Polemique 21/07/2009 à 11h45

A BHL : réveillez-vous, philosophes, les camarades ont besoin de vous !

Bernard Poignant | maire de Quimper et député européen (PS)

Le titre était provocant : « Le PS doit disparaître ». L’auteur de l’entretien était attirant : « Bernard-Henri Lévy ». La lecture fut décevante : une seule solution, changer le nom du Parti socialiste, et le reste suivra ! Un titre sur cinq colonnes, une interview sur une page entière pour en arriver là. Si le PS doit changer de nom, qu’au moins ce philosophe change de ton.

Un militant du Parti socialiste a appris que les grandes périodes historiques sont précédées de grands mouvements philosophiques. Il est donc lui aussi en attente de ces derniers. Ainsi, la philosophie des Lumières au XVIIIe siècle a nourri la Révolution française et sa déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

Mais n’est pas Diderot, Rousseau, Voltaire, Montesquieu qui veut. Ils n’ont pas eu besoin de télévision pour bâtir une pensée qui dure. Les philosophes Karl Marx et Friedrich Engels ont alimenté les révolutions sociales de la fin du XIXe et du XXe siècle.

Que Lénine, Staline et Trotski en aient fait des totalitarismes n’enlève rien à la pertinence de leur analyse du capitalisme. On n’a guère fait mieux depuis. Ils n’ont eu besoin ni de micros, ni de caméras pour peser sur l’histoire.

Où sont les philosophes capabkes d’inspirer l’action politique ?

Même Mai 68 et sa révolution politique avortée a puisé dans les livres de Jean-Paul Sartre et de Simone de Beauvoir. Tous deux aimaient les médias, comme un moyen, pas comme une fin. On peut ajouter Guy Debord et le situationnisme des années 60. Ils avaient tellement bien compris la société du spectacle qu’ils la fuyaient de toutes leurs forces, mais ils ont influencé une partie de la jeunesse.

Où sont les grands philosophes, dans lesquels puiser la ressource intellectuelle de l’action politique ? Je suis un socialiste déçu de cette carence. Je me sens orphelin d’une pensée philosophique forte, qui aiderait à agir dans le XXIe siècle.

L’interview de Bernard-Henri Lévy accroît cette absence. Il nous ramène à cette société du spectacle, et donc de consommation : changeons d’étiquette et le tour sera joué !

Ou bien organisons le vaste marché des candidats dans une « concurrence libre et non faussée » entre les impétrants et que le meilleur gagne... Comme pour les yaourts ou les portables. Bonjour les clients, adieu les citoyens !

Réveillez-vous un peu, chers philosophes ! Les chers camarades ont besoin de vous !

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  • Pseudo
    Pseudo
    Enfin libre : -)
    • Posté à 12h14 le 21/07/2009
    • Internaute 25947
      Enfin libre : -)

    Ou dans leur maison au Maroc. A moins que ce ne soit pas assez chic pour les vacances d’été.

    Lien

  • TAZeur
    • Posté à 19h06 le 21/07/2009
    • Internaute 82780

    Au poignant Poignant :

    « Où sont les philosophes capabkes [sic] d’inspirer l’action politique ? “

    Ils s’appellent, entre autres :

    Joseph Proudhon
    Emmanuel Mounier
    Bernard Charbonneau
    Jacques Ellul
    Ivan Illich

    Le Parti Socialiste deviendra Anarchiste ou disparaîtra.

    Mais puisqu’il ne se définit plus guère que comme un ‘Parti de Gouvernement’... Ben... Voilà quoi...

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 12h06 le 21/07/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)
  • Dave Feng
    • Posté à 12h13 le 21/07/2009
    • Internaute 27954

    Cher Bernard Poignant,

    C’est peut-être à vous de vous réveiller. Personne de sérieux ne pense que BHL est un philosophe. Les penseurs existent, simplement, il ne faut pas les chercher dans le JDD... Peut-être que cela vous ferait du bien de pousser la porte d’une bonne librairie ou d’une bibliothèque.

    C’est assez cocasse de dénoncer la société du spectacle tout en la validant au moyen d’une tribune qui donne à BHL une place qu’il ne devrait pas avoir dans la vie des idées.

    Quant aux vivants qui écrivent des livres : allez voir Rancière, Badiou, Elster, Fraser, Kempf, Stiglitz... (j’empile volontairement des auteurs qui n’ont rien à voir, sinon de passer plus de temps à écrire des livres qu’à intervenir dans le JDD...). Ouvrez Vacarme, la Revue internationale des livres et des idées... Il y a un vrai renouveau de la pensée critique et de l’édition de livres critiques.

