A la Une 03/10/2007 à 19h34

La mairie (PS) de Montpellier traque-t-elle les sans-papiers ?

Carole Rap | Journaliste

(De Montpellier)

Depuis quelques mois, les présomptions s’accumulent. Dénonciation mardi 2 octobre d’un couple venu déposer un dossier de mariage au guichet de la mairie, témoignages de policiers évoquant la pression d’un adjoint au maire, contrôles de police dans les transports publics dépendant de l’agglomération montpelliéraine…

Si, officiellement, la mairie de Montpellier, tenue par la socialiste Hélène Mandroux, déclare que « la délation n’est pas sa pratique » , il semble que, dans les faits, certains fassent du zèle. Sur l’ordre de qui ?

« On nous demande même de prévenir la PAF »

Mardi après-midi, Elif, jeune femme de nationalité française, se rend au guichet de la mairie en compagnie de son ami Evren, un Turc d’origine kurde dont la demande de titre de séjour est en cours d’examen à la préfecture. Aux yeux de la loi, il est donc en situation irrégulière. Ce que ne manque pas de constater l’employée de l’état civil.

« Elle nous a alors dit que depuis quelques temps, ils (la mairie, ndlr) étaient obligés de prévenir le procureur de la République si un des futurs conjoints était en situation irrégulière. Elle s’est ensuite absentée pendant quelques minutes » , relate Elif.

Quand l’employée revient, elle annonce aux deux jeunes gens que leur dossier est accepté. Mais elle semble visiblement embarrassée et finit par leur confier :

« C’est la préfecture qui nous demande de prévenir le procureur. Depuis quelques temps, surtout depuis quinze jours, nous avons une pression énorme. Je ne devrais pas vous le dire mais vous êtes en plein dedans. On nous demande même de prévenir la PAF (Police aux Frontières, ndlr) “ .

Etrange coïncidence, en sortant de la Mairie, Elif et Evren remarquent trois agents de la PAF qui les suivent et viennent les stopper quelques dizaines de mètres plus loin. Contrôle d’identité. ‘ Ils prennent nos papiers et appellent la préfecture’ .

Heureusement pour Evren, son dossier étant en cours d’étude en préfecture, il est relâché. Contactée par le couple, la Cimade de Montpellier (association d’entraide aux étrangers) se fend d’un communiqué pour expliquer que ‘ les maires ne sont pas tenus de saisir le procureur lorsqu’un étranger en situation irrégulière souhaite se marier avec un français. Une telle saisine n’est envisageable que s’il existe un doute sur la sincérité du mariage’ . La Cimade enfonce le clou :

‘ Il n’appartient pas aux maires de prévenir la police lorsqu’ils sont saisis d’une demande de mariage d’un étranger et d’un Français’ .

‘ La municipalité nous l’a demandé au début de l’été’

La mairie nie qu’un contact ait pu être établi entre quelqu’un de chez eux et la PAF dans cette affaire. Mercredi soir, elle a tout de même annoncé qu’elle lancerait une enquête administrative pour faire toute la lumière.

Du côté de la police, on assure aujourd’hui que ‘ la PAF n’est pas venue d’initiative. Elle n’est pas tombée sur la personne par hasard’ . D’ailleurs, certains policiers en ont marre d’endosser seuls la responsabilité de la traque aux sans-papiers. Au point de s’exprimer publiquement, comme Philippe Sebag, secrétaire régional du syndicat Alliance police nationale, dans une interview parue dans Midi Libre le 29 septembre. A la question : ‘ Les contrôles et arrestations de personnes en situation irrégulière ont pourtant fortement augmenté cet été à Montpellier ? , il répond :

Dans les faits c’est indéniable mais il faut rétablir un semblant de vérité. (…) La police ne se réveille pas le matin en se disant : ’Tiens, on va taper sur certains quartiers.’ Non, la municipalité nous l’a demandé au début de l’été et il faut qu’elle ait le courage de l’assumer. C’est Christian Bouillé en personne (adjoint au maire et vice-président de la commission Sécurité publique et sûreté de la ville, ndlr) qui nous a ’bougés’ pour que la Police nationale réinvestisse certains quartiers où les troubles publics étaient en augmentation’ .

L’adjoint au maire dément avoir ‘ donné aucune instruction à Monsieur Sebag’ . Mais à ce jour, Guillaume Neau, du service communication de la police de Montpellier, confirme les propose tenus par Philippe Sebag.

La police nationale est-elle pour autant aux ordres de la Mairie ? Non, bien sûr, mais ‘ il se trouve que cela correspond à l’un des objectifs de notre direction centrale : si on veut faire plus de personnes en situation irrégulière, il faut faire plus de contrôles’ , répond le policier en charge de la communication.

‘ Les syndicats de la TAM ont demandé une présence policière accrue’

De là à effectuer des contrôles d’identité systématiques dans les bus et les trams de la ville ? C’est ce qui est arrivé cet été dans le bus 15, qui relie le centre de Montpellier à la Paillade, quartier excentré où vivent beaucoup de personnes d’origine maghrébine. Choqués, plusieurs passagers ont rapporté comment ils avaient vu des policiers bloquer le bus avec leur véhicule entre deux arrêts, monter à l’intérieur, demander à voir les papiers d’identité de chaque passager (et non pas le ticket de transport car il ne s’agissait pas d’un contrôle de billets) et faire descendre plusieurs personnes. Une opération que ne réfute pas la Police nationale, indiquant qu’elle agit sur réquisitions du procureur mais qu’elle a aussi un ‘ partenariat important’ depuis l’an dernier avec la TAM (Transports de l’agglomération de Montpellier), auquel la Mairie participe, dans le cadre du Conseil local de sécurité et prévention de la délinquance ‘ (CLSPD, mis en place le 25 octobre 2006).

Suite à des agressions, les syndicats de la TAM ont demandé à avoir une présence policière plus accrue’ , justifie Guillaume Neau. La dernière agression contre un chauffeur remonte à un an. ‘ Malgré l’inquiétude des syndicats, la majorité des faits relève d’incivilités. Mais comme nous, on a des objectifs en matière d’étrangers, si on a des personnes en irrégularité, on ne va pas les laisser partir’ , poursuit le policier.

Dans l’Hérault, ces objectifs correspondent au prorata par département du chiffre souhaité au niveau national, qui est de 20000 interpellations. Ils sont, paraît-il, loin d’être atteints. De là à inciter la mairie à s’en mêler ?

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  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 19h55 le 03/10/2007
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    L’ignominie ne semble plus avoir de limite. Corps mous et apathiques, esprit critique tétanisé, nous plongeons doucement dans la fange de l’odieux.

    • Anonyme répond à Le Yéti

      Pour le moment je ne vois dans cet article, qu’une personne qui se sent morveuse parce qu’elle a été contrôlée, ce qui était bien le moins puisque son compagnon est en situation irrégulière. Pourriez-vous nous détailler ce qui vous choque ?

      • Anonyme

        « Pourriez-vous nous détailler ce qui vous choque ? »

        Ce qui me choque c’est de voir une invasion de haine sur rue89 ces derniers temps...

         
        • Anonyme

          Il y a toujours eu des enquêtes sur les mariages blancs, toujours je vous dis.
          La soeur de mon amie d’enfance s’est mariée avec un Turc il y a 20 ans. D’origine algérienne naturalisée française, elle n’a pas été contrôlée mais la validité de sa demande de mariage l’a été et une enquête a été demandée sur son futur époux. Ca nous a choqués mais elle-même était soulagée de cette enquête qui n’a pas duré longtemps car elle se mariait « pour de bon » et ne voulait pas que le quartier s’imagine qu’elle contractait un mariage blanc.
          Le maire était et est toujours UDF et personne ne lui a jeté de pavés dans la tête bien qu’il soit un secrétaire d’état mis en examen aujourd’hui !

