21/07/2009 à 10h51

La lettre des travailleurs du sexe au président du Burkina Faso

Observateur Paalga | Burkina Faso


Depuis 2008, la commune de Ouagadougou, avec à sa tête son premier responsable, Simon Compaoré, a entrepris le processus de fermeture des chambres de passe. Depuis beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Malgré tout, certaines ont été fermées, d’autres reconverties en maisons d’habitation.

A travers cet écrit, les travailleurs des chambres de passe interpellent le président du Faso, Blaise Compaoré, sur la nécessité d’annuler cette décision du maire parce que les revenus serviraient à nourrir des familles et les taxes pourraient contribuer au développement de la ville.

Excellence, monsieur le président,

Grande fut notre joie lorsqu’en 2005 nous avons appris votre victoire pour l’élection présidentielle. Nous avons cru, au tréfonds de nous-mêmes, que ce mandat serait pour le peuple du Burkina ; le mandat du rachat et de l’apaisement des cœurs.

Parce que votre slogan de campagne, « le progrès continu pour une société d’espérance », était si noble et si juste que nous y avons cru et y avons adhéré massivement en oubliant qu’à la fin cela pourrait devenir pour nous une « société de désespoir pour un redressement continuel ».

Excellence, monsieur le président, Ouagadougou compte, de nos jours, plus d’une centaine de chambres de passe, et chaque chambre emploie à peu près une quinzaine de personnes qui ont des femmes et des enfants à nourrir, à scolariser. Voyez-vous combien de personnes vous allez priver de leur emploi en les envoyant grossir la rue par la fermeture de ces chambres ?

Comment peut-on espérer et progresser quand on vous met volontairement au chômage ? Est-ce cela votre politique ? Flatter le peuple pour avoir ses voix et après être l’artisan de sa misère ? Et le gouvernement qui a toujours crié haut et fort de lutter contre la pauvreté et le chômage ? Ou bien tout cela, c’est pour berner le peuple ? Dans quel pays au monde il n’y a pas de chambre de passe ?

« Il vaut mieux perdre sa vie que son emploi »

Nous faisons ce travail parce que nous n’avons pas pu trouver mieux après avoir perdu nos anciens emplois, ayant été victimes des privatisations et certains des crimes économiques. Nous faisons ce travail pour nourrir nos femmes et nos enfants, en refusant la fatalité, pour notre dignité afin de ne pas dépendre d’autrui.

Excellence monsieur le président, vous êtes un père de famille comme nous, et nous vous supplions, au nom de nos femmes et de nos enfants, de préserver nos emplois. Nous avons déjà perdu une fois nos emplois et Dieu seul sait les souffrances morales et physiques que nous avons endurées. Nous avons passé des nuits et des nuits à regarder nos femmes sans avoir le courage de les approcher.

Comment peux-tu t’approcher de ta femme quand tu n’arrives pas à lui assurer le minimum vital ? Nous avons versé des larmes en regardant nos enfants partir à l’école le matin, le ventre vide, pour ne manger qu’à leur retour à midi et cela, grâce à la générosité des voisins de la cour qui ont été sensibles à nos souffrances en leur donnant quelques plats. Il nous a fallu être mentalement forts pour ne pas penser au suicide mais, malgré tout, certains ont craqué et ne sont plus de ce monde ; nous ne voulons plus revivre cela.

L’emploi est le bien le plus précieux de l’homme sur terre. Il vaut mieux lui prendre sa propre vie que de l’en priver. Nous vous supplions, pour l’amour du ciel et au nom de tout ce qui vous est avez le plus cher dans cette vie, d’annuler cette décision arbitraire du maire, car vous êtes le dernier recours de tous les Burkinabè.

« Taxez chaque propriétaire de chambre de passe de payer 250 000 F CFA »

Excellence monsieur le président, si vous taxez chaque propriétaire de chambre de passe de payer au moins deux cent cinquante mille (250 000) F CFA par mois - et je suis persuadé qu’elles peuvent payer -, cela fera pour le Trésor public une recette mensuelle de vingt-cinq millions (25 000 000) de F CFA.

Cette somme pourrait servir à résoudre beaucoup de problèmes sociaux : elle pourrait servir à construire des amphis pour les étudiants de l’université, des logements pour les enseignants du primaire, à payer des médicaments pour soulager les malades qui viennent à l’hôpital sans moyens.

En donnant ne serait-ce que trois millions chaque mois au service de l’Action sociale, des enfants comme le petit Robert n’auraient pas eu besoin d’un SOS dans le journal l’Observateur paalga, car les services de l’Action sociale s’en seraient chargés discrètement et les parents du petit Robert n’auraient pas eu à étaler leur pauvreté.