    Finalement, votre intervention est bien « socialiste » - dans la société du spectacle. Passez par une librairie avant de partir en vacances !

    • Dave Feng
      Dave Feng répond à Dave Feng
      • Posté à 12h24 le 21/07/2009
      • Internaute 27954

      Et puis, soyez sympa, réservez le titre de « camarades » à des gens pour qui cela fait sens... Nommer « camarades » les cadres du PS, c’est une insulte pour ceux qui sont morts pour se nommer « camarades ».

    • Batouri
      Batouri répond à Dave Feng
      ADS
      • Posté à 13h01 le 21/07/2009
      • Internaute 81210
        ADS

      Cher Bernard Poignant,

      Comme un intervenant ici, je crois que c’est à vous « socialistes », de vous réveiller. Pour être sérieux, je crois que ceci s’adressant plus particulièrement à vous qu’aux « socialistes ». Je vous soupçonne de faire partir du « système » médiatique de l’auto programmé philosophe du 21è siècle. Pourquoi ce soupçon ? Deux raisons peuvent être avancées ici pour justifier notre point de vue.
      1) l’appel à la disparition du PS n’est pas le fait de ton poulain. Celui qui formula en premier cette exigence il y a de cela quelques mois, fut Jean François Kahn. Nulle part, je n’ai vu d’article de votre part. Curieux n’est-ce pas ?
      2) écrire un article pour raconter des balivernes participe de cette stratégie dont le but n’est pas intellectuel ; mais le désir de continuer à faire parler de son poulain.

      L’honnêteté aurait consisté à préciser que la question de la suppression du nom PS fut d’abord le fait du « journaliste » JFK. Dans votre article comme dans l’ensemble des autres des « grands » médias, votre stratégie consiste à postuler votre poulain comme un penseur ; ce qu’il ne sera jamais.

      • Zu
        Zu répond à Batouri
        http://www.jcarretero.eu
        • Posté à 04h49 le 22/07/2009
        • Internaute 23430
          http://www.jcarretero.eu

        Cela dit, on n’avait eu besoin ni de BHL, ni de JFK, ni du Laurel de l’OMC ou du Hardy du FMI pour savoir que le parti socialiste n’a plus rien de socialiste depuis belle lurette.

        Du coup, effectivement, changer le nom serait déjà un bonne amorce, ce serait un tantinet plus honnête. Mais Monsieur Poignant a bien raison de noter que ce n’est pas ça qui leur donnera des idées.

        Comment leur dire, sans trop leur faire de peine, que les idées existent et qu’en plus elles leurs sont offertes sur un plateau (ex : Lien ).
        Comment vous faire comprendre, sans être trop violent, qu’il faudrait arrêter de nous prendre pour des abrutis ?

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 12h18 le 21/07/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)
  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 12h25 le 21/07/2009
    • Internaute 29846
      menuisier

    « les grandes périodes historiques sont précédées de grands mouvements philosophiques. »

    Certe à cette aune et lisant BHL on peut se dire que les grands changements ne sont pas pour demain.

    Plus sérieusement, et en cessant du coup de parler de BHL, le PS est une machine à ne pas produire d’idée, une machine qui ne tourne plus que pour entretenir l’illusion de la vie.

    Les épisodes suivent, inariablement lamentables :

    Abstention/vote du traité de Lisbonne (vous ne faisiez pas parti je crois des carpettes qui avaient fait le déplacement à Versailles), congrès de Rheims, élection d’Hénin Beaumont, lutte de coquelets ridicules (Valls, Montebourg, Moscovici, Delanoe).

    Le PS a trahi la gauche depuis 1983.

    Il fit un peu illusion jusqu’en 2002 (« mon programe n’est pas socialiste » restera comme une des phrases au comique involontaire que l’on enseignera en UV « Comment se tirer une balle dans le pied avec un mortier lourd »), mais après ce 1er tour en forme de décullotée,au lieu de se mettre à travailler le PS a fait comme avant.
    En pire.

    Le PS a fourni deux dirigeants internationaux.
    Celui du Fond Monétaire International et celui de l’Organisation Mondiale du Commerce, deux hauts lieux de l’internationalisme prolétarien comme chacun sait.

    Cessez cette pantalonade ridicule, cet assemblage de la carpe libérale avec le lapin socialiste, que le PS explose enfin.

    On n’en peux plus du spectcle désolant que vous offrez collectivement, on n’en peux plus de voir ceux qui sont censés nous représenter se moquer du suffrage universel.

