
Vent de fronde contre le patron de la police judiciaire à Paris

Christian Flaesch, directeur de la police judiciaire (PJ) parisienne, est dans le collimateur de ses commissaires. Les chefs de brigades parmi les plus prestigieuses de la préfecture de police lui reprochent un comportement « ultra-autoritaire » et surtout de vouloir virer le sous-directeur des affaires financières, qui avait eu le malheur de se retrouver au fameux déjeuner organisé par le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, en présence de personnalités parties prenantes de certaines enquêtes. Une assemblée générale des commissaires a même eu lieu en avril dernier.
Patrick Heffner, sous-directeur des affaires financières du Chateau-des-Rentiers, l'immeuble abritant la brigade financière et les autres services d'investigation les plus sensibles de la PJ parisienne, installées dans la rue du même nom, est dans le collimateur de son patron, Christian Flaesch, pour avoir assisté au repas organisé au domicile du procureur Courroye en janvier dernier.
Révélées par le Canard Enchaîné, ces agapes se sont tenues en présence de Jean-Charles Naouri, PDG de Casino, plaignant dans des procédures suivies… sous la houlette du sous-directeur, par la Financière. Y a-t-il eu à table discussions sur l'avancée des investigations ?
Non, a répondu Philippe Courroye dans la presse. Non, a expliqué la hiérarchie du sous-directeur, qui témoigne que personne « n'a cherché à intervenir auprès de la brigade financière pour accélérer les dossiers Casino ». Les juges d'instruction chargé de ces affaires ont néanmoins dessaisi la brigade financière de leurs enquêtes pour éviter une annulation de procédure.
Mais le directeur de la PJ, qui ne s'entend notoirement pas avec son sous-directeur, aimerait tout de même se débarrasser de ce dernier. De quoi ulcérer les commissaires des services spécialisés qui gèrent jour après jour les affaires les plus sensibles - la liste est longue, des dossiers de délits d'initiés contre EADS à l'affaire Madoff en passant par les dossiers visant Total, François Pérol, Julien Dray, la banque Natixis, etc… - pour le compte de la justice et qui estiment que leur sous-directeur, qualifié le plus souvent de « très prudent », n'a pas démérité et, surtout, n'a pas fait pression sur ses troupes suite au déjeuner reproché.
Contacté par Rue89, Christian Flaesch a nuancé les rumeurs de départ de Patrick Heffner :
« Il ne m'a pas rendu compte de ce qui s'était passé, je ne suis donc pas satisfait. Cependant, il ne faut pas se précipiter. La situation mérite d'être appréciée avec serénité. »
Une affaire qui tombe à pic
L » « affaire du déjeuner » tombe à pic pour des commissaires remontés à bloc contre leur patron. « Ce conflit avec M.Heffner n'est pas isolé. Le directeur de la PJ n'est pas réputé pour être un grand humaniste », commente un commissaire qui souhaite rester anonyme.
Depuis sa nomination à la tête de la police judiciaire de Paris en juillet 2007, Christian Flaesch ne s'est en effet pas fait beaucoup d'amis parmi ses subordonnés. Jugé à tort ou à raison « très cassant », « ultra-autoritaire » voire utilisant des procédés « vexatoires » selon des confidences recueillies dans l'entourage de la préfecture de police, il a gagné des surnoms évocateurs dans la police : « Cruel “ (qui rappelle la Cruella des 101 Dalmatiens…) ou ‘la Fléchette’.
Fait rarissime, les commissaires se sont donc réunis pour protester en assemblée générale en avril, les deux syndicats corporatistes - SCPN et SICP - présentant un front uni pour l'occasion. Au SCPN, on avertit se tenir prêt à défendre M. Heffner s'il venait à être démis de ses fonctions :
‘Patrick Heffner est un homme honnête, un patron aimé. Si quelque chose était décidé contre lui, il aurait toute la brigade financière derrière lui.’
De leur côté, le préfet de police et son directeur de cabinet surveillent cette fronde comme le lait sur le feu.
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De bloozmarch
20H07 | 03/06/2009 |
Et si en voyant des policiers on crie : « Christian Flaesch, je te vois ! », on risque quoi ?
De Bon Scott
20H12 | 03/06/2009 |
Action discrète, eux savent parler aux policiers …..
http://patastream.com/index.php ? page=page_view&id=976
à Bon Scott
De Sous-Militant
Activiste Inactif | 22H48 | 03/06/2009 |
Enorme : D
à Bon Scott
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 22H52 | 03/06/2009 |
excellent !
comme ils disent « c'est un plaisir » (les consommacteurs)
à Bon Scott
De Jean-Luc LUMEN
en invalidité | 23H02 | 03/06/2009 |
Phénoménale, si ce n'est pas une scène d'un film.
