07/08/2009 à 12h05

Camp action climat : « Vive les médias libres »... mais pas trop !

Julien Martin | Ex-Rue89

« Aider la médiatisation de la lutte contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes et plus largement des actions de résistance aux crimes climatiques. » C’est l’un des objectifs du Camp action climat, installé cette semaine dans cette commune de Loire-Atlantique. Médiatiser oui, mais au sens où les quelque 600 campeurs, dont beaucoup de militants écolo, l’entendent.

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(Fichier PDF)

Avant d’entrer dans le camp, une feuille est distribuée aux journalistes. A côté du « plan du village », une somme de recommandations que même l’Elysée n’oserait adresser aux médias. A l’image de celles-ci :

  • « Vous ne pourrez pénétrer sur l’espace du Camp action climat qu’accompagnéEs d’un-E ou de deux référentEs. »
  • « Vous ne devez prendre des photos ou filmer les personnes sur le camp qu’avec l’autorisation expresse de ces dernières. »
  • « Les interviews de représentants d’organisation se font en dehors du camp. »

Et si jamais il venait l’envie aux journalistes de contourner ces consignes, la sanction est également prévue dans ledit document :

« Toute personne vous apercevant ne pas respecter ces quelques règles de bienséance est à même de vous les rappeler et, le cas échéant, de vous demander de quitter le camp si vous refusez de vous y soumettre. »

De quoi rire -jaune- à la vue de l’exclamation, en gras, au bas de cette feuille de route légèrement spéciale :

« Vive les médias libres ! ! ! »

« Des médias aux mains de grands groupes industriels »

Pourquoi ces consignes ? La volonté d’éviter que des leaders soient mis en avant (bien qu’eux-mêmes parlent de « représentants d’organisation ») et de protéger l’intimité des campeurs (qui participent tout de même à une opération médiatique). Mais surtout la méfiance qu’ils éprouvent envers les médias :

« Nous savons tous que les médias pour lesquels vous travaillez peut-être sont aux mains de grands groupes industriels dont les intérêts sont à l’opposé de ce que nous défendons.

Rajoutons peut-être que certains d’entre vous ont pris l’habitude un brin fâcheuse de relayer davantage les lieux communs de la profession et les points de vue dominants que de ceux et celles qui luttent contre l’ordre économique dominant. »

Contraints d’utiliser des médias qu’il n’aiment pas pour faire connaître leurs revendications, les campeurs tentent de développer « un mode de communication alternatif », nous explique Laurence, qui avait « à ce moment-là à la main le portable des relations avec les journalistes » :

« On a un espace média, on envoie des communiqués de presse, on fait nos propres vidéos... »

« J’ai l’impression d’être en reportage en Corée du Nord »

Certains partis politiques ne rêveraient pas d’autre chose : encadrer le travail des journalistes, voire leur fournir eux-mêmes la matière pour leur reportage ! Dans celui que leur a consacré Ouest-France, mardi, le reporter ne dit pas autre chose :

« Ici, on s’autogère et gère ces médias jugés, par certains d’entre eux, “encombrants”. Ces journalistes, on s’en méfie, on les “gère” en imposant des règles que leurs aïeux soixante-huitards, auraient nommé “interdits”. »

Idem dans l’article que consacre ce vendredi Libération à Camp action climat. La journaliste Laure Noualhat raconte sa venue sous forme d’instantanés :

« Branle-bas de combat. L’arrivée d’une journaliste de Libé déclenche la tenue exceptionnelle d’une assemblée générale, intitulée “présence d’une journaliste sur le camp”.

Ici, les règles sont simples : les représentants des médias dominants sont indésirables, car soupçonnés, souvent à raison, de caricaturer ce qui se passe. »

A l’entrée du « média center », réservé aux « médias libres », une pancarte : « Don’t hate the media, BE the media » (« Ne haïssez pas les médias, devenez les médias »). (...) Au fond de moi, j’ai l’impression d’être partie en reportage en Corée du Nord, toutes choses égales par ailleurs. »

« Vers une professionnalisation de la communication »

La démarche en revanche ne « surprend absolument pas » Hélène Crié-Wiesner, spécialiste des questions environnementales et blogueuse à Rue89, qui vit aux Etats-unis :

« Les organisations écologiques françaises vont vers une professionnalisation de la communication à l’anglo-saxonne. Greenpeace International utilise ce fonctionnement quasi militaire depuis longtemps.

Il n’y a qu’en France que l’on considère encore que c’est une dérive. D’ailleurs, Greenpeace France a du mal à adopter les mêmes règles. »

En attendant peut-être de voir se généraliser ces pratiques en France, on ne peut que les déplorer (comme on déplore les dérives de certains « médias dominants »). Et en dénoncer les paradoxes : par exemple, Camp action climat ne veut mettre personne en avant, mais a invité en guest star José Bové, qui avait accepté avant de devoir annuler.

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  • Martin.Albert
    • Posté à 12h14 le 07/08/2009
    • Internaute 83710

    Il semblerait que ces militants du Camp action climat se comportent pire que les institutions (politiques, ou « grands groupes industriels ») qu’ils critiquent pourtant si facilement...

    • Arnaud
      Arnaud répond à Martin.Albert
      lalala~
      • Posté à 14h41 le 07/08/2009
      • Internaute 2987
        lalala~

      « Les Uns sont ceux qui ont le droit de fermer leur porte à qui ils veulent, de rester entre eux, mais qui exigent de pénétrer partout et de s’y sentir à l’aise. Les Autres sont ceux qui sont toujours en trop, qui ne sont bienvenus nulle part, hormis dans un chez soi qui se restreint souvent à leur appartement - et même pas à cet espace dans le cas des femmes. »
      Christine Delphy, Classer, dominer, éd. La Fabrique

      Peut avant l’expulsion de la Clinique (à Montreuil), les occupants avaient reçus un mail d’une boîte de production qui souhaitait tourner un docu-fiction pour un reportage sur les squats. En clair, ils n’ont même plus besoin de chercher dans la « faune » locale le personnage correspondant à leurs fantasmes, ils l’amènent eux-mêmes !