Cet argent pourrait également servir à améliorer les conditions de vie des pensionnaires de la MACO, dont Dieu seul sait dans quelles conditions ils vivent. Il n’y a pas d’argent sale, c’est celui qui s’en sert qui en fait du propre ou du sale. Voyez-vous ce que ces chambres peuvent apporter au développement de la ville ?

Excellence monsieur le président, que Dieu Tout-puissant vous donne la sagesse et remplisse votre cœur de pitié, de pardon et d’humilité afin que vous puissiez toujours conduire le peuple du Burkina vers une société d’espérance pour un vrai progrès continu.

Veuillez recevoir, Excellence monsieur le président, nos salutations les plus respectueuses et distinguées.

Zakaria Drabo, délégué des travailleurs des chambres de passe Secteur 15 Ouagadougou

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  • Compte supprimé le 21 janvier 2
    • Posté à 11h26 le 21/07/2009
    • Internaute 17993

    Lamentable.

  • killerdemouches
    • Posté à 11h29 le 21/07/2009
    • Internaute 10198

    proxénétisme, nom masculin
    Sens Délit consistant à tirer des profits de la prostitution d’une personne.

    (L’état français n’étant pas tout a fait au clair la dessus non plus...)

  • Venezuela
    Venezuela
    vit aux Pays-Bas
    • Posté à 11h47 le 21/07/2009
    • Internaute 114
      vit aux Pays-Bas

    Ce type est un idiot cynique. S’il est prêt à payer autant de taxe, je me demande combien il se fait avec les pauvres filles qui sont obligées de se prostituer. Il y a vraiment des pauvres types partout et en plus sans honte.

    • Azza
      Azza répond à Venezuela
      Ingénieur en informatique (...)
      • Posté à 11h55 le 21/07/2009
      • Internaute 25467
        Ingénieur en informatique (...)

      A idiot cynique, idiot cynique et demi. Ce qui est lamentable, c’est l’etat du Burkina decrit dans ce texte apres des decenies de regne de Compaore (l’ami de la France, qui a pris le pouvoir au service de Paris en faisant assasiner Sankara, puis a alimente pendant des annees les guerres du Liberia et de la Sierra Leone).

      Si Thomas Sankara lisait ce texte......

    • ragondine
      ragondine répond à Venezuela
      du poitou
      • Posté à 15h09 le 21/07/2009
      • Internaute 10036
        du poitou

      250000 CFA = 2500F= 400€ environ .
      l’auteur ne parle pas de lui pour payer cette taxe, mais des propriétaires de ces chambres de passe.
      il se présenterait donc soit comme prostitué soit comme proxénète utilisateur de ses chambres.
      on aimerait des précisions de rue 89 ! !

  • ragondine
    ragondine
    du poitou
    • Posté à 12h14 le 21/07/2009
    • Internaute 10036
      du poitou

    je ne comprend pas s’agit-il de proxénètes ou de prostitués masculins et/ou féminins qui écrivent ce texte ?

    • Keldan
      Keldan répond à ragondine
      Now future & karpe diem
      • Posté à 14h31 le 21/07/2009
      • Internaute 5164
        Now future & karpe diem

      Au début, je pensais qu’il s’agissait de prostitués puisque le « nous » devait nourrir femmes et enfants, même si cela m’étonnait qu’ils s’affichent aussi librement.
      Mais quand je suis tombé sur le passage et je suis persuadé qu’elles peuvent payer , alors du coup j’ai compris qu’il s’agissait plus sûrement de proxénètes.

    • Françaisehélas
      • Posté à 16h52 le 21/07/2009
      • Internaute 28448

      Moi non plus, je n’ai pas compris.
      L’auteur opeut-il nous éclairer ?
      quand ils parlent de propriétaire de chambre, c’est la personne prostituée ou un proxénète qui en est le propriétaire ?
      parce que pour moi, ça change tout. Dans le premier cas, l’argumentaire se tient, et c’est presque émouvant (enfin... si un tel sujet peut l’être...), dans l’autre cas, l’argumentaire se tient toujours mais c’est carrément à vomir.

  • Aloïs
    Aloïs
    .
    • Posté à 13h42 le 21/07/2009
    • Internaute 39938
      .

    J’ai une simple question à adresser à l’auteur. Il y a de plus en plus d’articles de ce genre sur rue89. L’auteur se contente de copier coller une lettre. Sans aucune perspective derrière, aucune analyse.

    Donc quel est l’intérêt d’un article de ce genre ?
    Et deuxième questions, pour vous c’est cela que faire du journalisme ?

    • brazz
      brazz répond à Aloïs
      • Posté à 14h56 le 21/07/2009
      • Internaute 40271

      Ce n’est pas d’aujourd’hui que les gens dits branchés sont manipulés et roulent sans le savoir (ou sans le vouloir) pour les lobbys des proxènètes, et à travers eux les mafias. C’est un vieux sujet qui a déja été abordé mille fois, en particulier dans les instances internationales. Un seul fil directeur : à qui profite le fric ? Tout est dit.

