L'édito 22/07/2009 à 18h47

Paradis fiscaux, bonus : le G20 n'a pas de dents !

Pascal Riché | Redchef Rue89

Cette crise ne ressemble à aucune autre, plus rien ne sera comme avant, le capitalisme est mort, etc. Quand on relira dans quelques années toutes ces déclarations millésimées 2008-2009, on sourira sans doute.

Contrairement à ce qu’on essaye de nous faire croire à droite comme à gauche, le capitalisme n’est pas une vieille carne essouflée : c’est un animal musclé, elastique, roué et dangereux. Il est plein de vie, parce qu’il est mû par des forces basiques, les fameux « esprits animaux » chers à Keynes : l’instinct de survie, le besoin d’action, le goût du pari, la cupidité, le pouvoir, l’aventure, le plaisir de la domination, la compétition... ce genre de trucs.

Si les politiques ne font rien pour brider le capitalisme, le domestiquer, il bouffe les sociétés toutes crues.

C’est ce qui est en train de se passer, comme en témoigne le desarroi des dirigeants du G20. Ils décident par exemple de s’attaquer aux paradis fiscaux, très bonne idée, et de contrôler les rémunérations des traders, mesure éminemment saine. Mais qu’observe-t-on ?

On découvre d’abord l’absence de la liste des paradis fiscaux de places intouchables : Londres, Jersey (Grande-Bretagne), Hongkong, Macao (Chine), le Delaware (USA)...

Et depuis hier, on constate un concert de couinements autour de l’affaire des « bonus garantis » accordés par les banques : Goldman Sachs a provisionné 20 milliards de dollars pour ses bonus à venir, « l’équivalent de la somme allouée par le G8 pour la faim dans le monde “ précise Le Monde...

Obama fustige l’absence de ‘remords’ des princes de Wall Street, tandis qu’en France, la ministre des Finances Christine Lagarde dénonce le retour aux anciennes pratiques qu’elle qualifie de ‘honte absolue’...

Autant de déclarations qui relèvent de la tartufferie. Comment peut-on croire un instant que les banquiers, pris de ‘remords’, vont s’autodiscipliner, et cesser spontanément de couvrir d’or des traders ou des dirigeants qui, parient-ils, vont les enrichir encore plus ?

Comment s’étonner, comme le fait Lagarde, que certaines banques étrangères ne ‘jouent pas le jeu’ ? Et de quelles règles du jeu parle-t-on, d’ailleurs ?

S’il est une leçon que cette crise aurait dû donner aux politiques, c’est que l’autorégulation, cela ne marche pas. Ce qui marche, en matière économique, ce sont les les décisions politiques : la fixation de règles. La réforme des normes comptables ; la nationalisation partielle des banques ; l’interdiction de certaines pratiques speculatives ; l’interdiction de traiter avec des paradis fiscaux, etc.

Ce type de décision doit idalement être pris ‘là où le pouvoir économique a déjà pris ses aises , comme dit le chantre d’une nouvelle constitution économique, Paul Jorion : au niveau global. Hélas, aucune institution globale n’a actuellement suffisamment de dents pour être efficace, et les dents n’ont pas l’air d’être au programme du G20, simple club informel.

En attendant, les Etats, eux, ont un peu plus de dents. Et sur le plan national, il existe des moyens d’action. L’impôt par exemple, est un outil qui marche bien. En France, on peut déjà suggérer à Christine Lagarde la suppression du bouclier fiscal, qui permettrait d’atténuer certaines des situations d’enrichissement et de prises de risque qui semblent la choquer tant.

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  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 19h33 le 22/07/2009
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    A P. Riché
    La provision de 20 petits millions de dollards ne doit pas être la bonne mesure
    Voir le site de France Soir
    « La banque américaine d’investissement Goldman Sachs a fait état mardi d’une hausse de 33% de son bénéfice net au deuxième trimestre et d’une provision de plus de six milliards de dollars pour les rémunérations et primes ».

    Quant à la révision du système par contre je suis d’accord avec tes propos.
    Le capitalisme est souvent comparé au renard dans le poulaillier. La politique de résolution de la crise financière a consisté a remettre des poules sans faire une battue au renard.
    Les renards ont de beaux jours devant eux

    • Pascal Riché
      Pascal Riché répond à padiran
      Auteur(e) de l'article Redchef Rue89
      • Posté à 21h09 le 22/07/2009
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      20 MILLIARDS, pas 20 millions of course ! Merci.

      • FabiendeMénilmontant
        FabiendeMénilmontant répond à Pascal Riché
        journaleux - blogueur
        • Posté à 22h53 le 22/07/2009
        • Internaute 14145
          journaleux - blogueur

        Pascal,

        Dans les « ailleurs onzeouaibe », il y a aussi le rapport de Larosière :
        Lien
        dont j’ai su qu’une traduction française était enfin en ligne en juin (quatre mois après que je l’aie annoncé !)

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 19h28 le 22/07/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    Peut-être faut il attendre le vrai krach, qui n’est pas encore venu : pas celui des banques, mais celui des USA ?

  • Gringo
    • Posté à 19h30 le 22/07/2009
    • Internaute 24805

    Vous êtes bien optimiste Pascal, vous croyez vraiment que dans quelques années, on sourira encore ?

    Sans déconner, cette crise elle veut juste dire aux pays émergents que, nous, on s’est bien gavés sur leur dos pendant des dizaines d’années, mais que pour eux ça ne marchera pas... on va leur en mettre des bâtons (environnementaux, fiscaux, moraux etc.) dans les roues.

