Témoignage 24/07/2009 à 11h05

Enseignants désobéissants : au coin pour l'exemple !

parisdezo | enseignants

Nous sommes douze professeurs des écoles à avoir subi des retraits de salaire et nous nous sommes regroupés en collectif. A la fois pour entamer une action juridique avec une avocate pour un recours au tribunal administratif, et pour organiser des actions de solidarité pour alimenter une caisse de soutien financier.

En effet, la loi prévoit deux cas pour le retrait de salaire : la grève et l’absence. Manifestement, le retrait de salaire est utilisé à la place d’une sanction disciplinaire. Fin mars, nous avons reçu un avis de « retenue sur traitement pour aide personnalisée (AP) non mise en œuvre », allant de deux trentièmes pour les un à dix trentièmes pour d’autres.

Auparavant, début mars, environ soixante-dix enseignants de l’école primaire avaient reçu un « avertissement » de l’inspecteur d’académie (IA), M. Rosselet. Celui-ci ayant demandé à ses inspecteurs de circonscription de constater quels étaient ceux qui ne mettaient pas en place le dispositif tel que prévu par la circulaire académique.

Les désobéisseurs seront sanctionnés

M. Rosselet avait en effet reçu une délégation syndicale et FCPE (association de parents d’élèves) le 21 janvier. Il lui avait été annoncé que plus de 600 enseignants recensés par le SNUIPP (syndicat d’instituteurs et de professeurs des écoles) avaient revendiqué être engagés dans une action de refus, dont 300 sous la forme de lettres individuelles ou collectives qui lui ont été montrées et non laissées !

Face à cette contestation, l’IA a affirmé simplement que pour pouvoir sanctionner il allait envoyer enquêter ses inspecteurs de circonscription. Avec plus ou moins de zèle, d’efficacité, certains ont choisi de faire remonter des noms d’enseignants et d’écoles, sans jamais aucune preuve démontrant que ces enseignants ne faisaient pas leur quota d’heures. Notre inspecteur n’est, d’ailleurs jamais venu voir dans nos classes ce que nous faisions ou pas !

C’est ainsi que le rectorat choisissait de frapper, « pour l’exemple », un nombre réduit de « désobéisseurs » qui permettait en même temps d’intimider les éventuels contestataires, de montrer que le mouvement était minoritaire et insignifiant, et que tout le monde faisait l’AP dans les règles. Bref, que « tout allait bien madame la marquise ! »

M. Rosselet était parfaitement au courant, comme ses supérieurs, de l’important mouvement de contestation sur cette question de la suppression du samedi matin. D’autant plus que la solution retenue par l’académie était celle qui avait été considérée comme la pire lors des différents débats sur la question des rythmes scolaires.

Tous opposés à cette nouvelle organisation du temps scolaire

Dans l’argumentaire que notre conseil des maîtres a envoyé à l’inspecteur avec un autre projet d’aménagement pour les soixante heures dédiées à « l’aide personnalisée », nous avons abondamment expliqué en quoi cette pseudo-solution de deux heures hebdomadaires d’enseignement en plus sur la pause du midi était une « ineptie », pour reprendre le terme utilisé par François Testu (professeur de psychologie, doyen de l’UFR Arts et sciences humaines à l’université de Tours, membre du conseil scientifique de la FCPE).

Et qu’il y avait là avant tout un alibi mal ficelé pour la suppression des réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED).

Au mois d’octobre, de nombreux conseils d’école réunissant parents et enseignants avaient adopté des motions refusant la nouvelle organisation du temps scolaire imposée par l’académie et le 8 décembre l’IA avait envoyé un courrier à toutes les écoles pour (déjà !) menacer les enseignants de sanctions.

Or, sur cette question du règlement intérieur où nombre d’écoles ont refusé de changer les horaires de l’école, l’IA a imposé un changement contre l’avis du Conseil départemental de l’Education nationale (CDEN). Plus exactement, lors de la séance du CDEN du 4 juillet, la plupart de ses membres -adjoint au maire et élus de la majorité départementale, syndicats, principale association de parents d’élèves- avait demandé que le report de séance se fasse à la rentrée de septembre 2008, elle n’a donc pas eu lieu faute de quorum.

