30/07/2009 à 18h35

« Depuis trente ans, j'explore ce qu'on appelle la sexualité SM »

Alexandre Gamberra | Ecrivain et universitaire


Photo : Jason Clapp/Flickr

Les couples vivent tous leur sexualité de façon différente.Sur Rue89, j’ai déjà parlé du couple « modèle » et du couple « polyamoureux ».

L’écrivain Alexandre Gamberra, auteur de « Un amour sans merci », a accepté de témoigner de son couple SM... A ne pas confondre avec un stage ou une soirée fétichiste, ça ne relève pas de la même dynamique. Camille.


J’ai 53 ans et j’enseigne la littérature contemporaine dans une université française. Je suis le père (divorcé) d’un adolescent et j’ai la chance d’aimer une compagne (et d’être aimé d’elle) que je veille à protéger de la rumeur et des railleries à la fois mesquines et stupides.

D’une part, notre intimité ne regarde que nous ; d’autre part, la société dans laquelle nous vivons s’arrange du fétichisme et du sadomasochisme quand ils relèvent de la mode et du « porno chic » mais demeure, notamment dans la sphère professionnelle, crispée vis-à-vis de ces pratiques.

On aura saisi que j’accepte de payer ma transparence (relative) au prix fort -c’est-à-dire celui d’une carrière arrêtée, bloquée, stoppée, attendu que l’institution à laquelle j’appartiens considère que mes travaux et mes publications consacrés depuis dix ans aux représentations du corps et des sexualités dans les arts et la littérature sont, au mieux, « périphériques », au pire « originaux » (c’est-à-dire « pas sérieux »)- mais que je m’interdis d’exposer mes proches.

Depuis trente ans j’explore ce qu’il est convenu d’appeler la sexualité SM

Voilà une trentaine d’années que j’ai pris conscience de mes fantasmes, c’est-à-dire que j’ai accepté de les regarder en face sans en avoir honte. Depuis donc la fin des années 70, j’explore ce qu’il est convenu d’appeler la sexualité SM, même si cette terminologie est sujette à bien des confusions et des approximations.

Cette découverte m’a d’abord fourni l’occasion d’escapades particulièrement jouissives (la transgression augmentant le plaisir dispensé).

Pendant longtemps, je me suis contenté d’étreintes furtives avec des partenaires souscrivant à ces passages à l’acte, de liaisons brèves mais intenses, de séances tarifées avec des soumises prostituées (dès l’époque du Minitel, il a été facile d’en trouver à Paris).

Je me définis comme un sujet dominant (certains préfèrent « maître »)

Depuis une décennie, je considère ne plus avoir à dissimuler mon orientation sexuelle. Je l’assume pleinement (sans prosélytisme), ce qui me conduit à ne m’intéresser qu’à des femmes susceptibles de « rentrer » durablement dans mon univers fantasmatique. Celle qui est aujourd’hui dans ma vie partage librement cette sexualité.

Je me garderai de généraliser. Du coup, je n’érigerai pas mes désirs en normes : ce qui m’excite n’est pas forcément de nature à échauffer tel(le ou tel(le) autre. De même que l’hétérosexualité conventionnelle n’a pas pour corollaire que les hétéros fassent pareillement l’amour, une orientation sexuelle SM n’exige pas qu’elle soit vécue selon une seule modalité.

Je me définis comme un sujet dominant (beaucoup voudront mettre une majuscule à ce qualificatif, pas moi ! , je n’aime pas l’emphase et je prise davantage le souci que l’estime de soi ; plusieurs préfèreront recourir au vocable de maître).

A bien des égards, c’est ma soumise qui m’instrumente

En vertu d’une trame « narrative » qui fait de ma partenaire ma soumise, mon esclave, mon objet sexuel, je suis celui qui dirige et met en scène nos ébats.

Les personnes curieuses d’en savoir plus se reporteront à ces récits littéraires (« Histoire d’O » de Pauline Réage et « L’Image de Jeanne » de Berg) qui, en la matière, font figure de classiques : le factuel de mes amours n’a pas grand intérêt, à moins de verser dans l’exhibitionnisme et de vouloir flatter le voyeurisme de la société de l’information.

En revanche, il convient de poser que cette sexualité implique le consentement et le respect mutuels. Cela peut surprendre mais ma compagne ne vit rien de ce qu’elle ne veut pas subir. Mon rôle au sein de notre couple correspond à celui du sujet sadomasochique (pour reprendre Gilles Deleuze).