          La haine ne nait que dans les cerveaux malsains de gens qui pensent « tordu ».

          • Anonyme

            S’il est vrai qu’il ya toujours eu des contrôles concernant les mariages avec des étrangers ce que je trouve malsain, le problème soulevé à Montpellier est qu’il s’agit d’une véritable « traque » car elle implique immédiatement la Police de l’Air et des Frontières dès le dépôt d’un dossier. Un Français ne pourrait donc pas tout simplement tomber amoureux d’un étranger et vice versa, au point de penser immédiatement à une reconduite à la frontière ?
            Vous êtes sûrement de bonne fois, mais je doute que « la haine soit uniquement dans nos têtes ! »

          • Anonyme

            Est-ce que cette personne et son futur mari ont été contrôlés par la PAF en sortant de la mairie ?

            C’est ça qui est choquant.

            • Anonyme

              Je reviens répondre à votre question pour que les choses soient claires.

              Oui elle a immédiatement fait l’objet d’une enquête dès qu’elle a déposé les bans.

              Je vous le confirme car elle nous en a immédiatement informés. En effet, notre quartier était très soudé et nul n’ignorait des voisins connus depuis l’époque des couches culottes.

              L’enquête a duré 15 jours et le maire s’est félicité de pouvoir annoncer à l’assistance qu’il pouvait dire que ce mariage n’était pas un mariage arrangé. Bon plus ou moins ça a été apprécié mais en fait tout le monde a été soulagé.

              Donc pour dire, que les mariages blancs ne datent pas d’hier, chacun le sait et qu’il n’est pas anormal de contrôler quelqu’un dont il pense qu’il est en situation irrégulière.

              Faut se raisonner quoi, un peu de lucidité avant d’enfourcher n’importe quelle annonce.

          • Anonyme

            Il ne s’agit pas de haine mais de délation ! ! !
            Un des seuls pays qui a collaborer pendant la deuxième guerre mondiale n’est pas haineux...juste raciste ! Toute la population bien « née » se sent soulagée à présent d’être dirigée par un des leurs ; pas de haine dans notre tête, juste la constatation que le naturel revient toujours au galop !

        • Servais-Jean
          • Posté à 02h00 le 04/10/2007
          • Internaute 4591
            43

          Rue 89 est, à mon avis, le seul site que je connaisse, où il n’y a pas trop de haine qui circule.
          En celà Rue 89 est exemplaire et c’est pour cette raison que je ne suis pas resté anonyme.
          Bien sùr, pafois il y a des dérapages mais c’est inévitable. Si vous avez une solution pour les éviter ? Sauf à rendre le site inaccessible aux anonymes.

          • Anonyme répond à Servais-Jean

            S’il vous plaît, évitez l’éternel débat « courageux anonyme » vs « pas anonyme ». Il ne résoudra en rien le fait qu’il y ait des personnes venant exprimer leur pensée, même si celle-ci est nauséabonde, de l’avis d’autres intervenants.
            Je ne suis pas inscrit sur ce site et je ne m’inscrirais pas. Est-ce que cela me disqualifie ? Le fait que je signe Otto Naumme et non de mon véritable patronyme enlève-t-il quelque chose à ce que j’écris ? Si oui, que penser des interventions de tous les inscrits sur Rue89 avec un patronyme tel que, au hasard, Servais-Jean, que je présume ne pas être votre véritable état civil ?
            Dérapage, je ne sais si le mot est juste. Il y a des personnes qui interviennent ici pour exprimer leur haine de l’étranger et des « gôchistes » (même si aucune n’a été capable de m’expliquer ce qu’était un « gôchiste »). Après tout, pourquoi pas. Tant qu’il n’y a rien dans leurs propos qui contrevienne à la loi, ça ne me dérange pas plus que ça. A la limite, mieux vaut qu’ils se « libèrent » ici plutôt que d’aller effectuer des ratonnades, non ?
            Et puis bon, qu’ils puissent s’exprimer ou non sur le Web, il n’en reste pas moins qu’il existe quelque chose comme 10 ou 15% de la population (estimation pifométriquement personnelle à peine moins scientifique qu’un sondage...) profondément raciste et fascisante. Et ce n’est pas en les empêchant de parler ou en interdisant les partis qui les représentent qu’on les poussera à penser autrement...
            Enfin, si on était juste entre personnes d’accord sur tous les sujets, on s’emm...derait, non ?
            Cela dit, la remarque de la personne à qui vous répondiez montre bien qu’elle n’a rien compris à la dérive à laquelle nous assistons actuellement.
            Et qui n’en est malheureusement qu’à ses débuts, je le crains...

            Otto Naumme

            • Anonyme

              merci , otto naumme , j’aurais pù écrire vos commentaires (aussi bien ? ... )
              On se sent moins seul lorsque , après avoir reçu des infos infâmes , on se branche sur RUE89 et les commentateurs . Certains dérapent , surtout parce qu’ayant voter pour le petit qui fait peur , ils ne veulent voir les dérives odieuses et la surenchère des privilèges .
              Merci à tous pour votre vigilance . Nous finirons par construire quelque chose de plus républicain , grâce à l’outil magique de la toile . « il » n’osera pas y mettre son grand nez et une censure comme en Chine , en Birmanie , en Arabie Saoudite , etc...

              mona

              • Anonyme

                Bonjour Mona
                J’aimerai être aussi sûr que vous que nous n’aurons pas de censure... Elle peut s’exercer de tellement de façons...

                Pour le reste, j’ai pas l’habitude mais je reprends un commentaire que j’ai posté sur un autre sujet (sur les sans papiers aussi) parce qu’il me semble intéressant (et que j’ai la flemme d’en refaire un approchant...). Excuses donc pour la redite :

                Un truc comme ça qui me fait réfléchir.
                A en entendre certains, nous serions « envahis » par les étrangers en situation irrégulière.
                Problème tellement prégnant, si j’ai bien compris, qu’il nous en a coûté plus de 67 millions d’Euros en 2005 pour la « chasse aux sans-papiers », « chasse » qui aurait mobilisé plus de 10 000 personnes à temps plein.
                (voir Lien)

                Tout cela pour quoi ? Pour tenter d’arriver au chiffre de 25 000 expulsions en 2007 (et je ne parle même pas du coût par expulsion...). Rapporté aux 60 et quelques millions d’habitants en France, je vous laisse faire le calcul : ces 25 000 « illégaux » représentent quelque chose comme 0,005 % de la population vivant sur notre territoire. On comprend qu’ils représentent une menace exceptionnelle...
                Plus concrètement, dire que ces 25 000 (seul chiffre « fiable » : s’il y a plus d’immigrés sans papier, pourquoi n’en expulser « que » 25 000 ?) représentent « toute la misère du monde » est juste un tantinet exagéré, non ?
                Et 25 000 personnes de plus ou de moins ne changeront pas grand chose à la situation en France. En revanche, 25 000 personnes expulsées, c’est 25 000 fois un drame humain que l’on ne souhaite à personne...

                Otto Naumme

        • Anonyme

          Je ne vois pas l´objet de l´article ? Un mairie est un lieu où la loi doit s´appliquer, mème si elle est PS, non ? Il faudrait arrèter le délire , serait t´on revenus en temps de guerre où les gentils fonctionnaires de la zone libre devraient protéger les sans papiers des arrestations de la milice ? Vous dites que le dossier de cette personne était en cours et qu´elle a donc été laissée tranquille.

