19/07/2009 à 16h18

Et si on partait en congé de solidarité ?

Magdeleine Walger | Reporters d'espoirs


Une Soudanaise regarde atterrir un avion d’aide humanitaire à Akuem en 2005 (David Mwangi/Reuters).

La solidarité internationale est dans l’air du temps et pas seulement chez les jeunes ! Beaucoup de gens s’y intéressent, notamment dans le monde de l’entreprise qui accepte aujourd’hui plus facilement de soutenir les employés qui partent en congés de solidarité. Mais comment faire quand on n’est pas un pro de l’humanitaire ? Zoom sur des intermédiaires qui se chargent de faire correspondre compétences et besoins.

L’idée

Dans l’entreprise, peu de gens savent qu’ils ont droit, quel que soit leur poste, à un congé sans solde d’une période de quinze jours à six mois pour participer à des missions de solidarité à l’étranger.

Les conditions ? Justifier de plus d’un an d’ancienneté et s’engager à partir via une organisation à but humanitaire habilitée par le ministère des Affaires étrangères.

La garantie ? Un statut juridique : le CSI, Congé de solidarité internationale, qui impose de retrouver son emploi malgré la suspension du contrat de travail, ou tout du moins un poste similaire à niveau égal de rémunération. Seulement voilà, selon Jean-Michel Bourreau, responsable du mécénat de compétences à l’Association française des volontaires du progrès (AFVP) :

« Il y a un trop grand manque de visibilité sur les perspectives du retour, auquel s’ajoute la question du financement. Durant son absence, le volontaire n’est pas payé et si son entreprise peut décider de le soutenir financièrement, rien ne l’y oblige non plus. »

Cela revient à laisser la personne s’occuper, seule, de trouver les fonds nécessaires à ses frais de voyage et de séjour. Sans compter qu’il lui appartient aussi d’identifier sa mission. Tout ceci fait que depuis 1995, date de naissance du CSI, peu de gens sont partis sous ce statut, lui préférant des formules plus adaptées à leurs contraintes professionnelles et familiales, mais aussi plus encadrées. C’est ce que l’ONG Planète Urgence a été la première à proposer, dès 1999, avec les « congés solidaires ».

Comment la mettre en pratique ?

Les congés solidaires sont des missions « clés en mains » d’une durée moyenne de quinze jours, prévues sur les congés payés des salariés et financées par l’employeur. Leur lancement est né d’un double constat comme l’explique Caroline Lacoëntre, responsable des partenariats congés solidaires chez Planète Urgence :

« Le fondateur, Hervé Dubois, un ancien de Médecins du monde, a constaté que beaucoup de gens en activité souhaitaient pouvoir se rendre utiles sur des projets humanitaires sans pour autant être experts logisticiens ou médicaux, ni s’engager sur des périodes trop longues. D’un autre côté, les entreprises, elles, n’intervenaient dans le champ de la solidarité internationale que comme de simples bailleurs de fonds.

L’idée a donc été de créer des synergies avec ces dernières pour permettre à leurs salariés de partir travailler sur des projets déjà montés par des structures de pays du Sud. »

Une démarche qui semble bien fonctionner avec, rien que sur l’année 2008, l’envoi de 800 volontaires, principalement en Afrique, dont les deux tiers ont été financés par leur entreprise. Planète propose aujourd’hui plus de 200 annonces de postes émanant d’associations, écoles, bibliothèques et autres acteurs locaux pour des interventions axées sur trois domaines : mécénat et transferts de compétences, animation socio-éducative et protection de l’environnement.

Le concept a depuis fait boule de neige, et d’autres acteurs reconnus du volontariat tels l’AFVP, la Guilde européenne du raid, ou encore Coup de pouce humanitaire développent ce type de missions selon des principes et modalités différentes.

Le principe, schématisé, est le suivant : si une entreprise a un partenariat avec une ONG d’envoi, elle s’engage à financer le départ de son employé à hauteur de 2 000 euros en moyenne, desquels 60% peuvent être défiscalisés. Cette somme permet de couvrir la formation pré-départ et les frais de vie sur place du volontaire. Transport et vaccins restent généralement à la charge du bénévole qui pourra ensuite les déduire de ses impôts l’année suivante, à hauteur de 66 %.