Fort heureusement, je ne suis pas sadique : je ne suis le dominant et le maître que parce que ma soumise me reconnaît cette place ; à bien des égards, c’est elle qui m’instrumente (même si en apparence c’est moi qui la réifie).

Je déconseille à toutes et à tous de croiser la route d’un(e) sadique, au sens clinique, car ces individus ne se préoccupent pas du plaisir ni du bien-être ni de la sécurité de l’autre (leur profil est psychotique).

Un amour sans merci d’Alexandre Gamberra - éd. Tabou - 206p. - 9€.

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  • Meinhof
    Meinhof répond à einna
    Chef marketing
    • Posté à 16h57 le 31/07/2009
    • Internaute 40313
      Chef marketing

    L’article ne vous a peut être pas permis de mesurer son état de jeu mais il se trouve que c’est bien de cela qu’il s’agit.
    D’ailleurs, dans le milieu il y a beaucoup de pratiquants « auto-reverse. »
    Le dominateur d’une soirée peut très bien devenir le soumis le lendemain (même si certains tiennent leur rôle sans jamais varier).

    Et croyez moi, il y a beaucoup d’amour dans ce type de relation...

  • Valparaiso-Cerro-alegre
    Valparaiso-Cerro-alegre répond à Camille
    PISCOLOGUE
    • Posté à 19h46 le 31/07/2009
    • Internaute 64360
      PISCOLOGUE

    Peut-être que je suis vieux jeu mais de l’instant ou un sujet commence à donner du cadre a sa sexualité cela se appelle perversion. Après le sujet peut valoriser les pratiques sexuelles en le écrivant. D’autres ont fait pire ou mieux. Sade était un maître.

    • Camille
      Camille répond à Valparaiso-Cerro-alegre
      Mauvais genre
      • Posté à 01h37 le 01/08/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Donc vous rejoignez Licor quand il écrit que la seule sexualité non perverse serait le viol reproductif (hors cadre relationnel donc) et vous me confirmez dans mon envie d’explorer certaines perversions ; -) ?

      • Valparaiso-Cerro-alegre
        Valparaiso-Cerro-alegre répond à Camille
        PISCOLOGUE
        • Posté à 09h32 le 01/08/2009
        • Internaute 64360
          PISCOLOGUE

        Neni ! Je dis simplement que la sexualité explorée à l’intérieur d’un même cadre de manière réfléchie rejoint la perversion. Je pense que les formes de la sexualité, données par l’imagination de l’un et de l’autre, seul ou en couple, parfois sans paroles pendant la rencontre sexuelle, tiennent du fantasme parce qu’il nourrit l’érotisme.
        Ce qu’on appelle des perversions répond plutôt au registre d’une classification psychiatrique largement inspirée par la morale du XIX siècle, dont la masturbation était la plus honni des pratiques (ça rendait carrément sourd).

        Quant à la question de savoir si la seule relation non perverse serait la reproduction, je ne me retrouve guère à ce niveau de reflexion. La reproduction humaine dans la plupart de cas est un acte de désir partagée, dans certains un horreur (le viol), quant au comportement qui la sous-tend elle tient plutôt du seul moment où l’humain est un animal.

        • Camille
          Camille répond à Valparaiso-Cerro-alegre
          Mauvais genre
          • Posté à 12h07 le 01/08/2009
          • Internaute 48427
            Mauvais genre

          Ce que je ne comprends pas, ou plutôt là où nous ne sommes pas d’accord, c’est que pour vous le cadre entrave l’imagination alors que pour moi le cadre la libère.

          Pour le coup, et ça je l’avais appris lors du stage BDSM que j’avais fait, on ose aller beaucoup plus loin lorsque l’on sait que l’autre nous dira « non » s’il ne veut pas et que l’autre ne nous prendra pas pour un fou parce qu’on est dans le cadre d’un jeu.

          Lorsque, ce qui est souvent le cas dans la vraie vie, le fait de tenter une nouvelle expérience fait que la ou le partenaire vous juge étrange, n’ose pas trop refuser parce qu’elle/il vous aime, les fantasmes restent extrèmement personnels et difficiles à mettre en oeuvre.