    En attendant, depuis qu’on ne crée plus de la richesse fictive made in china (bah ouais, on ne peut pas tromper 2,5 milliards de fois, 2,5 milliards de personnes), on « creuse l’écart », puisque le principe du capitalisme, c’est que plus y’a de pauvres et moins ils sont de riches à se partager le mé-gâteau, chez nous... Et après deux ans décomplexé, on est bien obligé de communiquer un peu chez nous pour faire avaler le suppositoire, oups pardon, passer la pilule.

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 20h48 le 22/07/2009
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    « on sourira sans doute »

    Combien de civilisations passées, combien de systèmes, d’empires triomphants auraient aussi « souri sans doute » si on leur avait annoncé qu’ils allaient disparaître ?

    Moi aussi, je souris, cher Pascal Riché, en pensant à la tête hilare qu’aurait fait Leonid Brejnev si on lui avait pronostiqué en 1982 que son triomphal empire soviétique allait mordre la poussière sept ans plus tard avec la chute du mur de Berlin.

    Je fais partie de ceux qui pensent que le capitalisme industriel basé sur la croissance exponentielle et l’exploitation forcenée des ressources naturelles est bel et bien mort pour trois raisons :

    - les contraintes climatiques ;
    - l’épuisement des ressources naturelles ;
    - la surproduction galopante de biens et services par rapport aux besoins réels des populations, et les conséquences catastrophiques que ce productivisme fait peser sur notre avenir (pandémies, etc.).

    Il y a d’ailleurs longtemps que la croissance économique (accroissement du volume de production de biens et de services) est morte. Ne reste qu’une stérile, imbécile et malfaisante croissance financière. Des chiffres dans des livres de compte !

    Croissance de quoi, et pour quoi, pour qui ? Regardez dans quel état lamentable de stress nous nous trouvons. Nous sommes tous tellement tristes, mâchoires crispées, yeux injectés, teints blêmes. Pauvres de nous, « riches » compris !

    Vos seuls arguments à la survie et même à la bonne santé du capitalisme « plein de vie », Pascal, tiennent à des considérations uniquement psychologiques sur la nature humaine et son besoin irrépressible de domination.

    Là-dessus, nous sommes bien d’accord. Je ne sais ce à quoi ressemblera le futur système, mais nul doute, hélas, qu’il sacrifiera encore, au bout du compte, à nos penchants mauvais. C’est comme ça depuis la nuit des temps.

    Sauf qu’on ne pourra plus parler de capitalisme.

    Sauf que, pour que ce nouveau système voit le jour, il faudrait encore que notre environnement de vie permette la survie de l’espèce. Rien moins. Or, les signaux d’alarme clignotent tous dangereusement : climatiques, démographiques, nucléaires...

    Pour que le capitalisme ait une chance de survie, il faudrait qu’il ait entièrement son destin en main. Ce n’est pas le cas. Nous ne sommes plus, nous n’avons d’ailleurs jamais vraiment été, seuls maîtres de notre destin.

    La survie de l’espèce après celle du capitalisme, une nouvelle lubie d’esprits échauffés ? Parlez-en donc aux dinosaures, et à toutes ces espèces animales qui disparaissent aujourd’hui à une vitesse alarmante.

    Comme vous le voyez, on est bien loin de quelques menus problèmes de bonus sournois, de paradis fiscaux mafieux ou de régulations fiscales. Des peccadilles si dérisoires, celles-là, en fait.

    Pas de quoi rire, c’est vrai. Mais en attendant, que ça ne nous empêche pas de trinquer ensemble, de regarder les fesses qui passent en ondulant, de chanter à pleins gosiers des chansons paillardes, et de humer toutes narines dilatées, comme des mômes, les petites fleurs qui poussent encore dans les prés...

    • Weatherboy
      Weatherboy répond à Le Yéti
      v2=notes articles en moins...
      • Posté à 00h56 le 23/07/2009
      • Internaute 38063
        v2=notes articles en moins...

      Ces 3 raisons (contraintes climatiques, épuisement des ressources naturelles ; surproduction galopante de biens et services) sont tout à fait incapables d’épuiser le capitalisme, puisque, comme Pascal Riché l’a très bien rappelé, le capitalisme (ou plutot les capitalistes), mu par son instinct de survie comme la dernière des bêtes, est prêt à toutes les galipettes pour continuer de survivre gaiement.

      Et la dernière en date à ce sujet s’appelle « développement durable », cad le capitalisme durable, le capitalisme qui se « soucie de l’environnement », qui cherche des énergies « renouvelables », qui favorise le (les industries de) recyclage etc., bref le capitalisme « tout vert » prêt à assurer « le profit pour les générations futures », une dernière mue pour s’assurer de dépasser cette contradiction.

      Bref, l’environnement n’est pas du tout à même de fournir la négation radicale du capitalisme qui permet d’y mettre fin. Derrière cette croyance il y a la confusion entre exploitation de la Nature et des hommes. Or faire passer devant l’« exploitation de la Nature », c’est extrêmement pratique dans le sens où la nature n’est pas un esclave capable de mettre à mort son maître. Donc la négation du capitalisme ne saurait être fournit par cette nature « exploitée », mais par les hommes et les femmes qui eux le sont profondément et ne sont absolument pas condamnés à l’être.
      A leur niveau à eux, il est bien évident que les supercheries du style « durable » ne feraient pas long feu. Pas plus qu’il devient alors évident que le capitalisme ne s’effondrera jamais ni tout seul, ni de lui-même, pour quelques raisons que ce soit.

      PS : très bon article en passant !