        • Anonyme

          bloquer un bus entre 2 arrèts, contrôle, faire descendre certains si vous y etiez çà ne vous choquerai pas si je saisi bien : la cause est juste

          faire du chiffre et celà fera baisser l’insécurité, à la relecture, vous ferez lz lien systèmatique entre tenir ses objectifs justifié par l’insécurité
          je vous rappelle que les CLSPD n’ont jamais eu pour objectif de chasser les gens au prorata d’un ration, que l’utilisation complice de tous les acteurs de la ville est hors sujet
          je vous rapelle enfin que le premier magistrat de la ville a partie liée avec la conduite de ce conseil local de sécurité

          Enfin les élections de sont pas loin : ils vont se calmer
          attendez le rétropédalage de cette mairie PS ( ! ! !)
          çà ne vous choquera pas non plus
          les gens qui décident on raison non ? ? çà ne vous choque pas.
          ce que vous appelez de la haine c’est de l’opinion
          allez saludas !

        • Anonyme

          Pas seulement sur Rue 89, mais sur l’ensemble du territoire national.
          La droite décomplexé, c’est aussi le racisme décomplexé avec toute les idées nauséabondes qui vont avec.
          William la révolte

        12 autres commentaires
      • Anonyme

        Ce qui pourrait me choquer, ç’est de te voir, toi avec ta tete de naz(i)e

      • Anonyme

        Inexact. Son compagnon était en situation régulière mais ses papiers étaient en cours d’examen à la préfecture, et tout s’est arrangé.

        Si vous roulez sans les paiers d’une voiture ou sans votre permis, vous prenez une prune. Pourquoi le fait d’être étranger donnerait-il lieu à un passe-droit ?

         
        • Anonyme

          Et allez, le omparatif bidon avec l’automobile : ben tant qu’à faire, autant qu’il soit exact : si vous êtes en attente de votre permis, ou de votre carte grise, on vous délivre un certificat temporaire ... Il n’avait pas oublié, ou perdu ses papiers, ils étaient en attente de traitement dans l’administration ... mais c’est sans doute trop dur à comprendre, et trop facile de se défouler sur quelques pauvres sans papiers au lieu de s’occuper des vrais problèmes ...

          • Anonyme

            a tu etait dans des pays dafrique ! tu na pas subit la bas le pillage de tes bagages des insultes est humiliations va sur la presse de cote divoire ou dailleur essaye de voir comment il nous traitent faut arreter la demagogie tes en régle on te fous la paix tu ne l es pas tes en irégularité point c est cela qui te géne quelques pauvres sans papiers ? ? ? y en a de partout est sa arrive encore prend les en charge ! est laisse les gens faire leurs boulots

            • Anonyme

              cé vré, les nouards c’é tous des méchands
              assé de daimagogie

              il me semble que cela confirme que c’est (beaucoup) par l’éducation que se joue l’avenir de notre ouverture d’esprit

            • Anonyme

              « Laissez-les bosser »

              C’est aussi ce que je demande pour la police : Monsieur le Président, laissez la police travailler, à savoir résoudre des enquêtes criminelles, démanteler les trafics, arrêter les criminels et les auteurs de délits.

              La police a autre chose à faire que de contrôler tous les gens ayant l’air d’étranger (ce qui est un délit puni par la loi, monsieur le Président) pour satisfaire à des quotas stupides et idéologiquement indéfendables. Ils ont pour mission d’assurer la sécurité des citoyens, de les protéger et d’apprédender les criminels et les délinquants, pas de causer eux-mêmes l’insécurité et la peur.

              Pour ce qui est des comparaisons douteuses avec les papiers que doit avoir un automobiliste :
              - les automobilistes ont bien moins de chance d’être contrôlés par la police qu’une personne noire ou maghrébine. Pourtant, il y a plus à craindre d’un automobiliste, bien plus dangereux et se comportant bien plus souvent de façon criminelle.
              - Un automobiliste se plaint du moindre contrôle, et quand il a brûlé un stop ou un feu rouge ou qu’il roule à 90 au lieu de 50, il a toujours « une bonne raison ». Ah, et Autoplus vient encore de montrer quel respect notre Président et ses ministres accordent à nos lois, notre sécurité et à nos personnes...

              Bref, comme disait Coluche, « quand on en sait pas plus que ça, on a qu’à fermer sa gueule ».

              • Anonyme

                Pour les autombilsites, il ya les radars automatiques (+ les autres) : ça a libéré du personnel

            • Francort
              • Posté à 21h49 le 04/10/2007
              • Internaute 10028

              Je ne te souhaite pas de passer « les examens de langue française » prévus par notre ministère de l’identité nationale, tu aurais toutes les chances d’être reconduit à la frontière ...

        • cebolette
          • Posté à 00h46 le 04/10/2007
          • Internaute 15235

          J’ai pas de chance, fille et petite fille d’mmigrés mais coup de chance tout le monde pense que mon patronyme est français ! comique la betise humaine ! Mais je vais rassurer les bons gaulois : devant faire faire une carte d’identité, un de mes enfants et tombé sur un employé zélé et v’là-t-y pas qu’il faut qu’il justifie de ses origines gauloises ! Un ancetre qui se bat dans les tranchées françaises en 14.18, un autre résistant en 40 ? 45, une ancetre qui meurt en déportation, tout ça pfuit envolé ! Merde nous sommes français point finale ! Le Nicolas immigré par papa comte et plein de fric, lui on va rien lui demander ?

        • Le Yéti
          Le Yéti
          yetiblog.org
          • Posté à 06h27 le 04/10/2007
          • Internaute 6095
            yetiblog.org

          Ce qui est en cause, ce n’est pas le contrôle administratif de routine, c’est sa multiplication tâtillonne, les instructions de délation (révélées par l’employée de la mairie de Montpellier), le zèle qu’on met à les appliquer (les 3 agents de la PAF à la sortie de la mairie), cet air glauque du soupçon permanent, et les explosions de haine rance qui s’affichent désormais sans pudeur avec leurs argumentions faisandées*.

          (* Il suffit pour s’en convaincre de parcourir les commentaires qui suivent cet article de Rue 89. On est servi ! Jean Servais, plus haut, a raison : que font tous ces tordus anonymes ici, pour la plupart passibles des tribunaux pour incitation à la haine raciale ?)

          • Anonyme répond à Le Yéti

            Bonjour Yéti
            Je ne pense pas que les messages dont vous parlez soient passibles des tribunaux. Pas que je partage leur avis, au contraire. Mais l’incitation à la haine raciale, c’est un peu plus que cela, je pense...
            Du reste, si ces propos sortaient du cadre légal, je pense que les modérateurs de la Rue auraient vite fait de les ôter, ce qui est une obligation (que eux connaissent mais rarement les internautes : le producteur d’un site est responsable des propos qui y sont tenus ; c’est donc de son ressort de supprimer les messages attentant aux lois, diffamation, insulte, haine raciale et autres...).

            Otto Naumme

        • Anonyme

          Les socialos c’est l’UMP et l’UDF en PIRE ! ...

          • Anonyme

            Nous avons oublié de signer : nous sommes pas de Courageux anonymes.

            Le Club du BTP40
            Sous le patronage de : -Valéry G.d’E.(Europe)


            • Anonyme

              Ouarf ! Ouarf ! On se pisse dessus...
              Qu’ils sont droles ces socialos ! ! ! On aurait du voter pour eux, on aurait bien rit...