          • Valparaiso-Cerro-alegre
            Valparaiso-Cerro-alegre répond à Camille
            PISCOLOGUE
            • Posté à 13h04 le 01/08/2009
            • Internaute 64360
              PISCOLOGUE

            « Lorsque, ce qui est souvent le cas dans la vraie vie, le fait de tenter une nouvelle expérience fait que la ou le partenaire vous juge étrange, n’ose pas trop refuser parce qu’elle/il vous aime, les fantasmes restent extrêmement personnels et difficiles à mettre en œuvre. »
            J’ai souvent eu en psychanalyse des femmes ravagées de honte, parce que lors de la rencontre sexuelle avec leur partenaire celui-ci avait eu la bonne idée de lui demander « pourquoi tu aimes ça ? ». « Je lui prend la tête et je lui dit de me mordre les seins pendant que je me masturbais... j’adorais jouir comme ça... un jour je lui demande de me sodomiser et de me pincer très fortement les seins, il me dit : “mais au fait pourquoi t’aimes ça”. Depuis je n’ose plus rien, j’écarte les jambes et j’attends qu’il jouisse. J’ai honte. »
            Là dessus il y aurait beaucoup à dire. Quant au cadre, je crois que nous sommes en pleine incompréhension. C’est le contexte rigide de la mise en scène qui finit par dévoiler la perversion et non pas l’imagination érotique et sa réalisation érotique.

            • Camille
              Camille répond à Valparaiso-Cerro-alegre
              Mauvais genre
              • Posté à 15h07 le 03/08/2009
              • Internaute 48427
                Mauvais genre

              Je ne crois pas que le cadre de la mise en scène soit rigide, Alexandre dit d’ailleurs bien qu’il n’a plus besoin de ces codes là ; c’est le cadre de la relation, de ce qui peut etre fait ou non, des acceptations et des refus qui est relativement rigide dans le sens où c’est bien lui qui propose/imagine et elle qui peut refuser (tel que je comprends leur relation).

  • Valparaiso-Cerro-alegre
    Valparaiso-Cerro-alegre répond à Camille
    PISCOLOGUE
    • Posté à 19h48 le 31/07/2009
    • Internaute 64360
      PISCOLOGUE

    Peut-être que je suis vieux jeu mais de l’instant où un sujet commence à donner du cadre a sa sexualité cela se appelle perversion. Après le sujet peut valoriser les pratiques sexuelles en le écrivant. D’autres ont fait pire ou mieux. Sade était un maître.

    • Alexandre Gamberra
      Alexandre Gamberra répond à Valparaiso-Cerro-alegre
      Auteur(e) de l'article Ecrivain et universitaire
      • Posté à 15h55 le 03/08/2009
      • Expert 85747
        Ecrivain et universitaire

      Bonjour,

      Si je peux en juger par moi-même, je ne suis pas un « pervers » au sens clinique du terme puisque je n’ai pas besoin d’un protocole sm ni pour éprouver de l’excitation ni pour obtenir une érection ni pour atteindre l’orgasme.

      Mais le « cadre » sm me procure un plus grand plaisir (sans comparaison aucune). En fait, je me reconnais dans mon univers fantasmatique que j’accepte et qui ne me heurte pas.

      Aujourd’hui, je suis « libre » de la terminologie sm habituelle, de son dress-code, de ses conventions, etc.

      Ce qui ne signifie pas que je n’en use pas.

      Mais si je dois obligatoirement revêtir du cuir pour aller à une soirée, dans un « donjon » ou dans un lieu sm quelconque, et que l’entrée autrement m’y sera interdite, cela me paraît SUPERFICIEL.

      Cela étant, je ne m’enferme pas dans un seul scénaio avec ma partenaire. Cela dépend de la période dans laquelle nous sommes et des fantasmes que nous entretenons, reformulons, etc.

      Suis-je « pervers » ? Je suis un GENTIL pervers, au sens courant du terme.

      Excellente journée,

      Alexandre Gamberra

  • féric
    féric
    entre 40 et 41
    • Posté à 19h57 le 30/07/2009
    • Internaute 58677
      entre 40 et 41

    J’ai jamais lu un article aussi bâclé, on s’attend à un propos réfléchi à chaque paragraphe, mais rien ne sort, au fur à et mesure on rentre dans le détails et puis ça s’arrête, rien n’a été dit.