      Les journalistes, sous leur apparente neutralité, reste tout de même des ennemis de ceux qui luttent ou s’organisent, car dépendant du Spectacle et étant eux-mêmes le Spectacle par les liens nécessaires au bon fonctionnement de leur journal.

      Peut-on rentrer chez Julien Martin, pendant qu’il fait une soirée avec ses potes d’école, armé d’une caméra, et lui annonçant « t’inquiète on mettra le film sur youtube et on l’envoie à tous les directeurs de publication de France » ?

      Y-a-t’il jamais eu un seul journaliste qui est venu, à l’époque, aux réunions ouvertes et libres d’Indymedia (local) ? Avec le vœux pieux d’informer en crachant à la gueule de la pseudo objectivité, du pseudo méthodologisme journalistique ?

      • umff
        umff répond à Arnaud
        ...
        • Posté à 14h57 le 07/08/2009
        • Internaute 83477
          ...

        Le camps est public et les organisateurs invitent les journalistes Julien Martin ne fait pas -ou pas encore- de soirées public avec ses potes ou ses copines et n’invite pas de journaliste pour parler de ses soirées ou alors j’ai loupé un épisode.

         
        • Julien Martin
          Julien Martin répond à umff
          Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
          • Posté à 16h59 le 07/08/2009
          • Internaute 14
            Ex-Rue89

          Pas mieux que umff

        • Arnaud
          Arnaud répond à umff
          lalala~
          • Posté à 19h26 le 07/08/2009
          • Internaute 2987
            lalala~

          Public étant un mot à définition variable (la soirée de Julien Martin sur les quais de Seine est publique dans le sens où elle est visible de tous, tout comme celle, fenêtre ouverte dans un appart), il serait plus utile de dire : ouvert à tous. Mais à tous ceux qui participent, étant donné que le camp est autogéré. Les journalistes participent-ils ? Ont-ils plantés la tente ? Non.
          De fait, ils sont étrangers à la fête. Etrangers à la lutte. Ils auraient été invité ? par qui d’ailleurs ? Le camps est autogéré...

          • umff
            umff répond à Arnaud
            ...
            • Posté à 20h43 le 07/08/2009
            • Internaute 83477
              ...

            la lettre reçus par les journalistes commence par : « bienvenue au camp action climat. » Si ce n’est pas une invitation c’est quoi ? Ensuite les journalistes ne sont pas là par hasard. Ils ont été invités. Tu me demandes par qui mais par ceux qui ont rédigé la lettre. La preuve que même dans un camps avec 2 pellés et trois tondus l’autogestion de marche pas alors pour un pays....

            • Arnaud
              Arnaud répond à umff
              lalala~
              • Posté à 20h45 le 07/08/2009
              • Internaute 2987
                lalala~

              Non, l’autogestion marche, la preuve : des couillons invitent les journalistes ; les habitants du camps discutent pour savoir si ces pisses copies peuvent pénétrer chez eux.

        4 autres commentaires
    • Caramiel
      Caramiel répond à Martin.Albert
      (être humain)
      • Posté à 14h49 le 07/08/2009
      • Internaute 87270
        (être humain)

      Et qu’est-ce qui te permet de porter ce jugement Martin.Albert ? est-ce ce que tu viens de lire ou ta présence sur ce fameux camp ? Tu sais, quand on a rien à dire...

  • lelutinmalin
    lelutinmalin
    riverain
    • Posté à 12h21 le 07/08/2009
    • Internaute 87253
      riverain

    Deux motivations sous-tendent ce genre de choix de la part des campements militants, notamment ceux des contre-sommets (c’est le cas pour les G8 ou à l’OTAN par exemple).

    Premièrement le fait de respecter des espaces qui sont avant tout des espaces de vies et à ce titre doivent pouvoir bénéficier de la garantie d’un espace qui reste privé (celui où l’on vit, mange, dort, etc) et qui malgré l’aspect collectif doit pouvoir laisser aux participants une certains intimité.

    Deuxièmement les risques pour les participants d’être reconnus par les flics, leur chefs, patrons, etc et donc les possible représailles au travail ou poursuite judicaire. Dans les autres espaces les gens peuvent se couvrir le visage, se rendre méconnaissable. Ce qui n’est évidemment pas le cas dans les espaces de vie. Si cet aspects n’est pas éffectifs pour tous les participants, certains peuvent y voir y risque pour leur avenir professionnel par exemple.

    • Iv
      Iv répond à lelutinmalin
      Roboticien utopiste
      • Posté à 13h44 le 07/08/2009
      • Internaute 39192
        Roboticien utopiste

      Qu’il existe un espace de vie qui soit privé intime et confidentiel est une chose. Que l’on considère comme un espace de vie privé une conférence de cent personnes « ouverte à tous » et destinée à la médiatisation d’un problème me semble par contre absurde.

      Les anarcho-toto sont un fascinant bouillon de culture d’idées et de pratiques. Le message « ne haïssez pas les médias, soyez les médias » est excellent mais son application soulève un nombre de questions pratiques résolues chaque fois de façon différentes. Je pense que les solutions choisies par ce camp, à la lumière de ce qu’en révèle l’article, sont assez mauvaises et que la comparaison avec la Corée du Nord est pertinente.

      • lelutinmalin
        lelutinmalin répond à Iv
        riverain
        • Posté à 18h55 le 07/08/2009
        • Internaute 87253
          riverain

        Comme pour l’autre commentaire je n’avais lu l’article qu’en diagonale (mea culpa) et avait naïvement cru que les médias n’était interdits que dans les espaces de vies. Ce qui était le cas dans plusieurs contre-sommet par le passé (VAAAG Evian 2003 par exemple).

        C’est sûr que pour des conférences par exemple ou des espaces publiques c’est assez dommage et contre-productif (hou le vilain mot).