    Je n’en peux plus de voir cet assemblage de crétins se bouffer le nez pour les baronnies locales, je n’en peux plus de ce parti de notable qui s’est couché devant la droite, je n’en peux plus de sa stupidité collective.
    Ce n’est pas Giscard que nous avons au pouvoir, c’est Sarkozy, un ennemi pour toutce que représente la gauche.
    Et face à lui il faut un parti solide et combatif, pas une assemblée haineuse de petites vieilles aigries à une réuion Tupperware.

    Franchement, que le PS disparaisse au plus vite.

    • Numerosix
      Numerosix répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 12h27 le 21/07/2009
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Vraiment plus rien à sauver, Déluge ?

      • Adéménagé le 3 janvier 2011
        • Posté à 12h30 le 21/07/2009
        • Internaute 29846
          menuisier

        Au PS, rien de rien.

      • Al nasr al tair
        Al nasr al tair répond à Numerosix
        L'aigle en vol...
        • Posté à 12h44 le 21/07/2009
        • Internaute 69210
          L'aigle en vol...

        L’est très colère là Déluge !
        Si si ! ! !

         
        • Un compte supprime
          • Posté à 12h57 le 21/07/2009
          • Internaute 21837
            nc

          Et moi aussi, et il a raison, et ca fout les boules. Pas que je sois PS, mais en politique, si on laisse de l’espace, l’autre l’occupe. Et l’autre en ce moment c’est cette putain de droite internationale pretenduement liberale mais en verite ultra reactionnaire, ultra elitiste, conservatrice et violente.

          • Al nasr al tair
            Al nasr al tair répond à Un compte supprime
            L'aigle en vol...
            • Posté à 13h08 le 21/07/2009
            • Internaute 69210
              L'aigle en vol...

            Ben oui, je sais... Moi je suis plus en colère... j’ai dépassé ce stade...
            Suis devenu fataliste...
            Pour savoir ce que le « fond du puits » veut dire, je peux te dire que le PS n’y est pas encore... Un deuxième mandat Sarko sera nécessaire.

        2 autres commentaires
      • Al nasr al tair
        Al nasr al tair répond à Numerosix
        L'aigle en vol...
        • Posté à 13h35 le 21/07/2009
        • Internaute 69210
          L'aigle en vol...
    • Compte supprimé le 26 aout 2
      • Posté à 21h21 le 21/07/2009
      • Internaute 79605
        nourritures terrestres

      « Franchement, que le PS disparaisse au plus vite. »

      LienJacques Lang sors de ce corps ! ! ! Lien

    • Azza
      Azza répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
      Ingénieur en informatique (...)
      • Posté à 12h27 le 22/07/2009
      • Internaute 25467
        Ingénieur en informatique (...)

      Comme vous le dites parfaitement, « le PS est une machine a ne pas produire d’idees ». C’est sa vocation (a ma connaissance, avant j’etais trop petit pour juger) depuis que Mitterrand a mis sa patte dessus.

      Et pourquoi s’il vous plait ? Parceque la constitution de la Vieme ne permet l’accession au pouvoir qu’a un chef de clan. Pas a un parti d’idees.

      L’election d’un chef d’etat tout puissant au suffrage universel (comme dans les dictatures Africaines, dont la constitution, calquee surcelle de la France a fini par enfanter, dans les fait, une sorte d’image de la France du futur, de plus en plus corrompue) elimine tout idee de debat contradictoire. Pour etre elu, le chef doit etre le patron de son parti. Pas de contestation interne, au moins sur le plan des idees, comme c’est plus ou moins le cas a droite depuis que Chirac a reussi a niquer Balladur. La seule strategie qui marche, c’est le putch.

      Hors, le PS est dans une sorte d’etat intermediaire. Devores par l’attrait du poste presidentiel comme les personnages du « Seigneur des Anneaux » par l’anneau de Sauron, ses chef se battent entre eux pour devenir le successeur de Mitterrand. Pas de place pour le debat d’idee donc.

      Mais Mitterrand, en horrible farceur (ceux qui ont deja lus mes posts anterieur savent a quel point je ne le porte pas dans mon coeur), s’est arrange pour jeter une malediction sur le PS pour que jamais personne ne parvienne a lui succeder (l’echec de Jospin est a ce titre magnifique). C’etait simple, il suffisait de ne pas choisir d’heritier.

      Est-ce un mal ? Franchement, je ne le pense pas. Je ne souhaite plus l’arrivee du PS au pouvoir car, independament du contenu ideologie (social-liberalisme mou), c’est pour moi un parti mort parcequ’il est fige dans la culture de la Vieme republique. Il ne peut structurellement pas changer.