    • Sethtes
      Sethtes répond à féric
      Mega Culpa
      • Posté à 20h05 le 30/07/2009
      • Internaute 86642
        Mega Culpa

      Bah c’est une partie du bouquin, non ? L’objectif n’est pas forcément de la balancer en entier ici, enfin je ne pense pas... C’est un peu une pub, une promotion quoi...

      • Camille
        Camille répond à Sethtes
        Mauvais genre
        • Posté à 21h21 le 30/07/2009
        • Internaute 48427
          Mauvais genre

        Non, c’est un témoignage spécifique écrit à ma demande

    • Éric  Perrin
      Éric Perrin répond à féric
      Ginkonaute
      • Posté à 20h47 le 30/07/2009
      • Internaute 51185
        Ginkonaute

      Ah ? moi je trouve que c’est un article bien ficelé !

      • Al nasr al tair
        Al nasr al tair répond à Éric Perrin
        L'aigle en vol...
        • Posté à 21h05 le 30/07/2009
        • Internaute 69210
          L'aigle en vol...
      • Al nasr al tair
        Al nasr al tair répond à Éric Perrin
        L'aigle en vol...
        • Posté à 21h07 le 30/07/2009
        • Internaute 69210
          L'aigle en vol...
         
        • carm-a
          carm-a répond à Al nasr al tair
          cocinero
          • Posté à 00h40 le 31/07/2009
          • Internaute 82840
            cocinero

          Je bande,...enfin,... je pense que ça va venir. juste le temps de griller une Marlboro

          • Pseudo
            Pseudo répond à carm-a
            Enfin libre : -)
            • Posté à 18h28 le 31/07/2009
            • Internaute 25947
              Enfin libre : -)

            Oui, enfin pour que ça soit efficace, va falloir ajouter quelque chose à la Malboro

        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à Al nasr al tair
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 08h33 le 31/07/2009
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          Les picadors vont-ils débouler à cheval avec leurs banderillas... ?

        • Pseudo
          Pseudo répond à Al nasr al tair
          Enfin libre : -)
          • Posté à 18h00 le 31/07/2009
          • Internaute 25947
            Enfin libre : -)

          Euh..... J’hésite, mais finalement non. : -)

        4 autres commentaires
  • Dormeurduval
    Dormeurduval
    Etudiant
    • Posté à 20h10 le 30/07/2009
    • Internaute 85028
      Etudiant

    Merci pour l’article.

    « [...]que je veille à protéger de la rumeur et des railleries à la fois mesquines et stupides. »

    On ne comprend pas tellement l’allusion. Surtout que vous poursuivez par « notre intimité ne regarde que nous ».

    « D’une part, notre intimité ne regarde que nous ; d’autre part, la société dans laquelle nous vivons s’arrange du fétichisme et du sadomasochisme quand ils relèvent de la mode et du “ porno chic ” mais demeure, notamment dans la sphère professionnelle, crispée vis-à-vis de ces pratiques. »

    La société n’a pas à s’arranger du fétichisme ou du sadomasochisme (qui sont deux pratiques bien distinctes, bien qu’elles puissent être mêlées). Elle en est imprégnée et comme vous le dites « notre intimité ne regarde que nous ». Si l’industrie du porno récupère ces thèmes, c’est simplement qu’il y a de la demande. Mais que la sphère professionnelle soit crispée quant à votre sexualité, je ne peux vous plaindre. Que la littérature portant sur ce thème soit considérée comme étant « périphérique » ou « originale », c’est peut-être simplement que ce genre d’écrit attire peu, à l’inverse des supports audiovisuels qui sont, à tort ou à raison, beaucoup plus attractifs en matière de sexualité.

    « Voilà une trentaine d’années que j’ai pris conscience de mes fantasmes, c’est-à-dire que j’ai accepté de les regarder en face sans en avoir honte. [...] Pendant longtemps, je me suis contenté d’étreintes furtives avec des partenaires souscrivant à ces passages à l’acte, de liaisons brèves mais intenses, de séances tarifées avec des soumises prostituées (dès l’époque du Minitel, il a été facile d’en trouver à Paris). »

    C’est intéressant car il semblerait que dans les préférences et fantasmes qui s’écartent de la « norme » comme la conçoit la société, les personnes optent davantage pour des relations uniquement sexuelles, notamment tarifées. D’ailleurs les prostituées sont souvent sollicitées pour assouvir des fantasmes considérés comme irréalisables dans un couple. Comme s’il y avait incompatibilité entre fantaisie sexuelle et relation sérieuse. Quant aux relations homosexuelles, il existe de nombreux établissement uniquement dédiés à l’acte sexuel. (Le SM et l’homosexualité ayant tous les deux été considérés comme étant paraphiliques).

