Tests ADN : quid des politiques sur les nouvelles parentalités ?
Les liens du sang, rien que les liens du sang ? Pas si sûr... En tous cas, pas pour tout le monde. A l’heure où Hortefeux, Mariani et consorts s’appliquent à réduire les relations familiales des immigrés à leur seule définition biologique, le gouvernement cogite sur les nouvelles parentalités « à la française ». Et à ce chapitre, vive les regroupements, cap sur l’ouverture, haro sur l’ADN !
Le 1er août, dans sa lettre de mission à Xavier Bertrand, ministre du Travail et des Relations sociales, Nicolas Sarkozy prônait en effet la mise en place de mesures « permettant aux adultes qui vivent avec des enfants dont ils ne sont pas les parents biologiques de pouvoir procéder pour eux aux démarches habituelles de la vie, et protégeant juridiquement les liens affectifs incontestables qui se nouent entre ces enfants et ces adultes ».
Envisagées, dixit Sarko, « dans l’intérêt de tous », ces recommandations sont censées accoucher d’un « statut du beau-parent ». Et ainsi reconnaître les 12% d’adultes qui, aujourd’hui, élèvent les rejetons de leurs chers et tendres. C’est que l’époque est aux recompositions familiales, aux tribus façon puzzle et, de fait, à l’émergence de néos parentalités. Sarko, prompt à jouer les beaux-pères idéaux avec les deux blondinettes nées des amours de Cécilia et -« sous vos applaudissements“-de feu Jacques Martin, en sait quelque chose. Manifestement, nul besoin de test ADN pour cimenter la ‘Sarko Family’.
Et c’est bien parce qu’il est convaincu que les presque 2 millions de mineurs élevés ‘en situation de recomposition’ peuvent durablement s’épanouir dans des cercles dont les contours vont au-delà de la seule génétique que le locataire de l’Elysée appelle à légitimer beaux-pères, belles-mères et autres tiers éducatifs. A condition qu’ils soient...Français ou à tout le moins, dotés de titres de séjour.
Aux familles bien de chez nous, le droit de tisser des liens XXL ; aux immigrés candidats au regroupement, l’obligation ‘pour faire famille’ d’être génétiquement compatibles. A nous l’affect ; à eux, l’ADN sinon rien. Après le délit de faciès, le crime de sale parenté ?
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Merci de cet éclairage !
Effectivement, la Parlement français et le gouvernements qui le dirige se drapent des grandes vertus de l’exemplarité française et de l’universalité de nos valeurs.
L’égalité des sexes et la non-discrimination fondée sur le sexe, l’égalité des parents sur l’exercice de l’autorité parentale sont présentées comme le reflet de la modernité de la législation française sur la famille mais le texte voté au Sénat limite la recherche de la filiation à...la mère.
Donc une famille recomposée togolaise composée d’un père, de son fils biologique et de la belle-mère de celui-ci : ouste, dehors les noirs !
Et la famille adoptive, chez nous entre bons blancs c’est un magnifique geste d’amour par contre une femme sénégalaise qui s’est occupé du fils de son cousin ou d’un ami du village et l’a nourri comme son fils, beurk beurk beurk pas de çà chez nous, elle a pas son ADN, allez dehors les noirs.
Quel pays sommes-nous devenus pour en arriver là ?
Quelle laideur, quelle petitesse, quel absence d’idées et de vue.
Je n’arrive pas à croire que nous sommes le peuple qui avec le générale de Gaulle a participer à la libération de la France. J’ai l’impression à nous regarder, que nous sommes devenus une petite république sans talent régissant un petit peuple individualiste et sclérosé.
D’ailleurs, ces tests seront gratuits pour les demandeurs, que le résultat soit positif ou négatif et c’est donc le contribuable français qui vit parfois en famille recomposée qui va payer pour contrôler le sale étranger.




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