  • princeMichkine
    princeMichkine
    juriste
    • Posté à 20h51 le 22/07/2009
    • Expert 58898
      juriste

    La troisième directive européenne contre le blanchiment a été transposée en France cette année (ordonnance du 30 janvier 2009) : elle oblige les banques explicitement à refuser toute opération de blanchiment de fraude fiscale (les décrets en attente préciseront la notion de fraude active) et à déclarer à Tracfin les opérations suspectes de fraude fiscale, du moins lorsque cette fraude est passible de peine d’emprisonnement.
    La France joue donc le jeu de refuser l’argent sale, (encore que la simple abstention de déclarer des revenus n’est pas en cause, ce qui est contestable)...
    Pourquoi les pays comme la Suisse, les Iles anglo normandes et compagnie, continueraient-elles à accepter, elles, cet argent issu de la fraude ?
    Pourquoi tous les groupes cotés au CAC 40 peuvent-ils continuer à mettre leur trop plein sur des comptes en Suisse ou au Luxembourg ?
    On voit bien que la soi-disante reprise en main de la finance après la crise ne va pas jusqu’à mettre des bâtons dans les roues des magnats des entreprises, amis des politiques...

  • Chercheur de Bon Sens
    Chercheur de Bon Sens
    France d'en Bas
    • Posté à 22h07 le 22/07/2009
    • Internaute 85446
      France d'en Bas

    Je partage presque tout du texte.. sauf que le futur me ramène plutôt à la lecture de Clausewitz, à la montée aux extrêmes, mais là les extrêmes pourraient faire très mal, y compris au capitalisme.
    Et donc, que dans quelques années, il est fort possible que l’on parle de la première décade de 2000 comme d’une période florissante.
    Quant aux hommes politiques, cela fait penser aux Guignols de l’Info et à la World Compagny qui mène le Monde et gouverne ses dirigeants. Mais ces derniers ne paraissent pas s’en plaindre à voir leur sourire quasi permanent.

  • sinclair
    • Posté à 22h20 le 22/07/2009
    • Internaute 2580

    Exact ce n’est plus une question de nombre de point G. Le capitalisme libéral vient de marquer sa domination complète sur les états.

    On s’en doutait depuis quelques années mais là on en a la preuve. Preuve de l’impuissance des états incapable de freiner les appétits des distributions de bénéfices aux actionnaires ou aux dirigeants, incapable de réguler par la loi le marché, incapable de réguler la bourse, incapable de réguler la distribution de l’argent, incapable d’éradiquer les paradis fiscaux.

    Ce n’est pas du franco français mais un constat mondial Obama n’a pas fait mieux que Sarkozy Merkel ou autres et inversement.

    Le climat change (c’est pas d’aujourd’hui mais peu importe) les contraintes climatique vont bouleverser la donne. Ou cela ? les grands groupe ont déjà récupéré cela a leur profit et personne ne s’en est aperçu ? on va d’ailleurs nous taxer pour cela.

    La raréfaction des matières premières n’est pas un problème puisque les prix vont s’ajuster au profit des grands holding mondiaux. Les substituts n’en auront que plus de valeur.

    Tant qu’à la surproduction ce n’est pas un problème vu que le niveau de vie occidental est scandaleusement élevé par rapport aux autres pays en voie de développement suffit donc de diminuer légèrement le niveau de vie occidental, favoriser celui des pays pauvres et hop ! ! le profit va couler a flot. De même qu’il est plus rentable de taxer un peu une grande masse de français que taxer quelques super riches. Le principe de l’ilot de perte dans l’océan de profit est plus vrai que jamais.

    Alors non le capitalisme libéral n’est pas mort bien au contraire il est plus puissant que jamais et ce n’est pas quelques bonbonnes de gaz ou la séquestration de sous fifres qui vont le terroriser, car l’occidental est dans le confort même par rapport au reste de l’humanité il le sait et en a peur ce qui fait que ses réactions sont mesurées et qu’il acceptera son appauvrissement bon gré malgré. Cela le capitalisme mondial le sait et vient de le confirmer.

    L’antienne « pour nos enfants il faudra se priver et accepter l’appauvrissement, plier devant le capital » est pourtant un symptômes qui aurait du faire tilt dans les oreilles de gauche, s’il en reste. L’argument était déjà utilisé au XIX°

  • General Subverciòn
    General Subverciòn
    viva Makhnovchtchina
    • Posté à 22h33 le 22/07/2009
    • Internaute 47117
      viva Makhnovchtchina

    Ben si on nous prenait pour autre chose que pour des cons,vu du haut de leur tas de pognon ou ils sont perchés,ça se saurait depuis longtemps...des piques avec des têtes au bout que j’vous dis...y a que ça qui les arrêtera...

  • bloozmarch
    bloozmarch
    indocile heureux
    • Posté à 23h35 le 22/07/2009
    • Internaute 15731
      indocile heureux

    Les dents ; c’est pas pour les amis, c’est pour ceux qui offrent un café à un clandestin, qui téléchargent à petite échelle, qui manifestent pacifiquement, qui osent faire de l’ humour sur ceux qui sont au pouvoir, bref les petits, les obscurs, les sans-grade, en un mot NOUS, le Peuple.

  • affreuxjojo
    • Posté à 23h47 le 22/07/2009
    • Internaute 29421

    Tout a fait d’accord avec l’article.