    « [...] le factuel de mes amours n’a pas grand intérêt, à moins de verser dans l’exhibitionnisme et de vouloir flatter le voyeurisme de la société de l’information. »

    A défaut de tomber dans l’exhibitionnisme, il eut été intéressant de nous faire découvrir cette pratique car vous ne l’expliquez finalement que très peu. Quel plaisir trouvez-vous dans le rôle de « dominant » ? En quoi est-ce votre épouse qui vous instrumente si vous êtes le dominant ? Votre rapport sado-masochiste se limite-t-il uniquement à vos relations sexuelles ou arrive-t-il qu’il déborde de ce cadre ?

    En tout cas, vous avez pleinement raison d’assumer votre sexualité et vos fantasmes. Il n’y a pas de sexualité « normale » et si celle-ci devait se limiter à une pénétration hebdomadaire homme/femme, ce serait bien ennuyant.

  • Charles Mouloud
    Charles Mouloud
    Bras gauche de la Vénus de (...)
    • Posté à 20h15 le 30/07/2009
    • Internaute 12542
      Bras gauche de la Vénus de (...)
    • Al nasr al tair
      Al nasr al tair répond à Charles Mouloud
      L'aigle en vol...
      • Posté à 20h29 le 30/07/2009
      • Internaute 69210
        L'aigle en vol...

      L’amour à la charentaise, ya qu’ça d’vrai !
      Parole de picto-charentais...............

      • Pseudo
        Pseudo répond à Al nasr al tair
        Enfin libre : -)
        • Posté à 18h01 le 31/07/2009
        • Internaute 25947
          Enfin libre : -)

        « L’amour à la charentaise »

        Tigerbill ! ! ! ! ! Hou ! Hou !

    • virginie78
      virginie78 répond à Charles Mouloud
      Éteignez votre TV et apprenez à (...)
      • Posté à 22h32 le 30/07/2009
      • Internaute 25883
        Éteignez votre TV et apprenez à (...)

      han !
      han !

      vas-y Henry, défonce moi le Mariolles !

  • DaBass
    DaBass
    Etudiant en pleine prise de (...)
    • Posté à 20h16 le 30/07/2009
    • Internaute 86693
      Etudiant en pleine prise de (...)

    Merci pour cet article , qui bien loin d’éclairer pleinement le sujet tend à le banaliser encore un peu plus.
    Pour ma part je ne peux qu’acquiescer la fin et la dominante du respect ainsi que l’éloignement voulu de toutes les théories faites sur le sujet.
    Mais en somme , malgré le fait que je sois personnellement « attaché » au sujet , quel but à cet article ? simplement déconseiller « à toutes et à tous de croiser la route d’un(e) sadique, au sens clinique, car ces individus ne se préoccupent pas du plaisir ni du bien-être ni de la sécurité de l’autre (leur profil est psychotique). »

    Ou alors j’ai raté quelque chose ?

    • Camille
      Camille répond à DaBass
      Mauvais genre
      • Posté à 21h17 le 30/07/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      L’article a été écrit et publié à ma demande pour Rue69

      J’ai demandé à Gamberra son témoignage pour 2 raisons que j’évoque au début de son article :

      1) je propose dans Rue69 plusieurs « modèles de couple » dans le cadre d’une exploration sur les sexualités qui fait partie de l’objet de ce blog

      2) j’avais publié plusieurs articles en lien avec « la sphère SM » (sur un stage BDSM, sur une soirée fétichiste). Or ces articles avaient été très mal perçus par les couples qui avaient une sexualité SM car ils prêtaient à confusion entre ce que pouvait être une relation de couple avec une sexualité SM et ce dont je parlais

      (Un peu comme si, à chaque fois que je parlais de l’homosexualité, c’était en lien avec le sida : aucun sujet ne traite de la relation homosexuelle, à tel point que des lecteurs pourraient s’interroger sur mes intentions.)

      Ici donc, des lecteurs se sont interrogés sur le fait que Rue69 ne parlait du SM que sous un angle « commercial » ou ludique (stage, soirée...) en oubliant l’essentiel, à savoir la relation humaine amoureuse qui généralement sous-tend la relation sexuelle quelle qu’elle soit.