Ces facilités financières, Géraldine, responsable RH dans une grande banque, n’aurait jamais pu s’en passer. En 2007-2008, la politique de développement durable de son entreprise évolue et un partenariat est conclu avec Planète Urgence. Après deux entretiens passés en interne, elle est sélectionnée :

« Dès ce moment, l’entreprise n’intervient plus. C’est Planète qui m’a accompagnée dans ma réflexion au départ et dans le choix de la mission. »

Au bout de quelques mois de concertation et avec l’accord de l’association d’accueil, Géraldine part finalement à Bamako, au Mali. Elle y dispense en août 2008 une formation de deux semaines en management auprès d’une dizaine de dirigeants de petites entreprises du bâtiment.

« Je n’étais pas experte du BTP mais j’ai apporté des connaissances sur les questions qui avaient été formulées dans mes objectifs de départ sur, par exemple, la gestion et la fidélisation du personnel, la conduite d’entretiens. Je n’ai pas eu de surprise sur le terrain... »

Evaluée tout le long du séjour par des responsables locaux de l’ONG, mais aussi par ses apprenants, elle s’est sentie « utile et fière d’avoir su gagner la confiance de [son] groupe ». Prête à repartir, elle sait que son entreprise ne la financera pas une seconde fois pour favoriser ceux qui n’ont pas encore tenté l’expérience. « Mais je sais que je recommencerai autrement ... ».

Ce que je peux faire

Selon Jean-Michel Bourreau, de l’AFVP, « il ne faut pas croire que les congés de solidarité sont globalement soutenus. Beaucoup d’entreprises ne sont absolument pas sensibles au développement durable. » Et dans bien des cas, les salariés n’osent pas en faire la demande de peur du jugement porté sur eux.

Aussi, pour partir malgré tout et pallier les difficultés financières que pose la démarche, des alternatives existent.

Développement sans frontières (DSF) est une jeune ONG qui s’est ainsi spécialisée dans l’accompagnement à la recherche de dons et de subventions pour des volontariats de quinze jours à un an (elle propose 400 offres de postes dans le monde qui lui parviennent de son réseau de partenaires et voyageurs).

La Guilde européenne du raid permet quant à elle, via son programme Cosame, à une dizaine d’artisans français qualifiés de s’investir chaque année dans des missions de soutien aux artisans et micro-entrepreneurs du Sud. De quelques semaines à plusieurs mois, les bénévoles sont logés et nourris par les associations d’accueil qui prennent en charge une partie du billet. « L’investissement reste important et peu se le permettent en période de crise “, précise Cécile de Vilnet, coordinatrice du programme à la Guilde.

Partir semble donc toujours possible, à condition d’être motivé. L’important étant pour Jean-Michel Bourreau ‘de se méfier des tâches qui aboutissent à substituer aux compétences locales du Sud des bénévoles venus du Nord’ :

‘Nous n’envoyons qu’une quinzaine de volontaires par an dans le cadre de demandes très précises dont on sait que la réalisation implique un coût trop important pour les associations locales.’

Et d’ajouter : ‘Une mission courte de deux semaines peut avoir un véritable impact dans la mesure où elle est suivie et évaluée sur le long terme.’

Photo : Une Soudanaise regarde atterrir un avion d’aide humanitaire à Akuem en 2005 (David Mwangi/Reuters).

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  • Badgud
    Badgud
    Athée
    • Posté à 18h24 le 19/07/2009
    • Internaute 75022
      Athée

    Je n’aime pas ce genre d’initiative. L’humanitaire pourrait être une source de revenus pour de nombreux jeunes et à la place on envoie des employés qui souhaitent juste soulager leur conscience.

    Vu le nombre de jeunes cherchant un job ou ayant un job sous qualifié en attendant d’avoir mieux, il y aurait largement de quoi faire. De plus, il y en aurait pas mal qui serait prêt à partir un an voir plus si la paye suit. Ce qui aurait un impact bien plus important que des personnes qui partent seulement 2 semaines.

    Il faut croire que tout est fait pour que le chômage continue de monter ...

    • tintouin
      tintouin répond à Badgud
      • Posté à 11h09 le 20/07/2009
      • Internaute 31011

      Bravo ! ! !

      L’humanitaire cynique dans toute sa splendeur : aider les autres pour résoudre nos problèmes « locaux » de chômage des jeunes ! ! !

      Même Sarko n’aurait pas osé. Et pourtant c’est un culotté...

      L’intérêt majeur lorsqu’on fait de l’humanitaire, n’est pas d’apporter des sacs de riz à la mode Kouchner sur une plage somalienne. Pour faire cela, en effet un jeune non qualifé fait très bien l’affaire...
      L’intérêt est de donner aux actifs des pays en cours de développement, le savoir et les compétences pour qu’ils soient eux-mêmes les acteurs de leur développement.