      • Anonyme

        ce qui choque c’est que ces pratiques nous ramménent à des heures trés trés sombres de l’histoire de France car ne l’oublions jamais il n’y a pas eu que des resistant pendant cette période et nombre de francais ont eu à connaitre les méfaits de la délation qui se compléte pour l’immigration aujourd’hui par l’instauration de test ADN.
        toutefois dans le cas présent il n’appartient pas à un agent public( qui ne reléve pas des forces de l’ordre) de vérifier la légalité de la situation d’une personne étrangére, tout comme il ne lui appartient pas d’appliquer un ordre de sa hiérarchie si l’ordre est manifestement illégal ; en résumé un agent public doit se limiter à l’éxécution de ses taches dans la plus grande neutralité selon les textes qui lui sont applicables.
        pour le cas cité si l’agent à commis une faute suite à semble t’il un ordre illégal il y a faute.
        mais cela est une autre histoire.
        ne tombons pas dans le piége ou tous les immigrés sont à jeter. il me semble que l’immigration à fortement contribuer au développement de la FRANCE et que les flux de personnes est un bien pour tout le monde et doit permettre une meilleure compréhension entre les peuples pour éviter les dérapages.
        la tolérance est une base de la démocratie ne tombons pas dans l’effet inverse car le refus de l’autre conduit à la dictature.
        un simple citoyen

      • banastere
        • Posté à 23h34 le 04/10/2007
        • Internaute 17211

        tiens, encore un petit commentaire bien fielleux sans laisser de pseudo. Et quand tu envoies tes lettres de dénonciation à la préfecture, tu les fait sous couvert d’anonymat aussi ?

      • Tom Bombadil
        Tom Bombadil
        Je ne suis pas un hobbit
        • Posté à 23h54 le 04/10/2007
        • Internaute 9759
          Je ne suis pas un hobbit

        Il n’était pas en situation irrégulière. Que vous ne sachiez pas penser est une chose. Mais apprenez à lire, au moins.

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à Le Yéti
      yetiblog.org
      • Posté à 21h35 le 03/10/2007
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      NB : comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, je n’ai pas l’intention de me laisser clouer le bec par des petits ronds rouges. Donc, je récapitule (et recommencerai autant qu’il le faudra) :

      L’ignominie ne semble plus avoir de limite. Corps mous et apathiques, esprit critique tétanisé, nous plongeons doucement dans la fange de l’odieux.

      • Anonyme répond à Le Yéti

        Mais mon pauvre vieux, les temps ont changé et de plus en plus nous en avons marre de ces gens qui protègent des hors-la-loi qui n’ont rien à faire ici.
        Pas de papiers, dehors .
        Ca suffit, de toute façon les gens en ont assez de tout ce ramdam autour de quelques personnes qui n’ont rien à faire ici et à qui nous n’avons rien demandé, sauf de rentrer chez eux le plus vite possible .

         
        • Anonyme

          Dé - com - ple - xée, on vous dit !

        • Anonyme

          ..........il y a de plus en plus d’étrangers dans le monde.

          • Anonyme

            Ca c’est vrai, ça !

            Mère Denis

          • Anonyme

            ...Et de plus en plus de cons ! J’espère pour les bouches baveuses qui ont laissées des traces sur ce sites que ce ne sera pas un jour à elle d’être immigré Sans Papiers...

            • Anonyme

              Courageux anonyme de 8h23,
              Tu as des solutions pour éviter que les pauvres aient à s’entasser dans des banlieues pourries pendant que toi tu nous dévoile ta grandeur d’ame sur le site ?
              Qu’est ce que vous proposez, toi et ta chouette bande de potes ? ...
              Est-ce que toi tu es pret à partager ce que tu as ? ...
              Est-ce que si je déboule demain te taper un peu de thunes et dormir dans ton lit tu m’ouvriras ta porte ? ...

            • Zoomental
              Zoomental
              NRV
              • Posté à 16h43 le 05/10/2007
              • Internaute 18396
                NRV

              Apprends à lire et fais fonctionner ton cerveau mon ami ! Les étrangers... dans le monde... ça y est, t’as compris ! ?
              Réécoutes Desproges, ca te décrassera les neurones. Tu m’as l’air d’un bon petit Sarkonase, du genre je vote, je travaille, et je dégueule ma bonne conscience sur le net...C’est pas avec des « 1er degrés » dans ton genre qu’on vivra dans un monde plus humain.
              A bon entendeur salut !

        • Anonyme

          « Ca suffit, de toute façon les gens en ont assez “ :
          qui sont ces gens ?

          Moi, je suis aussi un ‘gens’, français de ‘souche’ comme ‘on’ dit, et moi, je n’ai jamais eu de problème avec un étranger, avec ou sans papiers.

          Par contre, des connards de Français qui pensent que les lois sont pour les autres, qui ne respectent rien ni personne, sur la route ou à pied, qui fraudent dans les transports en communs mais râlent contre ces ‘feignasses’ de fonctionnaires, qui râlent d’ailleurs aussi contre les pauvres, les chômeurs, etc, et tout ça en glandant au boulot à taper des messages de vieux réac’ sur Internet (détournant ainsi les moyens de leur entreprise et lui volant le temps que celle-ci les paie à travailler) : là, oui, ces gusses là, ils me pompent mon oxygène, mais même à l’étranger, on en voudrait pas d’inutiles pareils.

          • Anonyme

            « mais même à l’étranger, on en voudrait pas d’inutiles pareils »

            C’est bien pour ça, on assez d’inutiles ici, sans avoir besoins des clandestins qui n’ont d’autre utilité que de foutre le bordel, avec leurs exigences ...
            Dehors et ceux qui les soutiennet avec ..
            Ca te va comme réponse .

            • Anonyme

              Je risque et je me lance, même si je pense que ma réponse à votre intervention est inutile, étant donné que ce que vous avez écrit est la preuve que vous in-utilisez votre cerveau, si vous possédez un, ou ça serra plutôt une cervelle atrophiée.
              « Dehors », mais il sont déjà dehors, par contre vous restez chez vous bien dedans !

        9 autres commentaires
      • Anonyme répond à Le Yéti

        Les potirons rouges, c’est bien ! Halloween approche...

      • lyones
        lyones répond à Le Yéti
        grand-mère en colère
        • Posté à 11h45 le 04/10/2007
        • Internaute 15046
          grand-mère en colère

        Bravo, je suis 100/100 % d’accord avec votre propos qui résume tout en quelques mots. Nous sombrons dans le gouffre de la haine de l’autre, en retour peut il y avoir d’autre réponse que la violence et la haine, ça ne fait que commencer ; rappellons nous la parabole du veau d’or, l’argent glorifié et au sol des humains qui ne parlent plus la même langue et qui finissent par se détruire ; l’argent et le pouvoir seuls comptent, pourtant, si nous « pensons » un peu (malgré l’injonction de Mme Lagarde) nous allons tous au même endroit, six pieds sous terre, la finale est la même, que le cercueil soit en sapin ou en chêne ! tout ceci est tellement dérisoire !

      • Anonyme répond à Le Yéti

        mille excuses pour l’exemple , mais je le prendrai quand même : hitler n’a pas rempli les camps tout seul avec ses petites mains , mais a donné des ordres , -le gouvernement de Vichy a édicté des lois infâmes , et il ya eu des fonctionnaires et des « citoyens » pour y souscrire (ex. : Papon) .
        Mais il y a eu les autres , ceux pour qui le devoir de désobéissance à des lois indignes étaient évidentes . J’espère me compter parmi eux dans cette sombre période . J’espère que nous serons nombreux ,
        mona

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à Le Yéti
      yetiblog.org
      • Posté à 21h32 le 03/10/2007
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      NB : comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, je n’ai pas l’intention de me laisser clouer le bec par des petits ronds rouges. Donc, je récapitule (et recommencerai autant qu’il le faudra) :

      L’ignominie ne semble plus avoir de limite. Corps mous et apathiques, esprit critique tétanisé, nous plongeons doucement dans la fange de l’odieux.

      • Anonyme répond à Le Yéti

        -...et qu’est-ce qu’il fait pour faire avancer les choses le yeti ?
        - des belles phrases.
        - vous avez vu comme il est indigné ? ...
        - Ouaaaaah, quelle indignation non feinte ! ! ! ...
        - t’as vu tous les mots qu’ils connait ? ...
        - et puis avec lui, la lutte contre l’exclusion, elle avance a pas de geant ! ...
        - Ouais, des yeti, c’est ce qui nous manque en France...
        - regarde il va plonger ! ...

