme l'Argentine, poussé indirectement à la famine des populations entières, transformé nos sociétés en véritables poudrières sociales… Ce libre échange intégrale voulu n'aura que deux portes de sorties :
Un débouché totalitaire technocratique et économique
mais plus probablement, par la réaction qu'il suscite, il porte en lui le retour de totalitarismes politiques et la destruction de masse, humains et biotopes.
Et on pourra encore une fois mentir et nous dire que le protectionnisme et l'Etat ,c'est la guerre ! non ! c'est simplement qu'il faut réagir plus tôt, comprendre avant l'heure qu'il faut ces retours de protection et d'Etat, un protectionnisme altruiste comme le souligne B. Cassen, c'est à dire non prédateur à l'extérieur, car sinon on les a mais associés à du déterminisme, de l'identitarisme haineux. Sarkozy est engagé comme Berlusconi dans cette tendance. Ne pas le voir me paraît suicidaire.
Que l'Europe soit le bon niveau, oui, que des instances internationales soient essentielles, oui encore. Mais quand on sort du monde des Bambis, on voit que nous sommes assez isolés au sein l'UE, et que réformer un organisme comme l'OMC relève d'une vision angélique. Seul un véritable bras de fer avec ces institutions peut avoir une infime, vraiment infime chance d'éviter ce qui nous menace. On peut envisager, pourquoi pas, une sortie réelle de l'OMC, puisqu'il existe déjà des zones hors AGCS virtuelles (Des villes comme Paris), mais pour cela il faut que cela s'appuie sur une action collégiale impliquant plusieurs pays ; On peut aussi avoir en parallèle un protectionnisme, mais qui réponde aux angoisses des autres pays pour éviter l'affrontement, c'est à dire leur permettre de s'organiser, y compris un terme d'aide structurelle, financière, technique, ainsi la brevetisation planétaire (atroce en ce qui concerne le vivant) est une logique qu'on peut remettre en cause si l'on raisonne en terme de zones, ce qui implique inévitablement un affrontement avec des multinationales et même des puissances économiques -en apparence- plus “ proches ” comme les oligopoles de l'eau, de la chimie ou de l'énergie.
Chez nous un des principaux danger, rapidement, me paraît être l'extrêmisme d'un parti de masse. Et ce clivage passe au PS dès maintenant. Il ne s'agit pas de dire que Ségolène ou d'autres socialistes sont des barbares mais qu'ils sont en train de soutenir des logiques qui poussent les populations à la barbarie. Les propos tenus par Val, BHL et consorts véhiculent cette peur de la population, parlant de cons pour ceux qui ont votés non, voyant du racisme, de l'antisémitisme, du nazisme, des barbares partout ; ils stimulent le rejet d'une gauche que beaucoup perçoivent comme coupée du monde, enfermée dans sa bulle, vivant bien et faisant la morale à tous, ne parlant que des libertés et du racisme abominable.
En clair ils construisent pierre après pierre le monde qui les effraient… Pauvres fous !
De skalpa
actif et militant ? | 19H46 | 16/11/2008 |
Un roi ou une reine, pour un parti dit social, quelle avancée ! ! !
Espèrent-il qu'un homme (ou une femme) de droite viennent les sauver comme Mitterand l'avait fait en son temps ?
http://kprodukt.blogspot.com
à skalpa
De kawouede
22H53 | 16/11/2008 |
Chez les Verts la secrétaire nationale Cécile Duflot n'est pas une femme providentielle, mais elle a fait un travail d'équipe reconnu…
http://www.lepost.fr/article/2008/11/16/1327752_vote-des-militants-verts…
De martinjo
SARKOPHOBE | 20H02 | 16/11/2008 |
Comment le PS aurait-il pu éviter l'inévitable vu l'éparpillement des votes sur les motions.
Peut-on vraiment penser qu'une motion avait l'aval des militants quand chacune d'entres-elles peut se targuer d'un soutien qui oscille entre 18 et 29% des votes. Il est évident que le PS aurait pu s'éviter les frais d'un congrès quand chaque « citoyen de l'extérieur » pronostiquait la débandade.
Toutes ces motions pour rien si ce n'est de positionner un candidat (e) pour les présidentielles. Quid des programmes politiques ?