      L’Education et la Formation sont capitales.
      Les besoins en formateurs qualifiés et expérimentés dans leur domaine professionnel sont énormes.

      Je doute que des jeunes malgré toute leur bonne volonté, puissent apporter ces qualifications et cette expérience.

      • Badgud
        Badgud répond à tintouin
        Athée
        • Posté à 12h51 le 20/07/2009
        • Internaute 75022
          Athée

        Je pense que Sarko aime ces congés solidarités, faire bosser des gens pour pas une thune, c’est son rêve et c’est exactement ce que propose cette solution.

        Les jeunes sont qualifiés, ils leur manquent juste l’expérience. Les étudiants d’école d’ingénieurs ou de grandes écoles ne trouvent plus aussi facilement du boulot qu’avant. L’expérience s’acquière très rapidement, en un mois c’est bon.

        Je ne vois pas en quoi donner du boulot aux jeunes dans l’humanitaire est un problème. Souvent, ils sont plus libres que les personnes plus âgés et ils ont envie d’évoluer et d’acquérir de l’expérience.
        Mais bon, si ça peut vous rassurer ce n’est surement pas ce gouvernement qui approuverait cette solution.

        L’organisme civi, (Lien) qui permet aux jeunes qualifiés de bosser à l’étranger pour des multinationales afin d’engraisser les actionnaires, existe. Je connais 2 personnes qui ont eu leur premier job avec civi, ils sortaient tout les 2 d’une école d’ingénieur, on est loin du simple porteur de sac de riz (un a été envoyé en Allemagne, l’autre en Afrique, ils n’ont pas choisi leurs destinations, on aurait pu les envoyer n’importe ou).
        Tout est une question de priorité ...

         
        • Faboun
          Faboun répond à Badgud
          Ina Casablanca
          • Posté à 17h07 le 20/07/2009
          • Internaute 12479
            Ina Casablanca

          Ils n’ont pas choisi leur destination ? ? ? ? Je pense que vous commettez une erreur. La destination est écrite dans l’ordre de mission de VIE. Par contre je suis d’accord avec vous sur le fait que de partir deux semaines n’apporte peut être pas grand chose.

          • Badgud
            Badgud répond à Faboun
            Athée
            • Posté à 22h40 le 20/07/2009
            • Internaute 75022
              Athée

            VIE demande les préférences du candidat, mais rien ne les oblige de les prendre en compte. La personne qui est partie en Afrique n’a pas du tout choisi sa destination, ce continent n’était pas dans ces préférences.

        2 autres commentaires
  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 18h37 le 19/07/2009
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze
  • h2b1
    h2b1
    Retraité & Bénévole
    • Posté à 18h43 le 19/07/2009
    • Internaute 14058
      Retraité & Bénévole

    Retraité, je n’ai aucun intérêt financier (sinon de dépenser de l’argent, dont 66% me sont remboursés (donc restent à ma charge : 34% du billet d’avion + frais de visas + frais d’aéroport + frais d’accès + dons et cadeaux en espèces).

    Je suis outré par ces pseudos associations qui envoient des « employés » ou autres « donateurs » compter les bêtes sauvages à l’occasion d’un safari, payé à 66 % par nos impôts ! ! ! !

    C’est absolument inadmissible ! ! !

    En effet, notre petite association (exemple entre 1.000) va dans la jungle, 4 heures de 4x4 non climatisé, prêté par le président, bénévole, bien sûr, de l’association. Nous scolarisons des enfants orphelins au Burkina Faso.
    Point de retour sinon l’exquise amabilité et amitié des populations. Des résultats (disons 100 % savent lire, écrire et compter ; 90% ont leur C.E.P. ; 50% terminent la 3ème et le BEPC (possibilité d’accéder aux concours d’Etat) ; 20% vont jusqu’au BAC, 10% l’obtiennent et peuvent aller à l’Université)
    En plus nous faisons du micro crédit (mini : 95 % remboursés) les femmes ont un statut social équivalent aux hommes.

    Animaux sauvages = 0 (le dernier lion a été tué il y a 50 ans
    Oiseaux = peut... trop peu et il n’est pas nécessaire de les compter... sinon ceux qui, survivants.. font le délice des familles dont les enfants les ont tirés à la fronde.