    Le capitalisme ne connait pas la crise, s’adapte à toute allure et récupère tout.
    Berlusconi refile les chantiers de reconstruction dans les Abbruzes à ses copains du BTP.
    Le Tsunami a permis en Thaïlande d’expulser les pécheurs des bords de mer ou ils vivaient traditionnellement et d’utiliser ces terrains rendus libres pour y construire des palaces.
    Le Cyclone de la Nouvelle-Orléans a chassé les pauvres du centre historique au profit de spéculateurs immobiliers. Les locaux dévastés des écoles publiques ont été vidés, rénovés au frais de la collectivité et aussitôt attribués à des écoles privées.
    Après avoir financé les campagnes électorales Républicaines aux Etats-Unis le groupe Haliburton s’est vu confié,sans appel d’offre et sans contrôle, de juteux contrats en Irak aussi bien dans la destruction de ce pays (contrats militaires) que dans sa reconstruction (contrats civils). Enrichi ainsi de façon exorbitante par les finances publiques Américaines ce groupe privé a remercié les contribuables Américains en se délocalisant dans un paradis fiscal (Dubaï).
    En France et dans de nombreux pays la crise financière a amené les Etats à sauver à grand frais les responsables de la crise.
    L’état de choc et de peur sur la population du à la crise financière permet l’accélération de la restructuration et de délocalisation de l’industrie

    Qu’elle qu’en soit la violence, les crises n’abolissent donc absolument pas le capitalisme. Elles ne le limite pas non plus. Au contraire, elles lui donnent de nouvelles opportunités. Les gouvernements, même démocratiques ont non seulement abandonné toute idée de réguler le capitalisme mais, au contraire, rivalisent d’imagination pour lui offrir localement les meilleures conditions : privatisations, dérégulations, destruction du droit du travail, cadeaux fiscaux, paradis fiscaux, opacité financière. En effet, les capitaux circulant massivement et librement, leurs détenteurs sont en position de faire jouer les pays et les peuples les uns contre les autres. La proximité, voire la totale confusion entre pouvoir financier et pouvoir politique facilite l’opacité, la corruption, l’évasion fiscale, les détournements de fonds publics, la braderie au privé du patrimoine commun.
    L’information étant considéré comme une marchandise, elle est, elle aussi, tombée au main de groupes financiers. En conséquence, la possibilité de choisir ses représentants sur la base d’informations, exactes, complètes et indépendantes et dans le cadre d’un débat libre et non faussé est abolie pour la majorité de la population. En conséquence la démocratie authentique est abolie. N’en reste que les apparences creuses.

    • Numerosix
      Numerosix répond à affreuxjojo
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 08h32 le 23/07/2009
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      On ne saurait mieux dire, hélas ..

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à affreuxjojo
      yetiblog.org
      • Posté à 12h19 le 23/07/2009
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      Je vous crois le jour où vous dites COMMENT et PAR QUI la machine financière va être alimentée.

      Jusqu’à présent, c’était par la consommation... qui chute inexorablement. Les grandes entreprises viennent de fournir leurs résultats trimestrielles, évidemment « moins mauvais que prévus » (méthode Coué bien connu, du moins au niveau des marges (pas trop difficiles avec quelques dégraissages de postes). Mais pratiquement tous les chiffres d’affaires (véritables baromètres de l’activité économique) sont en baisse et même très forte.

      Dites-moi comment, ils pourront relancer la consommation privée (en multipliant les plans sociaux) et publique (en privant les collectivités publiques de rentrée fiscales, actuellement en chute libre).

      Si vous connaissez d’autres solutions pour que le capitalisme se relance, je suis preneur.

      • kusanar
        kusanar répond à Le Yéti
        • Posté à 13h51 le 23/07/2009
        • Internaute 36311

        Vous donnez pourtant la réponse vous-même :

        « Ne reste qu’une stérile, imbécile et malfaisante croissance financière. Des chiffres dans des livres de compte ! “

        Qu’est-ce qui empêche de poursuivre indéfiniment une croissance qui n’a pour existence que des chiffres dans un livre ?
        J’ai pu lire sur un commentaire sur l’article du monde que le volume des transactions financières s’élève en 2005 à 26 fois la valeur de l’économie réelle contre 6 fois seulement en 1995.

        6, 26 ou 250...quelle différence ?

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 00h00 le 23/07/2009
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Je voudrais être optimiste, dire que le libéralisme à su tirer les conséquences de ses dérives, et qu’un ordre mondial issu des G8, G20, G 40 et peut être un jour G192 normalisera les relations financières internationales.
    He bien non, cet hypothèse ne pourra jamais se réaliser car le fondement même du libéralisme est en contradiction avec la notion de « norme », de régulation et de contrainte
    Le marché rien que le marché, mais tout le marché, pourrait on résumer la philosophie du libéralisme, et le marché sous tend la concurrence libre et non faussée
    La limite du système est atteinte dans cette dernière phrase car chacun sait qu’a l’aune de la cupidité et avidité, nous sommes passé de l’ère de la consommation à celle du profit.
    Pour en revenir a la mise à l’index des paradis fiscaux, c’est un peu comme pour la conquête de Mars, il est probable qu’en 2050 l’homme sera capable......

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à padiran
      yetiblog.org
      • Posté à 09h23 le 23/07/2009
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      Cher Padiran,

      Je tiens et maintiens que l’argent qu’on imagine circuler à flot dans les veines de ce capitalisme honni, jusqu’au cœur des paradis fiscaux, n’est que mauvais sang.

      Les milliards de milliards perfusés par les banques centrales (ça continue) pour tenir à flot leur système financier en déroute, N’EXISTENT PAS. Du vent !

      La survie du zinzin dépend étroitement de deux conditions :

      - la reprise (il n’y en aura pas, du moins de façon durable, pour les trois raisons que j’ai citées dans mon premier commentaire) ;
      - la possibilité de remboursement par les contribuables de la dette énorme ainsi créée (il n’y aura pas de remboursement possible d’une dette aussi faramineuse d’ici des centaines d’années).

      Pour l’heure, que se passe-t-il ? En attendant que soient réunies les deux conditions ci-dessus décrites (cad aux calendes grecques), le capitalisme financier s’est mis en autarcie. Il vit sur lui-même, complètement déconnecté de l’économie réelle (les défaillances de grandes entreprises, entamées avec General Motors et Chrysler, vont se poursuivre et même s’accélérer dans les mois qui viennent). François Leclerc a très bien décrit ce phénomène sur le blog de Paul Jorion (Lien) : le système tourne à vide, avec du mauvais sang.

