a debattre 06/10/2007 à 12h55

Choisissez vous-même le prix du prochain Radiohead

Jean-Vic Chapus | Journaliste

En laissant libre le prix de son nouvel album, le groupe défie l’industrie du disque. Révolution ou coup de pub ?


Radiohead en concert à Rock en seine en 2006 (Mathieu Zazzo).


Depuis le 1er octobre, le site du groupe Radiohead, est le théâtre du basculement de la pop vers un futur, disons, incertain. Sur la page d’accueil, on peut lire le message suivant : « Salut tout le monde. Radiohead a réalisé un disque. Il est uniquement disponible via ce site web. Vous pouvez le commander en version téléchargeable ou en coffret. »

Annoncé début 2008, « In/Rainbows » l’attendu septième album studio de la formation d’Oxford débarque finalement par surprise. Sans promotion. Sans s’encombrer de ces intermédiaires « d’arrière-garde » que sont les labels et les disquaires. Cet album sera disponible sous deux formes distinctes. D’abord une version téléchargeable de dix nouveaux titres, parmi lesquels « Bodysnatchers » et « House Of Cards » disponible le 10 octobre. Le prix ? Fixé par l’acheteur lui-même.

Ensuite un coffret grand luxe (l’enregistrement et huit autres morceaux inédits, en double vinyle et CD) achetable via le site des auteurs de « Kid A » et « O.K Computer » pour la somme de 40 livres (soit environ 57 euros), et disponible le 3 décembre. Un pas en avant pour la nouvelle génération de fans biberonnés au numérique. Un pas en arrière pour satisfaire le collectionneur nostalgique d’un temps où le disque était aussi un bel objet. Mine de rien, voilà la chose la plus intelligente que nous ait dit la musique cette année.

Y aura-t-il une jurisprudence Radiohead ?


En rupture de contrat avec son ancien label EMI, Radiohead profite de sa position de grosse machine rock rentable et unanimement respectée pour tenter enfin quelque chose d’inédit : proposer au consommateur de fixer lui-même le prix de la version téléchargeable de « In/Rainbows ».

Une agression contre l’industrie ? Une manière courageuse d’établir enfin une relation d’égalité entre musicien et auditeur ? Un plan marketing monstrueusement huilé et sans conséquence financière pour un groupe à l’abri du besoin ? Surtout une façon de poser enfin la seule question qui vaille en ces temps de CD à l’agonie : une oeuvre de musique, combien ça vaut réellement pour le consommateur actuel élevé au numérique ? Laurent Rossi, patron du label indépendant Beggar’s Banquet France (The White Stripes, Cat Power) a, l’an passé, distribué le premier album solo du leader de Radiohead, Thom Yorke. De son point de vue, le pari que tente le groupe est intéressant mais encore trop isolé :

« La jurisprudence Radiohead est osée. Je crois quand même qu’elle ne peut s’appliquer qu’aux gros vendeurs d’albums à public fidèle, comme Björk ou The Strokes. Un artiste en développement ne peut pas se permettre ce genre de coup de dés ! “

Reste une opération de communication ‘décalée’, et qui s’annonce fructueuse :


L’affaire Radiohead intervient en pleine crise du marché du disque. Le piratage est le bouc émissaire ultime, mais il ne peut être enrayé. Le téléchargement légal, lui, peine à convaincre. Pendant que les artistes en développement jouent désormais leur promotion sur les sites communautaires type MySpace (Kate Nash et Lily Allen), les succès de l’année sont à mettre au crédit des reformations aussi cyniques que grotesques (The Police au Stade de France, quelqu’un ?).

Depuis des années, on attend la star qui va dépoussiérer la pop. Comme cela ne vient pas, la seule façon de provoquer le boxon dans l’univers du disque, c’est de pervertir ses règles commerciales. Flibustiers de tout pays, unissez-vous ! Si Radiohead attaque le système avec subtilité, cela fait longtemps que le chanteur guitariste caractériel, Prince, lui tire dessus à boulets rouges. On se souvient du temps où le nain pourpre de Minneapolis s’affichait avec un tatouage ‘Slave’, qui résumait ses rapports avec sa maison de disques.

Le dernier album de Prince vendu comme supplément d’un tabloïd

En juillet, l’artiste, un peu has been depuis les années 80, sort son vingt-quatrième opus, ‘Planet Earth’ : pochette atroce (Prince couvant de ses mains la Terre), R’n’B guimauve et préoccupations écologiques. A priori, tout sauf un événement...