        Le modèle plusieurs fois expérimente d’un séparation espace de vie/ espace public est plus pertinent à mon sens.

      • uscan
        uscan répond à Iv
        • Posté à 10h17 le 09/08/2009
        • Internaute 39932

        J’ai constaté la même chose. Avec quelques amis nous sommes venus spontanément il y a deux ans sur un camp identique, pour rencontrer, échanger et proposer notre travail (audiovisuel notamment). Dans l’idée, justement de « soyez les médias » (je ne suis pas journaliste de profession) je filmais avec une petite caméra. C’est le simple fait de filmer qui était interdit, on nous a expulsé du camp !
        Pour « être les médias » il fallait faire partie du camp, en ayant réglé son inscription des mois à l’avance. Et même là, il fallait réunir une assemblée générale pour obtenir l’autorisation de tout le monde, chose à priori impossible à obtenir.
        (Lien)

    • tobernite
      tobernite répond à lelutinmalin
      • Posté à 13h52 le 07/08/2009
      • Internaute 13822

      C’était donc trop simple de regrouper les « espaces de vie » en une seule zone qui aurait été fermée comme n’importe quelle habitation occidentale, tandis que tout le reste du camp aurait été librement accessible aux journalistes dont les militants ont si cruellement besoin ? !

      Cette ambiguïté, entre désir et angoisse d’être vu, se retrouve dans les rassemblements de protestation où les participants tournent le dos au public : ça relève carrément de la psychanalyse ! D’ailleurs ça fait longtemps que Roger Dadoun, un psychanalyste libertaire que j’apprécie beaucoup, conseille aux militants de mettre un peu d’ordre dans leurs névroses s’ils veulent être vraiment des anarchistes.

      • lelutinmalin
        lelutinmalin répond à tobernite
        riverain
        • Posté à 18h52 le 07/08/2009
        • Internaute 87253
          riverain

        « C’était donc trop simple de regrouper les “ espaces de vie ” en une seule zone qui aurait été fermée comme n’importe quelle habitation occidentale, tandis que tout le reste du camp aurait été librement accessible aux journalistes dont les militants ont si cruellement besoin ? ! »

        n’ayant lu l’article qu’en diagonale j’avais cru que c’était ici le cas car c’est d’experience ce que j’avais pu voir dans des villages de contre-sommet par le passé (le VAAAG à Evian en 2003 par exemple).

        Du coup là je suis d’accord avec vous que c’est ça pose problème.

    • Yp2
      Yp2 répond à lelutinmalin
      Sale gauchiste d'IEP
      • Posté à 14h39 le 07/08/2009
      • Internaute 71496
        Sale gauchiste d'IEP

      Prenons votre commentaire, et remplaçons quelques mots par d’autres. Le texte reste le même, le raisonnement identique, seule change la nature des personnes. Et voilà qu’apparait une logique de contrôle des médias que vous ou moi vouerions aux gémonies. En clair : les militants anars se mettent à utiliser les mêmes techniques de com » que la Police, les politiciens véreux (ils ne le sont pas tous) ou les grosses boites effrayées de voir leurs petites magouilles découvertes… Ouvrez les yeux : cette dérive est une honte pour tout mouvement qui se dit de gauche.

      (Les mots remplaçés sont encadrés par « ’ »)

      « Deux motivations sous-tendent ce genre de choix de la part des ’communicants’, notamment ceux des ’grosses entreprises’ (c’est le cas pour les ’marques X’ ou ’Y’ par exemple).

      Premièrement le fait de respecter des espaces qui sont avant tout des espaces de ’production’ et à ce titre doivent pouvoir bénéficier de la garantie d’un espace qui reste privé (celui où l’on ’façonne le produit fini’ etc) et qui malgré l’aspect doit pouvoir laisser aux ’patrons’ une certains intimité.

      Deuxièmement les risques pour les ’dirigeants véreux’ d’être reconnus par les ’militants de gauche’, les ’organismes de contrôle’, ’clients’, etc et donc les possible ’chutes des ventes’ ou poursuites judicaires. Dans les autres espaces les gens peuvent ’exiger de se faire flouter le visage’, se rendre méconnaissables. Ce qui n’est évidemment pas le cas dans les espaces de ’vente’. Si cet aspect n’est pas éffectif pour tous les ’patrons’, certains peuvent y voir un risque pour leur avenir professionnel par exemple. »

      • lelutinmalin
        lelutinmalin répond à Yp2
        riverain
        • Posté à 18h50 le 07/08/2009
        • Internaute 87253
          riverain

        changer des mots par d’autre c’est changer le sens du texte pour un autre. Votre raisonnement me semble assez limité sur le plan logique.

        Que vous ayez un désaccord avec mon avis je suis tout à fait prêt à le comprendre et à l’entendre. Et a en discuter pour avancer. Que l’on change abusivement le sens des propos tenus en changeant les mots, beaucoup moins.

    • Marc de café_bloque
      Marc de café_bloque répond à lelutinmalin
      cabot mais pas chien
      • Posté à 23h13 le 07/08/2009
      • Internaute 56893
        cabot mais pas chien

      Nos camps sont infestés de RG qui ne se privent pas de nous prendre en photo. Et nous côtoyons des journalistes, rares il est vrai, qui appartiennent à notre mouvance et viennent autant en tant qu’amis que militants que journalistes . Enfin, nous répondons volontiers à ceux d’Indymédia, propres, eux.

      Le problème n’est pas d’être reconnus, nous sommes tous fichés depuis longtemps, et après tout nous ne faisons rien de mal, bien au contraire (je trouve stupide de se masquer, nous devrions tous revendiquer à visage découvert nos luttes légitimes, et de plus nous donnons ainsi masqués une mauvaise image, mais bon chacun son choix).

      Les copains journalistes qui nous accompagnent sont souvent pigistes, ou sans travail. Pourquoi ne pas créer nos propres équipes de journalistes (comme nous avons nos équipes juridiques, nulles soit dit en passant) et vendre les reportages ?