      Or la nature a horreur du vide et aucun organisme ne supporte jamais très longtemps les sangs toxiques.

      Mais je te rejoins pour dire que que le libéralisme n’a évidemment pas « su tirer les conséquences de ses dérives ». Les « G8, G20, G40 et peut être un jour G192 » n’ont évidemment tiré aucune conséquence du démantèlement de leur marché. En fait de régulation et de « nouveau monde », c’est plutôt vers le chaos que nous nous dirigeons aujourd’hui. Beaucoup moins drôle !

      • padiran
        padiran répond à Le Yéti
        Chroniqueur Grolandais
        • Posté à 15h16 le 23/07/2009
        • Internaute 5159
          Chroniqueur Grolandais

        Salut le Yeti
        Je rajouterais à tes 2 conditions de survie du « zinzin », les 3 piliers du sysème Libéral
        - La confiance, entre les acteurs (banquiers entre eux et auprès des emprunteurs)
        -L’investissement, c’est là que le bas blesse et que qu’a coup de programmes de relance, d’emprunts d’Etat et autres pistolets à un coup Sarkosy tente de substituer l’Etat a la bourse
        - La consommation. Longtemps fer de lance de la machine économique française grâce aux prêts (revolving, relais et autres pièges à con), grâce aussi à la confiance qu’avaient les consommateurs dans leur avenir familiale et professsionnel, la consommation servait de locomotive. Aujourd’hui quand un sursaut de 1.5% vient fleurir un printemps tristounet, Lagarde, optimiste d’astreinte au gouvernement nous explique que la relance est arrivé
        Tant que l’un de ces trois paramètres ne sera pas durablement au vert, l’économie ne repartira pas.
        Je te précise que cette anayse d’une société en mauvais Etat n’engage en rien mes convictions personnelles qui vont bien au delà d’un système avide et cupide qui scie la branche sur lequel il est assis.

    • A déménagé le 25 octobre
      • Posté à 14h43 le 23/07/2009
      • Internaute 33755

      Si tu portes une attention toute particulière (je n’ai pas mes documents et liens avec moi) à la genèse de notre libéralisme d’aujourd’hui, tu t’apercevras que celui-ci connut une critique virulente de la part de certains libéraux du XIXeme car ils savaient que la norme est irremplaçable et surtout indéboulonable.

      Les « libéraux » qui ont amené CE libéralisme ont tout au plus été plus malin, avait plus de poudre dans leurs canons à pognon, mais jamais, jamais ils ne pouvaient prétendre avoir défini pour l’éternité LE libéralisme. Bien entendu qu’ils agissèrent ainsi, mais tenons nous en à la réalité de tous et non à, seulement, la leur. Il est donc faux d’affirmer que la philosophie du libéralisme est originellement « le marché, rien que le marché ». Ça, c’est un fantasme érigé en tant que postulat.

      Le libéralisme n’est pas mort, le capitalisme non plus (et ce depuis que le commerce existe en Occident) pour la simple raison que ce qui meurt, ce sont les êtres physiques, pas les idées.

  • christobal0094
    christobal0094
    citoyen du monde
    • Posté à 03h15 le 23/07/2009
    • Internaute 77671
      citoyen du monde

    On ira tous au paradis.
    Meme les simples d’esprit.

    mais chacun le sien : paradis des travailleurs ou paradis fiscaux.

    pourquoi ne pas essayer le ici et maintenant ?

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à christobal0094
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 09h30 le 23/07/2009
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      « On ira tous au Paradis »

      ° Non mais franchement, de quoi je me mêle ?
      (signé : Dieu)

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 07h06 le 23/07/2009
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    Bon, bon, faisons un petit résumé de certains commentaires qui précèdent :

    « le capitalisme est une bête qui n’a pas besoin d’états pour exister et sévir...Les renards ont de beaux jours devant eux... le capitalisme (ou plutot les capitalistes), mu par son instinct de survie comme la dernière des bêtes, est prêt à toutes les galipettes pour continuer de survivre gaiement... Alors non le capitalisme libéral n’est pas mort bien au contraire il est plus puissant que jamais... Le capitalisme ne connait pas la crise, s’adapte à toute allure et récupère tout... »

    Hého, les poteaux (de gauche bien évidemment), faudrait voir à arrêter avec les fantasmes ! Vous savez ce que ça me rappelle, vos élucubrations ? L’histoire du « grand méchant loup » ! Celle que nos grands-mères nous racontaient, minots, pour nous faire tenir à carreau. Et vous n’êtes même pas payés par grand-père Bouygues et son TF1 pour nous la servir à sa place ! Bouygues et TF1 ont de beaux jours devant eux avec des « révolutionnaires » de cet acabit. [Rires.]

    • A déménagé le 25 octobre
      • Posté à 15h05 le 23/07/2009
      • Internaute 33755

      Proposerais-tu que l’on mente à nous-même ?

      Pour toi, changer de système revient à éliminer toute trace du précédent et, surtout, tu crois vraiment qu’il est possible d’agir ainsi sans foutre en l’air la moitié des habitants de cette planète ?

      Tu te rends compte de l’énormité de ton propos de révolutionnaire, attribut qui, dans ton cas, ne peut être enfermé entre des guillemets ?

      (non, vraiment, nous ne sommes pas à un moment de l’Histoire où les gens pensent « pédagogie ».)

      • Le Yéti
        Le Yéti répond à A déménagé le 25 octobre
        yetiblog.org
        • Posté à 15h25 le 23/07/2009
        • Internaute 6095
          yetiblog.org

        « Pour toi, changer de système revient à éliminer toute trace du précédent ? »

        Euh non, je ne pense pas du tout ça.

        Je ne pense même pas que nous allons changer nous-mêmes de système.