Sauf qu’au lieu d’être proposé en boutique au Royaume-Uni, l’enregistrement se retrouve encarté, gratuitement, dans le tabloïd britannique Mail on Sunday. Deux millions d’exemplaires écoulés plus tard -le tirage moyen du tabloïd- la maison de disques de Prince hurle à la rupture de contrat. Roger Nelson (le vrai nom de Prince), lui, en profite pour entamer une tournée de prestige en Angleterre avec des billets à des prix prohibitifs. Gros succès : chacun des live affiche complet. L’album sert désormais de rampe de lancement à des concerts.

En procédant ainsi, Prince a tiré un premier coup de semonce, avant le coup de force sur le monde de la pop que tente Radiohead. Jusqu’où iront les artistes pour réinventer les modes de vente de leurs oeuvres musicales ? La démarche de groupe de Thom Yorke laisse en tout cas Laurent Rossi circonspect :


Radiohead ira-t-il jusqu’au bout de sa logique avant-gardiste, en publiant les chiffres de vente et le prix moyen payé par les internautes pour son nouvel album ? Le débat se posera encore. Certaines rumeurs annoncent même une sortie physique de ‘In/Rainbows’ (en version basique) juste après cette opération inédite. Bénéficier du beurre numérique et de l’argent du beurre CD, et si c’était ça, la vraie modernité pop ? Photo : Mathieu Zazzo

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Rectifié le 6/10 à 13h50 : prix du coffret.

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  • Orel
    • Posté à 13h44 le 06/10/2007
    • Internaute 18637

    Juste une petite correction sur l’article : le prix du DiscBox du nouvel album de Radiohead est en fait de 40£, frais de port inclus, ce qui revient à 57€ environ.

    • Yann Guégan
      Yann Guégan répond à Orel
      Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
      • Posté à 13h53 le 06/10/2007
        éditeur
      • Journaliste 1836
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

      C’est rectifié. Merci pour votre vigilance.

  • Anonyme

    Mais le futur n’est pas, « disons », incertain.
    Le futur est incertain. Au vu de tout ce qui plane au-dessus de nos têtes, il ne s’agit pas de paranoïa, il faut enfin admettre. Ce qui semble encore très difficile malgré toutes les énormités auxquelles nous assistons sagement.

    Venant de Radiohead, cela n’a rien d’étonnant. Ils ne pouvaient que se défaire de ce système.
    Ils ont toujours su innover au sein même de leur univers musical, n’hésitant pas à explorer des recoins sombres, et ne cherchant pas à répondre systématiquement à ce que pouvaient attendre les « fans ». Combien ont été déçus par Kid A après l’énorme OK Computer ?
    De mon côté, j’aurais bien aimé voir l’impact d’un double album à l’époque : « Kid Amnesiac »...

    Ce qui m’ennuie, c’est ce côté manichéen qui revient en trombe, est-ce courageux ou suffisant ?
    Alors comme ça le fric ne serait pas la motivation première de cette « innovation » ?
    En ont-ils déjà assez ?
    Les « premiers » sont toujours pris pour cible, jusqu’à un élargissement possible, une généralité...
    Un gros coup de pub ? C’est tout à fait le genre de groupe à faire ça...
    Faire la nique aux puissants peut-être ? Tout simplement, faire preuve d’un réel changement, au moins dans un domaine, n’est-ce pas ce qu’ils font ?
    Mais comme cette décision ne vient pas d’un puissant, cela semble vaniteux, suffisant. On retomberait presque dans une peopolisation inutile...
    L’important c’est l’impact que cela aura sur le système, car cette affaire sera scrutée comme il se doit.

  • Anonyme

    Vous allez mettre combien ? Perso, entre 7 et 10 €.

    • Anonyme

      Si on concidère qu’en temps normal 25 à 30% du prix revient aux créateurs, 10e c’est déjà beaucoup, 5 à 7euros me parait plus raisonnable.

      • Mr. Useless
        Mr. Useless
        observateur désabusé
        • Posté à 11h40 le 08/10/2007
        • Internaute 8481
          observateur désabusé

        25 à 30 % c’est encore très surestimé. Il s’agit plutot de 5 % en moyenne pour les groupes signés chez des majors.

        De toutes façons la marge ils la font sur des concerts. C’est pour ça que Prince peut brader son album.

