Quand une entreprise attribue des stock-options, combien cela lui coûte-t-il vraiment ?
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Attribuer des stocks options de génère aucune sortie de ressources pour l’entreprise, puisqu’elle octroie uniquement un droit à acquérir des actions à un salarié/dirigeant, à un prix fixé à la date d’attribution. Les actionnaires existants sont les seuls « lésés » en terme de ca$h puisqu’ils sont dilués dans le capital de la société, et par exemple doivent « partager » leur dividendes avec les bénéficiaires de stock options.
En application des règles comptables internationales, les entreprises cotées émettant des stocks options enregistrent une charge (ce qui dégrade donc leur résultat), correspondant à l’avantage attribué aux salariés bénéficiaire des stock options. La valeur de cet avantage est estimée en utilisant des modèle mathématiques type « black & scholes ».
La contrepartie de cette charge est enregistrée dans les capitaux propres, aucune sortie de ressource ne devant intervenir.
Donc comptablement, cela coûte, mais c’est une charge « fictive » dans le sens ou elle ne donnera jamais lieu à aucun paiement.
Avant d’en venir aux stocks-options examinons le cas des actions gratuites qui en sont, en quelques sortes, l’évolution ultime puisque dans ce cas la décote est totale.
L’entreprise dispose de deux modalités pour débloquer des actions gratuites. La première consiste à racheter des actions et à les redistribuer aux salariés. Elle a un coût, mais les sommes dépensées sont déduites de l’assiette fiscale. La seconde possibilité consiste à émettre de nouveaux titres au travers d’une augmentation de capital qui n’engendre aucun coût associé à l’opération, autre qu’administratif. Toutefois, si l’opération semble transparente, elle entraîne mécaniquement une dilution de capital et donc un coût direct pour les actionnaires. Dans les deux cas, la législation fixe un plafond d’émission à 10 % du capital social de l’entreprise.
A gain équivalent pour le salarié, le dispositif des stock-options oblige logiquement à émettre plus de titres que le dispositif des actions gratuites. Toutefois, alors que les actions gratuites sont « données », les stocks-options sont « vendues » à tarif préférentiel. Ainsi, le coût final pour l’entreprise d’une action gratuite équivaut, par exemple, à la distribution de trois stock-options qui bénéficieraient d’un rabais de 33 %
Je ne pense pas qu’on puisse utilement comparer l’attribution d’actions gratuites à celle de stock options, même si, en fin de compte, l’objectif des deux est donner à des salariés le statut d’actionnaires, ce qui n’est pas du tout un des effets du contrat de travail.
Ce qui est vrai c’est que, dans les deux cas, l’entreprise récompense un salarié sans qu’il lui en coûte rien, ce sont les autres actionnaires qui perdent un droit préférentiel de souscription. L’entreprise, elle, constate simplement un manque à encaisser -on pourra gloser longtemps pour décider si ça a la nature d’un coût ou non- manque à encaisser égal à la totalité de la valeur de l’action attribuée gratuitement aux salariés, alors que, selon la loi, dans le cas des stocks option, ce manque à encaisser est limité à 5% de la valeur des titres souscrites par les salariés, si ma mémoire est bonne. Je ne vois pas très bien d’où vient ce pourcentage de rabais de 33 % ?
« Je ne pense pas qu’on puisse utilement comparer l’attribution d’actions gratuites à celle de stock options, »
Expliquez-moi, alors, la différence fondamentale entre les deux pratiques ?
« Je ne vois pas très bien d’où vient ce pourcentage de rabais de 33 % ? “
Supposons qu’une action vaut 100.
Si l’entreprise accorde une action gratuite, cela lui ‘coûte’ 100.
Si l’entreprise accorde trois stock-options avec un rabais de 33%, cela lui ‘coûte’ 3 x 33 € = 99 € d’où l’équivalence entre une action gratuie et trois stock-options avec un rabais de 33%.
bien sûr que non ! La rédaction de Rue89 ignore-t-elle donc que l’attribution de stocks options ne coûte en principe pas un kopek à qui que ce soit puisqu’il s’agit d’une promesse et qu’une promesse ne coûte rien ?
Si, une stock option coute comme coute un cadeau : on ne l’offre qu’une fois et une fois offert, on ne peut plus le reprendre.
Si un salarie est motive par l’offre de l’option, et qu’il perd sa motivation apres la realisation de l’option, cela a aussi un cout pour une entreprise.
Auditrice
Auditrice
Attribuer des stocks options de génère aucune sortie de ressources pour l’entreprise, puisqu’elle octroie uniquement un droit à acquérir des actions à un salarié/dirigeant, à un prix fixé à la date d’attribution. Les actionnaires existants sont les seuls « lésés » en terme de ca$h puisqu’ils sont dilués dans le capital de la société, et par exemple doivent « partager » leur dividendes avec les bénéficiaires de stock options.
En application des règles comptables internationales, les entreprises cotées émettant des stocks options enregistrent une charge (ce qui dégrade donc leur résultat), correspondant à l’avantage attribué aux salariés bénéficiaire des stock options. La valeur de cet avantage est estimée en utilisant des modèle mathématiques type « black & scholes ».
La contrepartie de cette charge est enregistrée dans les capitaux propres, aucune sortie de ressource ne devant intervenir.
Donc comptablement, cela coûte, mais c’est une charge « fictive » dans le sens ou elle ne donnera jamais lieu à aucun paiement.




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