
Jean-Luc Mélenchon claque la porte du Parti socialiste
« Pour nous, ça suffit comme ça ! » C'est dans ces termes que Jean-Luc Mélenchon a annoncé, ce vendredi matin, dans un communiqué, son départ du Parti socialiste. Une annonce suivie d'un appel à « la création d'un nouveau parti » et la « constitution d'un front de forces de gauche pour les élections européennes. » (Voir la vidéo diffusée sur son blog)
Selon le sénateur de l'Essonne, il n'y a plus d'avenir pour un courant de « gauche sociale et républicaine » au Parti socialiste. Le rapport de force qui ressort ce vendredi du vote des militants du PS est clair : « Les trois motions issues de la majorité sortante du Parti arrivent en tête. Elles obtiennent 80% des suffrages. » (Environ 29% pour Ségolène Royal, 25% pour Bertrand Delanoë, 25% pour Martine Aubry, selon le parti qui n'avait toujours pas les résultats définitif, ce vendredi matin.)
Sans compter la première place accordée à Ségolène Royal « qui prône des alliances avec le centre ». Le parti a nettement montré sa préférence pour « la social-démocratie » et « le score respectable de la gauche du parti [environ 20%] n'y change rien. »
Jean-Luc Mélenchon refuse de participer aux « combinaisons tactiques » qui déjà ont lieu pour trouver une majorité au PS. « Quelles que soient les arrangements qui sortiront du Congrès de Reims, la future direction du PS appliquera l'orientation majoritaire » et il faudra « accepter ce que nous refusons depuis toujours : le traité de Lisbonne et le Manifeste commun avec les partis sociaux démocrates qui gouvernent avec la droite dans leur pays. »
Vers la création d'une nouvelle force
Si le sénateur, président du mouvement PRS (Pour la République sociale) reprend son « indépendance » c'est pour mieux agir ailleurs. Il concrétise enfin un vieux projet de construire un « nouveau parti de gauche » à l'image de Die Linke, en Allemagne et de constituer un front commun des forces de gauche aux européennes.
Une idée qui fait son chemin au sein de la gauche de la gauche et qui rejoint l'« Appel aux forces politiques et sociales, aux hommes et aux femmes représentatifs des courants progressistes, du mouvement syndical et du monde associatif » à travailler « ensemble » pour « créer [une] dynamique politique de gauche » votée par le PCF le 24 octobre.
► A lire aussi : PS : Royal devant, mais « on est tous minoritaires »
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De Pépé61
Enterré vivant | 13H17 | 07/11/2008 |
Le PS a besoin d'un électrochoc, c'est certain, mais est-ce que Mélenchon a la puissance nécessaire pour y arriver ? La résistance va être sévère, les petits notables locaux, les vieux briscards qui s'autoproclament comme état la meilleure solution pour faire face à la crise, les « navettes » qui papillonnent d'une tendance à une autre, histoire de se faire inviter à un JT quelconque, tout ce monde représente une force d'inertie d'une puissance destructrice extraordinaire.
La seule chose qui pourrait redonner un peu d'espoir est l'exemplarité de l'élection américaine, dont NS veut s'inspirer. Il y a là un piège mortel : on le connait, notre despote, et Guaino pourra écrire tout ce qu'il voudra, et Sarko le déclamer de la plus belle manière, il y aura un os, et de taille : notre expérience !
Alors, bon courage pour la suite, Mélenchon …
De Humain
13H27 | 07/11/2008 |
Le problème de Mélanchon,
En effet, entre Strauss Khan « grand ouitiste » avec Ségolène et autres qui se rongaient les ongles… nous expliquant les bienfaits du libéralisme integral proposé par le TCE, réfusé des électeurs, puis de son double dit « de Lisbonne »…
En France nous faisons maintenant du Socialisme pour les nantis, et du libéralisme pour les pauvres…
C'est un peu le monde à l'envers
DSK est une sorte de libéral plus libéral qu'un libéral !
Mais cela ne se voit pas, car il a sa carte PS !
Mais Ségolène contribuera à nous refiler Strauss Khan en 2012 ?
A moins qu'elle ne préprare sa propre candidature…
Strauss Khan ? Non merci, avec Sarkozy qui a été été élu en face d'elle…Cela suffit.
Signé : un électeur de gauche, qui reste à gauche (mais de moins en moins socialiste)
De Leo Hamelin
révolté | 13H40 | 07/11/2008 |
Mélenchon et Dolez suivent depuis son départ l'initiative de Politis www.appel-a-gauche.org
Illusion NPA = illusion Obama ?
Passer de groupuscule à un petit parti dont la ligne politique définie négativement et les objectifs restent très flous (au moins pour le vulgum pecus) ne suffira sans doute pas à peser dans un système électoral fonctionnant largement sur une base uninominale et majoritaire.
Il ne faut surtout pas oublier que les partis politiques, institutions essentielles des démocraties contemporaines, portent une lourde responsabilité dans la sclérose qui mine la société politique mais aussi l'ensemble du système capitaliste et marchand. Ce modèle d'organisation politique est peut-être périmé.
De asozial
aus Berlin | 13H42 | 07/11/2008 |
Bravo, enfin quelqu'un qui prend le taureau par les cornes - ça aurait pû être mieux que Mélenchon mais bon, espèrons que cela crée une nouvelle dynamique, et que les socialistes de gauche comprennent que la cission est inévitable et salutaire… et qu'il y a de la place pour un parti entre le PS et le NPA - on reviendrait à la situation des 70s, deux partis à droite (UMP et PS), deux partis à gauche.
(par contre je me demande si fabius qui brusquement a fait le gaucho pour le TCE après avoir été le cheval de troie du néo-libéralisme en france va oser suivre… non, il lui faut une baronnie, pas une aventure ! )
De Phil2922
Retraite invalidité | 13H52 | 07/11/2008 |
Non, pas de nouveau parti à gauche. Qu'il aille rejoindre Besancenot au NPA et si des communistes pouvaient faire la même démarche, cela pourrait être intéressant… !
http://phil195829.overblog.com
De jojomigrateur
Photojournaliste | 14H32 | 07/11/2008 |
Fernand Reynaud, disait que « le fût du canon mets un certain temps à se refroidir »…
Il a fallu un « temps certain », presque une éternité à Jean Luc Mélenchon pour comprendre que la seule façon de faire avancer ses idées était de quitter le parti socialiste…
Reste à savoir ce qu'il fera… créer un nouveau parti ? rejoindre le PC ? Olivier besancenot ? le Sénateur Mélenchon a t'il vraiment le choix s'il ne veut pas faire de compromis ?
L'avenir le dira…