Si les militants PS avaient eu à trancher sur un programme politique, le congrès aurait réellement travaillé dessus. Ils l'auraient amendé, amélioré, flingué peut-être mais il seraient sorti du congrès porteur et portés par une perspective de lutte, avec des propositions pour le peuple.
Au lieu de quoi, maintenant que les chefs ont détruit cette belle oeuvre qu'était le socialisme, au lieu de quoi, les chefs abandonnent et s'en « remettent » aux militants. C'est pathétique. Ainsi le fiasco ne sera pas de la responsabilité des CHEFS, mais de celle des militants dont ils ont pris bien soin de casser le moral avant.
Soyez rassurés ponsifs du PS, l'ENA saura vous recycler, Sarkozy vous attend, Bayrou jubile et vos militants se meurent. Vous portez en vous et sur vous la putréfaction de l'idéal humaniste au profit de vos carrières.
Après tout, du fumier naît la fenaison.
Vous serez oubliés que le socialisme renaîtra de nos espoirs !
De Jaùsep
| 21H11 | 16/11/2008 |
Quel spectacle de guignols, comment ces abrutis nous feront-ils croire qu'ils sont aptes à gouverner un pays !
C'est à vomir, je regrette tous mes votes pour ce parti.
Désormais, qu'on ne me parle plus de ces gens, une honte !
De Venezuela
vit aux Pays-Bas | 20H23 | 16/11/2008 |
Premonitoire.
Ségolène et les vieillards - Il ne faudrait pas que l'aveuglement conduise les socialistes à un suicide collectif.
A l'évidence, Ségolène Royal les rend fous. Pis que cela : elle les rend bêtes. Supérieur à la moyenne, le quotient intellectuel des dirigeants socialistes s'effondre brusquement, à la limite de la débilité, dès que l'on prononce le nom de Ségolène. Leurs boussoles s'affolent, leurs logiciels se détraquent ; elle est à elle seule leur triangle des Bermudes. On se souvient de Laurent Fabius : « Qui gardera les enfants ? » De Martine Aubry : « Ce n'est pas un concours de beauté ! » De Lionel Jospin : un livre entier contre l'ex-candidate ! Michel Rocard veut s'en aller ; Jean-Luc Mélenchon est déjà en fuite. Le social-libéral Delanoë s'inquiète d'une alliance possible avec le MoDem. François Hollande, son ex-compagnon, bégaie à l'annonce du résultat, se contredit, sème des pièges, allume des contre-feux. Tous la détestent. La plupart, qui rêvent en secret d'un rapprochement avec le centre et ne laissent pas d'ourdir des désistements avec les centristes ; tous, qui pensent comme des bourgeois, qui vivent comme des bourgeois, qui thésaurisent comme des bourgeois, affichent leur terreur : « L'an dernier, on a échappé de peu à François Bayrou comme Premier ministre ! » Commedianti ! Tragedianti ! En bon français : faux-culs !
Une perte d'intelligence aussi subite et aussi collective ne relève pas des sciences cognitives, mais bien de la psychanalyse. Comment expliquer ce mélange de haine rabique et de sottise avérée ?
C'est en vérité bien simple : Ségolène Royal n'accepte pas la règle du jeu ; par son comportement, elle la détruit. Qu'est-ce que le Parti socialiste ? Un cercle fermé, à l'image d'un club anglais, où de vieux machos, le teint couperosé, le tweed fatigué, la pochette agressive, veulent pouvoir siroter en paix leur porto à l'abri de leur femme, de leurs fournisseurs - et du peuple. Ce n'est pas une question de droite ou de gauche : Jean-Luc Mélenchon et Jean- Marie Bockel ont longtemps coexisté au PS et, du reste, Ségolène Royal y est conjointement accusée de tendances droitières et de démagogie gauchiste. C'est une question d'endogamie politique. On veut rester entre soi : le PS, c'est le Jockey Club à la portée des instituteurs.