      • Pepe de Bienvenida
        • Posté à 01h56 le 09/08/2009
        • Internaute 56748
          perplexe

        Oui, le camp devait être pourri de RG. Sans oublier l’hélico coiffé d’une caméra qui a pris tout son temps pour relever les plaques. Bien sûr nous sommes d’affreux terroristes ; -)
        PS : à quand des plaques d’immatriculation sur les vélos ? On pourrait même envisager l’identification ADN tatouée sur l’avant-bras, comme au bon vieux temps...

         
        • Marc de café_bloque
          Marc de café_bloque répond à Pepe de Bienvenida
          cabot mais pas chien
          • Posté à 16h20 le 09/08/2009
          • Internaute 56893
            cabot mais pas chien

          Tiens, cela me rappelle la mésaventure de Jo : cette andouille (affectueux) avait décidé de rester cachée dans un champ de maïs transgénique , seule, pour continuer à faucher de nuit, alors qu’on s’était tous barrés. Eh bien, l’hélico revenait sans arrêt sur elle, au ras de sa tête, alors qu’elle se déplaçait complétement cachée. Repérage thermique ?

          Elle a eu très peur la première fois, et s’est habituée. Un moment fort !

          Au rassemblement du Larzac, elle en a vu des tronches en biais de RG : elle avait mis un authentique tee-shirt de la police nîmoise (qui le lui avait refilé après avoir confisqué le sien ! ! !) aussitôt imprimé, comme le sien « Chirac en prison Bové à la maison ».

          « Ils » avaient décidé de balancer du lacrymo par hélicos le dernier jour sur le VAG du G8 de Genève, et ont renoncé de justesse : ils ne respectent même plus les lieux privés, où il y a des enfants, des conférenciers, des journalistes (et même des RG bien sûr, mais là j’adore, quand ils se tirent dessus)

          Autre chose : on était plusieurs, mais pas assez nombreux, à diriger vers eux des miroirs pour les éblouir. Un bon truc à généraliser, dans les VAG et les actions

          Une dernière , proposée par mon amie Jo des « Renseignements Généreux » : au lieu de se cacher le visage, pourquoi ne pas le maquiller en vert, couleur des écolos, de l’espoir ? ils ne vont pas interdire le maquillage, quand même ! cela donnerait de nous une image plus sympathique, et nous dissimulerait tout autant.

        1 autres commentaires
  • Humain
    • Posté à 17h59 le 07/08/2009
    • Internaute 21387

    Aïe ! Ceux qui ne sont pas d’accord seront obligés de l’être.

    J’ai déjà entendu ceci quelque part... ! !

    Le developpement durable est le nouveau devoir des pauvres face aux affaires et au business des nantis !

    Taxe carbone, projet Anti-ceci, projet Anti-cela... Vous devez faire ceci, vous devez faire cela... Quand y aura-t-il un projet pour le vrai « développement » de quelque chose ?

    Notre écologie, ici, en occident, c’est une façon d’organiser l’industrialisation du tiers monde.

    Et, pendant que certains veulent sauver la planète, d’autres installent leur commerce pour la détruire.
    (Y compris dans des camping « démonstration »)

    Et je vois ici que les méthodes des uns sont les même que celles des autres.

    Moi je veux bien ne pas participer à la destruction de la planète...Mais je ne veux pas d’une écologie quie est une excuse !

  • Hakim Bay
    Hakim Bay
    Al Abordaje
    • Posté à 12h49 le 07/08/2009
    • Internaute 58662
      Al Abordaje

    A Julien Martin

    Ah éternel problème du journaliste et de son rapport aux citoyens...
    Je dois dire que je ne suis pas étonné de voir un journaliste prendre le défense de sa corporation. Ceci dit, le nombre d’articles qui décrient le comportement « despotique » des militants est ces derniers temps assez courant. Plutôt que décrier des comportements, il faut aussi les comprendre. Ca fait plaisir à personne de dire « pas de journalistes ici » pour l’avoir vécu. En même temps, (la je parle pas spécialement pour le camp action climat) quand au bout de quelques articles tu vois se multiplier les erreurs grossières dans les articles, les confusions, volontaires ou non, et, beaucoup plus souvent qu’on le pense, les manipulations pure et simple ; et ben t’as plus trop envie d’avoir a faire à un journaliste, et à le laisser déambuler partout.
    Par exemple, mouvement social universitaire, climat tendu avec occupation, barrages etc. Un journaliste d’une télé régionale viens te voir avec caméra sur un piquet de grève pour une interview. Les collègues les sommes de dégarpirs, les journalistes hurle à la corée du nord, en passant par le goulag, Pol-pot j’en passe et des meileures. Finalement t’accepte l’interview, parce qu’effectivement, ça te rappelle pas forcément les heures les plus glorieuses de la démocratie. Tu limite l’interview à 2 min. parce que tu sait que sinon ton message sera inévitablement déformé. La journaliste te dis « avant de commencer j’ai quelques questions ». Bon, certes, tu répond à quelques unes. Puis, l’interview commence, elle te pose que des questions polémiques à 2 balles (« vous êtes une minorité ce n’est pas démocratique de bloquer une majorité »). Tu prend soin d’expliquer pédagogiquement ton point de vue, en montrant le parti pris de sa question. La journaliste te remercie, tu discute avec elle de son travail, de la déontologie, qu’elle considère comme essentielle et respecter à la lettre etc.
    Le lendemain t’allume ta télé pour voir les infos, et là tu tombe sur le cul. Une voix off carrément partisane introduit le sujet (« un bloqueur partisan et décomplexé car il sait qu’il représente une minorité nous parle »). Tu te rend compte que tu as été filmé a ton insu avant l’interview, alors que ce n’était absolument pas convenu. Et surtout, l’interview ne représente pas le fil chronologique, questions et réponses sont mélangées, avec des incursions voix off.
    Résultat : l’interview me faisait dire exactement le contraire de mon message. Tant pis pour mon amour propre. Décidé à avoir des explications, j’ai écris au journal, aucune réponse. J’ai recroisé la journaliste trois jours plus tard, et je lui est demandé, puisqu’elle défendait la déontologie de son travail, de me remettre les rushs de l’interview. Réponse : « je ne les ai plus ». Sauf que ses images ont étés utilisé quelques semaines plus tard au tribunal comme preuve de détériorations de matériel...
    Alors voilà, à la base moi j’ai rien contre les journalistes. Mais t’imagine bien qu’après ce genre de déconvenue, t’as plus trop envie de participer au jeu médiatique (comme pas mal de « militants » y compris écolos). Et j’ai un peu l’impression que pour votre corporation, c’est beaucoup plus simple de décrier la réaction de rejet plutôt que de se remettre en cause.