Voyant que la situation lui échappait, l’IA a demandé au préfet de convoquer une seconde séance le 11 juillet où, hors de toute procédure légale, cinq personnes de l’administration ont adopté le règlement concocté par l’IA. Par la suite, lors de la séance du CDEN du 18 novembre 2008, le procès-verbal de celle du 11 juillet 2008 présenté par l’administration a été rejeté par la majorité des membres du CDEN ; il n’a donc pas été validé.

Une contestation pourtant légale

Nous sommes plus que sceptiques quant à savoir qui respecte la légalité dans toutes ces affaires ! Surtout quand, face à notre (juste) indignation, les autorités n’ont qu’un mot à la bouche : « Il faut obéir ! », sans aucun argument sur le fond, et de nous accuser de ne pas respecter les lois de la République.

Or, cette ultime et unique injonction résulte d’un évitement des instances et procédures de délibération, d’un contournement des avis de la « communauté éducative », d’une disqualification des expertises (sur les programmes, les rythmes, l’évaluation), d’une volonté de passer outre l’expérience des premiers intéressés : les praticiens.

Cet ordre ne peut tenir, dans le vide qu’il a créé, que sur l’alibi d’une légitimité qu’il revendique d’autant plus haut et fort que celle-ci est un pur et simple leurre. D’abord, parce que ce qui est contesté ne relève tout simplement pas de la loi. Ensuite, parce que c’est peut-être bien le contraire qui est vrai.

C’est-à-dire que nous « contestataires », nous appuyons sur la loi pour dénoncer des décrets, circulaires, décisions, abus de pouvoir manifestement contraires à l’intérêt général.

Signé : « des enseignants soucieux d’œuvrer pour un véritable service public d’éducation pour tous »

  • 4424 visites
  • 20 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • jeannot3
    jeannot3
    informaticien
    • Posté à 13h19 le 24/07/2009
    • Internaute 56223
      informaticien

    Juste une remarque
    Actuellement l’etat matraque ceux qui ont des convictions (qui ne sont pas les siennes).
    Et contrairement a ceux que vous sembez penser ca peut aller loin (pas facile d’etre un cityoen isole contre un parquet qui veut faire un exemple)

    C’est tous a leur honneur de combattre une loi qui leur semble injuste (et inegalitaire mais ca c passer de mode quoi qu’on en dise). Un militaire a aussi le droit d’invoquer sa conscience pour refuser un ordre et ENCORE HEUREUX (meme si il est tres rarement utilise et qu’apres evidement les officiers n’oublient pas)

    Apres tous est question d’objectif ..... et je ne pense pas que le gouvernement en ai qui concernent l’interet general (juste faire baisser le budget) . De totue maniere l’interet General c’est devenut les grosses societe francaise ou plutot c’est ce que l’on veut nous faire croire ...

    Apres je crois que vous etres trop
    Dilettante doué

    et pas assez douee, je vous comprend il faut bien s’occuper le vendredi (apparement c’est votre periode de commentaire vous etes payer en plus , pour les cmmentaires s’entend ? je suis sur que cela n’existe pas qu’en chine, en meme temps c’est pas tres construit ... )

  • Colas Géranton
    • Posté à 14h10 le 24/07/2009
    • Internaute 50454

    Vous ne savez pas lire ? Ils ont déjà eu une retenue sur salaire !
    Alors pourquoi donc voulez-vous qu’ils vous donnent leurs noms ?

    • fdrebin
      fdrebin répond à Colas Géranton
      Dilettante doué
      • Posté à 14h48 le 24/07/2009
      • Internaute 78377
        Dilettante doué

      Simple réciprocité. Quand on met en cause une personne en livrant son nom, on doit avoir l’honnêteté intellectuelle de dire le sien.

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 14h49 le 24/07/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    Très bien, monsieur l’expert en tout ce que vous ne pratiquez pas, nous vous écoutons :
    Dites nous précisément quelle est la durée d’une activité scolaire, pour un enfant du primaire, avant qu’il ne décroche :
    - pour un enfant à scolarité normale
    - pour un enfant en difficulté scolaire

    • fdrebin
      fdrebin répond à A déménagé le 02-02-2012-2
      Dilettante doué
      • Posté à 14h59 le 24/07/2009
      • Internaute 78377
        Dilettante doué

      Contrairement à ce que vous semblez penser, je ne m’érige pas en spécialiste de la pédagogie et je ne défends pas la réforme Darcos sur le fond. Je réponds sur ce que je connais : le droit de la fonction publique.