    • Anonyme répond à Le Yéti

      1. Ca flingue sur les retraites des députés
      Après que Fillon, Ségolène et quelques autres plutôt nerveux entre eux se sont joué « Ok Coral à l’Assemblée » sur les retraites des députés, le journal Le Monde n’a pas pu faire moins que de nous expliquer avec sobriété comment ça marchait. Le Monde sait en effet évoquer ces choses, le faire avec doigté, presque à l’étouffée.
      Vous pouvez, vite fait, lire en ligne l’article de référence cité pendant qu’il y est encore provisoirement disponible :
      Cf. Le fonctionnement des régimes de retraite des parlementaires (Le Monde 17 09 06)
      Lien...
      Vous saurez comment le député double-cotise obligatoirement les premières années. Vous saurez qu’il ne peut toucher sa retraite qu’à partir de 60 ans et non plus 55 ans comme avant (ce qui doit susciter votre admiration).et vous saurez que la « retraite moyenne » des députés est de 3 294,71 € par mois (ce qui doit vous faire pleurer). C’est bien sûr aussi une manière pour finir de se payer votre fiole, car ce n’est pas la « retraite moyenne » qui est bien sûr pertinente, mais la retraite pleine obtenue après 40 annuités normales de cotisations lesquelles peuvent être acquittées sur 20 ans si vous souhaitez.
      L’indemnité parlementaire se montant à 6 891,96 euros bruts (« petits cadeaux compris », cf. infra), vous avez au détail près -comme dirait l’autre- l’approximative hauteur de la pension du pro ayant fait sa carrière complète dans la maison.
      2. Ca schlingue sur leurs indemnités
      En fait, les plumitifs des journaux ne sont jamais très salauds avec les hommes politiques. C’est une règle traditionnelle : d’une part ils doivent avoir de plutôt bonnes manières, d’autre part ce n’est pas à eux de penser et agiter l’avenir.
      Un sale con reprocherait ici à l’article du Monde de resucer le site officiel de l’Assemblée nationale de façon peu malicieuse et de ne pas s’étendre sur les aspects financiers exacts du métier de député (la gratte, le job de la maîtresse, du gamin pas doué, les séances de nuit, etc. etc..
      En fait, le député est un ognon, un gros ognon, qui se décline en plusieurs couches (nous vous en avions donné un aperçu synoptique il y a quelques mois déjà et vous pourrez suivre aussi avec nous le décompte précis des choses sur le site Assemblée :
      Lien...
      Lien...
      Le député 1ère pelure. Indemnité parlementaire
      Depuis le 1er juillet 2006, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes : Indemnité de base 5352, 97 € + indemnité de résidence 160, 59 € + indemnité de fonction 1378, 39 € = total brut mensuel 6891, 96 €
      2e pelure. Frais de mandat
      Pour faire face aux diverses dépenses liées à l’exercice de leur mandat qui ne sont pas directement pris en charge ou remboursés par l’Assemblée, les députés bénéficient d’une « indemnité représentative de frais de mandat dont le montant est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. Depuis le 1er juillet 2006, le montant mensuel de cette indemnité est de 6.223 € brut.
      ............................
      Ajouter l’une à l’autre les deux premières pelures (6891,96 + 6223), ça fait déjà bonbon. Mais rassurez-vous ce n’est pas terminé.
      ............................
      3e pelure Exercice d’ un mandat local.
      Aux termes de la loi organique n° 92-175 du 25 février 1992, le député titulaire de mandats ou fonctions électorales locales ne peut cumuler les indemnités afférentes à ces mandats ou fonctions avec son indemnité parlementaire de base que dans la limite d’une fois et demie cette dernière. De telles indemnités sont actuellement ainsi plafonnées pour un député à 2.676,49 € par mois.
      4e pelure. Collaborateurs
      Les députés disposent en outre d’un crédit affecté à la rémunération de collaborateurs. Calculé en principe pour trois, il peut toutefois, au gré du député, être versé au profit d’un nombre de personnes variant de un à cinq. Le député a la qualité d’employeur : il recrute, licencie, fixe les conditions de travail et le salaire de son personnel. Le crédit ouvert pour chaque député est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. A partir du 1er juillet 2006, le montant mensuel du crédit est de 8.859 €. En cas de non emploi de la totalité du crédit, la part disponible demeure acquise au budget de l’Assemblée nationale ou peut être cédée par le député à son groupe politique pour la rémunération d’employés de ce groupe.
      5e pelure . Facilités
      Les facilités de circulation Déplacements sur l’ensemble du territoire national par voie ferroviaire L’Assemblée nationale délivre à tous les députés une carte nominative qui permet l’accès gratuit :
      à l’ensemble du réseau S.N.C.F. en 1ère classe,
      aux prestations de couchage (couchettes et voitures-lits), liées aux déplacements à l’intérieur des frontières de la métropole.
      Déplacements à Paris et dans la région parisienne L’Assemblée dispose d’un parc d’une vingtaine de voitures affectées en priorité aux déplacements des délégations officielles ainsi qu’aux déplacements imposés par les travaux législatifs. Il répond, dans la mesure du possible, aux déplacements des députés liés à leurs autres obligations et effectués à partir du Palais Bourbon dans Paris ou à destination des aéroports. En outre, l’Assemblée nationale fait appel aux taxis parisiens lorsque le parc n’est pas en mesure de répondre à toutes les demandes.
      Déplacements aériens L’Assemblée nationale prend en charge chaque année
      s’agissant des députés métropolitains :
      quarante voyages aller et retour entre Paris et la circonscription lorsqu’elle est desservie par une ligne aérienne régulière (quatre-vingts passages “circonscription”),
      six voyages aller et retour en France métropolitaine, hors circonscription ;
      s’agissant des députés d’outre-mer :
      un crédit annuel égal, pour les députés des départements, au coût de vingt-six passages en classe club-affaires entre Paris et la circonscription et, pour les députés des territoires et collectivités territoriales, au coût de seize passages en première classe entre Paris et la circonscription ;
      quatre voyages aller et retour en France métropolitaine.
      Logement. L’Assemblée dispose d’un droit de réservation pour quelques appartements I.L.N. à louer à Paris.
      Elle attribue des prêts pour l’acquisition d’un logement ou d’un local à usage de bureau ou de permanence, soit à Paris, soit dans la circonscription. Le montant moyen des prêts consentis aux députés, d’une durée de 10 ans à 2 %, s’élève à 76.225 € .
      Elle possède à proximité du Palais Bourbon un immeuble à usage hôtelier où les parlementaires peuvent réserver des chambres à leurs frais.
      Les dépenses de téléphone, courrier, télécopieur. Les communications, à destination de l’ensemble du réseau métropolitain, passées à partir du poste téléphonique installé dans le bureau des députés, au Palais Bourbon, sont prises en charge par l’Assemblée nationale. Les messages transmis par les télécopieurs mis à la disposition des députés sont également pris en charge. Les députés peuvent aussi bénéficier, sur demande, d’un forfait global de communication qui permet de prendre en charge, dans la limite du forfait téléphonique parlementaire, les frais relatifs à cinq lignes téléphoniques (fixes ou mobiles) et un abonnement d’accès à Internet, ou à quatre lignes téléphoniques et deux abonnements d’accès à Internet
      Courrier. Les correspondances de nature parlementaire c’est-à-dire écrites par un député pour l’accomplissement de son mandat législatif, sont affranchies aux frais de l’Assemblée nationale. Ne bénéficient pas de cet affranchissement :
      les correspondances d’ordre privé,
      les correspondances présentant un caractère général ou collectif (invitations, faire-part, cartes de visites, imprimés, tracts, appels à des souscriptions, journaux).
      3. Conclusion
      On n’arrivera sans doute jamais en France à mettre vraiment à plat démocratiquement cette question des indemnités, avantages, retraites des députés et autres parlementaires.
      Les députés, tout comme les journalistes qui semblent s’employer à taire les choses connues, se sentiront suspectés, pris pour des pourris.
      En retour, les citoyens se sentiront excédentaires dans la démocratie faite pour eux. L’idéal nouveau, c’est sans doute la démocratie mais sans les citoyens.
      *****************
      Ce que gagne chaque parlementaire

      - 80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels, soit 577 députés nationaux, 78 députés européens et 346 sénateurs (ils étaient 321 jusqu’à l’année dernière…) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois, voire davantage !