  • Éric  Perrin
    Éric Perrin
    Ginkonaute
    • Posté à 12h29 le 21/07/2009
    • Internaute 51185
      Ginkonaute

    Un à méditer « camarade socialiste » : « Dans le cabaret de la globalisation, l’Etat se livre à un strip-tease au terme duquel il ne conserve que le minimum indispensable : sa force de répression. Sa base matérielle détruite, sa souveraineté et son indépendance annulées, sa classe politique effacée, l’Etat-nation devient un simple appareil de sécurité au service des méga-entreprises. Au lieu d’orienter l’investissement public vers la dépense sociale, il préfère améliorer les équipements qui lui permettent de contrôler plus efficacement la société. »
    Sous-commandant Marcos.

    • Adéménagé le 3 janvier 2011
      • Posté à 12h31 le 21/07/2009
      • Internaute 29846
        menuisier

      Arrête de citer des trucs comme ça, il ne faudrait pas que le PS s’apperçoive trop vite que certains continuent à penser la politique.

      Le choc, tu comprends.

  • karlM
    karlM
    Précaire
    • Posté à 12h32 le 21/07/2009
    • Internaute 21378
      Précaire

    faut lire Levy strauss, Badiou, Rancière, ....Méda et Filloche de chez vous.

    Y en a des bons, et des mauvais surtout chez les élus :
    Quant au maire socialiste de Nevers, Didier Boulaud, cité à titre d’exemple, il aurait commandé en pleine crise la Peugeot 607 la plus chère, d’un coût de 49.800 euros.

  • Al nasr al tair
    Al nasr al tair
    L'aigle en vol...
    • Posté à 12h34 le 21/07/2009
    • Internaute 69210
      L'aigle en vol...

    Comment qu’ils disent dans l’poste ?
    Ah oui ! « Le pronostique vital est engagé “
    Pôv’ PS ! ! ! C’est encore plus...poignant... que la saga Jackson...

    • EulChe
      EulChe répond à Al nasr al tair
      Humaniste hère
      • Posté à 12h38 le 21/07/2009
      • Internaute 26715
        Humaniste hère

      peut-être que la prochaine fois cela concernera le PS...

      • Al nasr al tair
        Al nasr al tair répond à EulChe
        L'aigle en vol...
        • Posté à 13h01 le 21/07/2009
        • Internaute 69210
          L'aigle en vol...

        Euh ! Pronostic et pas (thé)tique.
        Mort de rire : -)
        J’devais me gratter un morpion au moment ou j’ai tapé ça ! ! !

        Salut Eulche

        Grandiose et sinistre la vidéo ! ! !

  • Deborah
    • Posté à 12h36 le 21/07/2009
    • Internaute 3584

    Vous vous ne vous étiez jamais aperçu à quel point la pensée - ou ce qui lui en tient lieu - de Bernard Henri Lévy est creuse ? Hormis les habituelles tartes à la crème de la bienpensance institutionnalisée dont il est le héraut, l’ex nouveau philosophe est quelque peu rassis et depuis un bon bout de temps.

    • Dave Feng
      Dave Feng répond à Deborah
      • Posté à 13h02 le 21/07/2009
      • Internaute 27954

      Je ne suis pas sûr que la pensée de BHL ait jamais eu une quelconque actualité. Dès son premier livre, il s’est fait conspuer par Pierre Vidal-Naquet... Ce type n’est pas un has-been, mais un « never-been“/wannabe.

  • Veum
    Veum
    doctorant
    • Posté à 12h54 le 21/07/2009
    • Internaute 23064
      doctorant

    Poignant reconnait que BHL n’est pas un philosophe, c’est toujours ça... Pour ce qui est des noms, avec ceux des autres commentaires, j’ajouterais en plus Deleuze et Foucault...

    • Dave Feng
      Dave Feng répond à Veum
      • Posté à 13h00 le 21/07/2009
      • Internaute 27954

      Si j’ai omis Deleuze et Foucault - c’était pour respecter la règle, de ne citer que des vivants... Mais, effectivement, difficile de faire sans Deleuze et Foucault. Sauf quand on est au PS, bien sûr.

    • Le vrai Peps
      Le vrai Peps répond à Veum
      Star anonyme
      • Posté à 14h49 le 21/07/2009
      • Internaute 54490
        Star anonyme

      J’y ajouterais pour ma part André Gorz, Ivan Illich et Cornelius Castoriadis (bien que je n’ai jamais lu d’essai complet de ce dernier). Ils sont morts, mais leur pensée est on ne peut plus actuelle.
      Mais je pense qu’ils sont un peu trop « révolutionnaires » pour un parti qui a épousé le libéralisme.