      J’ai donc demandé à Gamberra de venir m’aider à apporter cette correction de point de vue en témoignant de son couple SM, ce qu’il a très gentiment accepté (d’autres ont refusé).

  • puresonic
    puresonic
    Contempteur irascible
    • Posté à 20h31 le 30/07/2009
    • Internaute 55211
      Contempteur irascible

    A l’auteur

    Pas « SM » mais simplement « M » puisque vous reniez le sadisme
    ou peut-être ne le comprenez vous pas.

    voila....grande découverte....vous êtes maso..
    d’ailleurs votre texte le prouve clairement...

  • Éric  Perrin
    Éric Perrin
    Ginkonaute
    • Posté à 20h33 le 30/07/2009
    • Internaute 51185
      Ginkonaute
  • Coragyps Atratus
    Coragyps Atratus
    Dans l'attente du moment propice
    • Posté à 21h01 le 30/07/2009
    • Internaute 37338
      Dans l'attente du moment propice

    C’est de loin l’une des plus belle sexualité.

    Tout d’abord une précision : le terme « sadomasochisme » est mal approprié car il fait indéniablement référence aux écrits et à la pensée de Sade - ce dernier axe la sexualité sur le rapport de force et surtout le rapport contraint de l’un des partenaire. Parler de soumission et de domination est plus réel car faisant référence à un jeu dans lequel les partenaires sont consentants.

    Ces rapports de soumission/domination supposent de connaître le corps de son partenaire mais au delà, ses seuils, ses points sensibles, ses inhibitions. Contrairement aux idées reçues, ce type de rapport oblige à une très grande connaissance de l’autre et une très grande complicité ainsi qu’une confiance réciproque. Au delà de l’aspect purement sexuel, ce type de rapport exige également de la part de chacun des partenaire une certaine propension à l’imagination et à la nouveauté. Un rapport de ce type ne peut pas se faire en 10 mn - il y a la préparation du corps, les caresses des zones érogènes qui, au fil du rapport, s’accentuent peu à peu pour finir en coups, mais toujours dans le respect de l’autre afin que le plaisir dépasse toujours la douleur.

    Tous les prétextes sont bons pour jouer : la religion, l’école, l’armée, le preneur d’otage et c... Tout est une histoire d’imagination et de mise en scène, pourvu que chacun y trouve son plaisir dans le respect ABSOLU de l’autre.

    Il n’y a guère de rapports de force dans ce type de relation, seulement un jeu. La douleur et le plaisir sont des sensations du corps assez proches, tellement proches qu’elles en sont subjectives pour tous. Tout dépend du contexte.

    Pour ma part, je m’adonne sans vergogne à cet « art » dans la mesure où des relations sexuelles « classiques » terriblement m’ennuient et je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin vu que la palette des plaisirs est immense.

    Bien à vous....

    • puresonic
      puresonic répond à Coragyps Atratus
      Contempteur irascible
      • Posté à 15h58 le 31/07/2009
      • Internaute 55211
        Contempteur irascible

      « le terme “ sadomasochisme ” est mal approprié car il fait indéniablement référence aux écrits et à la pensée de Sade »

      Oui, dans le cas de l’auteur de l’article et dans votre cas, on
      ne peut parler de « SM », la composante « sado » étant quasi absente

      Au final vous souhaitez simplement « donner du plaisir » à votre partenaire et en ce sens vous êtes simplement « maso ».

      Mais votre cas ne reflette aucunement l’ensemble des pratiques SM.
      J’ai depuis 20 ans, un ami trés impliqué dans ce milieu (organisation de soirées notamment) et, pour y
      avoir été invité (introduit), je peux affirmer que le « SM »
      existe bien sous la forme « Sado+maso »

      • Camille
        Camille répond à puresonic
        Mauvais genre
        • Posté à 16h02 le 31/07/2009
        • Internaute 48427
          Mauvais genre

        De l’utilité du terme BDSM qui est plus englobant...

         1 autres commentaires
      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à puresonic
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 19h38 le 31/07/2009
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        « introduit ? »

         
        • vermisseau
          vermisseau répond à Yvon le Zébulon
          étudiant ingénieur en (...)
          • Posté à 21h39 le 31/07/2009
          • Internaute 26276
            étudiant ingénieur en (...)

          ben oui il était actif et s’est introduit chez (dans) quelqu’un
          une pénétration en quelque sorte...
          (bon OK je sors... ^^)

        1 autres commentaires
      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à puresonic
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 22h03 le 31/07/2009
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Rien que l’ampoulage de tes commentaire fait débander n’importe qui...
        - Rien de ludique, uniquement du technique et de la prétendu philo.