    Amitié = 150 % impossible à compter
    Bonne bouffe = 0 (du TÔ... 365 jours par an ! ! ! (nous essayons d’amener de Ouagadougou des légumes !)

    Mais nous avons eu le plaisir de voir quelques personnes durant nos séjours (1 mois en Novembre/Décembre pour les paiements des écoles, car comme nous sommes connus, on nous fait « crédit » jusqu’à notre arrivée pour nos élèves (la scolarité est chère, sauf pour les enfants du primaire (ce qui nous permet de donner des sacs de riz et de maïs aux familles/ tuteurs, les aidant en cela, et les incitant à envoyer leurs enfants à l’école))...
    Ils amenaient 10 livres dans leur valise, c’étaient des ... solidaires !
    Bravo, c’est mieux que rien, mais c’est bien cher payé une solidarité de façade ! ! !

  • Enki
    Enki
    alchimiste
    • Posté à 19h27 le 19/07/2009
    • Internaute 9562
      alchimiste

    La solidarité internationale est dans l’air du temps.

    Ainsi, à l’heure où l’on remplit des camps et des charters, où l’on xénophobise à tour de bras à l’exception des médecins africains que l’on débauche, on peut partir en vacance visiter les zoos de la misère, nourrir quelques affamés et en ramener des cartes postales de bonne conscience.

    Dans les années 80/90, l’action solidaire internationale a effectué la difficile mutation de la professionnalisation des bonnes âmes, du passage du caritatif paternaliste à la coopération fraternelle. Retour à la case départ, et votre dette au FMI n’est pas annulée.

    On espérait que cette mode américaine n’atteindrait pas nos rives, raté. On fait mieux, on lui donne un statut et un financement public (oui, une défiscalisation est un financement public).

    Le charity-business est le cancer du développement solidaire, voici le charity-tourisme, charity-washing à l’instar du greenwashing. Tendance.

    Chaque professionnel de l’humanitaire a deux métiers : Sa compétence technique (santé, agronomie, éducation, technologie, logistique, etc) et l’humanitaire en lui même. Le métier de l’humanitaire est fait de connaissance du terrain, et de connaissance du métier qui commençait seulement à laisser les rènes de l’action à ses intéressés, et à les traiter en égaux.
    ... à acheter leur café au vrai prix de leur travail...

    Oh ! Il y aura de belles histoires, des coups de mains salutaires, et des sourires. Une chance pour beaucoup de bonnes choses qui mettront des bonnes volonté en oeuvre.
    Il y aura aussi des maïtres-maçons qui seront surpris qu’un coûteux ciment venu en container sponsorisé fasse des bizarreries, des enseignants qui ne comprendront pas pourquoi les élèves ne comprennent pas, des donneurs de leçons qui se feront taper dessus, des génies qui passeront quelques semaines à occuper un lit d’hopital. Ce ne sera pas le plus grave, juste du gâchis de moyens comme prix de quelques leçon pas inutiles.

    Mais il y aura aussi Nestlé qui continuera de pousser des mères qui n’ont accès qu’à une eau insalubre à s’abonner au lait en poudre pour bébé, grâce à la solidarité internationale de ses salariés, par exemple ; ce genre de bonnes volontés.
    Les comités d’entreprises d’Areva, Elf et consorts vont cartonner.

    C’est un bon outil pour ne pas perdre le contact avec les continents perdus. En gestion d’entreprise aussi, voila un bon outil de communication et de flexibilité : Un joli petit congé sans solde volontaire.

    On fait des choses bien dans l’humanitaire, on a fait des progrès, et il y a des gens dans les pays les moins avançés qui commençent à s’entraider entre pays voisins ou pas. On pourrait penser à devenir d’humanitaires juste... humanistes. On commence à savoir faire les choses bien, dans l’humanitaire : On les fait bien quand ça n’a rien d’extraordinaire.

    • Flo_
      Flo_ répond à Enki
      Etudiant
      • Posté à 19h56 le 19/07/2009
      • Internaute 85688
        Etudiant

      Partir 2 semaines (ce qui est souvent le cas) en humanitaire, cela s’apparente plus à du tourisme qu’à autre chose.
      Pour comprendre, il faut du temps, afin de perdre notre vision occidentale.
      Les gens deviennent cons ici, insolents, parce qu’ils savent que blancs=argent. Et si tu ne sors pas en voiture, les gamins te courent après tout cela parce qu’un jour des européens étaient venus distribué des livres et des cahiers aux gosses.
      Je ne dis pas qu’il faut rien faire, mais 2 semaines, c’est absurde.