      En tant que député, il perçoit 21.434 € par mois (140.609 francs) :

      - à titre personnel, le député empoche au moins 12.881,39 € ( 84.501 francs)
      - dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
      - dont indemnités de frais de mandat de 6.112 € (non imposable)
      - crédits collaborateurs (1) : 8.553 €

      En tant que sénateur, il perçoit 21.420 € par mois (140.518 francs) :

      - à titre personnel, le sénateur empoche au moins 13.219,65 € (86.720 francs)
      - dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
      - dont indemnités de frais de mandat de 6.450,26 € (non imposable)
      - crédits collaborateurs (1) : 6.894,51 €
      - subvention mensuelle groupe politique : 1.306,36 €

      (1) Crédits “collaborateurs” : un parlementaire peut recruter y compris des membres de sa famille (épouse, enfants, proches parents, etc…). Une bonne partie d’entre eux ne s’en privent pas !
      A ces montants s’ajoutent de nombreux autres avantages ou “facilités” :

      - frais de transport gratuit,
      - téléphone et courrier gratuits,
      - internet gratuit,
      - frais d’hôtel remboursés 100 € (656 francs) par jour, etc…

      => Le sénateur bénéficie d’emprunts immobiliers jusqu’à 152.000 € (1 million de francs) au taux ridiculement bas de 3% sur 18 ans.

      => Le député bénéficie de prêts immobiliers, jusqu’à 76.225 € (500.000 francs) à des taux dérisoires : 2% sur 10 ans.

      => Une allocation mensuelle d’aide au retour à l’emploi : 5.257,78 € ! ! !

      A l’instar du système prévu pour les anciens ministres, les anciens députés non réélus aux élections générales peuvent prétendre jusqu’à l’expiration du sixième mois qui suit la fin de la législature à une allocation d’aide au retour à l’emploi qui leur assure, compte tenu des rémunérations d’activité ou de retraites qu’ils perçoivent par ailleurs, un revenu brut mensuel égal à l’indemnité parlementaire de base. Cette allocation est ensuite réduite progressivement.
      => Une retraite à taux plein après 20 ans de cotisations seulement. Un député peut prendre sa retraite à 55 ans. Cette pension est cumulable avec les autres retraites.

      => 50% des revenus des parlementaires échappent à l’impôt.

      Les autres sources de revenus des parlementaires

      - L’indemnité mensuelle de conseiller général ou régional, de 1.435 à 2.511 € (9.411 à 16.470 francs), suivant les régions ou départements. Un fauteuil de vice-président donne droit à une majoration de 40%...

      - L’indemnité mensuelle de maire, ou adjoint (40% du montant) : 610 € (4.000 francs) pour une commune de moins de 500 habitants, 2.500 € (16.400 francs) pour une ville de 5.000 à 10.000 habitants, 3.228 € (21.176 francs) pour une ville de 20.000 habitants, 5.201 € (34.117 francs) pour une ville de 100.000 habitants ou plus...

      - L’indemnité mensuelle de président de conseil régional ou général : 5.165 € (33.880 francs), avec, en plus, un appartement de fonction luxueux, une voiture de forte cylindrée et chauffeur de maître...

      - L’indemnité mensuelle de président de communauté de communes : 75% de l’indemnité de maire ou adjoint...

      Cumul des mandats, une affaire juteuse !

      Bien que la loi du 25 février 1992 limite le cumul des indemnités à une fois et demie le montant de l’indemnité parlementaire de base, ce qui porte le maximum perçu en cas de cumul à 7.886,67 € nets (51.736 francs), celle-ci ne représente qu’une partie des émoluments. Le cumulard reste largement gagnant en dépassant très souvent les 15.000 euros (100.000 francs) mensuels avec les indemnités complémentaires diverses (indemnité de résidence, de fonctions, de secrétariat, de collaborateurs, sans compter les multiples avantages en nature et autres facilités (courrier, téléphone, transports, etc…).
      Utilisation scandaleuse des sommes excédant le plafond des cumulards

      Contrairement à ce que la logique voudrait, au lieu de rester dans les fonds publics, le surplus, au delà du plafond de 7.886,67 €, est redistribué par le cumulard lui-même, à sa discrétion, à ses copains élus du même parti ou de la même assemblée.

      Les parlementaires contournent ainsi, le plus “légalement” du monde, la limitation des revenus qu’est censée imposer la loi sur le cumul des mandats. Députés et sénateurs confondus auraient fait encaisser à leur parti, grâce à ce système de financement occulte, plus de 50 millions d’euros en 2004.

      Il est loin, très, très loin, le temps où les parlementaires français, désintéressés, faisaient de la politique mûs par la seule passion de servir leur pays et leurs concitoyens.
      Aujourd’hui, être élu député ou sénateur est une affaire juteuse. D’autant plus lucrative qu’elle n’empêche pas (ou presque) de cumuler d’autres revenus provenant de divers mandats locaux ou fonctions exécutives.
      Une nouvelle caste de privilégiés ponctionne donc la République sans vergogne, pendant que 10 millions de Français tirent le diable par la queue et que des millions d’autres peinent à joindre les deux bouts.

      300 millions d’euros (2,6 milliards de francs) : c’est l’économie annuelle que l’Etat pourrait réaliser en supprimant le Sénat. De Gaulle, en 1969, avait contesté son utilité...

      4.000 conseillers généraux inutiles. 2.500 structures intercommunales qui font double-emploi avec les 31.424 communes regroupées (sur 36.600)

      Au niveau local, il existe des structures inutiles qui font également double emploi. C’est le cas des Conseils généraux avec les Conseils régionaux. Un conseiller général coûte en moyenne plus de 3.000 euros par mois, sans compter les frais de fonctionnement du Conseil général. Pourquoi entretenir près de 4.000 conseillers généraux, très peu “accaparés” par la gestion de leur département, alors que les 1.880 conseillers régionaux (peu occupés par leur mandat) pourraient parfaitement se charger de cette tâche ?

      Depuis 2000, 2.461 groupements de communes et autres EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) se sont superposés aux communes en s’attribuant certaines de leurs compétences. Les élus cumulards y ont trouvé une source de revenus supplémentaires. Les quelque 10.000 présidents et vice-présidents de ces EPCI étant désormais rémunérés à hauteur de 75% des indemnités de maire ou d’adjoint, ils se font une gratte de 2.000 à 3.000 euros par mois… sans aucun effort !

      Les élus : une caste de profiteurs inefficaces

      Les mêmes, qui prétendent imposer des sacrifices aux plus faibles, n’ont cessé au cours des dernières années d’augmenter leurs indemnités :
      + 70% pour les ministres en 2002
      + 60 % pour les députés et sénateurs depuis 1994
      + 40% pour les maires et maires adjoints depuis 2000 

      Autre aberration spécifiquement française : le cumul des mandats et des fonctions

      80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels (577 députés, 78 députés européens, 346 sénateurs) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois !

      1. Ca flingue sur les retraites des députés
      Après que Fillon, Ségolène et quelques autres plutôt nerveux entre eux se sont joué “Ok Coral à l’Assemblée” sur les retraites des députés, le journal Le Monde n’a pas pu faire moins que de nous expliquer avec sobriété comment ça marchait. Le Monde sait en effet évoquer ces choses, le faire avec doigté, presque à l’étouffée.
      Vous pouvez, vite fait, lire en ligne l’article de référence cité pendant qu’il y est encore provisoirement disponible :
      Cf. Le fonctionnement des régimes de retraite des parlementaires (Le Monde 17 09 06)
      Lien...
      Vous saurez comment le député double-cotise obligatoirement les premières années. Vous saurez qu’il ne peut toucher sa retraite qu’à partir de 60 ans et non plus 55 ans comme avant (ce qui doit susciter votre admiration).et vous saurez que la “retraite moyenne” des députés est de 3 294,71 € par mois (ce qui doit vous faire pleurer). C’est bien sûr aussi une manière pour finir de se payer votre fiole, car ce n’est pas la “retraite moyenne” qui est bien sûr pertinente, mais la retraite pleine obtenue après 40 annuités normales de cotisations lesquelles peuvent être acquittées sur 20 ans si vous souhaitez.
      L’indemnité parlementaire se montant à 6 891,96 euros bruts (“petits cadeaux compris”, cf. infra), vous avez au détail près -comme dirait l’autre- l’approximative hauteur de la pension du pro ayant fait sa carrière complète dans la maison.
      2. Ca schlingue sur leurs indemnités
      En fait, les plumitifs des journaux ne sont jamais très salauds avec les hommes politiques. C’est une règle traditionnelle : d’une part ils doivent avoir de plutôt bonnes manières, d’autre part ce n’est pas à eux de penser et agiter l’avenir.
      Un sale con reprocherait ici à l’article du Monde de resucer le site officiel de l’Assemblée nationale de façon peu malicieuse et de ne pas s’étendre sur les aspects financiers exacts du métier de député (la gratte, le job de la maîtresse, du gamin pas doué, les séances de nuit, etc. etc..
      En fait, le député est un ognon, un gros ognon, qui se décline en plusieurs couches (nous vous en avions donné un aperçu synoptique il y a quelques mois déjà et vous pourrez suivre aussi avec nous le décompte précis des choses sur le site Assemblée :
      Lien...
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      Le député 1ère pelure. Indemnité parlementaire
      Depuis le 1er juillet 2006, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes : Indemnité de base 5352, 97 € + indemnité de résidence 160, 59 € + indemnité de fonction 1378, 39 € = total brut mensuel 6891, 96 €
      2e pelure. Frais de mandat
      Pour faire face aux diverses dépenses liées à l’exercice de leur mandat qui ne sont pas directement pris en charge ou remboursés par l’Assemblée, les députés bénéficient d’une “indemnité représentative de frais de mandat dont le montant est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. Depuis le 1er juillet 2006, le montant mensuel de cette indemnité est de 6.223 € brut.
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      Ajouter l’une à l’autre les deux premières pelures (6891,96 + 6223), ça fait déjà bonbon. Mais rassurez-vous ce n’est pas terminé.
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      3e pelure Exercice d’ un mandat local.
      Aux termes de la loi organique n° 92-175 du 25 février 1992, le député titulaire de mandats ou fonctions électorales locales ne peut cumuler les indemnités afférentes à ces mandats ou fonctions avec son indemnité parlementaire de base que dans la limite d’une fois et demie cette dernière. De telles indemnités sont actuellement ainsi plafonnées pour un député à 2.676,49 € par mois.
      4e pelure. Collaborateurs
      Les députés disposent en outre d’un crédit affecté à la rémunération de collaborateurs. Calculé en principe pour trois, il peut toutefois, au gré du député, être versé au profit d’un nombre de personnes variant de un à cinq. Le député a la qualité d’employeur : il recrute, licencie, fixe les conditions de travail et le salaire de son personnel. Le crédit ouvert pour chaque député est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. A partir du 1er juillet 2006, le montant mensuel du crédit est de 8.859 €. En cas de non emploi de la totalité du crédit, la part disponible demeure acquise au budget de l’Assemblée nationale ou peut être cédée par le député à son groupe politique pour la rémunération d’employés de ce groupe.
      5e pelure . Facilités
      Les facilités de circulation Déplacements sur l’ensemble du territoire national par voie ferroviaire L’Assemblée nationale délivre à tous les députés une carte nominative qui permet l’accès gratuit :
      à l’ensemble du réseau S.N.C.F. en 1ère classe,
      aux prestations de couchage (couchettes et voitures-lits), liées aux déplacements à l’intérieur des frontières de la métropole.
      Déplacements à Paris et dans la région parisienne L’Assemblée dispose d’un parc d’une vingtaine de voitures affectées en priorité aux déplacements des délégations officielles ainsi qu’aux déplacements imposés par les travaux législatifs. Il répond, dans la mesure du possible, aux déplacements des députés liés à leurs autres obligations et effectués à partir du Palais Bourbon dans Paris ou à destination des aéroports. En outre, l’Assemblée nationale fait appel aux taxis parisiens lorsque le parc n’est pas en mesure de répondre à toutes les demandes.
      Déplacements aériens L’Assemblée nationale prend en charge chaque année
      s’agissant des députés métropolitains :
      quarante voyages aller et retour entre Paris et la circonscription lorsqu’elle est desservie par une ligne aérienne régulière (quatre-vingts passages ‘circonscription’),
      six voyages aller et retour en France métropolitaine, hors circonscription ;
      s’agissant des députés d’outre-mer :
      un crédit annuel égal, pour les députés des départements, au coût de vingt-six passages en classe club-affaires entre Paris et la circonscription et, pour les députés des territoires et collectivités territoriales, au coût de seize passages en première classe entre Paris et la circonscription ;
      quatre voyages aller et retour en France métropolitaine.
      Logement. L’Assemblée dispose d’un droit de réservation pour quelques appartements I.L.N. à louer à Paris.
      Elle attribue des prêts pour l’acquisition d’un logement ou d’un local à usage de bureau ou de permanence, soit à Paris, soit dans la circonscription. Le montant moyen des prêts consentis aux députés, d’une durée de 10 ans à 2 %, s’élève à 76.225 € .
      Elle possède à proximité du Palais Bourbon un immeuble à usage hôtelier où les parlementaires peuvent réserver des chambres à leurs frais.
      Les dépenses de téléphone, courrier, télécopieur. Les communications, à destination de l’ensemble du réseau métropolitain, passées à partir du poste téléphonique installé dans le bureau des députés, au Palais Bourbon, sont prises en charge par l’Assemblée nationale. Les messages transmis par les télécopieurs mis à la disposition des députés sont également pris en charge. Les députés peuvent aussi bénéficier, sur demande, d’un forfait global de communication qui permet de prendre en charge, dans la limite du forfait téléphonique parlementaire, les frais relatifs à cinq lignes téléphoniques (fixes ou mobiles) et un abonnement d’accès à Internet, ou à quatre lignes téléphoniques et deux abonnements d’accès à Internet
      Courrier. Les correspondances de nature parlementaire c’est-à-dire écrites par un député pour l’accomplissement de son mandat législatif, sont affranchies aux frais de l’Assemblée nationale. Ne bénéficient pas de cet affranchissement :
      les correspondances d’ordre privé,
      les correspondances présentant un caractère général ou collectif (invitations, faire-part, cartes de visites, imprimés, tracts, appels à des souscriptions, journaux).
      3. Conclusion
      On n’arrivera sans doute jamais en France à mettre vraiment à plat démocratiquement cette question des indemnités, avantages, retraites des députés et autres parlementaires.
      Les députés, tout comme les journalistes qui semblent s’employer à taire les choses connues, se sentiront suspectés, pris pour des pourris.
      En retour, les citoyens se sentiront excédentaires dans la démocratie faite pour eux. L’idéal nouveau, c’est sans doute la démocratie mais sans les citoyens.
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      Ce que gagne chaque parlementaire

      - 80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels, soit 577 députés nationaux, 78 députés européens et 346 sénateurs (ils étaient 321 jusqu’à l’année dernière…) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois, voire davantage !