    Alors à quand un petit article d’un journaliste sur les dérives du métiers, les problèmes rencontrés, les cas de consciences etc ?

    • Julien Martin
      Julien Martin répond à Hakim Bay
      Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
      • Posté à 13h03 le 07/08/2009
      • Internaute 14
        Ex-Rue89

      Je ne dis absolument pas que les médias sont tout blanc, mais ce n’est pas parce qu’il y a certains journalistes qui font mal leur métier qu’il faut empêcher le reste de la profession de pouvoir l’exercer. Ce serait comme supprimer les allocations chômage parce qu’il y a une minorité de fraudeurs...

      Par ailleurs, je comprends votre agacement concernant l’histoire qui vous est arrivée. Mais, encore une fois, la solution n’est pas de censurer tous les médias, mais de dénoncer ces dérives médiatiques dans un autre média, comme vous venez de le faire ici. Ou comme nous le faisons en ce moment-même en une de Rue89 : Lien

      • Hakim Bay
        Hakim Bay répond à Julien Martin
        Al Abordaje
        • Posté à 13h48 le 07/08/2009
        • Internaute 58662
          Al Abordaje

        Peut-être que la solution n’est pas de censurer tous les médias, surement même que ce n’est pas la solution. Mais sur la question du journalisme dans les « milieux militants » rien n’est tranché, et je pense que faute de mieux, des décisions telles que celles prises pour le camp action climat sont décrétés. Pour moi, ce n’est pas une bonne solution, puisque débattons nous d’écologie en ce moment ?
        La censure n’est jamais la bonne solution, et ce n’est pas ce que je prône, sinon je ne serai pas ici. Je prône une réflexion autour de journalisme, qui a mon sens doit évoluer, parce qu’il me semble qu’une bonne part du journalisme s’est éloigné des préoccupations des gens. Les journalistes ne peuvent pas, à mon sens, couvrir un événement sans en comprendre les enjeux, ce qui nécessite du temps, de la liberté rédactionnelle et surtout une volonté personnelle. Les journalistes qui couvrent le camp action climat, font-ils simplement leurs métiers en toute neutralité (qui y croit encore ?) ou ont-ils spontanément une réaction de rejet envers des personnes qui ne leurs laisse pas exercer leurs métiers comme ils l’entendent ? Comment ce ressenti déteint il sur les articles ?
        Je ne met pas tous les oeufs dans le même panier, j’ai connu certain journaliste de I télé pendant le mouvement CPE qui n’ont pas hésité à filmer des abus policiers. Et rue 89 fait aussi parti de ce journalisme avec un regard différent. En tous cas, j’espère voir un jour des « états généraux de la presse » ouvert au public, avec possibilité de discuter en toute franchise des mécanismes lié au métier de journaliste, comme j’ai pu le faire avec toi.

         
        • Julien Martin
          Julien Martin répond à Hakim Bay
          Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
          • Posté à 13h56 le 07/08/2009
          • Internaute 14
            Ex-Rue89

          Tout à fait d’accord avec vous, Hakim Bay, sur ce point : « Ce n’est pas une bonne solution, puisque débattons-nous d’écologie en ce moment ? » Je pense aussi que c’est grandement contre-productif pour leur idées.

          • julien.ente
            • Posté à 14h08 le 07/08/2009
            • Internaute 2999

            Et que peuvent-ils mettre en place pour ne pas servir une nouvelle fois de légumes pour la soupe médiatique ?

            Accepteriez-vous qu’ils fassent leur tri parmi les médias ?

            Il pourrait, peut-être, y avoir un pendant sur l’attitude de vos confrères à l’occasion de ce camp, et peut-être aussi un autre article sur le fond de pourquoi ce camp.

        • alberich
          alberich répond à Hakim Bay
          fumiste
          • Posté à 13h10 le 08/08/2009
          • Internaute 84604
            fumiste

          Cher Hakim, vos propos sont forts intéressants mais s’il vous plaît, usez de temps à autre des paragraphes et sauts de ligne.

          Nos vieux yeux vous en seront reconnaissants.

        3 autres commentaires
      • Veum
        Veum répond à Julien Martin
        doctorant
        • Posté à 13h51 le 07/08/2009
        • Internaute 23064
          doctorant

        Certains journalistes ? Vous vous souvenez de cette photo des journalistes parqués dans une charette à coté d’un Sarkozy à cheval ? Vous vous souvenez des journalistes parqués au plateau des Glières pour surtout ne pas avoir une mauvaise image de M. Sarkozy ? Vous souvenez vous des meetings de campagne de ce même candidat, où les seules images correctes qu’il était possible d’avoir étaient celles fournies par l’UMP ? Tous les médias se sont d’ailleurs empresser de les utiliser, sans même préciser la provenance.

        Le respect ça se gagne tous les jours. Et il faut le dire : la majorité des journalistes fait mal son boulot aujourd’hui.

         
        • Yp2
          Yp2 répond à Veum
          Sale gauchiste d'IEP
          • Posté à 14h32 le 07/08/2009
          • Internaute 71496
            Sale gauchiste d'IEP

          Justement ! Des gens qui se disent « de gauche » et qui se mettent à singer les communicants de sarko, personellement ça me révulse.