à Bon Scott
De Ryze
La Jeune Garde Rouge | 09H58 | 04/06/2009 |
Énorme ! ! ! MDR c'est trop bon ! XD
De Al nasr al tair
20H15 | 03/06/2009 |
« la Fléchette » de la PJ n'est pas réputé pour être un grand humaniste »commente un commissaire qui souhaite rester anonyme.
MdR ! Du rififi chez les poulets ! ! !
Apparemment ya des flics qui connaissent le mot « humanisme », tout espoir n'est donc pas perdu…
Le p'tit chef de l'Elysée devrais nous régler ça en moins d'deux…
De Iv
Roboticien utopiste | 20H50 | 03/06/2009 |
Très pratique cette contestation… Qui nomme son remplaçant, s'il est viré le patron ?
L'Elysée avait promis que les crimes en col blancs jouiraient d'une plus grande impunité, la PJ doit forcément être dans le collimateur. Elle serait pas un peu organisée en sous main cette fronde ?
De pene-r
20H51 | 03/06/2009 |
Christian Flaesch ne s'est en effet pas fait beaucoup d'amis parmi ses subordonnés. Jugé à tort ou à raison « très cassant », « ultra-autoritaire » voire utilisant des procédés « vexatoires »….
Ils ont qu'à le foutre en GAV pour outrage ! !
De milou83
neant | 20H53 | 03/06/2009 |
« tres cassant, ultra autoritaire » selon la préfecture de police »
un resistant ? ,le petit monde des affaires ne doivent pas apprécier.
sa place doit etre a prendre dans le monde de sarkoland !
De MAGENTA
Pesteux génétique | 21H17 | 03/06/2009 |
Qu'ils se bouffent entre eux et qu'on en parle plus , qu'ils fassent parler la poudre puisque ils ont tous des flingues , ça fera des bavures internes ! !
De padiran
Chroniqueur mondain | 21H46 | 03/06/2009 |
Ce qu'il y a de formidable en « sarkoland » c'est que la police a autant de problèmes pour assurer la sécurité des citoyens que pour s'assurer qu'elle est en phase avec l'ego de Kim Jong II
De dzan
22H34 | 03/06/2009 |
Z'ont pas à s'inquiéter, Moulinet 1er fait voter des lois pour dépénaliser les « affaires »
Encore la guerre des polices.
De Jean-Luc LUMEN
en invalidité | 23H15 | 03/06/2009 |
La chasse aux pourritures serait elle ouverte ?
Les policiers intègres et honnêtes en ont ils marre de ceux qui les font mal voir du peuple ?
Quand est ce que les autres fonctionnaires intègres et honnêtes, de la gendarmerie, des préfectures, bref de toutes les administrations feront ils de même ?
De extralucide
retraite | 03H48 | 04/06/2009 |
Article sans intérêt. J'aurais aimé savoir qui est pourri là-dedans. Les affaires sont-elles étoffées. Y-a-t-il collusion entre la politique et les commissaires. Non, on parle de gens qui ne peuvent pas se voir.
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 06H01 | 04/06/2009 |
Des la disparition de la fonction de Juge d'Instruction, on n'entendra plus parler de toutes ces petites choses délicates
et vraisemblablement « sans intérêt »….
…ce qui laissera un peu de répit au paysage judiciaire et aux précieux personnages qui pourront aller et venir à leur guise.
° D'autant que certains lieux deviendrons aussi clos que le reste
et qu'il sera impossible d'y envisager le moindre contrôle.
- RIEN QUE DU PAIN BENI POUR QUELQUES CITOYENS VERNIS.
De DBL8
Retraité | 07H16 | 04/06/2009 |
lui reprochent un comportement « ultra-autoritaire »
Incroyable, on reproche à un flic d'être « TROP » autoritaire !
Il nous ferons toujours rire la flicaille ! ! (enfin rire…)
De Nondupe
07H19 | 04/06/2009 |
Je ne sais pas ce que valent ces personnages, mais de la part d'un enquêtuer affuté, la participation à ce diner était une connerie monumentale.
Il était évident que cela pourrait être utilisé par les avocats dans la procédure. A ce seul titre, cela obligeait à le sotir des dossiers concernés.
Et pour un patron de flics, c'est navrant de se retrouver pointé dans le Canard enchainé.
Quant au corporatisme policier, il en a masqué de pires que cela…Remember l'été 42…Et il est à mon sens, suspect dès qu'il ouvre son bec. Il serait capable de vous justifier la mort de Malik Oussekine ou celle de Ben Barka.
Le NKVD, la Gestapo, la Pide, la stasi ont eux aussi leur dose de corporatisme.
On a bien le droit de torturer en silence, non ?
à Nondupe
De DBL8
Retraité | 11H03 | 04/06/2009 |
« On a bien le droit de torturer en silence, »
Allez le dire au pauv'type qui la subit !
Il faudrait lui couper les cordes vocale, pour pouvoir le faire en paix, car au juste, qu''est-ce qui est important ?