        Je pense que le système va changer lui-même tout seul, par défaut, par contrainte, par asphyxie du système en cours. Et là, oui, une bonne « moitié des habitants de cette planète » a du souci à se faire. (Ne crois pas que je trouve ça positif.)

         
        • A déménagé le 25 octobre
          • Posté à 15h38 le 23/07/2009
          • Internaute 33755

          Ah.
          On comprend mieux.

          Mais étant un optimiste, je soutiendrai que c’est grâce aux idées et à la volonté de certains que le système peut évoluer favorablement. Pas seulement à cause de la contrainte, du défaut ou de l’asphyxie.

          • Le Yéti
            Le Yéti répond à A déménagé le 25 octobre
            yetiblog.org
            • Posté à 16h01 le 23/07/2009
            • Internaute 6095
              yetiblog.org

            Là d’accord avec toi (sur « les idées et la volonté de certains »). Mais, même volontaire de nature (sinon optimiste), je crois que l’influence de ces « certains » peut jouer sur un espace géographique assez limité (un pays, un petit groupe de pays), beaucoup plus difficilement au niveau planétaire. Or c’est un système planétaire qui part aujourd’hui en couilles.

        2 autres commentaires
  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 09h09 le 23/07/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    ° Ceux qui votent à droite et favorisent le capitalisme forcené, pensent que la recherche du bonheur passe par certains paramètres :

    - La cupidité qui fait peu de cas des procédés malhonnêtes.
    - Les égoïsmes, justifiant le repli sur soi et le mépris des autres.
    - La rapacité qui mène à l’exploitaiton des plus faibles.
    - Les pouvoirs, qui selon eux n’existent pas sans la force de l’argent.

    ° Ceux qui votent à gauche pensent que le bonheur n’est pas forcément où les premiers pensent le trouver, et l’imaginent :

    - Dans l’acquisition d’une culture et d’un savoir à portée de tous.
    - Dans l’accès à une action valorisante, en terme professionnel.
    - Dans l’assurance d’un état de santé convenable, accessible à tous.
    - Dans le respect et la dignité de chacun, et mondialement agrée.
    - Dans la satisfaction des besoins primaires essentiels que sont le toît, le vestimentaire, le confort utile, et l’alimentaire...
    .......................................................................
    Pour être heureux, il vaut mieux avoir des enfants en bonne santé qu’une cuillerée de caviar et une flute de champagne chaque jour.
    - Une voiture de grand luxe ne remplacera jamais aux yeux du votant de gauche, l’éducation et l’alimentation de la famille.

    * L’individu de gauche trouve son bonheur avec le temps passé avec ses enfants et ses petits enfants, dans un cadre agréable sans excentricité.
    * L’individu de Droite (sauvage) trouve son bonheur dans l’écrasement des autres, et parfois même de sa propre progéniture, surtout si celle-ci n’adhère pas à ses principes...

    ...si principes il y a ?

    • jma14
      jma14 répond à Yvon le Zébulon
      • Posté à 11h08 le 23/07/2009
      • Internaute 31729

      Je suis désolé mais une crise comme celle-ci, va au delà du clivage gauche-droite, archaique.
      Votre vision de « sylvain et sylvette » participe grandement comme la vision de droite d’ailleurs, à l’aveuglement d’une civilisation et à sa mort.

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à jma14
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 19h00 le 23/07/2009
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Il s’agit d’un constat quasi-permanent, et non d’une « vision de sylvain et sylvette ». J’ai fréquenté pratiquement tous les milieux :

        * J’ai commencé à observer le monde bien avant que vous ne soyez né, et même conçu : RIEN NE CONTREDIT CE FAIT

        - Les gens riches sont généralement arrogants et méprisants...

        Je ne puis dire si le fait d’être devenu riche les aura rendu ainsi, ou si le fait d’être ainsi...leur aura permis de devenir riches.

         
        • jma14
          jma14 répond à Yvon le Zébulon
          • Posté à 10h23 le 24/07/2009
          • Internaute 31729

          Après nous avoir exposé vos statistiques toutes personnelles, vous devriez réflêchir.
          Quelle est votre solution une « police anti-arrogants et méprisants » ?
          Cette police pourra t’elle arrêter les arrogants et méprisants non -riche ?
          Ce que je veux vous dire par raisonnement de « sylvain et sylvette », c’est que toute constation, analyse... doit être suivi des faits. Et que votre analyse mène devant un mur. Parce qu’elle consiste à définir une personne sous un seul prisme (donc réductrice). Le mauvais puisqu’elle amène devant un mur.

          Pour finir, je connais beaucoup de gens riche qui sont ni arrogants ni méprisants. Il ont des défauts mais autant que les gens non riches.

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à jma14
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 14h28 le 24/07/2009
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            « une police anti-arrogants et méprisants non riches »

            - Est-ce qu’au moins vous savez ce que vous dites ?
            La « Conscience » et l’« empathie »...vous savez ce que c’est ?

            J’ai l’impression que vous faites partie de ceux qui se suicideraient parce qu’ils n’auraient pas de portable ou de four à micro-onde, ou de bombe anti-crevaison !

            • jma14
              jma14 répond à Yvon le Zébulon
              • Posté à 18h57 le 24/07/2009
              • Internaute 31729

              Dire à quelqu’un que vous ne connaissez pas : » est -ce qu’au moins vous savez ce que vous dites » c’est d’une arrogance et d’un mépris qui est sans nom.
              Vous devriez balayer devant votre porte, avant de critiquer les autres.
              Ce qui n’est pas bon dans votre raisonnement c’est le maniquéisme.

              • Yvon le Zébulon
                Yvon le Zébulon répond à jma14
                L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
                • Posté à 12h17 le 25/07/2009
                • Internaute 65781
                  L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

                Je suis désolé de vous avoir offensé par ma mauvaise formulation.