      Si pédagogiquement et intellectuellement ces enseignants pensent avoir raison, ils ont tort en droit - les obligations d’effectuer les tâches confiées et d’obéissance hiérarchique étant prévues dans le statut général de la fonction publique - et, jusqu’à preuve du contraire, la France est un Etat de droit.

      Lien

      Un fonctionnaire qui décide ceux des ordres qu’il décide d’appliquer, hors des possibilités de refus prévues par le statut, fragilise tout le statut.

      En dehors de son service, rien n’interdit à un enseignant, en tant que citoyen, de s’opposer à des mesures qu’il estime injustes.

       
      • ron-ron
        ron-ron répond à fdrebin
        • Posté à 15h50 le 24/07/2009
        • Internaute 37198

        Vous devriez dire : « En dehors de son service, rien ne permet à un enseignant, en tant que citoyen, de s’opposer à des mesures qu’il estime injuste ».

        Le citoyens ont essayé, ces dernières années.

        • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
          • Posté à 19h54 le 24/07/2009
          • Internaute 71957
            nc

          Les citoyens pouvaient très bien élire un président et une assemblée très à gauche il y a deux ans. Ils ne l’ont pas fait. Etonnant non ?
          Il faut bien vous y faire, le mouvement de contestation des réformes de l’enseignement est minoritaire dans la société.

          Sur ce cas précis, laissons la justice trancher. C’est fait pour ça l’état de droit, et le juge administratif est indépendant du ministère.

          • kk
            • Posté à 21h18 le 24/07/2009
            • Internaute 13480
              au vert

            Le fait qu’un mouvement soit minoritaire n’enlève, à priori, rien à sa légitimité.
            On pourrait parler des suffragettes, du droit à l’IVG, de l’abolition de la peine de mort, des anti-OGM ...
            Autant de mouvements de contestation ou de revendication minoritaires tout d’abord et devenus majoritaires dans l’opinion publique.

            Sans remettre en cause la légitimité du président ni du parlement, force est de constater que ce n’est pas forcément si simple : ces réformes, qui concernent l’enseignement primaire ( élémentaire + maternelle) ont été menées sans concertation et à marche forcée.

            Sans concertation avec les représentants du personnel d’une part, mais sans concertation non plus avec les élus municipaux qui gèrent les écoles et le personnel qui y travaille.
            Sans concertation non plus avec les conseils généraux qui eux gèrent les transports scolaires (très importants en milieu rural où existent beaucoup de regroupements d’école)
            Les problèmes de personnel étaient assez compliqués, voire parfois insoluble, les textes règlementaires autorisant à retirer aux ATSEM (personnes, souvent des femmes,qui aident les enseignantes de maternelle dans les classes) 2 heures par semaine.
            Je vous passe les détails, toujours est-il qu’à deux reprises, l’association des maires de France, pas spécialement à gauche, a demandé un moratoire d’un an pour réfléchir à comment mettre en place cette nouvelle organisation scolaire.

            Lien
            Les représentants des personnels enseignants ont fait la même demande.

            Devant des textes rédigés dans l’urgence, sans concertation, la justice a commencé à trancher puisque le tribunal administratif de Montpellier vient de juger illégales les retenues de salaire à l’égard de Bastien Cazals.
            Lien

            Et je n’ose pas imaginer comment la justice tranchera quand évolueront au même endroit des enfants sous responsabilité municipale (qui attendent un car, récré de cantine ...) et d’autres sous responsabilité educ Nat (aide personnalisée) et qu’il y aura un accident.

            Pour finir avec une anecdote : dans mon école, des fervents supporters de Sarkozy sont venus dormir à l’école avec nous dans le cadre de la « nuit des écoles », photographiés avec nous dans la presse locale : toujours de droite, mais catastrophés par le sort qu’on fait à l’école de leurs enfants.
            De droite, mais pas gros cons, on a envisagé ce soir là de règler nos différends politiques à coups de polochons.

      • survivant
        survivant répond à fdrebin
        • Posté à 19h54 le 24/07/2009
        • Internaute 25864

        C’est bien de connaître un peu le statut de la fonction publique d’état seulement vous êtes en retard d’un métro.