      • Enki
        Enki répond à Flo_
        alchimiste
        • Posté à 20h23 le 19/07/2009
        • Internaute 9562
          alchimiste

        Oui, avec quelques jours de formation...
        Il faut des mois d’immersion, souvent, pour comprendre le terrain, et acquérir la transculturalité nécessaire à toute action.
        ... je ne fais pas de lien entre le fait qu’un donneur de leçons se fasse taper dessus, et la confiscation d’un lit d’hopital...écrit trop vite, c’est une image dans le premier cas.

        Sur dix qui partent trop vite, j’en compte un qui pète les plombs et un truc qui va du palu à l’intoxication alimentaire. On sous-estime souvent le coût de notre accueil.

         
        • marchenchuches
          marchenchuches répond à Enki
          Ouvreur d'huitres au Niger
          • Posté à 06h59 le 20/07/2009
          • Internaute 42407
            Ouvreur d'huitres au Niger

          J’abonde....

          Il faut combien de temps à un marseillais pour se sentir à l’aise à Dunkerque,ou l’inverse ?

          Celui qui prétend être à l’aise et efficace à Bobo Dioulasso (on y parle français) en moins de trois semaines est un sacré menteur.

          Au Jebel Mara, seuls certains parlent anglais.

          Quinze jours n’ont de sens que pour l’action d’un hyper expert absolument indispensable, dont la venue est préparée et attendue par un un comité d’accueil local.

          J’amalgame avec l’autre fil sur le même sujet, ou il était question de « En passant par la Lorraine »
          Etre reçu , comme touriste/ami, par cent gamins qui chantent « La Paimpolaise », dans un premier temps çà fait plaisir (je suis breton, ils ne le savaient pas), mais dans un second temps, çà fait très froid dans le dos.

          Ces humanitaires à la petite quinzaine, se sont ils posé la question de savoir ce qu’ils amènent ? Si ce n’est pas un « cadeau » empoisonné ?

        1 autres commentaires
      • toratora
        toratora répond à Flo_
        • Posté à 17h29 le 20/07/2009
        • Internaute 6249

        2 semaines c’est absurde. 2 ans aussi. Le nombre de projet qui sont formatés sur 2 ans et qui se cassent la gueule dès qu’ils terminent se comptent à la pelle.

        Si on parle de l’Afrique, je pense que si on veut vraiment faire qqchose c’est ici en France qu’il faut travailler. Avec des assos comme Survie pour enfin se debarraser des dictacteurs soutenus par la france. Tous les problemes viennent de là.

        Enfin c’est mon avis...

  • a déménagé le 30 août 2010
    a déménagé le 30 août 2010
    commentjecomprendspas
    • Posté à 20h18 le 19/07/2009
    • Internaute 65511
      commentjecomprendspas

    Il faut arreter le mythe. Il y a bien plus de demande dans l’humanitaire que d’offres disponibles... pour les destinations exotiques.
    D’ailleurs la plupart des gens prennent cela (consciemment ou inconsciemment) pour des vacances. Et pendant ce temps les restau du coeur de chez eux galèrent pour trouver du monde

  • tvargentine-
    • Posté à 21h44 le 19/07/2009
    • Internaute 17486

    Il est ecrit « Selon Jean-Michel Bourreau, de l’AFVP, “ il ne faut pas croire que les congés de solidarité sont globalement soutenus. Beaucoup d’entreprises ne sont absolument pas sensibles au développement durable. ” »

    Non,les entreprises ainsi que les citoyens ne sont pas des imbéciles.
    Nous avons compris que des « associations-bizness » cherchent à faire du pogon avec la bétise des gens naîfs qui pensent déverser en 15 jours la science infuse à des « pauvres africains »

    Comme OBAMA et Sarkozy ont dit, « que les africains se prennent en main »
    Au lieu de tomber dans le tribualisme et les coutûmes d’une autre époque il est temps de se développer car nous voyons que lorsque des chinois s’installent en Afrique ou ailleurs,ils arrivent à développer du bizness.