                - J’aurais du écrire :
                « Est-ce qu’au moins vous savez ce que vous écrivez »

        4 autres commentaires
    • Un compte supprime
      • Posté à 12h37 le 23/07/2009
      • Internaute 21837
        nc

      Il y a de ca zeze, il y a de ca.

  • yoye-2000
    yoye-2000
    se leve tard et travaille mou
    • Posté à 09h38 le 23/07/2009
    • Internaute 48274
      se leve tard et travaille mou

    Franchement, l’histoire de tout va changer rien ne sera rien comme avant, gnigningnin...y’a quelqu’un qu’il y a cru dans la salle ?
    Parce que du coup, ce que je trouverais vraiment déprimant, c’est qu’il y en ait qui ait vraiment mordu à cette grosse ficelle marquetine...

    Lien

  • jma14
    • Posté à 10h56 le 23/07/2009
    • Internaute 31729

    Les gouvernements du G20 ne feront rien.
    La liste crise n’en est qu’une preuve de plus.

    Ce qui est inquiètant, c’est qu’en même nos journalistes, qui la main sur le coeur nous expliquait, il y a peu de temps, leur rôle d’alerteur. Encore une vaste fumisterie.

    Reste-il un journaliste pour dénoncer le manque de courage politique pour abolir les deux principales règles boursières qui ont accélérées la crise et qui accèlèreront les prochaines : la vente à découvert et le taux de couverture en bourse ? Qui sont les deux anti-thèse du vrai entreprenariat.

    La prochaine crise, et elle n’est pas très loin, sera terrible.

  • YoshiL7
    • Posté à 11h28 le 23/07/2009
    • Internaute 29840

    Le G20 n’a pas de dents... c’est pour rester poli ? en attendant, tous ces politiciens nous prennent pour des crétins avec leurs déclarations à la noix quand ils font des G trucs... rien qu’au niveau national, on donne sans contrepartie, sans obligation... et pourtant ce n’est pas faute d’avoir entendu des voix s’élever contre cela le moment venu... mais sa majesté et sa cour ont balayé d’un revers de la main toutes ces mises en garde en criant fièrement que si sa majesté dit, ils feront... Une chose est sure, ils savent nous faire de beaux discours « écrans de fumée », bien relayé par les médias courtisans, pour ne rien changer car ils vivent eux meme de tout cela, de ce systéme et ils le pronent tout simplement ! cela fait quelque temps que certains crient à la mascarade, mais bon, n’appartenant pas au bon parti en général, ils ne préchent donc pas la bonne parole et ne pensent qu’à contredire, qu’à s’opposer... alors, il ne faudrait pas trop que le peuple les écoute... on ne s’attarde donc pas sur leur cas...

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 11h32 le 23/07/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    « Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage. » disait Michaux.

    Attendons octobre. Car nous allons probablement passer d’une problématique économique et financière à une problématique de lutte contre les émeutes.

    Le cocktail « millions de personnes dans la rue » + virus AH1N1 pourrait bien réduire nos libertés, mais aussi les effectifs des services d’ordre, et entraîner des bavures et des heurts d’une autre ampleur.
    Le tout sur un fond d’écroulement de l’économie malgré les mesures précédentes en faveur des banques.

    Et la probabilité qu’un tel scénario se déroule est très, très élevée.

  • Un compte supprime
    • Posté à 12h34 le 23/07/2009
    • Internaute 21837
      nc

    oui bon et alors. Ce serait-y pas simplement qu’a aucun moment donne les dirigeants sus-nommes ne voulurent changer quoique ce soit aux regles ou plutot a l’absence de regles de la finance internationale. Faire semblant suffisait amplement non ?

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 12h32 le 23/07/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Ce type de décision doit idalement être pris
    idÉalement

    Interdire les paradis fiscaux, c’est impossible. Car même si on fait disparaitre ceux de nos pays, et qu’on fait pression sur les îles perdues (enfin faudrait leur donner autre chose en échange...), il restera les fouteurs de merde qui a envie de faire chier le monde entier et ramasser du fric au passage (au hasard : Iran, Venezuela, Corée du Nord, etc.)

    Mais le capitalisme est mort, du moins dans sa version originelle. Aujourd’hui ce ne sont plus la production et les bénéfices d’une entreprise qui comptent, mais une espèce de valeur pire que virtuelle décidée et influencée par une poignée de boursicoteurs.

  • sel
    sel
    commerçant
    • Posté à 22h14 le 23/07/2009
    • Internaute 81232
      commerçant

    si si ils ont des dents...pour faire baisser les factures des restaurants !

  • Serviant
    Serviant
    lost in Saigon
    • Posté à 05h50 le 24/07/2009
    • Internaute 84172
      lost in Saigon

    Lagare, les « anciennes pratiques » (pourquoi anciennes ?), elle s’y connait.
    Cf. etude sur Baker & McKenzie (source : Lien) :
    Surprisingly, compensation seems to be a non-issue at Baker. Says one DC lawyer simply, « We are all paid way too much. » Another attorney goes a step further, saying « At some point, associates will realize that the money we make is far more than the money we earn and far exceeds that which we contribute to society. » While their colleagues might disagree, everyone seems satisfied with their paychecks. « Baker & McKenzie’s new associate compensation structure is very progressive in the legal market, » claims one Chicago attorney. « Associates are able to earn a bonus on non-billable contributions to the firm. » Additionally, at Baker « you become a second-year associate after only nine months, instead of 15 like at other firms, which means earlier raises.