          Mais il est clair que la presse a besoin d’un bon coup de pied au c*l pour se défaire de certains carcans. Pour l’avoir vue de l’intérieur, certaines pratiques sont plus que limite, mais le journaliste de base n’y peut souvent pas grand-chose (censure par sa direction de rédac, reformulation de l’article par le Secrétariat d’edition, pressions ou interdictions plus ou moins explicites de froisser tel ou tel individu d’importance, ou même la police (pas de police = pas de faits divers = pas de lecteurs attirés par des titres sanglants).

          Ce n’est pas le cas dans tous les médias, mais l’une ou l’autre de ces pratiques se retrouvent pas mal dans les rédactions.

          • Veum
            Veum répond à Yp2
            doctorant
            • Posté à 14h37 le 07/08/2009
            • Internaute 23064
              doctorant

            Certes il y a des pressions dans la hiérarchie, mais elles ne devraient tout simplement pas être acceptées par les journalistes.

            Et puis quelle solution ? Comme dit dans un autre commentaire, « le système », aka la communauté d’opinion des élites, qui fréquentent les mêmes personnes, les mêmes écoles, lisent les mêmes livres, est dans une situation gagnant-gagnant. Alors on s’en sort comment ?

            Même Rue89 est incapable de faire un article objectif, équilibré, et avec recul sur l’expérience Chavez au Vénézuela, et laisse un pseudo-blogueur prendre ses aises en répétant la doxa néolibérale...

            • Yp2
              Yp2 répond à Veum
              Sale gauchiste d'IEP
              • Posté à 14h50 le 07/08/2009
              • Internaute 71496
                Sale gauchiste d'IEP

              On s’en sort comment ? Bonne question. C’est aussi la question que devrait, plus généralement, se poser une gauche qui a défaut de proposer une vraie alternative, un projet de société, passe son temps à bricoler des candidatures bancales à base de recettes néolibérales : recentrement sur l’ego des pseudo « leaders », maitrise de la com’ de bout en bout, destruction du service public et du concept de bien commun, détricotage des systèmes d’équilibre patrons-employés.

              Chez les journalistes, c’est comme dans tous les secteurs professionnels : baisse de la syndicalisation, baisse de la demande de cartes de presse devant leurs inutilité croissante.... bref, à l’autre bout de la chaîne de commandement, on se frotte les mains.

            • Marc de café_bloque
              Marc de café_bloque répond à Veum
              cabot mais pas chien
              • Posté à 23h30 le 07/08/2009
              • Internaute 56893
                cabot mais pas chien

              « Certes il y a des pressions dans la hiérarchie, mais elles ne devraient tout simplement pas être acceptées par les journalistes » mais c’est ça ou la porte, et quand on a charge de famille, choix difficile pour la minorité de journalistes honnêtes.

              Car la majorité de ceux que nous avons rencontrés ne valent pas mieux que des paparazzi.

              Et des jeunes coulés dans le moule de la société du paraître ne nous ont sorti que des clichés, lamentable vraiment.

        • Tom-
          Tom- répond à Veum
          • Posté à 21h18 le 10/08/2009
          • Internaute 9410

          Je plusune.

          Je m’occupe de la communication militante de mon parti au niveau local depuis quelques années. Un parti bien respectable, le Parti Socialiste. J’ai fait la (presque) totale dans cette fonction, des Présidentielles aux Cantonales en passant par les Sénatoriales.

          J’ai rencontré plein de journalistes, essentiellement de la presse locale, mais pas seulement. J’en connais qui sont à « tu et à toi » avec nous et d’autres qui n’acceptent même pas de tremper leurs lèvres dans un verre d’eau pendant une conférence de presse.

          Il y a un invariant avec tous les journalistes. Il faut leur mâcher le travail. Mes communiqués de presse, à condition qu’ils soient correctement formatés et sur un sujet qui les excite, passent intégralement. Ils ne retiennent des conférences de presse que ce que je met dans le dossier de presse qu’ils se contentent la plupart du temps de copier/coller et de vaguement commenter.

          En réalité, je me comporte exactement de la même manière que ces militants, sauf que là, c’est avec le consentement des journalistes.

          Mais moi, c’est le PS, alors bien sûr, j’ai droit à beaucops plus de complaisance.

      • outside-closer
        outside-closer répond à Julien Martin
        point de suspension
        • Posté à 16h19 le 07/08/2009
        • Internaute 69651
          point de suspension

        Dire que certains journalistes, « une minorité », feraient mal leur boulot.. C’est minimiser à mort - en vérité c’est l’inverse ! « Certains journalistes sont intègres », il faut se le rappeler régulièrement pour ne pas céder à la tentation récurrente de jeter tout le monde dans le même panier.

        Il n’y a pas que les « dérives médiatiques » évidentes et outrancières des grandes chaînes. La mutation du journalisme avec Internet rend sa définition plus difficile, et les règles de déontologie de plus en plus relatives. Sur Rue89 aussi vous avez des caricatures à la Michel Faure, et des articles qui brassent du vide pour alimenter le flux.

        Il n’y a guère qu’Acrimed aujourd’hui pour avoir un discours à peu près équilibré sur la question. Avec une rédaction très restreinte, ce qui a ses forces en matière de cohérence et d’honnêteté intellectuelle, mais aussi ses faiblesses dès lors que l’objet traité est aussi vaste à couvrir que le monde de l’information lui-même.

        Il reste vrai que vouloir faire une opération médiatique en imposant ses règles est une très mauvaise approche. Il faut au contraire faire croire au journaliste qu’il a eu toute lattitude, qu’il vit en démocratie, ça le réconforte...

      • oomu
        oomu répond à Julien Martin
        • Posté à 16h39 le 07/08/2009
        • Internaute 24928

        nul ne prendra des risques sous prétexte qu’il y a aussi des « braves gens aussi ».

        il s’agit de maîtriser la communication, pas d’être ami. choquant ? non naturel et adulte.