        Pari pris que Radiohead fera plus d’argent comme ça qu’en étant signé chez EMI.

        vive la musique gratuite

        Lien

    • Anonyme

      Personnellement j’ai mis 10 euros, après tout, même si 5 % du prix d’un disque revient a son auteur,
      je paye environ 15 euros de moins que si je l’avais acheté au lendemain de sa sortie en magasin, donc ç’est tout bénef.
      Je pense que l’intérêt de demain est là : que les auteurs profitent plus de leur travail, les majors s’en mettent largement plein les poches depuis trop longtemps et elles payent maintenant leur laxisme et « l’industrialisation » de cet art.

      Je soutiens à 300 % cette initiative.

  • Anonyme

    le cd sortira donc pas en magasin de disque à votre avis ?

  • Anonyme

    « Un pas en avant pour la nouvelle génération de fans biberonnés au numérique. Un pas en arrière pour satisfaire le collectionneur nostalgique d’un temps où le disque était aussi un bel objet »

    Au contraire, je pense que Radiohead va également satisfaire les collectionneurs, dont je suis, ce coffret double CD, double Vinyl à l’air très prometteur... Ils avaient déjà sorti des versions deluxe de Ok Computer (en import allemand pas en France) avec un CD Bonus, Kid A avec un livret sur carton illustré de peintures, Amnesiac présenté comme un livre emprunté à la bibliothèque, Hail To the thief en digipack format vertical avec poster etc...
    Je suis de la génération numérique, et pourtant j’aime possèder de beaux objets lorsque l’oeuvre est cohérente à mes yeux. Je trouve la démarche bonne. Nomades et collectionneurs s’y retrouveront.
    Et si l’album devait sortir plus tard en magasin, eh bien pourquoi pas... pour ceux qui n’ont pas internet ou pas de carte de crédit...

    Jo

  • Anonyme

    Mais lorsqu’on y pense, le coût d’un cd est de 20 euros et l’artiste touche seulement 15% c’est à dire 3 euros de cette somme. Et d’après des petits sondages les fans seraient prêt à mettre 10 à 15 euros en moyenne, au final le groupe, touchant l’intégralité de la somme en vendant leur album sur leur site, vont gagner 5 fois plus d’argent.

    astucieux

  • Anonyme

    je ne comprends pas le parti pris de l’article qui s’apparente plus au procès d’intention qu’à l’analyse de ce qui se fait.

    Sont ils manipulateurs, attirés par le gain, cyniques ? Sincerement on s’en balance. Les intentions sont insoupçonnables, l’important est ce que ca change.

    L’important est de savoir si de cet acte isolé et courageux (somme toute) peut naître un nouvau mode de commercalisation de la musique, qui soit à la fois conscient des limites de l’ancien modèle et qui ne quitte pas un asservissement aux majors pour un asservissement aux FAI (comme le suggère le nouveau modèle de la pub toto cotugno).

    Que le CD serve de suppport promotionnel au live ne me choque pas si les prix restent raisonnables.
    De surcroit, ces fameux artistes qui ne vendent pas des milliers d’albums (ceux pour lesquels se attent les majors sans doute), c’est par des prestations live et des cours de musique qu’ils gagnent leur vie, pas par la vente de CDs qui leur servent déjà d’outil promotionnel. Allez voir les jeunes groupes de jazz, quel est le modèle économique qui fait vivre ses membres ? Les concerts et l’autopromo via des suppports musicaux vendus à bas prix et autoréalisés (des cds gravés quoi).

    Voxpop ou voxcop ?

  • Anonyme

    Sisi, début 2008 normalement.

    Nil Sanyas.

  • Anonyme

    Je n’ai pas réussi à poster la première fois car j’avais répondu à la question arithmétique posée de cette façon : 2+2=5 ! ! ! !

    Bravo Radiohead, jamais là où on pourrait les attendre...

  • Anonyme

    Radiohead marquera l’histoire de la musique pop/rock aussi bien de par sa musique d’avant-garde que de par sa démarche engagée. Ces mecs là (surtout Yorke) ont toujours innové et possèdent dix ans d’avance sur tout le monde. Tout en restant humbles et sans devenir mégalos.
    Bravo Radiohead !

    • Sebly
      Sebly
      Intermittent de la recherche
      • Posté à 11h45 le 07/10/2007
      • Internaute 9810
        Intermittent de la recherche

      bien résumé, bien dit. C’est exactement ça.
      Pour le prix je me tâte encore car un album de RH n’a pas de prix si l’on réfléchi bien.

  • Anonyme

    Ouais oauis ouais... C’est bien beau tout ça mais c’est surtout un sacré coup médiatique...
    Cela dit, chapeau bas messieurs. On peut se passer de ces requins qui dirigent les maisons de disques.