      C’est quand même dramatique de voir que des élus du PS soient à ce point démunis de références philosophiques/économiques/sociologiques qu’ils en appellent à des télé-philosophes (nos télévangélistes à la française ?) de l’indigence de BHL...

      • zenon.com
        zenon.com répond à Le vrai Peps
        sceptique foucaldien
        • Posté à 00h29 le 22/07/2009
        • Internaute 65567
          sceptique foucaldien

        N’oubliez pas Pierre Bourdieu !

  • spleenlancien
    spleenlancien
    Manant, de passage sous le (...)
    • Posté à 12h55 le 21/07/2009
    • Internaute 78672
      Manant, de passage sous le (...)

    Cher Monsieur Poignant,

    Bien sûr. Je crois deviner vos motivations, peut-être vous est t’il apparu nécéssaire de tenter d’allumer un contre-feu à la provocation du mari d’Arielle Dombasle , peut-être avez vous saisi une occasion de faire du cabotinage, pour la bonne cause, enfin peut-être agissez vous en service commandé sur ordre de la rue de Solférino mais quelque soient vos motivations n’oubliez pas la règle d’or :

    Ne nourrissez pas les trolls ! Si chaque sortie de l’entartè de l’île Saint Louis était accueillie par une parfaite indifférence,on l’entendrait beaucoup moins.

  • Dave Feng
    • Posté à 13h14 le 21/07/2009
    • Internaute 27954

    Blague à part, cette tribune est exemplaire.
    Je résume.
    (1) Dans le passé, les philosophes ont accompagné les mouvements sociaux et contribué aux révolutions politiques.
    Soit.
    (2) Et donc, cette tribune demande aux philosophes de tailler une pensée sur mesure pour un parti qui veut revenir au pouvoir.

    Là, j’avoue que je ne comprends pas le lien logique entre 1 et 2. L’apostrophe à BHL n’est pas sotte. ce que veut le PS, ce n’est surtout pas des idées, ou des philosophes, mais des communicants, qui présentent bien.

    C’est du repackaging !

    - Cette tribune aurait dû être publiée par ECO89 : amis publicitaires, trouvez les slogans qui sauveront une boîte qui a des produits de m..., une sale image, pas de stratégie, pas de clients - et dont les cadres sont des bras cassés.
    Le défi du siècle !

    Je le laisse aux publicitaires !

  • Hatamoto
    Hatamoto
    Vendeur de temps de cerveau (...)
    • Posté à 14h40 le 21/07/2009
    • Internaute 29766
      Vendeur de temps de cerveau (...)

    Chuut. Réveillez pas BHL sinon il va encore l’ouvrir.

  • Servais-Jean
    • Posté à 16h26 le 21/07/2009
    • Internaute 4591
      43

    Depuis son premier livre qui lui a ouvert les portes de la renommée, BHL se contente de surfer sur sa divine petite personne et sur les revenus qui pleuvent. Pourquoi se casserait-il la tête à penser quelque chose de neuf alors qu’il lui suffit d’exister et de se servir des médias.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 16h35 le 21/07/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Heu non ça ira, on a vraiment pas besoin de cette bande de parasites qui osent prétendent savoir comment penser et nous l’apprendre. Bandes de parasites juste bon à sortir des phrases alambiquées en se triturant le gland, et qui s’imaginent intelligent juste parce que réflexe incestueux ils citent les gens de leur race mort cinquante ans plus tôt.
    Et le pire, c’est de voir qu’on en a fait une filière de fac...

  • felix d
    felix d
    pré-retraité
    • Posté à 17h38 le 21/07/2009
    • Internaute 49464
      pré-retraité

    Qui sont les « camarades » qui auraient besoin du réveil des philosophes ?

    Les papy boomers électeurs du PS ? Ils sont en train de partir à la retaite !
    Les ouvriers ? Il n’y en aura bientôt plus !
    Les étudiants ? Les Jeunes ? Ils s’abstiennent !
    Les paysans ? Passons !
    Alors qui ? Qui ?