A l'évidence, Ségolène Royal les rend fous. Pis que cela : elle les rend bêtes. Supérieur à la moyenne, le quotient intellectuel des dirigeants socialistes s'effondre brusquement, à la limite de la débilité, dès que l'on prononce le nom de Ségolène. Leurs boussoles s'affolent, leurs logiciels se détraquent ; elle est à elle seule leur triangle des Bermudes. On se souvient de Laurent Fabius : « Qui gardera les enfants ? » De Martine Aubry : « Ce n'est pas un concours de beauté ! » De Lionel Jospin : un livre entier contre l'ex-candidate ! Michel Rocard veut s'en aller ; Jean-Luc Mélenchon est déjà en fuite. Le social-libéral Delanoë s'inquiète d'une alliance possible avec le MoDem. François Hollande, son ex-compagnon, bégaie à l'annonce du résultat, se contredit, sème des pièges, allume des contre-feux. Tous la détestent. La plupart, qui rêvent en secret d'un rapprochement avec le centre et ne laissent pas d'ourdir des désistements avec les centristes ; tous, qui pensent comme des bourgeois, qui vivent comme des bourgeois, qui thésaurisent comme des bourgeois, affichent leur terreur : « L'an dernier, on a échappé de peu à François Bayrou comme Premier ministre ! » Commedianti ! Tragedianti ! En bon français : faux-culs !
Une perte d'intelligence aussi subite et aussi collective ne relève pas des sciences cognitives, mais bien de la psychanalyse. Comment expliquer ce mélange de haine rabique et de sottise avérée ?
C'est en vérité bien simple : Ségolène Royal n'accepte pas la règle du jeu ; par son comportement, elle la détruit. Qu'est-ce que le Parti socialiste ? Un cercle fermé, à l'image d'un club anglais, où de vieux machos, le teint couperosé, le tweed fatigué, la pochette agressive, veulent pouvoir siroter en paix leur porto à l'abri de leur femme, de leurs fournisseurs - et du peuple. Ce n'est pas une question de droite ou de gauche : Jean-Luc Mélenchon et Jean- Marie Bockel ont longtemps coexisté au PS et, du reste, Ségolène Royal y est conjointement accusée de tendances droitières et de démagogie gauchiste. C'est une question d'endogamie politique. On veut rester entre soi : le PS, c'est le Jockey Club à la portée des instituteurs.
Jacques Julliard - Le Nouvel Observateur
à Venezuela
De Lairderien
22H11 | 16/11/2008 |
Et Jacques Julliard c'est un vieux de la vieille, parmi les observateurs de la politique, qui a fait ce constat hyper lucide et implacable.
Par dessus le marché personne ne peut l'accuser dêtre un ségolèniste béat, il le rappelle lui même dans sa conclusion ! !
Aujourdhui sur Europe1 , Julien Dray s'est mis en colère et à mis les pieds dans le plat en désignant nomement le chef de file des adversaires de Ségolène Royal soit, Jospin lui même et il a ironisé sur leur inaptitude à s'entendre entre eux pour la combattre.
De LEMILITANTSANSFRONTIERE
Poète/ Nouvelliste | 20H41 | 16/11/2008 |
N » oublions pas hier !
Lors des élections présidentielles passées, s'il y avait eu une alliance avec Bayrou, on ne serait point là où nous sommes .
C'est pourquoi, il faut dépasser tout clivage, tout fine bouche et renforcer le Parti Socialiste qui a tendance à s'affaiblir par ses guerres intestines qui profitent à autrui.
Ne perdons pas le nord . Enfin, que ce soit X ou Y qui soit à la tête du Parti, l'opportunité de l'alliance n'est pas du tout à refuser pour ceux qui se veulent politiques et qui désirent que le Parti Socialiste sorte une fois pour toute de l'ornière.
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LEMILITANTSANSFRONTIERES
De cedriced
20H59 | 16/11/2008 |
Franchement je ne vois pas de quoi s'alarmer. C'est une révolution invisible qui vient de se produire. Trois prétendants à diriger le PS, deux femmes et un jeune. Que demande le peuple ? du renouvellement. le voilà en marche. il faut que Ségolène se débarrasse de ses vieux tromblons (Peillons, Valls, Rebsamen, Dray, tous ont au moins dix ans dans les instances nationales du Parti et portent une lourde responsabilité dans la situation actuelle du PS, cette impasse électorale perpétuelle au niveau national). Idem pour Martine et que Benoit vante davantage la kyrielle de jeunes talents femmes et hommes qui ont envie de porter l'espérance des plus blasés des aînés socialistes.
Bref, un bon congrès qui relance le style du Ps, inédit malgré tout ce que disent uniformément cette presse qui si elle lisait son propre comportement avec les lunettes avec lesquelles elle regarde le PS, se serait suicidé depuis longtemps tant la situation est pire…