  • Anonyme

    Avant le CD partout et Internet, en 1986, le groupe de rock français The Outlines a sorti sur son label et sous l’appellation« freeware music » deux singles 45 tours qui étaient envoyés gratuitement à qui en faisait la demande. L’auditeur payait ce qu’il voulait par retour du courrier. Cette démarche -qui aurait du s’intituler « shareware » mais le mot n’était pas inventé - permis au groupe de diffuser la totalité de ses pressages, et de recouvrir ses frais au lieu de se faire planter par les distributeurs avec une centaine d’exemplaires vendus comme pour ses deux premiers singles. Mais cela n’avait été possible que grâce à la notoriété que cette initiative leur donna via la presse et la radio.
    Aujourd’hui, l’autonomie est un modèle économique viable pour les artistes, mais on n’atteint pas le statut d’un Radiohead sans des investisseurs, qu’ils soient marchands ou mécènes, qui permettront de donner de l’envergure à un projet. Sans leur maison de disque, sans leur manager, sans leur tourneur et sans leur éditeur, nous n’aurions jamais entendu parler de Radiohead. La question est : si on tue les épiciers, qui ira chercher les légumes dans les champs ?

  • Anonyme

    Il faut vraiment pas avoir écouter radiohead depuis 10 ans pour dire que c’est de la pop/rock. C’est de l’électro d’avant-garde (10 ans d’avance disait un commentaire, +1) et certainement pas de la pop.
    Cela étant dit, c’est une très bonne initiative ; dépéchons nous de faire couler l’industrie du disque qui entretient la médiocrité musicale depuis tant de décennies : Sheila, Cloclo, 2b3, Mat Pokora et compagnie...

    Un album de radiohead ca n’a pas de prix, 10 ans d’écoute minimum (d’ou les 10 ans d’avance évoqué ci-dessus).

    • Anonyme

      On ne va pas entrer ici dans un débat sur la musique de Radiohead, mais lorsque je la qualifiais de pop/rock, c’était plutôt pour désigner la « rock music » au sens large, dont pour moi l’électro fait partie. Mais on ne peut pas non plus les qualifier de groupe essentiellement électro, même d’avant-garde. D’ailleurs, si tu ne connais pas encore les morceaux de cet album, tu risques d’être pas mal déçu si c’est ce que tu attends d’eux.

  • Anonyme

    Qu’on aime ou qu’on n’aime pas Prince, le traiter de nain une insulte gratuite qui n’apporte rien à l’article. C’est par ailleurs un manque de respect aux personnes de petite taille.

    • merle-moqueur
      merle-moqueur
      GRRRRRRRRRRRR (...)
      • Posté à 11h26 le 08/10/2007
      • Internaute 17922
        GRRRRRRRRRRRR (...)

      on connait au moins une personne de petite taille qui prend bien les gens pour des c......

  • Anonyme

    John Lennon avait lui aussi défié l’industrie du disque, d’abord en fondant la maison Apple avec les Beatles (leur générosité et leur désorganisation les ont vite contraints à mettre la clef sous la porte) puis avec son album « Rock n’roll » vendu uniquement par correspondance pour court-circuiter les réseaux de distribution... mais il n’a pu le faire que parce qu’il était déjà une Superstar.

  • Anonyme

    Comme il est drôle de deviner, à travers certaines paroles affligeantes, des jugements de valeur auprès d’artistes étant de véritables légendes vivantes de la musique. Il faudra, avant de devenir de véritables journalistes (si telle est votre ambition) apprendre à n’émettre aucune critique gratuite envers des genres musicaux n’entrant pas dans votre répertoire. Pour votre gouverne, PRINCE à influencé bon nombre d’artistes, dont Radiohead, bien sûr. Revoyez votre article. C’est pitoyable.

  • Anonyme

    L’auteur de l’article ferait bien de se renseigner un peu mieux à propos des sujets sur lesquels qu’il écrit.

    Le vrai nom de Prince est « Prince Roger Nelson », et non pas « Roger Nelson ». Donc, non, Prince n’est pas vraiment un pseudo.

    Il n’a pas vraiment fait une tournée, mais une série de 21 concerts dans une grande salle de spectacle londonienne. Et ce n’est certainement pas l’album « Planet Earth » qui a poussé les gens à acheter des billets pour voir ce concert. Sa réputation de show-man hors pair n’est pas usurpée.

    Le prix des billets pour assister à ces concerts n’était pas vraiment prohibitif : un peu plus de trente livres, c’est relativement raisonnable en comparaison avec les grands noms de la musique pop.

    Et le fait de distribuer son album par un journal n’est pas vraiment son premier coup de semonce contre l’industrie du disque...