        DECENTRALISATION 3ème VOLET

        Et une de plus, la réforme sur la mobilité des fonctionnaires a été définitivement adoptée mercredi 22 juillet à l’assemblée nationale. Elle entre dans le droit chemin de la RGPP(révision générale des politiques publiques) ou pour être plus précis ce nouveau virage libéral est le troisième volet de la décentralisation passage obligatoire avant le grand saut en chute libre pour aboutir aux S.I.E.G (services, d’intérêts, économiques, généraux) « le grand service public européen » inscrit dans le TCE de Lisbonne.

        Qu’est ce qui va changer pour les fonctionnaires ?

        Premièrement le statut des fonctionnaires de l’état : Depuis sa création en 1945 au sortir de la guerre, il protégeait les fonctionnaires notamment des licenciements.

        Avec le nouveau statut, un fonctionnaire se voyant refuser trois postes pourra désormais être licencié. Mais le vice va plus loin, un élu voulant se débarrasser d’un fonctionnaire pourra lui proposer trois fois le même poste à des kilomètres de chez lui.

        Deuxième coup bas : La retraite. Jusqu’à ce jour, la retraite des fonctionnaires d’état était calculée sur les six derniers mois de sa carrière. Avec le nouveau statut sa retraite sera calculée comme ceux des fonctionnaires territoriaux sur les dix dernières années de sa carrière ; tout du moins pour le moment, avant la mort de la sécurité sociale ou les fonctionnaires comme les salariés du privé seront obligés de se rabattre sur les banques et les assurances privées pour s’octroyer une assurance santé et vieillesse ou bien au choix crever au boulot.

        Troisième anguille sous roche : Les mutations. Un fonctionnaire d’état voulant muter dans une autre région, chaque année il avait à sa disposition une liste nationale ou chacun pouvait s’inscrire sur cette liste après un passage en commission paritaire et selon la notation du fonctionnaire il pouvait prétendre à un poste identique au sien.

        Avec le nouveau statut, le fonctionnaire devra adresser un C.V à la collectivité d’accueil (prière de se procurer une carte d’adhérent du parti majoritaire de la ville ou avoir le bras long dans le copinage politique) la demande de mutation du fonctionnaire devra passer par sa hiérarchie et être approuvée par cette dernière. Autre joyeuseté, le fonctionnaire pourra muter après toutes les conditions mentionnées, mais avant de déguerpir il faudra impérativement que le fonctionnaire soit remplacé sur son poste. En clair, si la hiérarchie ne trouve pas chaussure à son pied la mutation passe à la trappe ou plus simplement la hiérarchie en accord avec la collectivité pourront supprimer le poste et laisser filer le fonctionnaire pour le faire remplacer avec divers contrats privés. Charmant non ?

        Dernier point crucial : La mobilité du fonctionnaire : Un fonctionnaire pourra être utilisé sur un autre service que le sien. En clair : Un agent des services techniques pourra se faire trimballer par exemple du jardinage dans les crèches à l’entretien des cimetières et pas seulement sur son lieu de travail dans une autre ville du même département ou plus tard après la disparition des départements dans toute la région. Les fonctionnaires deviennent de fait comme leurs confrères du privé corvéables à merci.

        Qu’est-ce qui va changer pour l’usager ?

        Premièrement l’explosion de ses impôts locaux qui ont déjà pris une flambée depuis 2003 avec le deuxième volet de la décentralisation.
        L’état se désengageant de ses responsabilités c’est aux collectivités territoriales d’assurer ces nouvelles charges et qui dit collectivités territoriales dit impôts locaux.

        Deuxièmement tout le monde ne sera pas loti à la même enseigne ; car comme les copains qui siègent au gouvernement et les diverses assemblées. Les maires, les conseillers départementaux jusque leurs prochaines disparitions avant de se fondre dans les régions et les conseillers régionaux, le fauteuil est chaud, et pour ne pas offusquer l’électorat, ces chers élus se chargeront de réduire un maximum la facture en refilant des pans entiers de services : comme le ménage ect. En bref tout ce qui rapporte de l’argent sera relégué au secteur privé. Pour les communes et les régions riches cela ne posera aucun problème. Le revers de la médaille c’est que les communes et les régions pauvres seront laissées sur le carreau. Car là encore, comme les copains des communes et régions riches la place du maire est chaude sinon ils ne se battraient pas pour se l’arracher, et pour garder son électorat ces derniers n’augmenteront pas leurs impôts pour le service public. Beaucoup d’infrastructures s’en verront ainsi affectées notamment : l’entretien des routes nationales qui sont devenues départementales, les hôpitaux pour ne former plus qu’une ou deux entité par région le reste selon les moyens de la ville et le nombre d’âmes se verront dotées d’une clinique hôpital privée bien sûr.