      • Counch
        Counch répond à Julien Martin
        Citoyen en résistance en (...)
        • Posté à 11h27 le 08/08/2009
        • Internaute 23248
          Citoyen en résistance en (...)

        La difficulté d’exercer votre métier aujourd’hui résulte des dérives de la profession toute entiére.
        Vous devez accepter et prendre pour votre compte les erreurs des autres en les intégrant dans votre façon de travailler car vous avez une étiquette de « JOURNALISTE ». Il n’est pas simple de travailler avec une étiquette et des a-prioris mais là est votre sacerdoce.

        Les réactions des citoyens éclairés sur les médias sont légitimes. Il vous faudrat sur le long terme, nous montrer que les médias ont changés mais tout celà ne peut se faire en un claquement de doigts car vos confrères continuent les dérives et c’est toute la profession qui trinque. A vous de vous battre contre vos confrères pour faire le ménage. La révolution qui agit au sein de la société doit également agir au sein de votre profession.

        Nous savons que Rue89 n’est pas un média tout à fait comme les autres. Tenez bon la barre, et vous gagnerez, c’est sur !
        Les riverains vous soutiennent...

      • leo s
        leo s répond à Julien Martin
        (...)
        • Posté à 21h51 le 08/08/2009
        • Internaute 73621
          (...)

        Depuis 11 heures ce matin, des militants pour la cause du climat occupent le hall de l’aérogare de Nantes-Atlantique. Le Camp action climat participe à la « Semaine de résistance » organisée par la Coordination anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes, au nord de Nantes.

        Plus de 200 manifestants

        Le Camp action climat a dépêché sa brigade des clowns pour cette action coup-de-poing à Nantes-Atlantique, l’aéroport nantais. Ils sont partis de leur campement de Notre-Dame-des-Landes dès le début de la matinée.A vélo, à pied, en voiture, ils ont convergé vers Bouguenais. Vers 11H, ils étaient un peu plus de 200 dans l’enceinte de l’aérogare.

        200 hommes et femmes costumés en clowns pour la plupart. Très vite, ils ont pris possession des lieux, pacifiquement et sans vraiment gêner l’activité habituelle. Le décor, en revanche, en a pris un coup. Paille déversée, tentes dépliées, valises en carton éparpillées… Et ici ou là, des groupes grimés se lançaient dans une ronde accompagnée de congas et de guitares. D’autres tentant d’entrer en conversation avec les gendarmes mobiles en position devant les guichets.

        Pas de violences

        Le camp action climat, cette fois, avait choisi le contre-pied pour faire entendre sa voix : « Nous, on s’en tape du climat ! On veut prendre l’avion pour les Seychelles, pour un congrès de clowns ! » Dans le rang du public, pas mal de sourires indulgents. Et parmi le personnel de l’aérogare, beaucoup de soupirs : « C’est très dur de travailler dans ce bruit, dans ces conditions. »

        Les forces de l’ordre, qui s’attendaient depuis hier vendredi à cette nouvelle opération médiatique, ne sont intervenus qu’une fois, pour dégager une entrée encombrée par des chariots.

        Aucune violence n’est à déplorer pour le moment, la manifestation se déroulant dans une atmosphère franchement rigolarde, sans agressivité. Certains clowns, installés pour le pique-nique, ont affirmé vouloir rester sur les lieux jusqu’au milieu de l’après-midi.

        Vols : aucun retard

        Pour l’instant, aucun retard non plus n’est à déplorer, ni aux guichets d’embarquements, ni sur les vols eux-mêmes.

         
        • YAJ
          YAJ répond à leo s
          enseignante retraitée, non (...)
          • Posté à 01h41 le 09/08/2009
          • Expert 3231
            enseignante retraitée, non (...)

          Il faut dire que ces infos ne sont pas de vous mais viennent d’un article de Presse Océan journal de Loire Atlantique. Voir un de mes commentaires en page 2

        1 autres commentaires
    • JGorban
      JGorban répond à Hakim Bay
      proletaire
      • Posté à 13h37 le 07/08/2009
      • Internaute 69856
        proletaire

      assez d’accord avec toi Hakim , mais de toute façon le combat est perdu d’avance ; quoique nous fassions les médias ne sont que le reflet de la société capitaliste : avec un peu de média « libre » pour faire passer la grosse pilule de manipulation.

      Entendons nous bien , il ne s’agit pas de complot ce qui serait un moindre mal , facile à combattre.. Non tout simplement l’immense majorité des journalistes sortent d’un moule et comme toutes les autres professions l’esprit critique n’est pas vraiment au programme de formation ; enfin si dès qu’il s’agit de critiquer les opposants au système ils se bousculent espérant recevoir le susucre de leurs maitres.

      Si tu fais rien ils te manipulent comme ton exemple le montre : ça c’est le côté face gagnant pour le système

      Si tu essaies de maîtriser tu n’es qu’un salaud de polpotiste : ça c’est le coté pile , aussi gagnant pour le système.

      C’est le truc gagnant gagnant !

      En fait, le plus important est ce que vivent les gens sur le moment. C’est la multiplication d’exemple de fonctionnement autre que la relation marchandes, d’alternatives sociales et économiques, de façons différentes de faire de la politique qui fera bouger les lignes ; à part quelques rares personnalités, nous ne changeons vraiment qu’après des expériences concrètes qui nous font voir le monde autrement.

      Pourquoi ? En fait quand tu vis quelque chose de fort et qu’ensuite tu vois comment cela est retranscrit dans les médias et bien tu es éduqué et de quelle manière ! Ensuite tu te demandes si tout ce qu’on te racontes c’est pas du bidonnage.....

      Alors messieurs les journalistes continuez votre travail de manipulation ; à chaque mensonge quelques personnes de plus prennent conscience de votre attitude : c’est pour ça que les journalistes perdent de plus en plus la confiance du peuple.