    « Pitoyable », je reprend l’adjectif du courageux( ?) anonyme de 15H10.

  • harmattan
    • Posté à 19h00 le 07/10/2007
    • Internaute 18494

    well done radiohead, le plus grand groupe de rock du moment explose les moyens de distribution actuel, il n’y a pas beaucoup de groupes qui peuvent se le permettre, pour ma part 5 euros pour l’achat de leur dernier album sur le net

  • Anonyme

    15 euros, sans problème ! de toutes les façons, je ne télécharge jamais, et je suis prête à payer les 57 euros pour le collector à venir !
    Comme quelqu’un le faisait remarquer, un album de Radiohead n’a pas de prix. Ils sont tout simplement grandioses !

  • Anonyme

    Je vais payer 50 centimes la formule « download “ mais vais acheter le double vinyle...

    • Anonyme

      ça ne sert à rien, le prix d’un téléchargement est inclus dans l’achat de la box.

  • Anonyme

    Je pense le payer au moins 20 euros... C’est justement le moment de remercier directement les artistes ( sans les pourcentages hallucinants des maison de disque et autres intermédiaires) Ce groupe est du bonheur pur... J’essaye moi meme de devenir artiste ( plasticienne) et Radiohead fait parti des groupes qui me font réellement penser que l’on peut être différent ...

  • Anonyme

    1èrement car j’ouï Radiohead régulierement et j’aime ça.
    2èmement car un « grand » qui s’occupe des « petits » (moi en tout cas 1m86 ouvrier en attendant...) ça fait plaisir.
    3èmement car prendre cette position quelle qu’elle soit dans le respet de l’autre mérite le même (respet) et est il me semble plus conséquent que de poster des commentaires qui plus est avec de fautes d’ortoGRAFF (pardon pour les Caliméros affublés de coquilles).
    Posté par courageux anonyme jcbesson@hotmail.com

  • philmabs
    • Posté à 13h19 le 10/10/2007
    • Internaute 18983

    entre 5 et 10 euros pour radiohead ca parait pas mal ! ! !

    concernant PRINCE le prix du concert etait de 31,21 livres soit 46 euros. Pour le même prix, les détenteurs de billets recevront un CD du nouvel album du chanteur ! ! ! pour 2 heures de concert ce n’est pas si prohibitif ! Regarder les prix en France pour des stars c’est du 50, 60 ,70 euros voire plus encore ! ! ! ! (Johny, Aznavour, Bowie,Deep Purple, Rolling Stone ....)
    Enfin rien ne remplacera d’entendre les artistes en concert « live » et cela permet de faire vivre au dela des artistes tous ceux qui travaillent autour des tournées (techniciens, prod, com, securité, boissons, ....)
    Allez aux concerts soutenir les artistes ! ! !

  • Lgene
    • Posté à 15h06 le 10/10/2007
    • Internaute 18999

    Je rejoins totalement l’avis de Laurent Rossi, patron de Beggars. Radiohead peut se permettre un tel modèle car c’est un groupe confirmé. Quid des groupes en développement. Si certains percent grâce à Internet (ce sont des exceptions...), quel modèle pour les groupes en développement. Que cela soit une major ou un label indépendant, des investissements financiers et humains sont faits pour promouvoir un artiste.
    Après, on ne sait pas sous quel format de fichers sera proposé l’album. On ne sait pas non plus comment sera distribuer physiquement le CD.
    Personnellement, je suis un ardent défenseur des boutiques en ligne de mp3 sans DRM (je pense à des sites comme Lien ou encore dogamzik) où du sens est donné.

  • Anonyme

    Lien

    Un autre grand nom de la musique envoie promener les majors :)

  • Anonyme

    ah la bonne blague !

  • Anonyme

    en ce qui me concerne,j’ai acheté directement l’album,et l’écoute pour l’instant telechargé.
    Mais dans ce débat,on oublie souvent le facteur cd,qui nous dempoisonne la vie depuis la fin des années 80,et continue de faire oublier a beaucoup,qu’a partir de ce support,les prix ont doublés et qu’en plus on a vendue a tous le monde l’idée que le son est meilleur que sur vinyl.Le vinyl n’est pas forcément pour les collectionneurs et nostalgiques,mais plutot pour ceux qui veulent tout entendre d’un disque,personnellement si je pouvais tout remplacer par des vinyls,ce serait déja fait.

  • Anonyme

    j’ai oublié de me présenté sur le mail précédent,a propos du vinyl,laurent,37ans,resident en bretagne