  • mick69
    • Posté à 18h50 le 21/07/2009
    • Internaute 2907

    Comme intellectuels stimulants, j’ajouterais Jean Claude Michéa, Emmanuel Todd, Michel Clouscard, etc

    Réserver impérativement les livres de Minc, BHL, Val, Luc Ferry, etc. pour caler les armoires

    • admirateur-
      admirateur- répond à mick69
      • Posté à 20h04 le 21/07/2009
      • Internaute 32111

      allumer les barbes-culs as-tu oublié

    • Network 23
      Network 23 répond à mick69
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 14h31 le 22/07/2009
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      Oh, mais la liste est infinie... A ceux déjà cités, on peut ajouter, en vrac toujours et pour rester parmi les philosophes (comme si les historiens, sociologues, etc., « ne donnaient pas à penser »), Giorgio Agamben, Etienne Balibar, Philippe van Parijs, Chantal Mouffe, Toni Negri, Slavoj Zizek, Saskia Sassen, Gérard Noiriel (historien mais indispensable pour penser l’immigration) et qui sais-je encore, qui n’ont de commun que d’être à gauche ?

      D’ailleurs, même pas besoin d’ouvrir les portes d’une bibliothèque pour connaître ces noms (pour lire leurs bouquins, si !), et dommage qu’un député socialiste n’ait jamais regardé l’excellente série d’interviews de personnalités du monde intellectuel (pas médiatique) faite par Thomas Lacoste pour réfuter un à un les arguments de la campagne sarkozyesque...

      Lien

      Outre Vacarme et la Revue des idées et des livres , qui sont en ligne, il y a aussi Multitudes , le réseau Terra , ou encore la Vie des idées , qui semaine après semaine fait des compte-rendus de l’actualité intellectuelle (et parfois politique tout court, comme avec cette interview sur l’Iran, Lien ).

      Tribune en effet pathétique qui démontre où en est l’état d’esprit du PS. Sans avoir lu le dernier opus de tous ces penseurs de gauche, un député PS devrait peut-être avoir quelques idées de leurs thèses principales, et la diversité des noms cités suffit à montrer qu’il y a de quoi piocher malgré les désaccords.

      Allez, bien que Rancière et Balibar soient parmi mes préférés, et qu’Agamben et Negri soient des incontournables ne serait-ce que pour susciter le débat, je conseille à ce député d’amener avec lui en vacances le petit bouquin de Philippe Van Parijs, Qu’est-ce qu’une société juste ? Introduction à la pratique de la philosophie politique , sorti en 1991 et qui lui servira de résumé utile aux développements de la philosophie politique aux Etats-Unis depuis la publication de la Théorie de justice de Rawls.

      Accessoirement il pourra méditer sur le concept de revenu universel garanti.

      Il pourra consulter, en parallèle, la série d’articles publiée ici Lien , ça suscitera des réflexions à propos du Ministère de la Honte nationale de notre pays.

  • Vin_cent
    • Posté à 20h57 le 21/07/2009
    • Internaute 39662

    M. Poignant,
    vous devez regretter qu’on parle de changement de nom car, au fond, c’est deja trop en demander. Et puis, vous avez bien du vous la poser cette question quand meme ? Quel nom, si nous devions en changer ? Et la... Silence j’imagine car comment trouver un nom a un parti sans idee ? Souvent, on choisit le titre d’un bouquin, article, travail apres l’avoir ecrit, pensé.
    Et cette question vous ramene surement a la vacuite de votre doctrine.

  • affreuxjojo
    • Posté à 22h00 le 21/07/2009
    • Internaute 29421

    Je cite le début de l’article : L’auteur de l’entretien était attirant : « Bernard-Henri Lévy ».
    Désolé Mr Poignant. Faut pas se prétendre de gauche et commencer un article comme ça. Cela anéantit la suite.
    Quand on est de gauche, BHL, faut l’insulter d’entrée.

  • NOVALIS
    NOVALIS
    poète
    • Posté à 22h03 le 21/07/2009
    • Internaute 50971
      poète

    Monsieur Poignant,

    Qualifier Bernard-Henri LEVY de philosophe devrait donner lieu à des poursuites pénales pour usurpation d’identité...

    Plus sérieusement,
    Le mal est hélas fait ; cela fait en effet plus d’une génération que ce pitre occupe à sa guise l’espace médiatique et ce, bien que quatre vingt pour cent des journalistes-animateurs-producteurs-communicants savent pertinemment que tout ce qu’il dit et fait n’est ni plus ni moins que du toc destiné à divertir et faire vendre dans tous les sens de ces termes.

    Les tribulations de ce pitre ( il n’existe hélas pas d’autre expression pour qualifier celui que vous nommez philosophe) font injure à toute personne éprise d’un minimum de culture ; et il a beaucoup d’amis au Parti « socialiste » : Royal, Lang, Kouchner, Strauss-Kahn font entre autres partie de son cercle de courtisans.

    Le point commun entre le pitre et les susnommés ?
    Leur amour immodéré du fric, des stocks-options et de la rentabilité financière qu’ils s’ingurgitent à eux-mêmes jusqu’à plus soif.