        Tous les ingrédients pour la future Europe libérale sont réunis faisant dans un même temps perdre toutes les souverainetés nationales des 27 pays européens. Le dernier rempart ou devrai-je dire la dernière haie étant la ratification du traité de Lisbonne.

        Sarkozy est un fin limier en se débarrassant des fonctionnaires d’état il va réduire le déficit public. Puis début 2010 il va lancer son emprunt national qui lui aussi va servir à réduire la dette publique 2011/2012. Ainsi il n’aura plus qu’à arguer pour sa campagne 2012 que même en période de crise il a réussi à réduire le déficit public (avec le fric des contribuables ça, évidemment il ne le dira pas ! Soyons tranquille) et qu’il aura mené à bien ses réformes. Quant au peuple lui par contre c’est dans son porte-monnaie que va se réduire son pouvoir d’achat et ça le fin limier a oublié une de ses promesses phares qui lui a servi pour son élection ainsi que l’augmentation des petites retraites. Mais d’ici 2012 la retraite ne sera plus qu’un lointain souvenir.

      4 autres commentaires
  • Mathias Hosxe
    Mathias Hosxe
    Journaliste - SR
    • Posté à 16h58 le 24/07/2009
    • Journaliste 84665
      Journaliste - SR

    Merci de votre vigilance :

    « A propos, je vous suggère de préférer le terme “ quorum ” à celui de “ chorum ”.
    Lien

    Je corrige

  • Compte supprimé le 4 janvier 3
    • Posté à 19h31 le 24/07/2009
    • Internaute 41144

    Excellente analyse à laquelle je souscris entièrement.

  • telemaque50
    • Posté à 13h11 le 24/07/2009
    • Internaute 10420

    Ca n’est pas parceque l’on est fonctionnaire que l’on doit accepter sans broncher des décisions gouvertementales ponduent par des gens qui ne sont pas, la plupart du temps sur le terrain, et qui du fond de leur bureau décident pour d’autres au nom d’une décision du « Prince »..
    Je ne suis aucunement fonctionnaire.
    Mais ils ont le droit de contester une décision qui leurs semble inadaptée....

    • airpur
      airpur répond à telemaque50
      libre
      • Posté à 16h46 le 24/07/2009
      • Internaute 72639
        libre

      oui en tant que citoyen....en votant par exemple...(53% rappelez vous !) ! maintenant lorsque l’on regarde en france les resultats des universites et de l’ecole. ; .il serait honnete que ces « rebelles » se posent aussi la question de leur responsabilite .... ! pourquoi donc ce rush vers le prive ? ?

      Leurs discours gaucho demago d’un autre age, tire des poubelles de l’histoire...lasse tous ceux pour qui l’excellence doit etre la motivation principale !

      • Badgud
        Badgud répond à airpur
        Athée
        • Posté à 19h48 le 24/07/2009
        • Internaute 75022
          Athée

        « .il serait honnete que ces “ rebelles ” se posent aussi la question de leur responsabilite …. ! pourquoi donc ce rush vers le prive ? ? »

        Ce rush vers le privé s’explique tout simplement par le peu de moyen donné au public. Ils ont des classes surchargés, du matériel de merde et aucun moyen (ou dispositif) pour aider « véritablement » (ce mot est important) les enfants en difficulté.

        Les enseignants, qui se « rebellent », ne se battent pas seulement pour eux mêmes mais aussi pour la majorité des enfants français (ceux scolarisé dans le public). Malheureusement la population française se fout totalement de l’éducation qui est donné à leurs gosses, ils ont voté sans broncher pour un type qui avait annoncé qu’il supprimerai la moitié des postes d’enseignants.

        Les parents d’élèves commenceront à se battre quand l’école aura été démonté et que tout sera foutu. Ils commenceront à chialer lorsque les écoles maternelles auront fermer et qu’ils seront obligé de s’adresser au privé et donc de payer pour qu’on s’occupe de leurs gosses. Je ne vais pas plaindre ces parents d’élèves, ils ne méritent pas mieux.