    C’est une question de volonté et de travail

    Quand à la bizness charity c’est vraiment pitoyable que cette mesure ait pu etre votée par des députés

    EN plus quand je lis « Géraldine Chauminot, responsable RH à la Banque postale, n’aurait jamais pu s’en passer. Elle voulait partir une première fois en congé de solidarité en 2005, “ sa direction n’était pas très réceptive ” »

    Et quand je pense que ma candidature d’autodidacte informaticien a été refusé par ce con pour un poste d’informaticien correspondant à mes compétences techniques tout simplement par ce que je n’ai pas le bac,cela démontre bien une forme de racisme de cette caste de catho réactionnaire qui n’aiment pas les français et vont en Afrique « déverser la connaissance » à tout ces africains...un peu comme au temps des colonies françaises !

    Les africains doivent bien rigoler de ces imbéciles de « blancs »

    Lien

  • le soudanais
    le soudanais
    ici et là
    • Posté à 22h10 le 19/07/2009
    • Internaute 16438
      ici et là

    Et on arrêtait d’avoir mauvaise conscience... ?

    Franchement je ne vais pas me répandre, déjà fait sur l’article qui couvrait le même sujet dans les semaines passées.

    Lien

    • EulChe
      EulChe répond à le soudanais
      Humaniste hère
      • Posté à 00h11 le 20/07/2009
      • Internaute 26715
        Humaniste hère

      Pas mieux.

      Deux articles en peu de temps sur le même sujet, très criticable d’ailleurs, qui citent tous deux les mêmes organismes qui surfent sur la mauvaise conscience de certains...

      Et pendant ce temps là on ne parle pas des humanitaires professionnels récemment kidnappés au Kénya et transférés en Somalie...

      • Numerosix
        Numerosix répond à EulChe
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 00h19 le 20/07/2009
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        C’est le volet 2 de la saga : « Les Bronzés de l’humanitaire font du ski dans l’Himalaya »

         
        • EulChe
          EulChe répond à Numerosix
          Humaniste hère
          • Posté à 00h24 le 20/07/2009
          • Internaute 26715
            Humaniste hère

          et le troisième volet se passe au club med de dakar, et la boucle sera bouclée ?

        • Utilisateur désinscrit à sa demande
          • Posté à 00h26 le 20/07/2009
          • Internaute 70482
            nc

          Ah ben c’est un vrai business, le congé humanitaire. Lerma n’a pas complètement tort là-dessus (uniquement là-dessus, d’ailleurs : -).

          J’étais tombé il y a deux ans sur un site dont j’ai oublié le nom, d’une asso 1901 française qui organisait ce genre de voyages au Laddakh (province tibétaine de l’Inde) : 2200 € les quinze jours.

          Putain d’arnaque : pour le même prix, t’as une semaine de rab chez n’importe quel autre voyagiste. Et qu’est-ce que tu veux aller aider en deux semaines ?

          C’est n’importe quoi, ce truc.

        • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
          • Posté à 00h26 le 20/07/2009
          • Internaute 71957
            nc

          Le congé solidaire ce n’est pas pour venir en aide aux pouilleux qui puent du bout du monde. C’est pour se faire une expérience excitante et un sentiment de supériorité personnel. Au mieux c’est pour se faire du bien au moral.

        4 autres commentaires
      • le soudanais
        le soudanais répond à EulChe
        ici et là
        • Posté à 17h07 le 20/07/2009
        • Internaute 16438
          ici et là

        En parler ou pas, c’est un choix stratégique.

        Les pontes de la rue Niepce ont décidé de ne pas médiatiser ces prises d’otages, franchement après ce qui vient de se passer ce week-end et les 8 mois d’attente pour ceux de Dhursa, je ne sais que penser...

        Les journaux français ne donnaient pas les nationalités de ceux de Mandera, la BBC ou El Jazeera si.

         
        • EulChe
          EulChe répond à le soudanais
          Humaniste hère
          • Posté à 22h25 le 20/07/2009
          • Internaute 26715
            Humaniste hère

          Je ne parle pas d’en faire des tonnes, je pense en effet qu’une trop grosse mediatisation n’est pas bonne dans ce genre de cas en général.

          Pour autant il y a eu des dépêches annonçant ces kidnappings et il serait de bon ton, au moins de les annoncer. Certes, le fait que l’ONG en question ait refusé de communiquer et ait demandé de ne pas la citer (faut dire qu’ils cumulent depuis 2 ans...) est un frein.

          Mais lire ce genre d’article alors qu’il n’y a même pas une ligne sur des professionnels qui vivent des chose nettement plus grave c’est quand même légèrement énervant...