      En tant que député, il perçoit 21.434 € par mois (140.609 francs) :

      - à titre personnel, le député empoche au moins 12.881,39 € ( 84.501 francs)
      - dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
      - dont indemnités de frais de mandat de 6.112 € (non imposable)
      - crédits collaborateurs (1) : 8.553 €

      En tant que sénateur, il perçoit 21.420 € par mois (140.518 francs) :

      - à titre personnel, le sénateur empoche au moins 13.219,65 € (86.720 francs)
      - dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
      - dont indemnités de frais de mandat de 6.450,26 € (non imposable)
      - crédits collaborateurs (1) : 6.894,51 €
      - subvention mensuelle groupe politique : 1.306,36 €

      (1) Crédits ‘collaborateurs’ : un parlementaire peut recruter y compris des membres de sa famille (épouse, enfants, proches parents, etc…). Une bonne partie d’entre eux ne s’en privent pas !
      A ces montants s’ajoutent de nombreux autres avantages ou ‘facilités’ :

      - frais de transport gratuit,
      - téléphone et courrier gratuits,
      - internet gratuit,
      - frais d’hôtel remboursés 100 € (656 francs) par jour, etc…

      => Le sénateur bénéficie d’emprunts immobiliers jusqu’à 152.000 € (1 million de francs) au taux ridiculement bas de 3% sur 18 ans.

      => Le député bénéficie de prêts immobiliers, jusqu’à 76.225 € (500.000 francs) à des taux dérisoires : 2% sur 10 ans.

      => Une allocation mensuelle d’aide au retour à l’emploi : 5.257,78 € ! ! !

      A l’instar du système prévu pour les anciens ministres, les anciens députés non réélus aux élections générales peuvent prétendre jusqu’à l’expiration du sixième mois qui suit la fin de la législature à une allocation d’aide au retour à l’emploi qui leur assure, compte tenu des rémunérations d’activité ou de retraites qu’ils perçoivent par ailleurs, un revenu brut mensuel égal à l’indemnité parlementaire de base. Cette allocation est ensuite réduite progressivement.
      => Une retraite à taux plein après 20 ans de cotisations seulement. Un député peut prendre sa retraite à 55 ans. Cette pension est cumulable avec les autres retraites.

      => 50% des revenus des parlementaires échappent à l’impôt.

      Les autres sources de revenus des parlementaires

      - L’indemnité mensuelle de conseiller général ou régional, de 1.435 à 2.511 € (9.411 à 16.470 francs), suivant les régions ou départements. Un fauteuil de vice-président donne droit à une majoration de 40%...

      - L’indemnité mensuelle de maire, ou adjoint (40% du montant) : 610 € (4.000 francs) pour une commune de moins de 500 habitants, 2.500 € (16.400 francs) pour une ville de 5.000 à 10.000 habitants, 3.228 € (21.176 francs) pour une ville de 20.000 habitants, 5.201 € (34.117 francs) pour une ville de 100.000 habitants ou plus...

      - L’indemnité mensuelle de président de conseil régional ou général : 5.165 € (33.880 francs), avec, en plus, un appartement de fonction luxueux, une voiture de forte cylindrée et chauffeur de maître...

      - L’indemnité mensuelle de président de communauté de communes : 75% de l’indemnité de maire ou adjoint...

      Cumul des mandats, une affaire juteuse !

      Bien que la loi du 25 février 1992 limite le cumul des indemnités à une fois et demie le montant de l’indemnité parlementaire de base, ce qui porte le maximum perçu en cas de cumul à 7.886,67 € nets (51.736 francs), celle-ci ne représente qu’une partie des émoluments. Le cumulard reste largement gagnant en dépassant très souvent les 15.000 euros (100.000 francs) mensuels avec les indemnités complémentaires diverses (indemnité de résidence, de fonctions, de secrétariat, de collaborateurs, sans compter les multiples avantages en nature et autres facilités (courrier, téléphone, transports, etc…).
      Utilisation scandaleuse des sommes excédant le plafond des cumulards

      Contrairement à ce que la logique voudrait, au lieu de rester dans les fonds publics, le surplus, au delà du plafond de 7.886,67 €, est redistribué par le cumulard lui-même, à sa discrétion, à ses copains élus du même parti ou de la même assemblée.

      Les parlementaires contournent ainsi, le plus ‘légalement’ du monde, la limitation des revenus qu’est censée imposer la loi sur le cumul des mandats. Députés et sénateurs confondus auraient fait encaisser à leur parti, grâce à ce système de financement occulte, plus de 50 millions d’euros en 2004.

      Il est loin, très, très loin, le temps où les parlementaires français, désintéressés, faisaient de la politique mûs par la seule passion de servir leur pays et leurs concitoyens.
      Aujourd’hui, être élu député ou sénateur est une affaire juteuse. D’autant plus lucrative qu’elle n’empêche pas (ou presque) de cumuler d’autres revenus provenant de divers mandats locaux ou fonctions exécutives.
      Une nouvelle caste de privilégiés ponctionne donc la République sans vergogne, pendant que 10 millions de Français tirent le diable par la queue et que des millions d’autres peinent à joindre les deux bouts.

      300 millions d’euros (2,6 milliards de francs) : c’est l’économie annuelle que l’Etat pourrait réaliser en supprimant le Sénat. De Gaulle, en 1969, avait contesté son utilité...

      4.000 conseillers généraux inutiles. 2.500 structures intercommunales qui font double-emploi avec les 31.424 communes regroupées (sur 36.600)

      Au niveau local, il existe des structures inutiles qui font également double emploi. C’est le cas des Conseils généraux avec les Conseils régionaux. Un conseiller général coûte en moyenne plus de 3.000 euros par mois, sans compter les frais de fonctionnement du Conseil général. Pourquoi entretenir près de 4.000 conseillers généraux, très peu ‘accaparés’ par la gestion de leur département, alors que les 1.880 conseillers régionaux (peu occupés par leur mandat) pourraient parfaitement se charger de cette tâche ?

      Depuis 2000, 2.461 groupements de communes et autres EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) se sont superposés aux communes en s’attribuant certaines de leurs compétences. Les élus cumulards y ont trouvé une source de revenus supplémentaires. Les quelque 10.000 présidents et vice-présidents de ces EPCI étant désormais rémunérés à hauteur de 75% des indemnités de maire ou d’adjoint, ils se font une gratte de 2.000 à 3.000 euros par mois… sans aucun effort !

      Les élus : une caste de profiteurs inefficaces

      Les mêmes, qui prétendent imposer des sacrifices aux plus faibles, n’ont cessé au cours des dernières années d’augmenter leurs indemnités :
      + 70% pour les ministres en 2002
      + 60 % pour les députés et sénateurs depuis 1994
      + 40% pour les maires et maires adjoints depuis 2000 

      Autre aberration spécifiquement française : le cumul des mandats et des fonctions

      80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels (577 députés, 78 députés européens, 346 sénateurs) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois !

      • Menez.guen
        • Posté à 08h50 le 04/10/2007
        • Internaute 10533

        Il y a certes des abus,mais si les élus ne sont pas correctement indemnisés,l’exercice de la politique est réservé aux héritiers.C’est encore moins démocratique mais c’est peutêtre ce que vous souhaitez ?

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