        Ah oui, sinon ne vous inquiétez pas pour les gosses des politiques et des riches, ils sont dans d’excellentes écoles privées. Les politiques en ont strictement rien à foutre de l’école publique et le pire c’est que même quand ils l’annoncent haut et fort qu’ils détruiront l’école public, on les applaudit.

  • kk
    kk
    au vert
    • Posté à 14h57 le 24/07/2009
    • Internaute 13480
      au vert

    Ne perdons pas de vue que toutes les mesures (qui ne relèvent pour la plupart aucunement de la loi) n’ont qu’un but, énoncé par Darcos lui-même et repris par le canard enchainé :
    « La plupart des mesures que je prends servent surtout d’habillage aux suppressions de postes. »

    Lesquelles suppressions de postes frolent les 50 000 en 5 ans, ce qui fait tout de même 500 postes par département en moyenne.

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 14h57 le 24/07/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    Je crois que l’AP va de plus en plus faire l’objet de résistances, car à ceux qui ont déjà refusé d’appliquer le « règlement », s’ajoutera ceux qui constatent l’inefficacité du dispositif, voire l’effet contreproductif, en lessivant des enfants déjà en difficulté.
    L’État a capitulé devant la prédominance de la consommation de weekends, au détriment des enfants. Sauf qu’un cerveau d’enfant ne se gave pas comme un compte en banque de député : il faut répartir les heures de concentration, et « amorcer » celle-ci à l’aide d’activités moins scolastiques.
    En tournant le dos aux « sachants », l’État pouvait-il faire autre chose qu’une connerie ?

  • admirateur-
    • Posté à 15h14 le 24/07/2009
    • Internaute 32111

    Comme le dit Meirieu, le pape des pédagos :
    « À partir du moment où vous vous qualifiez de désobéisseur, une formulation assez maladroite, l’institution ne peut pas ne pas réagir. D’autant que les enseignants ont pour fonction symbolique de faire obéir leurs propres élèves. » Lien

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 17h12 le 24/07/2009
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Bravo à vous tous.
    Etes-vous en contact avec les désobéisseurs des autres département ?

    Commencez déjà à préparer la baraque à frites, parce que vos supérieurs iront jusqu’à vous virer.
    Ils y a plein de bonnes soeurs prêtes à prendre votre place.

    Je vous conseille de prendre contact avec la Bourse du Travail de votre quartier, si vous voulez continuer à enseigner.

    PS : prenez l’habitude de dire instruction publique plutôt qu’éducation. Mieux vaut utiliser le vocabulaire républicain que le vocabulaire catholique...

    Bibises laïques et républicaines.

  • noynoy66
    noynoy66
    naïf lucide et gueux
    • Posté à 22h42 le 24/07/2009
    • Internaute 36676
      naïf lucide et gueux

    Et pensez , si mes lectures ont saines, que le Vatican va pouvoir délivrer des diplômes reconnus. On désagrège l’école publique, on stigmatise le préservatif, des pouvoirs répressifs excessifs et peu regardants sur les droits de chaque individu. Mais où va nous ?
    Quand nous n’aurons plus de fonctionnaires pour appliquer la même loi pour tous, des hôpitaux pour soigner tout le monde avec la même efficacité, des juges pour instruire à charge et à décharge ? ? ? ?
    Je vous souhaite d’être riche et d’avoir des amis influents.
    Liberté, égalité, fraternité ?
    C’est quoi cette bonne blague ? ...Se demanderont nos enfants dans quelques décennies .

  • coinpomme
    coinpomme
    dieu est une e-pothèse
    • Posté à 12h51 le 25/07/2009
    • Internaute 21711
      dieu est une e-pothèse

    ...

    revisionnez « la journée de la jupe » avec Adjani ... ne manque pas grand chose dans ce portrait de l’équipe éducative en 2009 ( ! ! !)

    relisez Pagnol : la gloire de mon père...

    vous ne remarquez rien ? ? ? Que manque-t-il ? ? ?

    LA VOCATION le filling avec les écoliers de sa classe ! ! !

    en1951, nous étions au cp 42 à 44 par classe... un peu de nostalgie mais cela n’engage que moi

    chaque réforme n’a été qu’un bug, un empilage de bug... chaque ministre ayant cru laisser son nom à sa réforme, ainsi le mammouth est devenu une hydre à 100 têtes qui mérite chacune un bonnet d’âne...

    ...