          • le soudanais
            le soudanais répond à EulChe
            ici et là
            • Posté à 10h00 le 21/07/2009
            • Internaute 16438
              ici et là

            Tu as quelques - trop rares il est vrai - articles sous le tag « humanitaire » dans la Rue (Lien)

            Franchement, on n’est jamais mieux servis que par soit même. DIY my friend :)

            • EulChe
              EulChe répond à le soudanais
              Humaniste hère
              • Posté à 10h20 le 21/07/2009
              • Internaute 26715
                Humaniste hère

              Je me souviens avoir lu quelque chose par le passé en effet.. ; -))

              Dommage, lorsque j’avais plein de truc à écrire, la rue n’existait pas. Nul doute qu’une telle période reviendra un jour.

              D’ailleurs je vais rejoindre le tuniso-burundais d’ici la fin de la semaine, il aura surement des histoires ; -))

              • le soudanais
                le soudanais répond à EulChe
                ici et là
                • Posté à 11h57 le 21/07/2009
                • Internaute 16438
                  ici et là

                En ce moment le Tchadien-tunisio-burundais a surtout des problèmes de transit, il rentre juste d’une mission terrain, et il n’est pas trop habitué à la vie en brousse :))

                • EulChe
                  EulChe répond à le soudanais
                  Humaniste hère
                  • Posté à 12h36 le 21/07/2009
                  • Internaute 26715
                    Humaniste hère

                  ouais apparemment il a du mal à se remettre des Without Fecal Places hors capitale... : -))

  • ganima
    ganima
    chomeur de longue durée furtur (...)
    • Posté à 00h54 le 20/07/2009
    • Internaute 55513
      chomeur de longue durée furtur (...)

    bonsoir,

    oui , bonne idée partir à l’étranger attraper la grippe machin chose ! ou leur donner ne soyons pas avare !

    super idée ! c’est la nouvelle façon que les nazis ont trouvé pour épurer l’espèce ? ? ? ? ou quoi ?

    salut !

  • General Subverciòn
    General Subverciòn
    viva Makhnovchtchina
    • Posté à 01h33 le 20/07/2009
    • Internaute 47117
      viva Makhnovchtchina

    y’en a même des qui font dans « l’humanitaire » en entreprise genre Blackwater ou équivalent en Irak et en Afghanistan pour le prix d’une éventuelle naturalisation américaine ou une carte verte et reviennent dans un costard en sapin...Les états occidentaux foutent la merde partout ? Qu’îls se la ramassent eux-même,on leur finance déjà l’armement avec les impôts,c’est largement suffisant.

  • isaway
    isaway
    bloggeuse en résistance
    • Posté à 09h11 le 20/07/2009
    • Internaute 17965
      bloggeuse en résistance

    C’est HERVE Dubois qui va être content d’être rebaptisé R’né !

  • Scipion2009-
    Scipion2009-
    Phobe en tous genres
    • Posté à 10h03 le 20/07/2009
    • Internaute 75015
      Phobe en tous genres

    « La solidarité internationale est dans l’air du temps... »

    En fait, ça existait déjà à l’époque de Rousseau, il y a tantôt deux cent cinquante ans :

    « Défiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher loin dans leurs livres des devoirs qu’ils dédaignent de remplir autour d’eux. Tel philosophe aime les Tartares, pour être dispensé d’aimer ses voisins… » — Jean-Jacques Rousseau - L’Émile

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 10h48 le 20/07/2009
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze
  • franc parleur
    franc parleur
    anarchieevangelique.wordpress. (...)
    • Posté à 12h01 le 20/07/2009
    • Internaute 75335
      anarchieevangelique.wordpress. (...)

    Comme on dit, c’est mieux que rien, mais à ce rythme - de croisière - le malheur a le temps encore largement de meurtrir cent millions de fois nos frères déshérités, abandonnés,
    plaints certes,
    mais laissés dans l’injustice infraternelle mondiale.

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 12h03 le 20/07/2009
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Le seul moyen d’aider le tiers-monde, c’est de dézinguer la Vème république, l’UE, l’OTAN, le FMI, l’OMC,etc.
    Tout çà, çà se passe en Occident.

  • Sarro angel
    Sarro angel
    ARTISAN
    • Posté à 12h41 le 20/07/2009
    • Internaute 60004
      ARTISAN

    L’Humanitaire est une belle et noble idee.

    Mais actuellement aider les pays pauvres pour quoi faire ?

    Effectivement les pays pauvres ont besoin de politique forte d’aide au developpement, et à la sécurité. Bon nombre de ces pays vivent sous un régime de guerre ou de guérilla.