La torture OU le but de celle-ci ?
C'est la torture qui est privilégié, car le résultat importe peu, c'est pour le « FUN » ! !
Quoi de plus beau qu'une torture bien faites ?
Le bel ouvrage ce perd ma bonn'dame !
De jmc06
retraite | 07H28 | 04/06/2009 |
Révélées par le Canard Enchaîné, ces agapes se sont tenues en présence de Jean-Charles Naouri, PDG de Casino, plaignant dans des procédures suivies… sous la houlette du sous-directeur, par la Financière. Y a-t-il eu à table discussions sur l'avancée des investigations ?
un procu, des mecs mélé a des affaires en cours, des flics
meu non ils ont joué a la belotte, sinon pourkoi inviter tous ces gus à un gueul'ton
De pomme53
Médiation | 07H47 | 04/06/2009 |
Du rififi chez les poulets !
Il faut demander au commissaire dit « visionnaire » Sarko de mettre de l'ordre dans sa basse-cour ! Manquerait plus que la volaille se crêpe les plumes !
De Lairderien
09H42 | 04/06/2009 |
Il est fort possible que ces commissaires aient raison de se « rebeller contre leur directeur trop autoritaire.
mais hélas pour eux la défense d'un commissaire qui ne voit pas le problème lorsqu'il rencontre lors d'un déjeuner organisé par un magistrat influent, des gens sur lesquels son propre service enquête, me parait bien mal engagée.
Prendre cela pour un péché véniel, confirme la rigueur élastique de ces commissaires.
Ce qui encore une fois ne veut pas dire que leur patron ne profite pas de cette affaire pour virer un géneur !
Au fait, lequel est le plus sarko-compatible ? le chef ou le sous chef ?
De heretic
intergitan | 10H30 | 04/06/2009 |
Réaction salutaire lorsqu'on sait que la brigade financière était en passe de passer à la trappe^^
(Au moins Jésus savait distribuer des pains lui^^)
De Tigerbill
retraité en CDI en charente-maritim... | 10H32 | 04/06/2009 |
Qu'ils se mettent à 20 pas l'un de l'autre avec leur arme de service, et que le meilleur gagne. Ce sera bon ou pour l'avancement d'un mec d'en dessous, ou pour la réduction du nombre de fonctionnaires…..
De hugoV
étudiant | 10H36 | 04/06/2009 |
Concernant la petite affaire du « déjeuner de Courroye », on peut lire ce matin sur le site Mediapart.fr la nouvelle affaire qui va déranger le fameux procureur : l'affaire des « lettres ».
Le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, vient de confier à la section criminelle de la police judiciaire des Hauts-de-Seine une enquête aux moyens quasi illimités, avec notamment recours à de coûteux tests ADN. Cela pour identifier l'auteur de deux lettres d'insultes dont le destinataire n'est autre que… Philippe Courroye.
à lire ici : http://www.mediapart.fr/journal/france/040609/deux-lettres-font-deraper-…
De daniel burdan
retraité | 11H14 | 04/06/2009 |
On repproche au patron de la financiere d'être pas « assez gentil » avec ses fonctionnaires……..Ben voyons…..
Le fait que le sous-directeur dejeune à la table ou se trouve une personne sur lequel une enquête est en cours, est un fautr professionnelle grave, preuve en est que les magistrats ont immediatement desaisie de l'enquête la FINANCIERE…….
Il doit y avoir sanction interne, n'en deplaise à messieurs les commissaires, qui se prennent un peu trop souvent pour des intouchables, tant ils sont courtisés.
De fidal
guide de tourisme | 13H40 | 04/06/2009 |
Des keufs qui pleurnichent parcequ'ils ont un patron trop autoritaire,qui emploie des mesures vèxatoires et qui semblerait pas blanc bleu….
Mais de quoi ils se plaignent les condés il leur file de la formation professinnelle en interne gratos le boss, z'ont qu'a faire comme lui et y seront boss à la place du boss .
De Waldeck
Naufragé en Sarkoland | 16H26 | 04/06/2009 |
-« De quoi ulcérer les commissaires des services spécialisés … qui estiment que leur sous-directeur, qualifié le plus souvent de “ très prudent ”, n'a pas démérité et, surtout, n'a pas fait pression sur ses troupes suite au déjeuner reproché. »
Ben voyons…
De jexiste
si, si | 17H00 | 04/06/2009 |
»… l'immeuble abritant la brigade financière et les autres services d'investigation les plus sensibles de la PJ parisienne… »
HA HA HA HA HA HA HA !
Que de riches souvenirs… Je m'y suis retrouvée avec un flingue sous le nez une fois… en qualité de partie civile… Il était hors de question que l'instruction en cours puisse aboutir…
à jexiste
De kk
star malgré elle | 17H19 | 04/06/2009 |
Et qui tenait le flingue ?