    Marx, Blum et Jaurès ?
    Rangés par eux sur les rayons « histoire “ d’obscures bibliothèques fréquentées par de dangereux gauchistes qu’ils considèrent ouvertement comme leurs ennemis de classe.

    Assis aux meilleures tables des restaurants parisiens où ils ont leurs habitudes, ces ‘socialistes’ de pacotille n’hésitent pas à prodiguer leurs bons conseils au peuple à l’égard duquel ils n’éprouvent qu’indifférence et mépris.

    Ils déversent leurs science tantôt dans les pages du Nouvel Obs, hebdomadaire de gauche (défense de rire), tantôt dans celles du Figaro qu’ils lisent avec assiduité de peur d’être déconnectés de la vie réelle.

    A la question posée ‘ Où sont les grands philosophes ?’, il suffit de répondre : là où ne sévit ni Bernard-Henri Lévy ni ceux qui ont mené le Parti ‘socialiste’ dans son actuelle léthargie .
    Car à trop fréquenter un pitre on le devient soi-même et ce, jusqu’à perdre son âme.

    Un bon conseil.
    Lorsque vous reprendrez conscience ( on peut rêver) qu’il existe dans ce pays des injustices et des inégalités criantes et que votre souci premier sera de lutter sans relâche pour y mettre définitivement fin, je vous qualifierai à nouveau de socialiste.

  • Abyme
    Abyme
    Etudiant
    • Posté à 23h32 le 21/07/2009
    • Internaute 61907
      Etudiant

    Les philosophes ne servent à rien. Leur message est avant tout une invitation à réfléchir par soi-même, et restera sourd tant que nous continueront à chercher de vains leaders, maîtres, chefs, whatever...

    Puisqu’il n’y a plus personne, c’est à nous de jouer ! Le messie ne viendra pas, il faut se bouger dès maintenant. C’est beaucoup plus simple qu’on ne le pense.

    C’est d’aileurs le problème avec les idées, tout le monde peut en avoir, et ça, c’est notre seule chance. Y’a qu’à voir l’arsenal déployé pour nous éviter de trop y penser. Toute notre énergie dépensée à perte.

    J’écoutais france info ce midi, et l’animateur citait un rapport qui montre que les français dorment en moyenne 9h par jour et passent 2h à table. Ce qui fait, en ajoutant 5 de travail quotidien minimum (7x5 pour faire 35) + 3h30 de télé + 1H de transport + 2H pour s’occuper de soi/son nid un total de 22h30. Soit 1h30 de libre chaque jour, pour les plus chanceux.

    Sans travail, il y a un risque sérieux qu’on finisse par faire quelque chose d’utile et d’intéressant.

    Pour conclure je corrigerais donc la dernière phrase de cet article :
    « Camarades, réveillez-vous, les philosophes ont besoin de vous ! »

    PS : Ah oui, pour BHV, il faut se méfier d’un philosophe encore en vie comme de la peste. Un philosophe, c’est par définition, mort. Sa pensée est figée, inerte. Comme celle de Bernadette tout compte fait.

    • Network 23
      Network 23 répond à Abyme
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 15h06 le 22/07/2009
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      A part le fait qu’effectivement, les philosophes ne sont pas des maîtres à penser, c’est plutôt surprenant, et attristant, de voir qu’un étudiant en philosophie considère qu’ « un philosophe, c’est par définition, mort » avec une pensée « figée, inerte ». Bien triste vision de la philosophie que la tienne, et s’il ne s’agit que d’ironie, comme l’indiquerait ton allusion à Bernardette, c’est une ironie maussade qui en rien ne contribue à piquer notre intérêt, et encore moins à aiguillonner l’esprit.

      J’ai plutôt l’habitude de voir des philosophes, bel et bien vivants (qui sait ? l’un de tes profs de philo fait peut-être partie de ces vrais philosophes ?), dire que la pensée des philosophes morts, enterrés et canonisés n’a rien d’ « inerte » ni de « figée ».

      Si c’était le cas, l’histoire de la philosophie n’aurait rien à apporter. Or tu n’es sans doute pas sans savoir que les lectures de Platon, Aristote, Spinoza, ou Nietzsche, pour n’en citer que quelques-uns, se sont profondément transformées depuis les années 1960, sans parler depuis l’époque de Bergson.