      • Hakim Bay
        Hakim Bay répond à JGorban
        Al Abordaje
        • Posté à 13h59 le 07/08/2009
        • Internaute 58662
          Al Abordaje

        Ouais, je partage ton analyse, mais pour moi rien n’est perdu, au contraire. Peut-être qu’on ne peut pas changer les journalistes (a moins de former des écoles autonomes ; -) par contre on peut construire son sens critique et analyser le discours qu’on nous sert. Si il n’y a plus de récepteurs, alors le message s’auto-dissout...
        En tous cas c’est sur que pour tous ceux qui veulent s’informer, rien ne vaut une petite visite sur le terrain, et poser quelques questions directement aux intéressés, personne en se fera bouffer.

         
        • JGorban
          JGorban répond à Hakim Bay
          proletaire
          • Posté à 16h21 le 07/08/2009
          • Internaute 69856
            proletaire

          pour moi non plus rien n’est perdu.

          restons sur le terrain ; je suis convaincu qu’au départ, seuls les évènements concrets et vécus permettent de se forger une opinion et de développer un esprit critique.

          La vie réelle est toujours plus forte que les paroles : les actes sont les juges de paix même si cela peut prendre beaucoup de temps ( cf la déchristianisation par le trop grand écart entre le dit et le faire .... ; mais c’est vrai que ça prends plus ou moins de temps )

          La vie réelle est tétue : cf tous les idéologues libéraux qui se prennent la crise sans l’avoir vu alors qu’ils proclament l’économie comme une science !

          donc plutôt qu’annoner des slogans , espérimentons nos idées à la vie concrete et en cela le camp climat est un exemple parmi d’autres de tentative de sortir de l’étoufoir

        1 autres commentaires
      • Marc de café_bloque
        Marc de café_bloque répond à JGorban
        cabot mais pas chien
        • Posté à 23h36 le 07/08/2009
        • Internaute 56893
          cabot mais pas chien

        D’accord avec le début, mais pas la fin : le peuple est décervelé, profondément endormi et ne veut surtout pas se réveiller.
        Une commerçante me parlait récemment des casseurs et a été vaguement étonnée quand je lui ai donné ma version des faits, mon témoignage, mais cela n’a pas fait tilt et elle est restée sur ses certitudes.

  • umff
    umff
    ...
    • Posté à 12h51 le 07/08/2009
    • Internaute 83477
      ...

    Les journalistes n’ont rien compris, avant le camp « action climat » ils doivent passer par un camp de « désobéissants » cela leur permettra d’être armée face à se genre de situation.. ; -)))

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à umff
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 13h50 le 07/08/2009
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      « Camp action Climat ? »

      J’espère que tous les résidents du dit camp se promènent sur zone en patins à roulettes, en vélo, à pieds,...voire même à dos d’âne !

      ° Sinon, il ne s’agit de rien d’autre que d’un vulgaire camp de scouts...

      ...mais c’est encore l’été, et les mômes ont bien le droit de s’amuser !

      • umff
        umff répond à Yvon le Zébulon
        ...
        • Posté à 14h13 le 07/08/2009
        • Internaute 83477
          ...

        Leurs motivations premières ne sont pas si absurde, même si les méthodes de communication sont à revoir radicalement. Ceci dit, Même si je ne suis pas totalement en accord avec tout leurs dogmes, les caricaturer de cette manière ce n’est pas très fairplay. ; -)

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à umff
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 16h47 le 07/08/2009
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      [ Ils doivent passer par un camp de « désobeissants »...]

      Certes certes...
      Mais pas avec n’importe quels formateurs, sinon ça e fera pas !

  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 13h00 le 07/08/2009
    • Internaute 29846
      menuisier

    C’est vexant de se voir envoyer au visage l’image déplorable de sa profession, hein ?

    Plus sérieusement, il suffit de lire la presse lorsqu’elle traite de l’altermondialisme, de la décroissance, pour s’appercevoir que la prose y oscille entre l’à peu prês et le relais du discours dominant.

    Et il faudrait donc accueillir ces mêmes « professionels » en déroulant le tapis rouge ?

    Avant de réclamer la liberté, la profession journalistique devrait se poser la question de ce qu’elle en fait quand elle peut en jouir.

    Il faut se rappeler de l’unanimité totale (ou presque) de la presse avant le référendum pour se demander de quelle coté est précisément la Corée du Nord dénoncée par le journaliste de Ouest-France, grand journal d’investigation indépendant s’il en est.

    • Sethtes
      Sethtes répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
      Mega Culpa
      • Posté à 14h48 le 07/08/2009
      • Internaute 86642
        Mega Culpa

      Tu utilises des mots et des expressions que je rêvais de manipuler dans pareille circonstances ! Merci !

    • claire_ob
      • Posté à 14h53 le 07/08/2009
      • Internaute 50988
        Etudiante

      Tout à fait d’accord avec ca. Bien entendu que c’est frustrant pour un journaliste consciencieux de payer le tribut de sa corporation.

      De toute façon, utiliser des comparaisons aussi nauséabondes que la Corée du Nord pour évoquer des militants qui, à ma connaissance, sont non-violents voire non puissants, démontre que même un journaliste aussu assidu que vous ne mérite peut-être pas de faire un papier sur ce camp et son esprit.

      Esprit qu’il ne comprendra ma foi jamais.

      Les règles ne sont pas forcément là pour réduire les libertés. Ou alors on dit que rue89 est nord-coréen car des commentaires sont modérés. Evidemment non. Rue89 définit ses règles et ceux qui les comprennent acceptent les règles du jeu (pas d’insultes etc...)

      Non mais !

      • Humain
        Humain répond à claire_ob
        • Posté à 18h08 le 07/08/2009
        • Internaute 21387

        Donc avoir un TV nationale payée par le contribuable et pilotée par l« Elysée....

        ...Est encore pire que d’avoir un TV sponsorisée par Coca-cola... !

        Parce que dans le second cas, on sait vraiment qui pilote !

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