    Alors, oui nous devons tout faire pour que les solutions soient globalent et fortes. Ce sont les gouvernemnts qui doivent soutenir une politique forte et durable d’aide au développement, en puisant dans les ressources naturelles de ces pays,

    Le soleil comme énergie existe non ? mais c’est cher....
    Le vent comme énergie exste non ? mais c’est cher....
    Certain pays vendent leurs forêts, leur chardon, les diamants, pour presque rien, rien ne revient à la population , en grande parti ces pays sont rongés par la corruption , et le fort taux de natalité.

    Donc l’Afrique peut être aidé avec une vraie politique forte et réaliste de developpemet avec les énergies renouvelable, et investir dans les ressources naturelles pour créer, Hopitaux, écoles, et créer une économie viable et durable c’est possible, cet investissement à un coup c’est sur......

    Nous devons le faire, parceque sinon personne ne pourra dire aux Africain dans 10, 20, 30 ans de rester vivre dans un cimetière, il viendront tous vers nous pour survivre à n’importe qu’elle prix ?

    Donc on le fait pour eux mais surtout pour nous cet investissement.......

  • zvalief
    zvalief
    salarié
    • Posté à 13h14 le 21/07/2009
    • Internaute 77355
      salarié

    à lire certains commentaires, on peut voir qu’il y a un paquet de c... et de gens à côté de la plaque, pour avoir tenté ce genre d’expérience, enfin pas tout à fait, ce n’était pas un congé payé par l’entreprise, mais des séjours (camps chantiers) organisés par des associations sur place, je peux vous garantir que même un séjour de 2 ou 3 semaines peut être très utile (exemple, avec une dizaine d’autre personnes nous avons construit un centre d’alphabétisation en 3 semaines en pleine campagne burkinabée).
    de plus le contact direct avec les populations locales offre un échange culturel très enrichissant.
    evidemment il faut être motivé et les conditions de vie sont assez spartiates.
    pour répondre à d’autres commentaire, personnellement je préfère qu’il y ait beaucoup de gens volontaires qui fassent un petit peu que 1 ou 2 pro qui fassent beaucoup.
    ps : 2 adresses pour volontaires motivés, visité les sites de « Association Jeunesse en Mouvement Burkina Faso » et « 2ADIB-Mali ».

  • planetngo
    planetngo
    ONG
    • Posté à 17h53 le 21/07/2009
    • Internaute 85872
      ONG

    C’est toujours le même débat de l’ingérence. Faut-il ou ne faut-il pas tenter d’apporter des solutions au risque d’aggraver les choses... ou de les améliorer ?
    Des milliers d’associations dans le monde ont besoin de compétences et de moyens financiers ou matériels pour venir en aide aux plus démunis dans leurs communautés ou pour préserver les richesses naturelles locales. On peut estimer que ces structures, pour la plupart très modestes, connaissent bien leur environnement et sont à même de juger de ses besoins. On peut les créditer de la sagesse qui consiste à utiliser d’abord les ressources locales avant de faire appel aux humanitaires du Nord. C’est en tous cas mon opinion pour la très grande majorité d’entre elles ; si ces ONG font appel à une aide extérieure, même de courte durée, qui sommes-nous pour juger que ce qu’elles estiment utile, voire nécessaire, est en réalité injustifié ? En revanche, il est vrai que de plus en plus d’organismes se transforment en agences de voyages humanitaires et proposent des séjours/missions à des prix souvent scandaleux, sous couvert de formation au départ, assistance, aide au retour, et que sais-je encore.... Nul doute que ces assurances sont un moyen de faire un business dont les petites ONG sont le prétexte. Mais puisqu’il y a des clients, c’est qu’il y a une demande ; espérons que leur investissement sert vraiment sur le terrain. Pour tous les bénévoles plus audacieux qui souhaitent se rendre utile lors d’un voyage, il y a beaucoup à faire ; il suffit simplement d’entrer directement en contact avec les associations locales ; et là, sans intermédiaire, il est possible de proposer ses compétences pour répondre à des demandes précises de la part des principaux intéressés..... désintéressés.

  • aldeah
    aldeah
    Là bas
    • Posté à 13h04 le 23/07/2009
    • Internaute 86042
      Là bas

    Si tu viens pour m’aider, tu perds ton temps...Mais si tu viens parce que tu penses que ta libération est liée à la mienne, alors... Commençons à travailler ensemble. Lisa Watson Educateur Aborigène Australienne et Activiste.