      PS : de BHL à BHV, la conséquence est bonne ; -)

  • Ernst_T_Tho
    Ernst_T_Tho
    ermite
    • Posté à 01h32 le 22/07/2009
    • Internaute 59906
      ermite

    @ Bernard Poignant

    Dans le cadre d’une profonde crise sociétale que traverse encore aujourd’hui l’humanité (pas uniquement la population française) et qui a débuté bien avant la récente implosion de la finance mondiale, un historien, sociologue et philosophe français nous mettait en garde : « Les questions qui nous sont posées sont gigantesques, et nous sommes mal armés pour y faire face ». Il ajoutait : « Il ne faut pas s’y tromper, nos sociétés sont travaillées par un refus viscéral de regarder en face la réalité de leur fonctionnement. (…) Dans cette situation, tout ce qui donne à voir les choses telles qu’elles sont compte, tout ce qui est susceptible de produire un effet de vérité au sein de l’espace public (…) est bon à prendre. Il y a un vrai combat intellectuel ».

    Le « véritable engagement politique aujourd’hui, précisait-il, c’est l’engagement pour la chose intellectuelle ! Parce qu’il ne va plus de soi que nos sociétés soient capables de se penser. L’entretien de modestes contre-pouvoirs de la réflexion et du savoir, face à la pente du renoncement et de la démagogie généralisée, est un objectif en soi. (…) Ce dont il s’agit, c’est de sauvegarder la présence active des idées dans la vie publique, comme modèle. (…) En vingt ans, hélas, le contexte ne s’est pas arrangé ».

    Il en tirait donc un enseignement analogue au vôtre concernant le rôle primordial des « intellectuels » dans la vie sociale contemporaine : « Précisément parce que nous ne savons plus qui nous sommes et où nous allons, que l’ère de la prophétie historique est close, que l’ère de la critique sociale a révélé ses limites, nos sociétés ont plus intensément besoin que jamais de se comprendre – ou devraient l’avoir » ; autrement dit, puisque « nous sommes tous en manque d’intelligence vis-à-vis de ce qui nous environne(, c’)est une intervention proprement intellectuelle dans les affaires publiques qui est demandée aux gens de réflexion ».

    Et c’est là qu’intervenait le hic : à ses yeux, l’espèce des intellectuels s’éteignait déjà et ce qui en subsistait était visiblement « pris dans le même piège que les hommes politiques, celui des médias », comme en témoignait le fait que la quête de célébrité s’était manifestement substituée à celle de vérité impersonnelle. En outre, il insistait sur un autre obstacle : « la cause de la réflexion est loin d’être gagnée d’avance. Elle (…) se heurte (en effet) au mépris et à l’indifférence, à la conviction pseudo-savante d’être sorti de façons de penser dépassées » (cf. M. Gauchet, La condition historique, 2003, pp. 337-338 ; 353 ; 165 ; 350-351 ; 347).

    Aussi, si je puis me permettre de vous faire une suggestion, peut-être serait-il préférable pour vous de vous tourner de toute façon vers d’autres auteurs que le légendaire et inénarrable BHL, et d’éviter ainsi qu’ils soient par exemple débauchés ou dévoyés par Fachozy, dit Toupty 1er. Parallèlement, une profonde remise en cause du marketing politique aujourd’hui tout-puissant pourrait ouvrir la voie à une réflexion sérieuse, plus approfondie et objective que celle à laquelle donne lieu la fameuse « démocratie participative » que d’aucuns prônent, omettant commodément de signaler que ses productions se révèlent indéniablement plus démagogiques que viables sur un plan global. Cordialement.

  • cedeu
    cedeu
    indépendant
    • Posté à 08h05 le 22/07/2009
    • Internaute 84417
      indépendant

    Avons-nous lu le même article ?

  • P.KAHN
    P.KAHN
    Homme de Théâtre
    • Posté à 09h38 le 22/07/2009
    • Internaute 80547
      Homme de Théâtre

    Et si nous arrêtions d’appeler « philosophe “ des individus qui ne le sont pas ?
    BHL philosophe !
    Les vrais doivent se retourner dans leurs tombes, et pour ceux qui seraient encore en vie, soit ont-ils décidé d’abandonner la partie, soit sont-ils collabos !
    Philosophe !
    Avec un ton aussi péremptoire, le ‘ philosophe en question n’est qu’un sinistre palabreur en quête permanente de reconnaissance médiatique et les leçons assénées sont prétentieuses, et inutiles.
    Ce monsieur décide tout seul du sort d’un Parti qui se passe de ses services - ce parti et tous les autres - ; il pense et parle pour les Iraniens en colère, les Afghans, les victimes du Darfour !
    Et tout cela, dans l’immense confort de ses nombreuses demeures d’intellectuel nanti !
    Une vraie starlette, qui oublie que les étoiles sont presque toutes filantes !

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