    Traduction (de la premiere citation) :
    “Nous sommes tous bien trop payes”

    No comment

  • neopingouin
    • Posté à 13h21 le 24/07/2009
    • Internaute 40173
      seul

    Je trouve pas mal de mauvaises idées dans ce papier. S’il ne fait pas de doute pour moi, et en cela je rejoins l’auteur, c’est qu’il faut davantage de régulation. J’ai toujours dit que le libéralisme de Milton Friedmann était dangereux. C’est exactement comme si l’on supprimait le code de la route, les panneaux de signalisation, les flics et l’on disait aux automobilistes : « maintenant, les gars, soyez prudents et ne faites pas de conneries, sinon, vous savez bien que la route ne vous loupera pas ». Et en plus, on leur a dit : « Et que le meilleur gagne ». Evidemment, on s’est tous enivrés de cette liberté, tous les acteurs économiques se sont crus en formule 1, ils y sont allés à fond et ils se sont crashés grave en emportant le décor et une partie des spectateurs qui vont rester sur le carreau. Faillite d’une théorie dont les limites avaient déjà été éprouvées en Amérique du Sud, notamment en Argentine où les Chicago Boys de Milton Friedmann avaient fait leurs gros dégâts.

    Vous préconisez, je cite : La réforme des normes comptables ; la nationalisation partielle des banques ; l’interdiction de certaines pratiques speculatives ; l’interdiction de traiter avec des paradis fiscaux, etc.

    La réforme des normes comptables venait d’être faites avec l’entrée en vigueur des normes IASC de source étatsunienne qui, à mon avis, sont largement critiquables mais je n’ai pas entendu dire que le Conseil National de la Comptabilité français s’y était aucunement opposé ; conformisme ?

    Nationalisation des banques, après tout, why not, l’Etat français a bien eu le Crédit Lyonnais dans son portefeuille, on peut recommencer

    Interdiction de pratiques spéculatives : c’est une pure déclaration d’intention à défaut de pouvoir déterminer ce qui est spéculatif et ce qui ne l’est pas, quel est le point de passage qui fait qu’un comportement devient spéculatif ; par quels moyens en hommes et matériels la spéculation se détecte ; quelles sanctions seront décidées, par qui, et qui les fera exécuter, par quels moyens.

    Interdiction de traiter avec des paradis fiscaux : le mot est à la mode, la crise vient des paradis fiscaux. D’abord, je ne sais pas qui est visé sous ce terme de paradis fiscal. Les pays qui ne taxent pas les bénéfices de sociétés, ou qui laissent transiter des produits financiers sans les taxer ou à faible taux, ou qui se refusent à imposer les actifs financiers ? Ici, et je suis d’accord avec vous, le G20 ne fait pas dans la dentelle sur ce sujet et sa liste, o combien limitée, montre à quel point les dirigeants du G20 se font peu d’illusions sur ce sujet et cherchent davantage à satisfaire une opinion publique persuadée qu’en tordant le cou aux paradis fiscaux, on atteindra le vrai paradis. Duplicité des gouvernants, ça vous étonne ? Mais d’ailleurs, vous semblez ignorer qu’il existe des paravents d’une opacité pratiquement impénétrable et qu’à défaut de traiter directement, on passera derrière des couvertures. Le vrai problème des paradis fiscaux, ce n’est pas tant le niveau de taxation faible ou inexistant –cette différence de taux d’imposition d’un pays à l’autre est un énorme problème général qui font que les Johnny Haliday vont se faire citoyens belges ou suisses et on ne le résoudra que le jour où l’on aura un Etat mondial et un système fiscal unique. Non, le problème des paradis fiscaux est qu’il permet de recycler ce qu’on appelle l’argent du crime, des trafics divers –drogue bien sûr, mais aussi, d’organes, etc

    Il me semble que le procès à faire n’est pas celui d’un système, le capitalisme, parce que, finalement, quel que soit le détenteur des moyens de production, on en revient peu ou prou au même constat, un système économique qui s’emballe puisqu’il au service d’une consommation qui doit satisfaire une population en explosion démographique. Mais on ne va pas refaire le monde et stériliser la moitié de la planète.

    Mon propos est plutôt de faire porter la responsabilité, non pas sur un système, mais sur une classe politique du monde industrialisé qui, dans son ensemble, est incapable de faire preuve d’imagination et qui se jette tête baissée dans tous les conseils de gourous comme Milton Friedmann, et si ce n’est pas par conformisme, c’est par faiblesse en face d’une opinion publique qui pousse dans le sens du courant de pensée ambiant.
    Je vous renvoie à la lecture fascinante du bouquin fort documenté de Naomi Klein, « The Shock Doctrine, The Rise of Disaster Capitalism » –je ne crois pas qu’il ait été traduit en français.

    Nous retrouvons ce conformisme ou cette soumission à l’opinion publique d’une classe politique à tous les niveaux : je citerai, pour exemple, ces politiques sécuritaires absurdement appliquées à certains risques seulement, comme ceux relatifs à l’aviation civile alors que d’autres zones susceptibles d’offrir prise à des terroristes ne sont absolument pas contrôlées (mais ça permet aussi de mieux contrôler les citoyens) ; prohibition du tabac –pourquoi du tabac seulement et non pas de tous les additifs plus ou moins nocifs dont l’industrie alimentaire nous bourre le corps à longueur d’années.

    Sur la difficulté de cette génération de décideurs à résister à une mode ambiante, elle n’affecte pas seulement les politiques mais aussi bien les dirigeants économiques. On a vu, depuis le début des années 70, comment la plupart des grands patrons d’industrie se sont pliés aux diktats de la mode provenant du monde de la finance, notamment la Bourse : priorité successivement donnée à, je cite dans le désordre, diversifications forcées, repliement sur son core business, délocalisations, recentrage, maximisation de la MBA, du revenu net par action, etc… avec changement de cap plus ou moins radical à chaque fois et, parfois, des conséquences absolument désastreuses.

    Pardon d’avoir été si long, merci d’avoir pris le temps de me lire