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 21h20 le 30/07/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    Les SM, ils sont complètement frappés.

  • Chercheur de Bon Sens
    Chercheur de Bon Sens
    France d'en Bas
    • Posté à 00h06 le 31/07/2009
    • Internaute 85446
      France d'en Bas

    Aucun avis sur la question, mais je ne vois pas ce que l’on peut reprocher à des adultes consentants d’avoir les comportements qu’ils désirent...

    Vu ici...

    Lien

    Je ne suis pas sûr que dans ce cas, la relation soit souhaitée.. quoique ?

  • carm-a
    carm-a
    cocinero
    • Posté à 00h35 le 31/07/2009
    • Internaute 82840
      cocinero

    Ah, la citroen S.M. Quel pied ! ! !

  • carm-a
    carm-a
    cocinero
    • Posté à 01h08 le 31/07/2009
    • Internaute 82840
      cocinero
  • tous_les_plaisirs
    tous_les_plaisirs
    et pas que du chocolat
    • Posté à 07h40 le 31/07/2009
    • Internaute 73078
      et pas que du chocolat

    SM ne veut pas dire Sado-Maso mais Slave-Master (Esclave-Maître)
    « Sado-Maso » est une très mauvaise traduction de l’anglais « SM », d’où certains malentendus avec les vrais sadiques... La palette des activités SM est bien plus large que le sado-masochisme ! !
    D’après mon carnet d’adresses (100% gay), les « Slaves » sont plutôt des dominants dans le civile (patrons, responsables, chefs d’équipe, grandes gueules). Les « Masters » ont plus fréquemment des jobs moins prestigieux. Une espèce de compensation/inversion des rôles sociaux assez jouissive. J’allais oublier : les 100% masters ont bien souvent des p’tites bites (ils compensent autrement...)
    Les rôles Esclave/Maître ne sont pas forcement figés comme beaucoup le croient. Mais on ne change JAMAIS de rôle pendant le plan SM.
    Il existe cependant des plans qui débutent de façon neutre et dont on ne connait pas d’avance l’issue : combat (lutte +/- sportive) qui définira qui sera S et qui sera M... (de la pure perversion, sluurp).
    Les plans SM sont négociés d’avance (limites à ne pas dépasser, ou... à dépasser) et très codés : le master doit être très attentif aux réactions de sont esclave, et de fait, implicitement c’est un peu l’esclave qui mène la danse. Un mot/geste code est toujours convenu d’avance pour arrêter le plan SM immédiatement : STOP par exemple (si la larve est en mesure de parler, aarrff).
    Dans l’imaginaire collectif, un plan SM est associé au FOUET... même si ça existe, la pratique est plus que marginale. Un plan SM n’est pas non plus obligatoirement « cuir/latex/menottes ». Les SM sont bien plus imaginatifs et perverts que ça....
    Signé : un esclave du SM

    • Baurelyre
      Baurelyre répond à tous_les_plaisirs
      Libelliste
      • Posté à 12h43 le 31/07/2009
      • Internaute 21869
        Libelliste

      « Signé : un esclave du SM »

      Non, Monsieur, un esclave de l’anglomanie.

      B.

      • vermisseau
        vermisseau répond à Baurelyre
        étudiant ingénieur en (...)
        • Posté à 12h48 le 01/08/2009
        • Internaute 26276
          étudiant ingénieur en (...)