    • Yann Guégan
      Yann Guégan répond à Aloïs
      Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
      • Posté à 15h33 le 21/07/2009
        éditeur
      • Journaliste 1836
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

      Comme précisé à la fin du texte, ce texte est repris de l’Observateur Paalga, un journal burkinabé avec lequel Rue89 a un partenariat. C’est aussi pour ça qu’il est signé « Observateur Paalga ». Il ne s’agit donc pas d’un copié/collé sauvage.

      Publier de tels articles nous permet de mettre en avant des points de vue différents sur l’actualité. Donc, oui, c’est du journalisme.

      Lien

      • Aloïs
        Aloïs répond à Yann Guégan
        .
        • Posté à 17h26 le 21/07/2009
        • Internaute 39938
          .

        Ca ne change rien au fond du problème. Cet article ne sert à rien à mon sens si ensuite vous ne vous en servez pas comme matériel d’analyse. Si vous copiez collez des articles de vos partenaires, quel est l’intérêt ? Si on veut un autre point de vue, on peut le faire par nous même. Ou dans ce cas, faîtes un article qui traite du sujet de la prostitution, et pour l’illustrer, mettez l’article de votre partenaire.

        Mais balancer un article comme ça de but en blanc, c’est réellement stupide. Et ca commence à devenir plus que récurent sur rue89.

        « Publier de tels articles nous permet de mettre en avant des points de vue différents sur l’actualité. Donc, oui, c’est du journalisme »

        Pour moi le journalisme c’est de l’investigation, c’est de l’analyse. Et là, il n’y a rien de tout ca. Il y a juste un lettre dont on a du mal à savoir qui l’a écrite. Et pis zou, ca s’arrête là. Pour le reste on en sait rien.

        Il est légitime quand tant que lecteur on demande un minimum de contenu. Si vous ne donnez aucune analyse derrière, cet article est dans ce cas inutile.

         
        • h2b1
          h2b1 répond à Aloïs
          Retraité & Bénévole
          • Posté à 18h18 le 21/07/2009
          • Internaute 14058
            Retraité & Bénévole

          Je ne suis en rien affilié à Rue 89 MAIS :
          Si on demande du journalisme et des investigations, cela a un COÛT ! ! ! ! !

          Or, je surfe comme beaucoup ! et à moins de s’offrir une plaque temporaire, ni vous ni moi n’aidons beaucoup les Rédacteurs, que je remercie par ailleurs.

          Cordialement,

          H2b1

        • Camille
          Camille répond à Aloïs
          Mauvais genre
          • Posté à 18h32 le 21/07/2009
          • Internaute 48427
            Mauvais genre

          Oui et non.

          Oui sur cet article parce qu’en l’occurence, il y a un problème réel et sérieux sur cet article parce qu’il est insuffisamment fouillé, qu’on ne sait effectivement pas si le gars qui parle est un mac ou une prostituée, etc. (on se renseigne du coup... enfin à la rédaction ils se renseignent, moi je ne suis pas journaliste donc je fais comme vous, je râle ; -) )

          Non sur la démarche générale : donnez de la visibilité à des événements que vous n’auriez pas l’idée d’aller voir (lisez vous « aujourd’hui la chine » quand les articles ne sont pas repris sur Rue89 ?) sans faire semblant qu’ils sont originaux et en expliquant bien d’où ils viennent, c’est une démarche que je trouve intéressante et très « web journalisme ».

          Que, là, l’article pose un vrai problème, je suis d’accord avec vous mais ce n’est pas le cas de l’ensemble des articles repris des partenaires.

      • ripit00
        ripit00 répond à Yann Guégan
        who cares ?
        • Posté à 17h46 le 21/07/2009
        • Internaute 85865
          who cares ?

        Euh...s’cusez moi mais, comme Alois je m’interroge sur l’intérêt de ce texte ? Qui est le délégué en question ? Par qui a-t-il été élu ? Qui représente-t-il ? ... j’en aurais d’autres, vous vous en doutez.

        Selon vous, il s’agit d’un « point de vue sur l’actualité » et « donc oui, c’est du journalisme ».

        Eh bien non. Une information (la lettre en question ?) non vérifiée, ni traitée, ni même datée, ce n’est pas du journalisme.

        Je dirais qu’il ne s’agit pas d’un point de vue non plus.(enfin sauf s’il s’agit du point de vue d’un burkinabé non identifié en réaction à une décision non contextualisée).

        Ca ne sert pas à grand chose.

        Pour couronner le tout, vous linkez consciencieusement vers la page d’accueil du site de l’Observateur Paalga, site où cet « article » est introuvable (enfin, en tout cas pas dans les news ni dans les archives de juillet 2009, après j’ai arrêté).

        Donc, éclairez-moi : quel est l’intérêt de ce texte sur rue89 ? En quoi est-ce du journalisme.

        Bien cordialement

  • batmane
    batmane
    super héroe
    • Posté à 14h53 le 21/07/2009
    • Internaute 72458
      super héroe

    même question :
    « travailleurs du sexe » (et surtout « travailleuses du sexe »...) est un terme que se donnent les prostitué-e-s revendiquant le droit à vivre en toute légalité de leur prostitution. Le même terme utilisé par des personnes exploitant des prostitué-e-s serait une aberration et un mensonge. Le fait que le terme ne soit nulle part féminisé dans le texte est déjà louche...
    Donc...
    QUI écrit ce texte ? des prostitué-e-s ou des proxénètes ? cela change assez radicalement le sens de ce texte... Merci à l’auteur d’en dire un peu plus : contexte, début d’analyse, ... parce que là c’est n’importe quoi : /

    • Camille
      Camille répond à batmane
      Mauvais genre
      • Posté à 18h26 le 21/07/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      J’ai demandé à ce que cette lettre soit sur Rue69 parce que je la trouvais intéressante dans les questions qu’elle posait (le fait que la prostitution ne soit pas « tout noir/tout blanc ») dans un contexte particulier mais je dois reconnaitre que je suis d’accord avec vos réticences et questions.

      Je ne connais pas l’auteur, j’ai alerté la personne de la rédaction qui a choisit de publier ce texte pour avoir des précisions mais la rédac ne connait pas non plus l’auteur (le partenariat étant avec le journal qui publie l’auteur).

      La rédaction de Rue89 va donc demander des précisions à son partenaire pour essayer de satisfaire votre curiosité bien légitime.

      • batmane
        batmane répond à Camille
        super héroe
        • Posté à 16h13 le 25/07/2009
        • Internaute 72458
          super héroe

        alors a-t-on des précisions sur le contexte, et les auteurs de la lettre ?
        merci...

  • Innsa1
    • Posté à 17h55 le 21/07/2009
    • Internaute 36382

    Curieux, pour une fois qu’il y a la publication d’un article venant de l’un des pays les plus pauvres du monde, on a droit a un macro qui écrit au président de la république pour pouvoir continuer a travailler (exploitation de pauvres femmes), car le maire a interdit les chambres de passes.

    C’est surréaliste, surtout qu’au Burkina en ce moment se passe de choses graves : le président Compaore (président depuis… 25 ans, qui s’est lui aussi acheté un hôtel particulier dans le 16eme), compte se représenter l’année prochaine (Apres avoir modifié la constitution pour une présidence a vie)
    Le Burkina Faso était en auto suffisance alimentaire en 1984. Depuis l’arrivée de Compaoré, le pays vit de l’aide alimentaire internationale et est aujourd’hui avant dernier sur l’indice du PNUD.

    Bref : Les Macs qui exploitent les pauvres filles illettrées du pays mériteraient la prison, et certainement pas une page dans un journal, ni sur Rue89.

  • h2b1
    h2b1
    Retraité & Bénévole
    • Posté à 19h06 le 21/07/2009
    • Internaute 14058
      Retraité & Bénévole

    voici le côté « Mairie de Ouaga »

    SOCIETE
    « DON QUICHOTTE » A L’ASSAUT DES MAISONS CLOSES

    Egal à lui-même, stoïque, le bourgmestre de la commune de Ouagadougou reste convaincu que l’hydre, le serpent de mer qu’est la prostitution, est un combat qu’il pourrait gagner. Dans notre pays, à l’instar des pays en voie de développement, où la communication et l’évolution des mœurs donnent du tournis aux plus téméraires des puristes, ils sont peu nombreux à mener une croisade contre la prostitution même si en face, ils sont tout très nombreux à dire que c’est comme vouloir enlever toute l’eau de la mer. En tout cas, pour

    Simon Compaoré en pleine conférence de presse
    bien montrer qu’il maîtrise son territoire et la chose, Simon Compaoré était face à la Presse pour faire le bilan et évaluer le chemin parcouru depuis la prise de sa « fatwa » du 25 janvier 2008 contre les maisons closes, communément appelées chambres de passes et par voie de conséquence, contre la prostitution. C’était le 29 juin dernier dans la salle du Conseil Municipal à Ouagadougou.................Lire la suite>>

    Lien

  • Lady Principia
    Lady Principia
    Maîtresse
    • Posté à 02h09 le 22/07/2009
    • Internaute 82324
      Maîtresse

    En tout état de cause, on n’a pas à interdire le travail sexuel.