        « L’anglomanie désigne — souvent de façon péjorative — l’engouement — jugé excessif par ses opposants — qui se manifesta en Europe continentale aux lendemains de la Guerre de Sept Ans, pour les usages (clubs et courses hippiques), les modes vestimentaires (la redingote) et gastronomiques (le punch), les arts décoratifs (les “ jardins anglais ”).
        Comme le remarquent Claude Bruneteau et Bernard Cottret,
        “ la difficulté que l’on a à saisir l’anglomanie du xviiie siècle provient essentiellement de son caractère diffus. En effet, elle ne constitua ni une école littéraire – quelqu’influentes qu’aient pu être les traductions des auteurs anglais – ni une idéologie définie. De plus, si elle fut favorisée par un lieu de sociabilité comme la franc-maçonnerie, ouverte de par ses influences d’outre-Manche, elle ne saurait s’y identifier 1. ”
        Contrairement à l’anglophilie des Lumières, l’anglomanie ne porte plus sur l’unique engouement intellectuel et culturel pour la Grande-Bretagne. Ainsi, Louis Sébastien Mercier distingue anglophilie d’anglomanie. La dernière est le goût pour une mode, la première la recherche d’un modèle. Cependant, l’anglomanie peut recouvrir une dimension intellectuelle : ainsi, la passion pour l’agronomie anglaise et ses expérimentations peut s’apparenter à une forme d’anglomanie.
        La notion apparaît aussi comme une étiquette insultante, comme une arme des ennemis des anglophiles. On en trouve mention dans l’Année littéraire de Fréron, mais le mot connaît son succès avec l’œuvre de Fougeret de Monbron, Préservatif contre l’Anglomanie, violent pamphlet de 1757. »

         ? ? ?

  • tweesty
    tweesty
    Gaucher et contrarié
    • Posté à 03h14 le 31/07/2009
    • Internaute 83901
      Gaucher et contrarié

    Avoir des pratiques SM, ok (enfin, pourquoi pas....) mais se vanter dans un milieu professionnel comme l’enseignement tout en étant conscient que
    « j’accepte de payer ma transparence (relative) au prix fort -c’est-à-dire celui d’une carrière arrêtée, bloquée, stoppée, attendu que l’institution à laquelle j’appartiens considère que mes travaux et mes publications consacrés depuis dix ans aux représentations du corps et des sexualités dans les arts et la littérature sont, au mieux, “ périphériques ”, au pire “ originaux ” (c’est-à-dire “ pas sérieux ”)... »
    Ca c’est être maso...

    • Camille
      Camille répond à tweesty
      Mauvais genre
      • Posté à 09h29 le 31/07/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Je ne crois pas qu’il s’agisse de s’en vanter mais de l’assumer.

      Vous ne vous vantez pas de votre sexualité au boulot mais peut être vos collègues ou certains d’entre eux connaissent-ils votre copine ou votre copain...

      • Charles Mouloud
        Charles Mouloud répond à Camille
        Bras gauche de la Vénus de (...)
        • Posté à 10h49 le 31/07/2009
        • Internaute 12542
          Bras gauche de la Vénus de (...)

        Perso, je ne m’en vante pas.
        D’ailleurs , qui se vanterait de sa dernière panne sexuelle ?
        Heureusement que j’étais seul !
        Je me suis fait quand même la gueule , et suis parti dormir sur le canapé.
        Bien fait pour moi !

    • Lictor
      Lictor répond à tweesty
      informaticien
      • Posté à 18h50 le 31/07/2009
      • Internaute 68450
        informaticien

      C’est vrai. C’est comme les gays, s’ils restaient dans le placard, ils ne seraient pas victimes de discrimination... Et c’est comme ses opinions politiques et syndicales, il vaudrait mieux les laisser à la maison que venir polluer l’ambiance au boulot avec ses opinions et sa personnalité...

      • tweesty
        tweesty répond à Lictor
        Gaucher et contrarié
        • Posté à 00h24 le 01/08/2009
        • Internaute 83901
          Gaucher et contrarié

        Entendu en réunion pédagogique : « La semaine a été globalement correcte ; je me suis fait insulter 18 fois par mes élèves et j’ai pris 2 baffes. »
        (Là je déconne... J’essayais de dédramatiser le débat, comme dans mon post précédent, qui n’avait rien d’une remarque sérieuse.)
        De plus, ces commentaires visaient spécifiquement l’univers délimité de l’EN, que j’ai bien connu.
        Personnellement, je me fiche totalement des préférences sexuelles de mes collègues de travail mais ce que j’ai pu comprendre dans « la grande maison », c’est qu’il vaut mieux ne pas faire de vagues.
        Un humoriste noir disait récemment que « dans les clubs SM, il n’y a que des blancs. Les noirs se sont fait fouetter pendant 400 ans, alors ils vont pas y retourner tout de suite. »
        Ce n’est pas le cas dans les clubs gays.
        Le 1er post voulait juste dire que les gens qui morflent dans la vie avaient peut être plus de réticence à avoir ce genre de pratiques (que je n’ai pas à juger... Chacun fait ce qu’il lui plaît).

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